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Archive pour la catégorie « Le grenier du ciné fantastique »

FIGURES DE CIRE ET L’OISEAU BLEU

FIGURES DE CIRE ET L'OISEAU BLEU dans Cinéma 13052108214015263611211209

Pour ce nouveau Grenier du Ciné Fantastique, en ce jour de Noël, voici deux films de Maurice Tourneur, père de Jacques Tourneur (LA FÉLINE, 1942, VAUDOU, 1943). Pour commencer, FIGURES DE CIRE est un court film muet d’épouvante, et puisque Noël fait tinter ses cloches ce soir, le second film abordé, L’OISEAU BLEU est un conte de Noël que Tourneur a filmé à Hollywood. Vous trouverez même un lien YouTube vers ces deux classiques des années 1910.

FIGURES DE CIRE (1914)

13122407101915263611840366 dans FantastiqueFIGURES DE CIRE est un court-métrage français d’épouvante de 1914, tourné par Maurice Tourneur, et adapté d’une courte pièce d’André de Lorde. Auteur français de Théâtre, de ce qu’on appelait au début du siècle, le Grand Guignol, André de Lorde écrivait des histoires courtes, proches du style gothique. C’est le cas de ses célèbres « Contes du Grand-Guignol » contenant 42 histoires courtes d’horreur, dont « Figures de Cire » et « Un crime dans une Maison de fous » dont l’acteur de comédies gothiques anglaises, Tod Slaughter sera le héros d’une des adaptations en Grande-Bretagne, en 1940.

Bien que proche des sujets de WAXWORKS (1924) de Paul Leni et de MASQUES DE CIRES (1933) de Michael Curtiz, l’intrigue du film de Maurice Tourneur est légèrement différente :

Pierre de Lionne accepte le pari de passer la nuit, seul, dans un musée de cire. Des évènements étranges et surnaturels commencent à se dérouler…

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Réalisé au sein des studios Éclair, et interprété par Henry Roussel, un comédien de théâtre au jeu proche de celui de Tod Slaughter, justement, FIGURES DE CIRE n’est pas un film de Grand Guignol, dans le sens « gore » que lui donnent certaines définitions (ou comme aussi certaines scènes d’ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE, en 1994, qui revenait sur l’ambiance du Paris des années 1900). Le film de Tourneur est plutôt un film d’ambiances, de jeux d’ombres et de mystères à l’instar du serial FANTÔMAS de Louis Feuillade qui sortait en salles, cette même année 1914. Pour aujourd’hui, il est beaucoup plus une curiosité historique qu’un film atmosphérique, et pour les versions trouvables du film sur le web, comme celle-ci, la qualité de la pellicule semble en avoir pâti avec les années.

L’OISEAU BLEU (1918)

13122407125715263611840369 dans TrapardProduit par Adolph Zukor, L’OISEAU BLEU (The Blue Bird) est un film de Maurice Tourneur, alors installé à Hollywood. Écrit par Charles Maigne d’après la pièce éponyme de Maurice Maeterlinck, la critique américaine fut très enthousiaste à la sortie du film en salles, le New York Times d’affirmer que « rarement, sinon jamais, l’atmosphère et l’esprit d’une œuvre écrite a été aussi fidèlement reproduite dans un film ». L’OISEAU BLEU est un joli conte de Noël, entre Dickens et « Le Magicien d’Oz », dont voici l’intrigue : Mytyl et Tyltyl, deux enfants pauvres, grandissent jaloux de ce qu’ils voient à travers les fenêtres de leurs voisins plus riches lors des célébrations de Noël. Mais quand Mme Berlingot, une veuve frappée par la pauvreté, leur demande de donner leur colombe à sa fille malade, ils refusent. Cette nuit-là, après que la fée Berylune les a endormi, ils rêvent qu’ils cherchent l’Oiseau bleu du bonheur à l’aide d’un diamant magique, qui, lorsqu’on le fait tourner, leur révèle l’âme de toute chose…

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L’OISEAU BLEU, malgré son ancienneté, est un beau conte féérique avec toutes sortes de créatures imaginaires, des châteaux, des forêts lugubres, des anges et une princesse. D’ailleurs, en 2004, le film a été considéré comme « culturellement, historiquement ou esthétiquement important » par la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis qui l’a sélectionné pour sa conservation dans son registre national cinématographique. Aussi considéré comme le tout premier long-métrage familial, vous en trouverez une version complète, avec intertitres en anglais ici.

