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UN HURLEMENT DANS LA NUIT (1933)

UN HURLEMENT DANS LA NUIT (1933) dans Cinéma 13052108214015263611211209

UN HURLEMENT DANS LA NUIT (1933) d’Albert Ray (par Trapard)

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UN HURLEMENT DANS LA NUIT, plus connu sous son titre original A SHRIEK IN THE NIGHT, est un petit thriller horrifique lancé par l’indépendant Allied Pictures Corp, après le succès du duo Lyle Talbot et Ginger Rogers dans LE TREIZIÈME INVITÉ (1932, The Thirteenth Guest) produit par la Monogram Pictures et réalisé, comme le suivant, par Albert Ray, un réalisateur qui ne tournera jusqu’à la fin des années 30 que de petits thrillers, dont THE INTRUDER (1933) avec Monte Blue, et une poignée de westerns.

Les années 30 foisonnant de thrillers, polars et films noirs en tous genres, dont ceux d’Alfred Hitchcock tournés en Angleterre, sortent aujourd’hui du lot, comme L’HOMME QUI EN SAVAIT TROP (1934), LES 39 MARCHES (1935) ou UNE FEMME DISPARAÎT (1939), UN HURLEMENT DANS LA NUIT n’est pas un film à l’intrigue irréelle, mais le film d’Albert Ray profite plutôt du succès des films d’horreur de la Universal Pictures ou de la RKO pour nous présenter un sujet d’épouvante et d’enquête journalistique : Un millionnaire philanthrope tombe mystérieusement du balcon de son appartement. Deux journalistes rivaux, Pat Morgan (Ginger Rogers) et Ted Rand (Lyle Talbot) découvrent que la chute n’était pas accidentelle, et les résidents de l’immeuble sont alors suspectés, jusqu’à ce que le nombre de meurtres, qui s’avèrent avoir été commis par strangulation, augmente alors très vite…

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Découvrir Ginger Rogers, qui se fera surtout connaître dans les fameuses comédies musicales interprétées en duo avec avec Fred Astaire, dans un cinéma d’épouvante est une agréable curiosité, même si l’ambiance reste assez bavarde, Albert Ray n’étant ni Alfred Hitchcock, ni Tod Browning… Mais le cinéma américain du début des années 30 étant encore très influencé par les réalisations et formes narratives d’un cinéma européen des années 20, UN HURLEMENT DANS LA NUIT est loin d’être un navet, Albert Ray s’inspirant très largement, et de manière souvent intelligente, des cadrages d’un Fritz Lang ou même d’Alfred Hitchcock lui-même. Le scénario ne fait malheureusement pas l’impasse sur un certain humour hollywoodien des 30′s que la présence du duo de journalistes incarnés par Rogers-Talbot accentue, ce qui ralentit parfois une immersion totale dans un sujet sombre. Mais dans l’ensemble, UN HURLEMENT DANS LA NUIT est un simple et bon produit du cinéma horrifique américain du début des années 30, qui se laisse encore agréablement découvrir aujourd’hui.

- Trapard -

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LA BEAUTE DU DIABLE (1949)

LA BEAUTE DU DIABLE (1949) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LA BEAUTÉ DU DIABLE (1949) de René Clair (par Trapard)

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Pour écrire quelques mots sur le parcours de René Clair : il fait partie de la faction des Surréalistes qui se sont lancés dans la réalisation et l’exploitation de leurs films à partir du début des années 1920, dont les deux films de Luis Bunuel et Salvador Dali, UN CHIEN ANDALOU (1929) et L’ÂGE D’OR (1930), sont surtout les plus connus aujourd’hui. René Clair, Fernand Léger, Man Ray ont aussi tourné des court-métrages et moyen-métrages surréalistes incontournables, lors cet élan artistique très créatif, et politiquement proche du Parti Communiste Français. Même le réalisateur Claude Autant-Lara dont on connaît la carrière politique au Front National, a débuté dans la réalisation de films au sein du mouvement cinématographique des Surréalistes.

René Clair, après son magnifique ENTR’ACTE réalisé justement pour meubler l’entracte d’un spectacle de danse en 1924 (un élan créatif inspiré de celui de l’URSS naissante, comme du réalisateur soviétique Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein), s’est d’abord spécialisé dans un cinéma prolétaire et communautariste dans les années 1930 (SOUS LES TOITS DE PARIS et À NOUS LA LIBERTÉ!). Puis, au cours des deux décennies suivantes, il s’attachera à tourner de très bonnes adaptations littéraires françaises ou européennes, comme ici avec cette BEAUTÉ DU DIABLE d’après le « Faust » de Goethe.

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L’intrigue en est archi-connue : Le très âgé professeur Faust (Michel Simon) est plein de regrets à l’approche de la mort. Méphistophélès (Gérard Philipe) apparaît alors comme par enchantement pour lui proposer un pacte : vendre son âme en échange de la jeunesse et de la richesse…

Ancré socialement, l’intrigue vogue dans un « réalisme poétique » cher à Jacques Prévert. La France très politisée de la première moitié du XXè siècle étant très peu friande de Cinéma Fantastique à l’américaine, le « réalisme poétique » à la française proposait alors une approche assez littéraire de l’imaginaire, et une métaphore poétique de la société et des individus qui la constituent. Une approche philosophique humaine qui ouvrait finalement le cinéma français, assez communautariste, à des questionnement plus universels. Une brèche dans laquelle s’engouffrera Geoges Franju, dans les années 60, avec LES YEUX SANS VISAGE et ses films magnifiques, ainsi que les différents téléfilms tournés et diffusés par l’ORTF qui ciblait un jeune public des années 60 et 70 qui désirait « s’ouvrir au monde ».

