
Chesley Bonestell, considéré comme le père fondateur du « Space Art », est l’un des plus grands illustrateurs de la Science-Fiction des années 1950. Non seulement son œuvre a eu une influence majeure sur le genre, en particulier à travers les films de SF, mais elle a également contribué au développement du programme spatial américain en étant une inépuisable source d’inspiration.

Chesley Bonestell, né à San Francisco en 1888 et mort en 1986 (soit presque à l’âge de 100 ans), débute dans la peinture astronomique en 1905 grâce à un coup de foudre avec la planète Saturne ! En effet, le jeune Chesley, alors en visite à l’observatoire astronomique Lick de San Jose, découvre pour la première fois la planète dans un télescope. Il est subjugué par cette vision et n’a qu’une hâte : la représenter sur une feuille.
Bonestell se lance ensuite dans des études d’architecture à l’Université de Columbia. Avec d’autres architectes de son époque associés à des entreprises de bâtiments, il réalise le style art-déco de l’immeuble Chrysler et participe à d’autres réalisations. Plus tard, il se base sur les plans d’un ingénieur en chef pour représenter les illustrations du futur Golden Bridge.

Vers la fin des années 1930, Chesley Bonestell s’installe à Hollywood. C’est là qu’il va œuvrer sur les magnifiques peintures sur verre (matte paintings) très utilisées à l’époque dans les films, à l’heure où les images de synthèse sont encore loin d’être une réalité ! Il participe ainsi à LE BOSSU DE NOTRE DAME (1939), CITIZEN KANE (1941) et LA SPLENDEUR DES AMBERSON (1942) sans même être crédité à l’écran, ce qui ne sera plus jamais le cas ensuite, sa renommée aidant.
Mais c’est en 1950 que Bonestell débute dans le cinéma de science-fiction avec le classique DESTINATION MOON produit par George Pal. Il réalise pour ce film d’impressionnantes peintures sur verre de paysages lunaires. D’une étonnante crédibilité pour l’époque, aucun astronaute n’ayant encore jamais marché sur le satellite naturel de la Terre, on y découvre toute la rigueur scientifique propre à l’œuvre de Bonestell : les cratères sont recréés à la perfection, de même que les montagnes lunaires qui se dressent à l’horizon de l’astre mort.