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THE VAMPIRE BAT (1933)

THE VAMPIRE BAT (1933) dans Cinéma 13052108214015263611211209

THE VAMPIRE BAT (1933) de Frank R. Strayer

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Bien que sorti deux ans avant LA MARQUE DU VAMPIRE (1935, Mark of the Vampire) de Tod Browning, THE VAMPIRE BAT reprend le même principe du faux film de vampires, en tissant une angoissante trame gothique, jusqu’à son dénouement. Pour ce faire, la petite firme Majestic Pictures est allée jusqu’à employer les vedettes du genre de l’époque, comme Lionel Atwill en docteur Otto, sorte d’alter-ego de Van Helsing, la jolie Fray Wray (KING KONG, 1933, MASQUES DE CIRE, 1933). Mais aussi, ce fou furieux de Dwight Frye (« Master ! Master ! ») qui était déjà le Jonathan Harker du DRACULA (1931) de la Universal Pictures, disciple déjanté de Dracula / Bela Lugosi, et qui incarne à son tour, dans THE VAMPIRE BAT, Ruth, un vampire tordu et malsain, à la limite du personnage victime de troubles psychotiques. Et bien entendu, à l’aide d’un scénario subtile, le vampire n’est pas du tout celui qui prétend l’être.

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L’intrigue : Ruth, jeune homme que tout le monde prend pour un vampire, sème la terreur dans un village. Le Docteur Otto mène l’enquête, assisté de quelques habitants du coin…

C’est notre jolie comédienne principale qui en fera les Fray (Wray), ligotée, (une fois de plus, après la scène culte dans laquelle elle était donnée en sacrifice au dieu Kong, vous vous souvenez ? si si, le son des tam tam pour appeler le gorille géant, ça devrait vous aider !), et prête à subir une transfusion mortelle.

Tombé dans le domaine public, THE VAMPIRE BAT est une bonne série B qui n’a malheureusement pas bénéficié d’une édition française en DVD, avec sous-titrages et restauration, mais il est très aisément trouvable, en version complète et en V.O., sur Youtube, comme sur d’autres hébergeurs de vidéos.

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MURDERS IN THE ZOO (1933)

MURDERS IN THE ZOO (1933) dans Cinéma 13052108214015263611211209

MURDERS IN THE ZOO (1933)

d’A. Edward Sutherland

13111207310815263611725191 dans FantastiqueMURDERS IN THE ZOO n’est pas un film fantastique, mais il fait partie de ces excellents films d’horreur hollywoodiens des années 30, au même titre que LES CHASSES DU COMTE ZAROFF (1932, The Most Dangerous Game) ou MASQUES DE CIRE (1933, Mystery of the Wax Museum). Produit par la Paramount Pictures, il met en vedette l’excellent Lionel Atwell, dont le jeu sobre dans des rôles d’assassins ou de savants déments rappelle celui de George Zucco, à la différence qu’Atwill, très bon comédien, tenait les têtes d’affiches de grosses productions. On le connait autant dans des rôles de savants fou, dans DOCTEUR X (1932, Doctor X) ou dans THE MAD DOCTOR OF MARKET STREET (1942), que jouant des personnages torturés, dans MASQUES DE CIRE (1933) ou comme ici, en détraqué sadique, se servant d’animaux sauvages pour se déculpabiliser de ses crimes. La première scène, ouvrant le film, se déroulant dans la jungle indochinoise, nous place directement face au sujet du film qu’on va découvrir, lorsque Atwill coud la bouche de l’amant de sa femme à l’aide de lianes sauvages, et en plaisantant sur la personne qui lui a appris cette torture…

13111207325015263611725196 dans Le grenier du ciné fantastiqueLe reste du film est souvent plus léger, et on y retrouve d’ailleurs le très jeune Randolph Scott dans un second rôle. Mais MURDERS IN THE ZOO reste, néanmoins, un vrai film d’horreur, parfois sombre, et par certains égards, il est à la limite du film de Savant Fou :

Un zoologiste monomaniaque est pathologiquement jaloux de tous les hommes qui approchent sa femme, Evelyn, et il commet chacun de ses meurtres par compassion, à l’aide des animaux d’un zoo…

MURDERS IN THE ZOO est un de ces films un peu méconnus du début des années 30, mais il est pourtant fascinant, et son intrigue est carrément très éloignée de la production de cette époque. Bien qu’il soit assez éloigné de tout univers lié à l’Imaginaire, il sera simplement classé avec les classiques du Grenier du ciné Fantastique, comme pourraient l’être LES CHASSES DU COMTE ZAROFF pour la force sadique d’un Zaroff, autre assassin monomaniaque du cinéma de genre, ou comme MASQUES DE CIRE, pour la profonde névrose de l’artiste-assassin de cet autre grand classique de l’Horreur.