13031907201315263610987039 dans TrapardLA BEAUTÉ DU DIABLE est donc à cheval sur deux mondes, visant un public large, ce que tentait déjà le tandem Marcel Carné-Jacques Prévert en lançant un « réalisme poétique » qui était déjà un peu censé « détacher l’esprit français de ses frontières hexagonales »… La télévision française des années 80 continuera ce parcours avec ma génération, et internet faisant évoluer les générations suivantes au-delà de « nouvelles frontières ».

Mais je m’éloigne de LA BEAUTÉ DU DIABLE de René Clair, qui est bien entendu une relecture poétique, donc non chrétienne, de la peur devant l’approche de la mort, ce dont l’écrivain Johann Wolfgang von Goethe s’était joué en lançant en Allemagne le Romantisme littéraire et philosophique faisant de l’Homme très peu de choses, se débattant face à l’immensité de la Nature, du Monde et de sa propre Ignorance finalement. À ce sujet, je conseille de revoir AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU (1972) de Werner Herzog, qui exprime pleinement ce qu’est le Romantisme allemand, autant philosophiquement que picturalement, comme pourrait l’être un tableau du peintre romantique Caspar David Friedrich qui écrasait ses personnages au sein d’une nature imposante. Une philosophie rabaissant l’individu au sein de son environnement, qui ne pouvait qu’engendrer l’écriture et la parution de ce texte romantique allemand, qu’est le « Manifeste du Parti communiste » écrit par Karl Marx. Mais dans un sens ou dans l’autre, l’industrialisation à outrance de la planète et la démographie galopante nous prouve, depuis quelques années, que le schéma romantique s’inverse totalement de manière dramatique, comme si l’angoisse de l’Homme face à sa propre ignorance lui devenait finalement fatale…

13031907240115263610987041Nous sommes donc ici très loin d’un Romantisme social et historique « à la française », de Victor Hugo. Personnellement, je préfère, et de loin, l’oeuvre d’un Théophile Gautier, qui me semble être une meilleure transition entre les Romantismes allemand et français avec, par exemple, sa nouvelle « La Morte Amoureuse » (1836). Mais concernant LA BEAUTÉ DU DIABLE, la « francisation  » du film, si je puis dire, pour parler de l’adaptation d’un sujet de la culture allemande très profond, pour un public français, elle se fait par un mélange de théâtralité et de d’interprétations plus modernes, comme si le metteur en scène jonglait régulièrement entre classicisme et modernisme, le choix des deux comédiens que sont Michel Simon et Gérard Philipe n’échappant pas à cet exercice de style. Simon et Philipe alternent d’ailleurs très régulièrement, par la magie du film, leurs personnages respectifs, un peu comme si René Clair cherchait à brouiller les différences entre deux personnes de générations différentes, et souvent opposées. Un thème qui ne peut rester qu’actuel, à l’émergence de toutes nouvelles générations.

Le mythe grec d’Orphée et d’Eurydice est aussi légèrement effleuré dans le film de René Clair, ce qui inspirera peut-être à Jean Cocteau l’idée d’adapter au cinéma, l’année suivante, sa propre pièce de théâtre, ORPHÉE (1950).

Mais aussi, et plus simplement, LA BEAUTÉ DU DIABLE est un beau film à l’histoire captivante, parfois amusant, et d’autres fois assez sombre, qui fait partie intégrante du GRENIER DU CINÉ FANTASTIQUE de ce blog : une rubrique où sont répertoriés de vieux films poussiéreux, qui sont aussi, parfois, les clés d’un passé qui s’éloigne et qui peut laisser entrevoir, entre deux génériques, des bribes de l’évolution de l’industrie cinématographique et des moœurs d’antan, dont on a hérité les inconvénients ou les avantages, sans jamais trop le savoir…

- Trapard -

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LE RECUPERATEUR DE CADAVRES (1945)

LE RECUPERATEUR DE CADAVRES (1945) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LE RÉCUPÉRATEUR DE CADAVRES (1945) de Robert Wise (par Trapard)

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LE RÉCUPÉRATEUR DE CADAVRES (The body snatcher) est une de ces très bonnes séries B fantastiques, dites « films noirs », que Val Lewton produisait au nom de la RKO comme LA FÉLINE (dont nous parlions dernièrement sur Les Échos Altaïr), et qui étaient destinés à alimenter des doubles programmes d’exploitation en salles.

C’est à Robert Wise, déjà réalisateur de LA MALÉDICTION DES HOMMES-CHATS (1943) pour la même RKO, que l’on doit ce petit bijou gothique sans prétentions, mais ô combien fascinant, lorsqu’il s’agit de traiter de la noirceur humaine.

13031207092015263610960091 dans Le grenier du ciné fantastiqueEn pleine période victorienne, John Gray (Boris Karloff), un fossoyeur très malsain, fournit, sans aucun regret ni honte, en cadavres frais, le Dr Toddy MacFarlane (Henry Daniell) pour ses recherches. Lorsque Donald Fettes (Russell Wade), le jeune disciple du médecin, tente de dénoncer le trafic illégal, et qui prend des tournures meurtrières, il se voit malgré-lui entraîné dans le jeu manipulateur et sans concessions de John Gray…

Outre la présence de l’excellent comédien Henry Daniell, LE RÉCUPÉRATEUR DE CADAVRES nous offre aussi, et sûrement, l’un des meilleurs rôles de composition d’un être malsain, sournois et cupide par Boris Karloff. Dans les années 40, alors qu’il ne commençait à jouer que dans des films dont les budgets s’amoindrissaient nettement par rapport à ceux tournés lors de la décennie précédente, il se voyait, paradoxalement, offrir des rôles qui lui permettaient plus qu’auparavant d’exploiter la mesure de son talent d’excellent comédien. Même son rival, Béla Lugosi, interprétant un petit rôle dans LE RÉCUPÉRATEUR DE CADAVRES, nous offre aussi lors d’une rixe avec Karloff l’une des plus belles scènes d’anthologie du cinéma gothique.