En 1951, Chesley Bonestell conçoit l’arche du CHOC DES MONDES, un film également produit par George Pal et réalisé par Rudolph Maté. L’arche en question est une immense fusée au design typique des glorieuses fifties, fusée aux grands ailerons dont s’est fait une spécialité Bonestell depuis DESTINATION MOON ! Notre homme avait également réalisé le croquis préparatoire du paysage extraterrestre où l’arche atterrit dans la scène finale. Malheureusement, en raison de contraintes budgétaires très strictes, Rudolph Maté va directement utiliser son « brouillon » au lieu de la grande peinture sur verre qu’aurait dû en faire Bonestell… Le résultat à l’écran, s’il est tout de même loin d’être catastrophique, s’avère franchement discutable : les héros du film semblent soudain découvrir un paysage digne d’un dessin animé de Walt Disney. Les critiques pleuveront… à juste titre…
En 1953, notre artiste peint les superbes matte paintings qui ouvrent le film de Byron Haskin : LA GUERRE DES MONDES. Dans cette introduction à ce chef-d’œuvre (produit une fois de plus par George Pal), une voix off présente brièvement les différentes planètes de notre système solaire. Le Technicolor fait ressortir la beauté colorée des paysages extraterrestres conçus par Chesley Bonestell, à une époque où l’homme savait encore peu de choses sur l’atmosphère et les surfaces de ces planètes. Bonestell illustre ainsi, pour notre plus grand plaisir, la fameuse légende des canaux martiens lorsque la caméra survole un paysage de Mars.
Notre artiste participera ensuite également à CAT-WOMEN OF THE MOON (1953), LA CONQUÊTE DE L’ESPACE (1955) et à une série télévisée intitulée LES HOMMES DANS L’ESPACE (1959-1960).
Cependant l’œuvre de Chesley Bonestell ne s’arrête pas au cinéma ou à la télévision, elle s’étend jusqu’aux couvertures des magazines avec Astounding Science-Fiction, Galaxy, The Magazine of Fantasy and Science-Fiction, Life, Collier’s ou des revues astronomiques.
Chesley Bonestell a reçu de nombreuses récompenses au niveau international. Un astéroîde (3129 Bonestell) et un cratère martien portent même son nom. Bonestell est décédé en 1986, en Californie, laissant une œuvre inachevée sur son chevalet.
Les merveilleuses peintures de Chesley Bonestell, où la rigueur scientifique l’emporte sur le délire SF, sont très appréciées par les fantasticophiles et très recherchées par les collectionneurs. Avant l’ère de l’aérographe puis celle de la peinture numérique, elles expriment l’immense talent d’un homme dont la source d’inspiration fut toujours parmi les étoiles.
- Morbius -
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Le « Pulp-O-Mizer » est une machine extraordinaire inventée par un savant fou et capable de créer pour vous des couvertures de pulps comme il en fleurissait dans les années 30 à 40 ! Bon je délire un peu… Plus sérieusement, sur le site Webomator.com, vous trouverez toute une gamme de modèles de couvertures à l’ancienne, du prêt-à-porter informatique comme je l’aime (pas de prise de tête) : à vous ensuite de choisir votre titre (entre des Science Stories, Fantastic Future Stories, Tales from the Planets of Terror…), votre décor (planétaire, spatial, urbain…), vos personnages (aventurier galactique, spationaute, savant excentrique…), vos engins volants ou fusées, etc. Positionnez le tout. Tapez vos titres accrocheurs, réglez leurs dimensions… et vous obtenez à l’arrivée une merveilleuse couverture de SF rétro à papa digne de l’époque des pulps ! Amusez-vous bien ! (et merci à Marianne pour cette trouvaille fabuleuse !)

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Si vous aimez la SF rétro ou kitsch, nul doute que le site de Franco Brambilla saura vous plaire. Cet illustrateur italien s’amuse à inclure, dans de vieilles cartes postales des années 50-60, des éléments de science-fiction à la sauce vintage ! C’est ainsi que l’on peut y trouver des aliens en scaphandre déambulant au milieu des passants, ou des monstres et robots géants s’affrontant dans les rues de villes d’Europe. Mais vous pourrez aussi y trouver du STAR WARS et du COSMOS 1999 ! L’effet est très réussi avec une pointe d’humour fort sympathique. Pour aller admirer le travail d’artiste de Franco Brambilla, rendez-vous directement dans la catégorie Invading the Vintage où des dizaines de cartes postales remaniées vous attendent !
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C’est à des milliers de kilomètres de la France, en Nouvelle-Calédonie, qu’aura lieu à partir de demain vendredi 3 août, 18h, un bel hommage à Moebius : l’exposition Scifimages 1.2 présentera « De Aedena à Nouméa »…
Les Échos d’Altaïr en ont déjà parlé ici. Ce n’est qu’une piqûre de rappel pour tous ceux qui sont fans ou qui, tout simplement, aiment la SF. Le déplacement en vaut la chandelle. Le Sci-Fi Club et la Maison du Livre organisent cette exposition, de près d’une vingtaine d’œuvres signées d’artistes locaux, pour saluer celui que l’on ne présente plus : Jean Giraud, le grand Moebius. C’est du 3 août au 1er septembre, et l’entrée est gratuite.

Affiche de Hugo Weiss
J’en profite pour signaler à l’occasion que la librairie Pentecost, rue de l’Alma, Nouméa, possède actuellement en rayon un livre aujourd’hui épuisé et vendu à prix d’or sur Internet (265 €, soit quasiment 32 000 F !) : Moebius Oeuvres : Les Années Métal Hurlant (normalement vendu aux environs de 94 €, soit plus de 11 000 F !). Son prix est de 16 000 F, mais vu le contenu, il les vaut bien. Avis aux amateurs (pour en savoir plus : actuabd.com). Et c’était une petite pub pour l’une de nos dernières grandes librairies de Nouméa… Je ne vais pas m’en priver…


Scifimages, l’exposition artistique consacrée à l’Imaginaire, rendez-vous annuel depuis 2010, ouvrira ses portes le 3 août à la Maison du Livre pour un bel hommage calédonien au grand Moebius récemment disparu.