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THE SAVAGE GIRL (1932)

THE SAVAGE GIRL (1932) dans Cinéma 13052108214015263611211209

THE SAVAGE GIRL (1932) d’Harry Fraser

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THE SAVAGE GIRL n’est pas à proprement parler un film fantastique, mais il reflète cette fantasmagorie autours de l’Afrique noire, avec ce charme désuet qu’inspirait l’Inconnu derrière la jungle sauvage, sa faune dangereuse non répertoriée, ses tribus aux mœurs inconnues et hostiles. Et ce besoin d’aventure, que le spectateur lambda compensait derrière la force de Tarzan, l’Homme-Singe blanc, sous les traits de Johnny Weissmuller, de Buster Crabbe, de Bruce Bennett ou de Glenn Morris, des comédiens ayant tous les quatre incarné Tarzan, bien que l’Histoire aime à ne retenir que le très fade Weissmuller. C’est d’ailleurs nettement plus 13110508175615263611704606 dans Le grenier du ciné fantastiquedans les TARZAN avec Bruce Bennett et Glenn Morris que l’on retrouve cet univers d’aventure, à la limite du Fantastique, des futurs Indiana Jones, par exemple, que dans les grands classiques avec Weissmuller. Bennett et Morris y découvraient déjà des civilisations mystérieuses de l’Asie, de l’Amérique du Sud, ou des contrées berbères, là où les aventures de Weissmuller se limitaient à l’Afrique noire et à son bref séjour à New-York en compagnie de Jane et de Cheeta. À la limite, les héros de BD et de serials que sont RICHARD LE TÉMÉRAIRE (1937) et JIM LA JUNGLE (1937) vivent des aventures nettement plus irréelles que celles que Tarzan/Weissmuller nous a fait vivre, depuis plusieurs générations, à travers les nombreuses diffusions TV. Sans oublier que JIM LA JUNGLE est un aventurier, et héros d’une Jungle très étrange où se côtoient sans complexe des tigres et des lions. Et pour confirmer un certain dicton : dans les années 30, malgré le danger, le ridicule n’est jamais parvenu à tuer nos virils aventuriers. Mais en même temps, une scène de baston cinématographique entre un lion et un tigre, ça vaut bien son pesant de bonbons Haribo en or !

13110508192715263611704607 dans TrapardMais il existe aussi des Tarzan pour les garçons, et la SAVAGE GIRL en est un exemple, au même titre que les SHEENA ou JUNGLE GIRL : des femmes tout autant sauvages que Tarzan, et tout aussi physiquement européennes, et généralement très belles, mais toujours plus faibles que les hommes. Cela découle par conséquent de soi, qu’on les retrouve donc, très souvent ligotées ça et là, à un arbre ou à un poteau, à la manière du « bondage » du BDSM. Ou encore, à la merci de saligauds libidineux, attirés par l’attrait de la peau de léopard, porté comme une robe très courte, mais qui concluent finalement leur larron, dans les bras d’un énorme gorille, protecteur de la douce sauvageonne, qui emmène le tricheur loin, très loin, dans les fin-fonds de la jungle (« Gare au gorille ! » : Georges Brassens nous avait pourtant prévenu…). Tout un univers de sexualité légèrement sous-entendue qui vient, évidemment, de la bande-dessinée américaine des années 30 et 40. Des BD très mal perçues, mais, par contradiction, qui se vendaient particulièrement bien…

Et dans cette petite production de la Monarch Film Corporation qu’est THE SAVAGE GIRL, sortie dans la foulée du premier TARZAN de la Metro-Goldwyn-Mayer, on n’échappe à aucune de ces règles : belle et faible, c’est la jolie Rochelle Hudson qui incarne la Savage Girl, une enfant sauvage, devenue une jeune et belle femme retrouvée dans la jungle au milieu de quelques animaux qui lui obéissent et à qui elle le rend bien. Une bonne sauvageonne, autrement dit.

13110508210815263611704608On n’échappe pas, non plus, aux énormes clichés hollywoodiens, sur les porteurs africains qui accompagnent l’expédition d’une poignée de frêles mais fiers américains isolés dans la jungle hostile. Ces porteurs, soi-disant engagés comme porteurs dans quelques villages des côtes d’Afrique noire, sont toujours des comédiens hollywoodiens afro-américains qui tiennent des bagages au-dessus de leur tête, en rechignant souvent à marcher pieds-nus (ce qui donne souvent ce côté légèrement absurde aux films de jungle, lorsqu’on les voit parfois marcher sur la pointe des pieds pour éviter de ses blesser, et jouer les sauvages effarouchés). Et lorsqu’ils ne fredonnent pas, en longue file indienne des airs de Gospel (plutôt généralement chantés du côté du continent américain), on les entend cacher, tant bien que mal, leurs accents du Bronx, lorsqu’ils s’adressent aux chefs d’expédition. Sur ce même principe, on retrouvait aussi dans les 30′s, très souvent dans les rôles des méchants chinois ou de l’empire de Siam (ex-Thaïlande), ou même pour les terribles Tongs d’Asie ou de Chinatown, des comédiens naturalisés et citoyens américains, ou carrément des Eurasiens, issus des métissages de familles bien américaines, lorsque ce n’était pas des acteurs de type européen grimés et maquillés. Un décalage identitaire, à la limite du racisme hollywoodien, mais qui se laisse mieux apprécier avec les années, à mon goût, les années floutant mieux les réalités…