13031207122715263610960094 dans TrapardMalgré le manque de gros moyens financiers, Robert Wise s’est néanmoins appliqué à réaliser un film très atmosphérique dans une approche gothique et psychologique tout en profondeur. Le sujet de L’IMPASSE AUX VIOLENCES produit quinze années plus tard, en 1960, par la firme britannique Triad Productions, rappelle beaucoup celui du film de Robert Wise. Le réalisateur anglais, John Gilling, s’étant sûrement immergé dans l’univers du RÉCUPÉRATEUR DE CADAVRES pour aborder son film sur les fossoyeurs assassins, William Burke et William Hare, que John Landis a aussi récemment remis au goût du jour avec son BURKE & HARE (CADAVRES À LA PELLE, en français).

Le John Gray du RÉCUPÉRATEUR DE CADAVRES est quant à lui un solitaire et meurtrier de sang froid, affichant un éternel sourire attentionné au coin des lèvres, et ce regard toujours de guingois, et attentif à sa survie, comme à alimenter sa bourse sans fin, et prêt à serrer une gorge si nécessaire. Un film noir que ce BODY SNATCHER, et qui reste un des classiques de la série B que la RKO nous permet encore de découvrir ou de revoir avec ce plaisir qu’un fantasticophile peut avoir en retrouvant les codes d’un cinéma gothique extrêmement bien exploités, agrémentés d’une intrigue encore fascinante.

- Trapard -

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LA MAIN DU DIABLE (1943)

LA MAIN DU DIABLE (1943) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LA MAIN DU DIABLE (1943) de Maurice Tourneur (par Trapard)

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Sorti du grenier des Échos d’Altaïr, et plus particulièrement du coin poussiéreux où ont été entreposés les vieux classiques du Cinéma Fantastique Français, LA MAIN DU DIABLE a attiré mon attention de par son univers cauchemardesque.

Tiré de la nouvelle de Gérard De Nerval, « La Main enchantée », dont la seule autre adaptation que je lui connaisse est le téléfilm diffusé par l’ORTF en 1974, LA MAIN ENCHANTÉE, réalisé par Michel Subiela. Le film de Maurice Tourneur, quant à lui, modernise la nouvelle, tout en flirtant parallèlement du côté du mythe de Faust : Roland Brissot est un peintre sans talent et mené par le bout du nez par Irène, sa maîtresse. Brissot acquiert pour un sou une main gauche à un restaurateur. Cette main magique lui apporte le talent et la célébrité, ainsi que l’amour d’Irène, mais elle scelle surtout un pacte avec le Diable, qui réclame son âme en échange. La valeur de rachat de l’âme de Brissot est calculée de façon diabolique : un sou le premier jour, deux sous le deuxième jour… et ainsi de suite, jusqu’à valoir plus de 6 millions de francs le vingt-huitième jour…

13030507252415263610934112 dans Le grenier du ciné fantastiqueRoland Brissot c’est Pierre Fresnay, ce talentueux comédien français qui eut son heure de gloire en pleine seconde guerre mondiale, autant pour ses interprétations dans les films d’Henri-Georges Clouzot, L’ASSASSIN HABITE AU 21 (1941) et LE CORBEAU (1943) que dans cet autre classique du Fantastique français qu’est LA CHARRETTE FANTÔME (1940) de Julien Duvivier. C’est d’ailleurs avec des capitaux allemands que le film fut produit, la production cinématographique française sous l’Occupation favorisant plus particulièrement les adaptations littéraires et même fantastiques.

Outre Noël Roquevert jouant le restaurateur qui se « débarrasse » de la main, un comédien que tout le monde connaît pour ses multiples rôles secondaires sans trop connaître son nom, l’autre comédien impressionnant du film est Pierre Palau. Palau, de par sa petite taille et sa calvitie presque complète, camouflée sous un chapeau melon, est aussi insignifiant et ridicule dans le rôle du Diable, qu’il en devient inquiétant, de par aussi son insistance et ses airs de comptables minutieux. D’ailleurs, plus le film vire au cauchemar, plus ce Diable méticuleux comme un inspecteur du fisc semble être le personnage le plus socialement intégré, en poursuivant Brissot qui finit par se fuir peu à peu lui-même…

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Pour conclure, LA MAIN DU DIABLE est un petit classique du Fantastique issu de la Littérature Romantique du XIXième siècle qui, bien que typiquement français de par le jeu de ses comédiens, nous rapproche souvent de l’univers de la série B américaine, de par son ambiance parfois expressionniste et sa réalisation toute en suggestion.

- Trapard -

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LES VISITEURS DU SOIR (1942)

LES VISITEURS DU SOIR (1942) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LES VISITEURS DU SOIR (1942) de Marcel Carné (par Trapard)

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LES VISITEURS DU SOIR est le septième film de Marcel Carné, mais c’est aussi la cinquième collaboration entre Jacques Prévert, en tant que scénariste, et Carné, à la réalisation, après DRÔLE DE DRAME (1937) mais surtout, les très beaux films que sont LE QUAI DES BRUMES (1938), HÔTEL DU NORD (1938) et LE JOUR SE LÈVE (1939).

Ce film est aussi comme une parenthèse purement fantastique ou de « film à costumes », qui dénote avec les quatre films cités précédemment qui sont plutôt des intrigues urbaines, atmosphériques et qui s’inscrivent plus dans une forme de « réalisme poétique ». Une poésie urbaine à laquelle reviendront Carné et Prévert avec LES ENFANTS DU PARADIS (1943).