C’est depuis 2010 que Scifimages expose chaque année les créations des illustrateurs et des graphistes calédoniens, professionnels et amateurs, sur des thèmes choisis. Science-fiction, Fantastique et Merveilleux entraînent les visiteurs dans les contrées du rêve grâce à des œuvres de toute beauté qui puisent leur inspiration dans des nouvelles ou des romans. Cette année, Scifimages, toujours organisé par le Sci-Fi Club et la Maison du Livre, rend un vibrant hommage à notre Jean Giraud-Moebius national qui nous a quitté il y a quelques mois.
Moebius aura donc droit à un hommage respectueux de la part de nombreux artistes calédoniens, qui auront mêlé comme il se doit son univers à celui du Caillou. On trouve ainsi dans la liste des participants : Ajna, Jar, Yuk, Jileme, Johannes Wahono, DKA, Lilite, Vaessili et Kayende, pour ne citer qu’eux, mais il y en a encore beaucoup d’autres, et non des moindres ! La seule façon de vous rendre compte de leur talent et de leur imagination est d’aller à la Maison du Livre, au Faubourg Blanchot, à partir du 3 août (jusqu’au 1er septembre), où vous trouverez toutes leurs œuvres exposées sur place. L’entrée est libre du mardi au samedi, de 10h30 à 17h.

En outre, et c’est une première, le Sci-Fi Club et la Maison du Livre mettront en vente l’Artbook Scifimages, un catalogue regroupant la plupart des œuvres exposées de 2010 à 2012, pour se replonger avec délectation dans l’univers de l’Imaginaire à la sauce calédonienne !
Pour en savoir plus : Scifimages.

Si vous aimez les vaisseaux et les robots, ces deux sites devraient vous régaler à travers une magnifique et impressionnante collection de peintures, de dessins et d’esquisses : conceptships (pour les vaisseaux) et conceptrobots (pour les robots). Régalez-vous (et merci à Ju pour la trouvaille !).


C’est à Reynold Brown que l’on doit les plus belles affiches de films hollywoodiens des années 1950, et nombreuses sont celles qu’il a réalisées dans le domaine de la science-fiction (L’ÉTRANGE CREATURE DU LAC NOIR, TARANTULA, ATTACK OF THE FIFTY FOOT WOMAN…).
Cet intéressant documentaire en 4 parties (en V.O.) présente ce fabuleux artiste sur lequel je reviendrai à l’occasion dans Les Échos d’Altaïr.

Moebius : « J’aime le cinéma. Il me procure souvent plus d’émotions que la lecture d’une BD… Je préfère y être un pigiste de luxe. Faire un film m’angoisserait : trop de gens, trop de choses à gérer, la crainte aussi d’en perdre le contrôle. »

CoolVibe est un blog qui devrait combler tout amateur de belles peintures digitales fantastiques et de science-fiction. Il propose chaque jour peintures, wallpapers, dessins et illustrations mangas d’une beauté souvent saisissante ! À découvrir sans plus tarder à cette adresse : coolvibe.com (merci à Ju pour l’info !).

« Minimal Movie Posters » propose de refaire les affiches de films en n’y retenant à chaque fois qu’un seul élément clé ou deux. On obtient ainsi des affiches très sobres et originales, non dénuées d’une certaine beauté et d’un aspect rétro, même si elles ne pourraient pas être employées dans la réalité pour attirer les foules vers l’œuvre cinématographique. Néanmoins, certaines s’avèrent indubitablement bien plus réussies que les affiches officielles… Facile de faire mieux aujourd’hui…
Pour accéder à l’immense galerie de Minimal Movie Posters, cliquez ici.