Pour revenir à ces films de jungle des années 30 et 40, plus généralement appelés aujourd’hui « films coloniaux », bien que désuets et bourrés d’anomalies, ils n’en restent pas moins une Fantasmagorie de l’époque de nos grands-parents, et que je regarde encore parfois avec le sourire, et un peu de rêvasserie, pour leurs univers souvent décalés et parfois irréels. Je propose surtout THE SAVAGE GIRL à Morbius, dans la catégorie du Grenier du ciné Fantastique, comme un exemple d’un univers, à la limite du Fantastique, et complètement fabriqué par Hollywood, dont je ne dresserai aucune liste, mais dont les curieux pourront toujours retrouver en V.O., un grand nombre de ces films de jungle, en versions complètes, sur Youtube.

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LE VOLEUR DE BAGDAD (1940)

LE VOLEUR DE BAGDAD (1940) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LE VOLEUR DE BAGDAD (1940) de Ludwig Berger, Michael Powell et Tim Whelan

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LE VOLEUR DE BAGDAD (The Thief of Bagdad An Arabian Fantasy in Technicolor) est une production anglaise d’Alexander Korda Films qui produisait déjà, dans les années 30, au sein de la London Films, le film de science-fiction adapté d’H.G. Wells, THINGS TO COME (1936). Produisant en 1937 le docu-fiction exotique de Robert J. Flaherty, ELEPHANT BOY (1937), qui met en scène le jeune comédien indien Sabu, Korda décide alors de produire une série de beaux films exotiques, dont Sabu tient la tête d’affiche, avec ALERTE AUX INDES (1938, The Drum) et LE LIVRE DE LA JUNGLE (1942, Jungle Book), deux long-métrages réalisés par Zoltàn Korda, le frère d’Alexander Korda. Entre ces deux films, Korda lança en chantier LE VOLEUR DE BAGDAD, une belle fresque en Technicolor (un procédé très récent au début des années 40) sur une trame de fond légèrement inspirée du style des contes orientaux des Mille et Une Nuits. Le réalisateur, Raoul Walsh, avait déjà réalisé une version muette du VOLEUR DE BAGDAD (The Thief of Bagdad), en 1924, dont les scénaristes, Lajos Biró et Miles Malleson, s’inspirèrent pour la version de 1940. Une adaptation très libre des Mille et Une Nuits qu’on retrouve autant dans les différentes aventures de Sinbad le Marin, que dans la version franco-italienne du VOLEUR DE BAGDAD qu’Arthur Lubin tourna en 1961, jusqu’au très étrange TRÉSOR DE LA MONTAGNE SACRÉE (1979, Arabian Adventure) de Kevin Connor, et évidemment, jusqu’au ALADDIN (1992) de Walt Disney. Et j’en oublie certainement un grand nombre…

13101508260015263611640899 dans Le grenier du ciné fantastique

L’intrigue : Ahmad, un jeune prince naïf de Bagdad, est manipulé par le sournois Grand Vizir, Jaffar, mais il décide de s’échapper de la ville, déguisé en mendiant. Rattrapé, Ahmad est jeté au cachot, où il fait la connaissance du jeune voleur Abu, qui organise leur évasion. Ils fuient à Bassorah, où Ahmad fait la connaissance de la fascinante princesse de Bassorah. Cependant, Jaffar la convoite  aussi et le Sultan fasciné par les pouvoirs de Jaffar offre la main de sa fille au  méchant Vizir. La belle princesse alors s’enfuit de Bassorah, accompagnée d’Ahmad et d’Abu, pour affronter mille et un dangers magiques, sombres et merveilleux…

13101508285315263611640900 dans Merveilleux

Tourné en partie dans les studios Denham près de Londres, ainsi qu’au parc national du Grand Canyon dans l’Arizona, LE VOLEUR DE BAGDAD est une grosse production dont plusieurs réalisateurs se répartirent le tournage. Ainsi le cinéaste allemand, Ludwig Berger, l’Américain, Tim Whelan, et le mythique réalisateur britannique Michael Powell (LE NARCISSE NOIR, LES CHAUSSONS ROUGES, LE VOYEUR) ont signé la réalisation du film. Mais William Cameron Menzies (déjà réalisateur de THINGS TO COME) et Zoltàn et Vincent Korda, les deux frères d’Alexander, participèrent aussi au film en réalisant certaines scènes, sans être crédités.

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Comme son sujet le laisse supposer, LE VOLEUR DE BAGDAD explore les facettes magiques de l’Orient, grâce à de nombreux effets spéciaux et visuels, bien avant ceux de Ray Harryhausen, mais tout aussi fascinants. Un très beau film gonflé d’imaginaire et d’aventures, pour enfants comme pour adultes, et je sais que Guillaume Hervouët (du groupe des échos sur Facebook) ou Jean Beauvoir n’iront pas me contredire, s’ils venaient à lire ces lignes.