Pour ce qui concerne le sujet des VISITEURS DU SOIR : Satan délègue, sous l’apparence de ménestrels, deux de ses suppôts, Dominique (Arletty) et Gilles (Alain Cuny), pour semer malheur et destruction sur Terre en l’an de grâce 1485. Alors que Dominique réussit sa mission en soumettant à son emprise séductrice le baron Hugues (Fernand Ledoux) et Renaud (Marcel Herrand), le fiancé de la fille du baron, Anne (Marie Déa), Gilles faillit à sa tâche en succombant amoureusement devant la pureté d’Anne à laquelle il ne devait apporter que tourments. Leur amour déchaîne le courroux de Satan (Jules Berry) qui intervient en personne pour achever son oeuvre de désolation comme il l’entend…

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Souvent interprété, pour certaines scènes, comme une métaphore de l’Occupation de la France par l’Allemagne Nazi, ce qu’ont démenti leurs auteurs, LES VISITEURS DU SOIR est surtout une belle intrigue fantastique moyenâgeuse peuplée de ménestrels, de monarques, de nains, de montreurs d’ours, de magiciens et de forces sataniques tentatrices proches des fables et des romans de gestes d’antan. La censure oppressante du régime de Vichy forçant la production cinématographique française, de cette année 1942, à proposer des sujets intemporels, ou décalés de toutes situations contemporaines propices à des messages de résistance à l’Occupation, le film est une très belle fable médiévale et moralisatrice sur les pêchés ou débordements des humains face à la tentation de la Beauté.

13022807004515263610912335 dans TrapardLES VISITEURS DU SOIR est aussi interprété par une longue série de comédiens fabuleux des années 30 et 40, Marcel Carné aimant aussi forcer l’importance des seconds ou même des troisièmes rôles, en les offrant à des comédiens talentueux, pour renforcer la dimension populaire de son film. Pour n’en citer que quelques uns : Gabriel Gabrio (dans le rôle du bourreau), Jean d’Yd (en montreur d’ours) et même…Simone Signoret, François Chaumette, Jean Carmet, Jean-Pierre Mocky. Le réalisateur Alain Resnais, le chanteur Marcel Mouloudji, et même Jacques Prévert lui-même, y font de courtes apparitions. Le futur grand cinéaste italien de la modernité, Michelangelo Antonioni, sera même l’assistant-réalisateur de Marcel Carné sur ce film, avant d’entamer sa riche carrière en Italie, en Angleterre, jusqu’aux États-Unis…

13022807042915263610912337D’ailleurs, graphiquement, concernant la réalisation des VISITEURS DU SOIR, beaucoup de scènes semblent aussi être très inspirées de peintures médiévales, de par les très beaux costumes et les positions des comédiens lors des moments de cours entre amoureux, de chasses, ou des banquets. Mais bien entendu, le film de Marcel Carné vieillit très vite, particulièrement si on se détache avec le temps, ou par manque d’habitude, des jeux d’acteurs des années 30 et 40, comme des intonations d’époque : l’Académie Française et le talent d’un Louis Jouvet ou d’un Jules Berry perdant malheureusement leur attrait avec le temps. Mais le sujet du film et le développement psychologique des personnages restent très modernes, et pour qui aime s’aventurer vers les entrailles cinématographiques du passé, LES VISITEURS DU SOIR est encore un beau film fantastique très passionnant.

- Trapard -

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LA FELINE (1942)

LA FELINE (1942) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LA FÉLINE (1942) de Jacques Tourneur (par Trapard)

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Produit par la RKO, et notamment par Val Lewton, dans le cadre de la nouvelle unité de production de la firme spécialisée dans les films de série B, qui devaient compléter des double-programmes d’exploitations en salles. Frileux devant l’audace du sujet de LA FÉLINE (Cat People), les producteurs en chefs de la RKO avaient d’abord envisagé une distribution du film comme complément de programme du CITIZEN KANE (1941) d’Orson Welles qui fut un échec commercial. À l’inverse, LA FÉLINE qui fut envisagée comme un échec, remporta 4 millions de dollars alors que son budget ne dépassait pas les 135 000 dollars.

L’intrigue : Irena Dubrovna, jeune modéliste à New York, est hantée par la peur d’être la descendante d’une race de femmes-monstres qui se transforment en panthères dès qu’elles perdent leur virginité. Oliver Reed, un architecte naval, tombe amoureux d’elle et essaie de la convaincre que ses craintes sont sans fondement. Après le mariage, Irena est terrifiée à l’idée de consommer leur union et demande à Oliver d’être patient. L’aide du docteur Judd, un psychanalyste, reste sans effets : Irena va de plus en plus mal et Oliver cherche le réconfort chez Alice, une collègue de travail, mais cette dernière est menacée deux fois par une bête inconnue…

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Le générique du film crédite DeWitt Bodeen pour l’écriture du scénario mais celui-ci fut rédigé avec la collaboration du réalisateur Jacques Tourneur, le producteur Val Lewton, le compositeur de la musique, Roy Webb, et même avec la secrétaire de Val Lewton. Les scénaristes s’étant focalisés sur une écriture visuelle et par conséquent, dans la logique d’une économie de moyens, puisque l’horreur et les apparitions de la panthère sont surtout suggérées par la bande-sonore ou par des ombres et par certains effets de réalisation, ce qui accroit, au final, l’intensité du film. Tourneur a d’ailleurs inventé, pour le film, un procédé de réalisation appelé l’effet-bus qui sera la base de la réalisation d’un certain cinéma d’épouvante tel qu’on le connait aujourd’hui. L’effet en question consiste, à la fin d’une scène dans laquelle la tension est montée à son comble, à la faire retomber brusquement au moyen de l’irruption d’un élément extérieur, comme un chat qui traverse la pièce. Voici, en exemple, une scène du film : Alice, la collègue d’Oliver, est poursuivie par une présence menaçante, et traverse un parc de nuit, éclairé de loin en loin par un lampadaire. L’écran est rétréci par ces zones d’ombre, rapprochant le spectateur de l’action (et par l’envahissement de l’écran par l’obscurité de la salle de projection publique). Puis l’héroïne est toujours filmée marchant de la gauche de l’écran vers la droite. Elle accélère le pas progressivement, en se retournant vers la gauche de l’écran, d’où provient la menace. La tension monte progressivement. On entend des feulements, des bruits de pas… La scène se conclut par l’irruption d’un bus, de la droite de l’écran (donc allant dans le sens inverse de la marche de l’actrice), que l’on n’entend pas venir (rendant son irruption imprévisible et très brutale) ; le son du coup de frein est très proche d’un cri félin, et nous parvient avec retard, par rapport à l’image, ce qui contribue encore plus à faire sursauter le spectateur…

