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Archive pour la catégorie « La SF selon… »

La SF selon Henri Laborit

 

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Henri Laborit :

« J’ai toujours eu beaucoup de plaisir à lire de la science-fiction. C’est un phénomène très important dans la mesure où il favorise l’évolution des sociétés humaines [...] Je pense donc que plus les connaissances scientifiques de l’homme iront en croissant, plus la science-fiction sera amenée à se développer. Il serait d’ailleurs souhaitable que chaque homme soit capable, sinon d’écrire, du moins de lire de la science-fiction, ce qui le délivrerait à coup sûr de ses automatismes. Considérez le bien qu’a pu faire à ceux qui l’ont lu le roman Le Meilleur des mondes de Huxley. Il leur a permis de « voir » notre monde moderne ainsi que certains aspects indésirables de celui qui reste à venir. C’est en cela que les lecteurs de science-fiction sont des hommes heureux, tout comme les écrivains. » (L’effet Science-Fiction / Igor et Grichka Bogdanoff / éd. Robert Laffont / 1979)



La SF selon Alain Touraine

 

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Alain Touraine :

« Je suis très embarrassé pour soutenir un commentaire cohérent sur la science-fiction. Dieu sait, pourtant, que je devrais être en mesure de vous dire toutes sortes de choses passionnantes sur cette question. En effet, il me semble qu’il y a dans toute œuvre de science-fiction une image de la société, comme le montrent certains ouvrages de « sociologie-fiction » composés par ces auteurs fameux que sont Wells, Orwell et bien d’autres. Je crois sincèrement que, d’une certaine manière, les auteurs de science-fiction sont, comme moi-même, des sociologues, même si leurs méthodes et leur objet n’ont rien de commun avec ce qui définit traditionnellement la sociologie. » (L’effet Science-Fiction / Igor et Grichka Bogdanoff / éd. Robert Laffont / 1979)



La SF selon Roland Topor

Roland Topor :

« La science-fiction ? oui. Bien sûr. Mais je crois à une science-fiction bousculante, qui creuse vraiment l’écart avec tout ce qui a existé avant elle. Hélas ! il n’y a pas encore de science-fiction aujourd’hui. Aussi bizarre que cela puissse paraître, la science-fiction, dans son caractère « sérieux », ne me concerne pas vraiment. La littérature de science-fiction sera « déconnante » ou elle ne sera pas. » (L’effet Science-Fiction / Igor et Grichka Bogdanoff / éd. Robert Laffont / 1979)



La SF selon Jacques Derrida

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Jacques Derrida :

« Peut-être la science-fiction est-elle métaphore de la pensée théorique moderne. Elle est ce point vide, ce centre inaccessible dont une parole est le cercle. Mais je ne puis être un segment, si mince fût-il, de ce cercle. Je suis trop angoissé à l’idée de prendre la parole sur un tel sujet. La science-fiction est ce cercle sans bord dont je suis exclu… » (L’effet Science-Fiction / Igor et Grichka Bogdanoff / éd. Robert Laffont / 1979)

 



La SF selon Gilles Deleuze

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Gilles Deleuze :

« Je pense que la science-fiction constitue un phénomène d’une extrême fertilité, dont l’expansion est liée au déplacement de sens que nous accordons à notre culture. Mais je ne puis, toutefois, aller beaucoup plus loin dans l’analyse : penser à la science-fiction de temps en temps est une chose ; penser la science-fiction en est une autre, bien plus difficile. Il y a assez longtemps que je songe à ce problème, mais je n’ai pas encore eu le temps d’y consacrer une réflexion sérieuse et approfondie. » (L’effet Science-Fiction / Igor et Grichka Bogdanoff / éd. Robert Laffont / 1979)



La SF selon Louis Althusser

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Louis Althusser :

« La science-fiction me paraît d’une grande pertinence, intéressante à un point extrême, mais je ne saurais déterminer pour quelles raisons précises, si ce n’est qu’en tant que symptôme manifeste, elle relève de l’analyse philosophique. Malheureusement je ne suis pas en mesure de l’étudier. La science-fiction est pure matière de discours et c’est un concept qui chante à mon oreille. Néanmoins, je n’ai aucune spécialité me permettant de qualifier un discours à son propos. C’est, je le crois, un grand dommage. »

(L’effet Science-Fiction / Igor et Grichka Bogdanoff / éd. Robert Laffont / 1979)



La SF selon Romain Gary

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Romain Gary :

« La science-fiction est dans une grande mesure une tentative d’évasion dans l’ »illimité » scientifique face aux limites cul-de-sac de la civilisation dans le domaine idéologique, écologique, politique, humanitaire, religieux. Cela est particulièrement visible dans son échec quasi général : alors qu’on imagine de prodigieux changements scientifiques, à l’échelle cosmique, les auteurs sont incapables d’imaginer un homme nouveau, comme si de tels bouleversements prodigieux pouvaient laisser l’homme tel qu’il est aujourd’hui. C’est pourquoi les romanciers de la science-fiction sont incapables, malgré toute leur imagination, d’inventer des personnages intéressants. Elle est un symptôme typique d’une mort de civilisation. Pour moi, son plus grand intérêt est d’avoir enfin osé dire que ni l’homme ni l’intelligence humaine ne sont le centre de l’univers. Elle a pris de plus en plus d’importance comme substitut de Dieu. »

(L’effet Science-Fiction / Igor et Grichka Bogdanoff / éd. Robert Laffont / 1979)



La SF selon Salvador Dali

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Salvador Dali :

« La science-fiction ressemble à un singe poilu, né à la cour d’Espagne, et qui, dans le Grand Siècle, aurait voulu peindre comme Vélasquez. Même si ce singe fou a existé, personne n’en entend plus parler aujourd’hui alors que tout le monde connaît Vélasquez. Et si j’adore les singes qui ont le cul lisse et tout nu, je déteste ceux qui essaient de peindre, car c’est toujours une catastrophe. J’aime la science parce qu’elle nous parle de particules charmées. La science-fiction, elle, est une purge infecte, une huile de ricin mélangée à un dégoûtant jus d’orange et de pruneau que l’on aurait renversé sur une nappe blanche, juste avant le dîner. Et tout le monde vomit parce que personne ne peut supporter l’immonde couleur verdâtre qui envahit lentement les fourchettes en vermeil et les grands verres de cristal. » (L’effet Science-Fiction / Igor et Grichka Bogdanoff / éd. Robert Laffont / 1979)



La SF selon Jean-François Bizot

Jean-François Bizot :

« La S.F. ouvre les portes de l’imaginaire, joue avec la combinatoire des futurs possibles ou impossibles, fait travailler le cerveau droit, celui de l’intuition et du prophétisme, familiarise avec les grands déferlements et les grands changements. »



La SF selon Terry Pratchett

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Terry Pratchett :

« La SF, c’est la Fantasy… avec des boulons ! »



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