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LE GORILLE (1939)

LE GORILLE (1939) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LE GORILLE (1939) d’Allan Dwan

13100108421115263611600292 dans FantastiqueLE GORILLE (The Gorilla) est un second remake lancé par la 20th Century Fox de deux films de la First National Pictures, le muet THE GORILLA (1927) d’Alfred Santell, avec Charles Murray et Walter Pidgeon, et le film sonorisé THE GORILLA (1930) de Bryan Foy, et de nouveau avec Walter Pidgeon. L’intrigue de ces films tous les trois écrits par le scénariste Ralph Spence flirte assez vers les histoires criminelles horrifiques à la Fantômas ou avec Le Vampire, anti-héros costumé de divers film comme THE BAT (1929) de Roland West, et son remake de 1959 interprété par Vincent Price. Mais LE GORILLE d’Allan Dwan prend aussi sa source dans l’intrigue policière de DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE (1932) de Robert Florey, interprété par Bela Lugosi et inspiré d’Edgar Allan Poe, et l’assassin du film agit déguisé en énorme singe, mais en le parodiant, puisqu’il s’agit d’une comédie mettant en scène le trio de comique, les Ritz Brothers, et Bela Lugosi y joue lui-même un rôle.

13100108460215263611600293 dans Le grenier du ciné fantastique

L’intrigue : Quand le grand bourgeois américain, Walter Stevens, est menacé par un tueur connu sous le nom du Gorille, il engage les Ritz Brothers de l’Agence ACME, pour enquêter. Au même moment, un vrai gorille échappé d’un zoo pénètre chez Walter Stevens à l’instant où les Ritz Brothers investissent les lieux…

13100108474615263611600294 dans Trapard

Moins ingénieux que les Marx Brothers, les frères Ritz ont un humour plus proche de celui d’Abbott et Costello lorsqu’ils parodiaient les grands films de monstres de la Universal Pictures, mais en nettement moins drôle. Engagés sous contrat pour plusieurs longs-métrages par la 20th Century Fox, les frères Ritz perdirent leur père durant le tournage, ce qui causa de nombreuses absences ou retards de leur part, et ce qui engendra une rupture de contrat avec la firme, d’autant qu’il firent même une grève en milieu de tournage à cause de la mauvaise qualité du scénario. Il faut bien avouer que LE GORILLE n’est pas un très bon film. À sa sortie, le film fut d’ailleurs ridiculisé par la critique malgré la présence de bons comédiens comme Lionel Atwill et Lugosi, dont LE GORILLE annonçait le début d’une carrière moins glorieuse et plutôt tournée vers le cinéma bis, comme avec THE DEVIL BAT tourné l’année suivante pour la PRC.

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LES POUPEES DU DIABLE (1936)

LES POUPEES DU DIABLE (1936) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LES POUPÉES DU DIABLE (1936) de Tod Browning

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Avant-dernier film de la carrière de Tod Browning avant son film-testament, MIRACLES À VENDRE (1939), mais non des moindres, LES POUPÉES DU DIABLE (The Devil Doll) est sûrement l’un de mes préférés, pour son intrigue captivante et pour le jeu impressionnant de Lionel Barrymore. Tod Browning arrêtera de tourner en 1939, mais il ne décédera qu’une vingtaine d’années plus tard d’un cancer, en 1962, vivant de longues années en reclus après le décès de sa femme, Alice Lillian Houghton.

13092408244315263611578586 dans Le grenier du ciné fantastiqueLES POUPÉES DU DIABLE est une adaptation d’un court roman d’Abraham Merritt, un auteur à succès de magazines pulp, dont son Brûle, sorcière, brûle (Burn Witch burn) fut publié en 1932 dans Argosy. Le magazine Argosy est connu pour avoir publié des œuvres de tous genres littéraires, dont beaucoup de science-fiction, de western, en passant par des épisodes de TARZAN par Edgar Rice Burroughs, ou des textes de Robert E. Howard, et même du roman noir par Dashiell Hammett.

La nouvelle de Merritt, Brûle, sorcière, brûle, n’a bien entendu rien à voir avec le film de Sidney Hayers, NIGHT OF THE EAGLE (1962) qui a plus ou moins été rebaptisé BRÛLE SORCIÈRE, BRÛLE dans une logique commerciale, et dont le scénario a été co-écrit par un autre grand auteur, et non des moindres : Richard Matheson.