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Ce même procédé sera d’ailleurs repris l’année suivante par Lewton et Tourneur, pour L’HOMME LÉOPARD (The Leopard Man).

La Femme-Panthère de LA FÉLINE, aka Irena Dubrovna, est interprétée par la très belle actrice française, Simone Simon, qui facilita d’ailleurs l’obtention du poste de réalisateur au Français Jacques Tourneur, le fils de Maurice Tourneur (réalisateur, notamment, de LA MAIN DU DIABLE en 1943).

Cependant, la RKO fera plutôt appel au réalisateur, Robert Wise, deux années plus tard, pour LA MALÉDICTION DES HOMMES-CHATS (1944), très étrange suite de LA FÉLINE, mais néanmoins non dénuée d’une certaine poésie liée à l’Enfance.

13022407113815263610898577LA FÉLINE engendrera une multitude de dérivés sur le sujet, comme la belle Femme-Gorille de CAPTIVE WILD WOMAN sorti dès 1943 par la Universal (et réalisé par Edward Dmytryk). La Universal récupérera d’ailleurs les droits d’auteurs de LA FÉLINE, et le réalisateur, Paul Schrader, en tournera un remake éponyme en 1982. Bien entendu, quarante années plus tard, c’est une autre époque et d’autres moeurs, et là où le film de 1942 était presque osé en suggérant fortement la sexualité à travers le personnage incarné par Simone Simon, la Irena de 1982 interprétée par Nastassja Kinski avait déjà dépassé le cadre des non-dits de la génération précédente. De plus, en habitué des sujets de société tabous, le réalisateur Paul Schrader, allié du scénariste Allan Ormsby (auteur et réalisateur de la première version, et la plus malsaine, des péripéties du tueur nécrophile, Ed Gein, en 1974) ont fait évolué le remake vers un relation à la limite de l’inceste, entre la Femme-Panthère et son frère.

Pour en revenir au film original, c’est un beau parcours pour une simple série B encore bien référencée par les fantasticophiles actuels et dont son réalisateur écrivit la base d’un pan entier de l’Histoire de la réalisation cinématographique. C’est un petit classique culte du Cinéma d’Épouvante sur lequel LES ÉCHOS D’ALTAÏR se devaient de revenir.

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THE DEVIL BAT (1940)

THE DEVIL BAT (1940) dans Cinéma 13052108214015263611211209

THE DEVIL BAT (1940) de Jean Yarbrough (par Trapard)

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Dans le monde du nanar, THE DEVIL BAT a une place de choix avec sa chauve-souris géante improbable et mal filmée, et avec un Béla Lugosi peu crédible, en chute de carrière. L’intrigue : Le docteur Carruthers (Béla Lugosi), inventeur de parfums, voue une rancune tenace à ses employeurs devenus riches grâce à ses assemblages. Pour se venger, il développe une chauve-souris géante capable de tuer ceux qui utiliseront une lotion spéciale à base de fragrance tibétaine…

13021907255915263610882208 dans Le grenier du ciné fantastiqueSur ce fil conducteur d’un laisser pour compte face à des requins du Capital, le film se développe sans moyens financiers évidents, Jean Yarbrough renforçant sa réalisation avec autant de système D que de grosses ficelles, le tout enjolivé d’une musique pétaradante pour accentuer les quelques moments dramatiques du film, peu crédibles en soi. THE DEVIL BAT évolue alors, et si on s’y laisse prendre, avec cette tournure amusante des Zèderies bricolées qu’Ed Wood tournera une décennie plus tard, au cours des années 50, Lugosi y jouant déjà à grands renforts de regards sournois et machiavéliques sur une intrigue dramatique invisible. Un jeu d’acteur qui fonctionnait pourtant si bien dans des films à gros ou petits budgets des années 30, mais dans des films qui possédaient un effort évident dans les décors, accessoires, et surtout au niveau des éclairages d’ambiance, ce dont THE DEVIL BAT est malheureusement dépourvu. Et Lugosi de grimacer dans un film sans relief, au final. Mais c’est justement ce décalage qui prouve à quel point le talent d’un tel comédien a été sous-exploité à partir des années 40, Lugosi semblant presque seul à l’image, dans un montage décalé où il semble excellent face à d’autres comédiens presque fades. Ces derniers sont filmés dans leur élan et à leur rythme, et Lugosi dans le sien, que la coordination du metteur en scène semble évidemment bâclée : Jean Yarbrough ayant sûrement refilé ses rushs d’images au monteur en lui lançant : «Vas-y, démerde-toi avec tout ça, si tu peux !».

13021907285015263610882210 dans Trapard

Mais THE DEVIL BAT est aussi un de ces films sans moyens qui faisaient durer la carrière de Lugosi jusque dans les années 50, lui évitant de pointer au chômedu, et que l’on regarde encore aujourd’hui en tant que tel. En souvenir, finalement, de sa carrière riche en personnages monstrueux de tous poils, dans des films que Lugosi portait malgré lui, avec le décalage de son jeu d’acteur impressionnant, et qui ne collait plus vraiment avec le rajeunissement des sujets dans les décennies suivantes. Revoir aujourd’hui Lugosi dans un film des 40′s comme THE DEVIL BAT, ou dans un de ceux des 50′s, c’est comme un de ces plaisirs de gourmets, un peu snob et décalé à la fois, de goûter à l’univers du jeu d’un Lugosi éparpillé ça et là dans des films qui ne lui convenaient pas. Un peu comme certaines carrières dans le bis italien ou américain dans les 70′s, de grands comédiens qui ne pouvaient s’empêcher d’être talentueux et forts en présence, dans des films sans intérêts que seul leur nom sur l’affiche proposait un gage de valeur au produit vendu à des consommateurs.

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WHITE ZOMBIE (1932)

WHITE ZOMBIE (1932) dans Cinéma 13052108214015263611211209

WHITE ZOMBIE (1932) de Victor Halperin (par Trapard)

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WHITE ZOMBIE est d’abord le premier film de zombies recensé par l’Histoire du cinéma. Il est ensuite une petite histoire de famille, puisque ce sont les deux réalisateurs et frères, Halperin (Edward et Victor), qui ont produit ce petit film indépendant (bien qu’une majorité des scènes furent tournées dans les studios de la Universal), un film aujourd’hui culte, et que Victor Halperin réalisa lui-même. Béla Lugosi y tient même la tête d’affiche, affublé d’une longue barbiche et d’un vaste manteau sombre, dans un de ces rôles inquiétants qui lui sont rattachés à jamais (et qu’on en oublierait presque qu’il a aussi tourné des comédies). L’intrigue : Un jeune couple en voyage à Haïti, Neil et Madeleine, est invité par une connaissance, Charles Beaumont, à venir dans sa plantation pour leur mariage. Mais Beaumont est amoureux de Madeleine et espère pouvoir la persuader de l’épouser lui plutôt que Neil. Repoussé, il s’adresse alors, à un maître vaudou blanc, Legendre (Béla Lugosi), pour qu’il fasse d’elle un zombie de manière temporaire…

13021407382915263610865304 dans Le grenier du ciné fantastique

WHITE ZOMBIE n’est pas toujours très réussi dans sa réalisation, mais il possède un charme macabre indéniablement poétique, lors des diverses scènes d’errances des esclaves zombifiés au milieu des brumes parsemant les décors de paysages nocturnes haïtiens ou lors de scènes se déroulant en bord de mer, au pied d’un château et devant une immense matte-painting. Et certaines scènes, comme celles où Madeleine en transe joue du piano, annoncent aussi et en quelque sorte le magnifique film poétique de Jacques Tourneur, VAUDOU (1943).

WHITE ZOMBIE engendra un petit succès, bien qu’il ait été plutôt public que critique, puisque les frères Halperin récidiveront, en 1936, avec LA RÉVOLTE DES ZOMBIES (Revolt of the Zombies), mais sans Lugosi, cette fois-ci. Mais avec l’acteur William Crowell interprétant le méchant prêtre asiatique Tsiang. Du coup, au lieu de zombies haïtiens, c’est en Asie du Sud, et dans les profondeurs du Cambodge français, à Angkor, qu’au milieu de la première guerre mondiale, des troupes américaines affrontent la secte de Tsiang, détenant le secret ancestral de la zombification, et créant ainsi de redoutables machines à tuer. On se rapproche donc, avec ce film, des régions cinématographiques et littéraires très nébuleuses du néfaste et machiavélique Docteur Fu Manchu, ce grand gourou du Péril Jaune et ennemi juré des Empires coloniaux de l’Asie…

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La même année, Boris Karloff tournera lui aussi une variante du « film de zombie » avec le sympathique LE MORT QUI MARCHE (The Walking Dead) sous la direction de Michael Curtiz. Un film de la Warner Bros. Pictures dans lequel Karloff est condamné à tort pour meurtre, et après son exécution, un scientifique lui applique un nouveau traitement, de son invention, pour le ramener du trépas vers la vie…

En parcourant un serial de SF, datant de 1935, THE LOST CITY, j’ai même eu le plaisir de découvrir un étrange épisode intitulé THE LIVING-DEAD MEN, dans lequel un savant fou aux faux airs de Vincent Price zombifie scientifiquement, dans son immense laboratoire, toute une tribu africaine qu’il garde enfermée dans des geôles et dont il commande chaque faits et gestes. Mais sur ce même thème, Fritz Lang, en pleine montée du nazisme en Allemagne, n’annonçait-il pas lui aussi et en quelque sorte, une zombification (mais plus sciemment politisée), lorsque le Docteur Mabuse exerçait ses pouvoirs d’hypnose et de suggestion sur ses sujets, dans les versions de 1922 et surtout dans celle de 1933 ?