L’intrigue des POUPÉES DU DIABLE est la suivante : Deux hommes s’échappent du bagne de Devil’s Island. L’un est Paul Lavond, un ancien banquier emprisonné à tort pour meurtre et escroquerie ; l’autre est un scientifique fou nommé Marcel. Après des semaines de fuite, ils rejoignent une petite maison occupée par Malita, la femme handicapée de Marcel…Celle-ci a poursuivi les expériences de son mari pendant sa captivité. Dans un but purement humanitaire, ce dernier et sa femme ont inventé un procédé pour réduire considérablement la taille des êtres vivants…

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Et donc à la taille de poupées. Le thème des êtres réduits à une taille minuscule, issus du roman d’Abraham Merritt (mais qu’on peut déjà vaguement trouver chez les Lilliputiens de Jonathan Swift dans Les Voyages  de Gulliver, en 1721) avaient déjà fait une courte apparition en 1935, un an avant la sortie des POUPÉES DU DIABLE, entre les doigts manipulateur du déjanté DrPretorius dans LA FIANCÉE DE FRANKENSTEIN. Un thème qui reviendra très largement à la mode dans les années 80, de DOLLS (1987) de Stuart Gordon, avec Chucky la poupée de sang de JEU D’ENFANT (1988) de Tom Holland qui engendra quelques suites, et jusqu’aux 13092408293615263611578604interminables PUPPET MASTER de Charles Band. Pas forcément réussies au niveau des effets de superposition, les poupées du film de Tod Browning n’ont néanmoins rien à envier aux nombreux effets similaires des séries B sur le gigantisme et autre mutisme, que les sujets post-Hiroshima des années 50 proposeront aux nombreux drive-in. L’intérêt des POUPÉES DU DIABLE est bien plus dans son sujet de « Film Noir », et dans la maîtrise de son comédien principal, Lionel Barrymore, à nous transmettre sa quête profondément haineuse de vengeance, qu’on en hésite, tout le long, à choisir entre Bien et Mal, tant la finesse du script est bonne. D’ailleurs quand on sait qu’Erich von Stroheim, ce grand spécialiste de la noirceur de l’âme au cinéma, a participé au scénario, on s’étonnera moins de la fausse simplicité apparente du film de Tod Browning, atténuée par une historiette d’amourette jouée par Maureen O’Sullivan (qui était, à cette époque, Jane, la fiancée de Tarzan dans les films avec Johnny Weissmuller). Outre la noirceur chère à Stroheim et que l’on retrouve dans toute la carrière de Tod Browning, qui l’exploite souvent à travers le thème du Masque par le biais du travestissement de ses comédiens, et qui fit, grâce à une longue collaboration entre réalisateur et comédien, la fameuse légende de « l’Homme aux mille visages » que l’on connait de Lon Chaney. Ainsi, dans LES POUPÉES DU DIABLE, Lionel Barrymore/Paul Lavond se déguise en une innocente vieille femme, pour assouvir sa vengeance et ses meurtres.

Un beau film noir nuancé qui sera additionné à la rubrique du Grenier du Ciné Fantastique des Échos d’Altaïr dès ce soir.

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LA MARQUE DU VAMPIRE (1935)

LA MARQUE DU VAMPIRE (1935) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LA MARQUE DU VAMPIRE (1935) de Tod Browning

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LA MARQUE DU VAMPIRE (Mark of the Vampire) fait partie de ces comédies hollywoodiennes sur un thème fantastique ou horrifique, avec les codes du genre, mais qu’il est parfois difficile de classer dans un genre à part entière. Pas vraiment parodiques, ces films prennent leur source dans la forme narrative de THE MONSTER (1925) que Roland West a tourné pour la Metro-Goldwyn-Mayer, un film de maison hantée dans lequel Lon Chaney interprète un savant fou, et où d’autres personnages, souvent veules, apportent une touche de dérision à un sujet grave. La même année, en 1925, Stan Laurel interprètera le double rôle de Jekyll et Hyde dans Dr. PYCLE AND Mr. PRYDE (ce que fera aussi Jerry Lewis, en 1963, avec DOCTEUR JERRY ET MISTER LOVE), un humour qui se veut plus un détournement parodique d’un thème connu, ce qu’Abbott et Costello, et nombre de duos ou trios de comiques populariseront dans les années 40 et 50.

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LA MARQUE DU VAMPIRE est le remake de LONDRES APRÈS MINUIT (1927), un faux film de vampires (introuvable en version complète encore aujourd’hui), tourné par Tod Browning pour la Metro-Goldwyn-Mayer, et avec Lon Chaney, une fois de plus, qui était sous contrat avec cette compagnie. Après l’insuccès (ou plutôt le succès de scandale) de FREAKS, Tod Browning aura beaucoup de difficultés à poursuivre sa carrière, et la Metro-Goldwyn-Mayer lui donnera sa chance avec ce remake vendu comme une fausse suite de son DRACULA, sorti en 1931. LA MARQUE DU VAMPIRE sortit d’ailleurs aussi avec comme autre titre LES VAMPIRES DE PRAGUE, et avec Bela Lugosi en guest-star.