13021407485415263610865314Pour en revenir au « film de zombies » pur et dur, j’ouvrirai une parenthèse avec LE ROI DES ZOMBIES (King of the Zombies), une comédie horrifique tournée en 1941 par Jean Yarbrough, et interprétée par Mantan Moreland, un comédien afro-américain qui eut sa période de gloire dans de petites productions d’horreur ou d’aventures des années 40, en interprétant des personnages assez couards et aux accents du Bronx très prononcés (alors qu’il était originaire de la Louisiane). Un comédien d’une certaine blaxploitation des 40′s, un peu désuète, mais que l’Oscar attribué en 1939 à l’actrice Hattie McDaniel, incarnant Mamma dans AUTANT EN EMPORTE LE VENT, a sûrement accéléré. Mais aujourd’hui, Mantan Moreland, est presque un comédien culte, avec les années, pour les amateurs de cinéma bis, et personnellement je considère que, malgré l’ineptie de ses rôles, Mantan Moreland était un très bon comédien comique, qui me fait beaucoup rire. On le voit affronter, avec son grand regard épouvanté, dans LE ROI DES ZOMBIES, des hordes de zombie caribéens puisque son avion s’écrase sur une petite île, et entouré de ses trois camarades survivants, il est accueilli par le Dr. Sangre, un scientifique nazi qui pratique la sorcellerie vaudou pour réveiller les morts et les pousser à l’esclavage. C’est donc ici un début de brèche qui s’ouvre sur le futur sous-genre du « film de zombies nazis » mais c’est aussi un retour au « film de zombie vaudou » et, si je mets de côté le sympathique nanar d’Edward L. Cahn, ZOMBIES OF MORA TAU (1957), c’est George Andrew Romero qui nous guidera (avec LA NUIT DES MORTSVIVANTS), dès 1968, jusqu’à l’actuel zombie « moderne » tel qu’on le connaît. Sans oublier sa déclinaison récente, avec les « Infectés ». Seul L’EMPRISE DES TÉNÈBRES (1988), de Wes Craven, nous proposera un retour vers les origines haïtiennes et vaudou qui étaient le point de départ de WHITE ZOMBIE. Lucio Fulci, et quelques cinéastes du bis italien, situant pourtant l’action de leurs « films de Zombies » sur de petites îles caribéennes souvent imaginaires, dans leurs films des 70′s jusqu’aux 80′s…

Mais pour terminer sur WHITE ZOMBIE, et bien qu’il soit le premier film de morts-vivants, il est aussi un film à voir ou à revoir de temps à autres, pour son univers horrifique, un peu décalé. Un film aussi dans lequel Béla Lugosi interprète un de ses rôles les plus cultes de sa carrière dans le cinéma d’horreur des 30′s. Et voir Béla Lugosi en sorcier vaudou, tout européen qu’il soit, cela vaut tout de même son pesant de morsure cinématographique sur Haïti d’un autre temps !

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DOCTEUR X (1932)

DOCTEUR X (1932) dans Cinéma 13052108214015263611211209

DOCTEUR X (1932) de Michael Curtiz (par Trapard)

13021207395215263610858088 dans Fantastique

Lancé par la First National Pictures (avant qu’elle ne devienne la Warner Bros.), et par les producteurs Hal B. Wallis et Darryl F. Zanuck, DOCTEUR X (Doctor X) est un agréable petit film d’épouvante du début des 30′s qui mêle mystère, humour, savant fou, et le tout dans un univers semi-gothique du début des années 30.

13021207422615263610858089 dans Le grenier du ciné fantastiqueTourné (en couleurs) par un expatrié allemand, en pleine montée du nazisme dans son pays, Michael Curtiz, c’est à Lionel Atwill et à Fray Way que reviennent les rôles principaux du film. L’intrigue : Un étrange meurtrier commet de nombreux assassinats sanglants à proximité du cabinet d’un certain docteur Xavier, lequel emploie quatre autres médecins aux pratiques bizarres. Un jeune journaliste de presse écrite s’intéresse à l’affaire…

Sans trop en dire, l’enquête nous mène doucement vers un univers macabre où la jeune Fray Way, incarnant la fille du professeur Xavier (d’où le X du titre, et non pas, celui des X-Men qui n’étaient pas encore nés en 1932…) ajoute une touche de fraîcheur « teen » au film. Elle tournera de nouveau sous la houlette de Curtiz, l’année suivante, et toujours aux côtés de Lionel Atwill, dans MASQUES DE CIRE (Mystery of Wax Museum), alternant avec une carrière glorieuse pour la RKO dans LES CHASSES DU COMTE ZAROFF (1932, The Most Dangerous Game) mais surtout, en incarnant la fiancée de KING KONG (1933).

13021207453115263610858093 dans TrapardBien que souvent bavard, DOCTEUR X n’en reste pas moins un très beau film graphique des 30s, Michael Curtiz, en bon contemporain de Fritz Lang qu’il était, aimant jouer avec les jeux d’ombres et les éclairages inquiétants. Et c’est sans omettre l’univers scientifique des studios hollywoodiens, fait d’éprouvettes et des produits chimiques fumants ou en ébullition, que FRANKENSTEIN de la Universal Pictures avait popularisé l’année précédente, histoire de savant fou oblige ! Le MASQUES DE CIRE de Curtiz de 1933 n’échappera pas à la règle, avec la cire bouillante des statues de figures historiques camouflant des cadavres, en prime. Personnellement, je conseille fortement ce dernier film à ceux qui ne l’auraient jamais vu, car il est, pour moi, l’aboutissement de DOCTEUR X et du travail de Michael Curtiz vers un univers gothique plus abouti encore. Mais Michael Curtiz est aussi le grand réalisateur de westerns, sur lequel il est difficile de faire l’impasse, en tant que fan du genre.

13021207475415263610858097La First National Pictures créera une suite aux méfaits du Professeur Xavier, en 1939, avec THE RETURN OF DOCTOR X, réalisée par Vincent Sherman, mais sans Lionel Atwill qui s’est trouvé un digne remplaçant sous les traits d’Humphrey Bogart (si, si !). Humphrey Bogart a donc interprété un savant fou, bien avant tous les personnages magnifiques qu’on lui connaît, et ceci à une époque où je considère qu’il ne trimballait sa belle gueule que dans des rôles mineurs de sous-James Cagney. Humour, mystère, assassinats et enquêtes journalistiques sont de nouveau au programme de cette séquelle en noir et blanc du DOCTEUR X, et cette fois-ci et Bogart y arbore une belle coupe de cheveux striée d’une mèche blanche, presque digne de celle d’Elsa Lanchester dans LA FIANCÉÉ DE FRANKENSTEIN tourné quatre ans plus tôt, et une grande paire de lunettes rondes. Moins machiavélique que le Docteur Denfert des AUSTIN POWERS ou que le Docteur Gang d’INSPECTEUR GADGET qui ne se déplacent jamais sans leurs chats persans capricieux, Bogart en Professeur Xavier incarnerait plutôt un scientifique névrosé et un peu paumé, errant avec un lapin blanc dans les bras.

DOCTEUR X et LE RETOUR DU DOCTEUR X, deux films qui n’ont pas trop laissé de traces indélébiles dans l’Histoire du cinéma d’horreur, mais qui sont néanmoins à découvrir ou à redécouvrir pour les fans de Savants Mabouls en tout genre.

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DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE (1932)

DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE (1932) dans Cinéma 13052108214015263611211209

DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE (1932) de Robert Florey (par Trapard)

13020707150115263610840806 dans Fantastique

DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE est l’une de ces adaptations des écrits d’Edgar Allan Poe, avec LE CHAT NOIR (1934) que Carl Laemmle de la Universal a produit pour alimenter la veine cinématographique horrifique fleurissante dans les années 30. Le réalisateur Robert Florey, qui dût se retirer du tournage de FRANKENSTEIN (1931), laissant la place à James Whale, tourna l’année suivante ce petit bijou un peu désuet, mais non dénué d’un certain charme. Le charme d’un Paris de pacotille de 1845, d’avant la Commune dans lequel Bela Lugosi promène son air inquiétant, ses sourcils broussailleux, son accent hongrois exagéré, et le singe meurtrier du texte original d’Edgar Poe.

L’adaptation du conte de Poe est très libre, bien entendu, les textes de cet auteur étant si « intériorisés » qu’ils en sont très difficilement adaptables dans le cadre d’histoires scénarisées : Pierre Dupin, jeune étudiant en médecine, apprend que, dans la même semaine, trois femmes ont été retrouvées dans la Seine. Toutes semblent s’être suicidées. En examinant les corps, il remarque des petites entailles sur le bras des victimes et découvre finalement que la série de crimes est perpétrée par le Dr Mirakle (Bela Lugosi), un savant cherchant à démontrer le lien de parenté entre l’homme et le singe.

13020707174615263610840807 dans Le grenier du ciné fantastique

L’année de la sortie de DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE (1932) a été une période importante pour les « films de singes » puisque la Metro-Goldwyn-Mayer sortait le premier TARZAN, dont le succès annonçait déjà une longue série d’adaptations, très libres aussi, des écrits d’Edgar Rice Burroughs. Tandis que la RKO nous présentait un tout autre genre de singe, le roi de tous : KING KONG… Et sans oublier L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU lancée par la Paramount. Par la suite, et jusque dans les années 60, les « films de singes » n’en finiront plus d’être tournés, petites comme grandes maisons de production s’accrochant aux branches, si je puis dire, du succès de l’anxiété des mégapoles américaines et européennes, face à un inconnu : celui, très abstrait, des pays coloniaux peuplés d’espèces animales aux modes de vie encore peu médiatisés. La télévision et les divers documentaires et reportages animaliers et ethnologiques des années 60, mais surtout des 70, relativiseront ces lacunes par la suite.

En exemple de « films de jungle » (un genre qu’on renommera plus tard et plus simplement, « films d’aventures » avec Indiana Jones & Co) : PERDUS DANS LA JUNGLE (1934, avec Clyde Beatty), THE LOST CITY (1935, un serial de SF méconnu qui flirte, en même temps, avec Flash Gordon et avec le pur « film de Jungle », et le film de zombies ou de Frankenstein…), DARK JUNGLE (1936), LAW OF THE JUNGLE (1941, de Jean Yarbrough, et là, on commence à toucher le fond…), THE WHITE PONGO (1945, de Sam Newfield, et ici, on est presque au fond…) ou THE WHITE GORILLA (1945, ça y est, on a touché le fond !!!).

13020707202115263610840810 dans Trapard

Jusqu’aux divers sérials des années 40 de JIM LA JUNGLE, NABONGA (avec Buster Crabbe), jusqu’à JUNGLE GIRL (avec Frances Gifford dans le rôle de la belle Nyoka, la fille de la jungle), et aux bandes dessinées du genre qui sont des sources inépuisables sur le sujet de la « junglerie »… Mais, ici, je m’enfonce beaucoup trop dans la jungle du bis hollywoodien et je m’éloigne un peu de DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE, qui remporta un réel succès à sa sortie malgré son acteur costumé en singe (alterné au montage avec un vrai singe). Par la suite, Lugosi deviendra lui-même un habitué des « films de singes », à la limite de l’auto-parodie, avec, par exemple, LE GORILLE (1939, avec les comiques The Ritz Brothers), L’HOMME SINGE (1943) et surtout BELA LUGOSI MEETS A BROOKLYN GORILLA (1951), deux gros nanars tournés par William Beaudine…

- « Boris Karloff a aussi joué dans un « film de singe » avec THE APE (1940) ! » me lancera, Morbius.

-« Ah oui, j’allais l’oublier celui-là !»

D’ailleurs, heureusement que Morbius est intervenu car je ne trouvais plus de fin à mes énumérations. Alors pour conclure avec DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE, il possède ce charme des décors hollywoodiens des 30′s, mêlant l’univers des banlieues oisives de Paris retranscrites par les peintures de Renoir, à une enquête policière mêlant humour et meurtres. Roy Del Ruth en tournera aussi une sympathique version avec LE FANTÔME DE LA RUE MORGUE en 1954, interprétée par Karl Malden.

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