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L’intrigue : Sir Karell Borotyn est retrouvé assassiné dans sa propre maison, avec deux petites blessures énigmatiques sur la gorge. Le médecin, Dr. Doskil et un ami de Sir Karell, le baron Otto, sont convaincus que le responsable de ce crime est un vampire, et plus particulièrement le comte Mora et sa fille Luna. Un inspecteur de police arrive de Prague pour mener son enquête mais il refuse de croire à cette version surnaturelle, jusqu’à l’arrivée du Professeur Zelen, spécialiste en sciences occultes et dans les sujets vampiriques…

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Quoi qu’on en dise, LA MARQUE DU VAMPIRE est interprétée par une pléiade d’excellents comédiens, comme Lionel Atwill en inspecteur de police sceptique et méthodique, et son versant opposé, le Professeur Zelen (un lointain parent de Van Helsing ?), Lionel Barrymore, excellent et donc égal à lui-même, comme toujours. Et bien entendu, Bela Lugosi est le Comte Mora, sorte de Dracula, père d’une étrange fille, Luna, ancêtre des gothic girls de par son maquillage très accentué. Tod Browning aurait aimé redonner ce rôle à Lon Chaney qui le tenait déjà dans LONDRES APRÈS MINUIT, mais Chaney étant décédé au moment du tournage, le rôle échu finalement à Bela Lugosi, lequel tente ici une approche un peu différente de son personnage dans DRACULA. LA MARQUE DU VAMPIRE, ayant malheureusement été amputée de 15 minutes à sa sortie, son intrigue originale écourtée est la base de plusieurs légendes comme celle où le Comte Mora a été damné à vie avec sa fille Luna pour un pêché envers Dieu, et qu’une tâche de sang sur sa joue droite indique sa culpabilité indélébile. Une version de la légende indique aussi que parmi les scènes amputées, certaines mettrait trop en avant une relation incestueuse entre Mora et sa fille. Mais au final, bien que les scènes gothiques de LA MARQUE DU VAMPIRE font partie des plus belles du cinéma fantastique des années 30, elles sont plutôt brèves et sont équilibrées pour servir finement l’intrigue policière

Faux film de vampires légèrement humoristique ou film policier faussement surnaturel, je vous en laisse juge, si vous ne l’avez jamais vu. LA MARQUE DU VAMPIRE est notre film du Grenier du Ciné Fantastique de ce soir.

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LE FANTÔME VIVANT (1933)

LE FANTÔME VIVANT (1933) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LE FANTÔME VIVANT (1933) de T. Hayes Hunter

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Plus connu sous son titre original, THE GHOUL, il s’agit du tout premier film britannique à avoir été étiqueté « film d’horreur ». LE FANTÔME VIVANT lancera plus ou moins une mode du cinéma d’horreur en Angleterre, avec par exemple la série de films gothiques interprétés par Tod Slaughter (MURDER IN THE RED BARN, 1935, SWEENEY TODD, 1936, THE CRIMES OF STEPHEN HAWKE, 1936, IT’S NEVER TOO LATE TO MEND, 1937, CRIMES AT THE DARK HOUSE, 1940…) qui étaient surtout des films macabres se situant à l’époque victorienne. Alfred Hitchcock tournait aussi des sujets sombres depuis les années 1920, dont une fameuse adaptation de l’histoire meurtrière de Jack l’éventreur, avec THE LODGER (1927), et l’Angleterre, bien avant l’Allemagne produisit aussi les premières adaptations d’Edgar Wallace comme THE TERROR (1938) ou THE DARK EYES OF LONDON (1939) avec Bela Lugosi, des sujets qu’on appellera, des années plus tard, des « krimi ». Et comme Bela Lugosi qui avait commencé sa carrière en Hongrie, puis en Allemagne, avant de se lancer vers Broadway et Hollywood, et qui est revenu en Europe, le temps de tourner THE DARK EYES OF LONDON, l’Anglais Boris Karloff reviendra lui-aussi en Angleterre après son fameux FRANKENSTEIN (1931) de la Universal pour tourner ce FANTÔME VIVANT. On retrouve à ses côtés, dans le film, de bons comédiens anglais comme Cédric Hardwicke, ainsi qu’Ernest Thesiger que Karloff emmènera sûrement dans ses bagages vers les studios californiens de la Universal pour incarner le génial Docteur Prétorius, jouant avec des êtres humains miniaturisés, dans LA FIANCÉE DE FRANKENSTEIN (1935, The Bride of Frankenstein) de James Whale.

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L’intrigue de LE FANTÔME VIVANT : Après un décès prématuré, un Égyptologue (Boris Karloff) revient à la vie, tel une goule sanguinaire pour se venger de ceux qui ont tenter de profaner sa tombe…

Un véritable mélange de sujets de films dans lesquels Boris Karloff tient le rôle principal comme la toute récente LA MOMIE (The Mummy) de Karl Freund, sur un sujet quasi-similaire et sorti l’année passée, en 1932, ou comme LE MORT QUI MARCHE (1936, The Walking Dead) de Michael Curtiz, et dans lequel Karloff profite d’avoir été ressuscité pour se venger de ceux qui l’ont envoyé sur la chaise électrique…

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LE FANTÔME VIVANT n’est pas un grand classique, mais c’est une curiosité du cinéma d’horreur anglais, et particulièrement lorsqu’on sait qu’il fut longtemps considéré comme perdu, et qu’après de longues recherches, une première copie en très mauvais état, tronquée de quelques minutes et possédant des sous-titres incrustés sur l’image, a d’abord été retrouvée dans les archives nationales tchèques. Puis par la suite, tout récemment, au début des années 2000, une version de bien meilleure qualité, considérée comme la version intégrale, a été retrouvée en Angleterre, et c’est celle-ci qu’il est possible de se procurer depuis très peu de temps, mais seulement en Zone 1 et en V.O. Néanmoins, le film distille une ambiance gothique très particulière, ce qui ne sera pas sans déplaire aux fans du genre, comme notre lecteur assidu, Jean Beauvoir.

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PETER IBBETSON (1935)

PETER IBBETSON (1935) dans Cinéma 13052108214015263611211209

PETER IBBETSON (1935) de Henry Hathaway

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L’histoire de PETER IBBETSON est tirée d’un roman de George du Maurier, écrivain et illustrateur britannique d’origine française, contemporain de la période victorienne, et proche de l’écrivain Henry James. On flirte donc avec un univers très proche du Fantastique et souvent à la limite du Gothique déjà, de par son ancrage à la fin du XIXième siècle. George du Maurier était aussi le grand-père de la fameuse Daphne du Maurier, autre auteur qui explorait souvent les frontières du Fantastique et d’une époque victorienne fantasmée, et qu’Alfred Hitchcock mit plusieurs fois à l’honneur avec LA TAVERNE DE LA JAMAÏQUE (1939) mais surtout avec REBECCA (1940) et, bien entendu, LES OISEAUX (1963). Moins connu, le grand-père Du Maurier a néanmoins écrit son roman culte avec PETER IBBETSON qui avait déjà été adapté en 1921 par le réalisateur George Fitzmaurice, pour FOREVER, et un opéra l’adapta aussi en texte et en musique, et il fut joué au Metropolitan Opera de New York entre 1931 et 1935. Même Orson Welles en a effectué une adaptation radiophonique d’une heure, diffusée sur CBS, le 10 septembre 1939.

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Le succès du roman fut bien sûr en adéquation avec la portée romantico-fantastique de sa fascinante intrigue : Gogo est un jeune garçon anglais qui grandit à Paris, et il tombe amoureux de la fille du voisin, Mimsey. Après la mort de sa mère, Gogo est pris en charge par son oncle, en Angleterre, qui donne à Gogo une éducation stricte et échange son nom de famille avec celui de naissance de sa mère, et transforme Gogo en Peter. Ainsi Peter Ibbetson devient adulte (sous les traits de Gary Cooper), architecte dans le Yorkshire pour un travail de restauration. Il tombe amoureux de Mary, duchesse de Towers (Ann Harding). Lorsque le duc découvre la relation entre sa femme et Peter Ibbetson, il exige des explications. Peter se rend compte alors que Marie n’est autre que son amour d’enfance, Mimsey. Après une altercation entre les deux rivaux, Peter tue le duc en légitime défense, et il est condamné à la prison à vie. Ainsi commence vraiment la relation amoureuse entre Gogo/Peter et Mismey/Mary, qui se réunissent dans leurs rêves, jusqu’à la fin de leurs vies…

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Le film PETER IBBETSON qui fut porté aux nues par les Surréalistes à sa sortie en France, pour son atmosphère lyrique et fantastique, fut autant un OVNI dans les carrières cinématographiques de son réalisateur, Henry Hathaway, et le comédien Gary Cooper, dans ces années 30. En effet, à cette époque Gary Cooper, déjà starisé par de nombreux westerns et films d’aventures ainsi que dans des comédies de Frank Capra, incarne ici son rôle le plus romantique en dandy éperdu d’amour. Sa comparse incarnant Mary, Ann Harding, était une comédienne de théâtre et de cinéma beaucoup plus discrète. Quant au réalisateur, Henry Hathaway, il était le cinéaste d’Hollywood, de westerns et de films d’aventures, par excellence. Des contradictions qui renforcent finalement la puissance romantique et irréelle. PETER IBBETSON remporta d’ailleurs un succès critique et public unanime à sa sortie, et encore aujourd’hui, malgré le décalage des années, le film reste encore beau pour son sujet sur l’espoir, un thème malgré tout toujours indémodable, avec une fin si triste et si émouvante  qu’elle arrive à en transcender le banal happy ending.

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