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Archive pour la catégorie « Littérature »

PLONGÉE DANS LE MERVEILLEUX SCIENTIFIQUE AVEC STEPHEN BAXTER

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Plongée dans le merveilleux scientifique avec Stephen Baxter

Par Sonia Faessel

BsSEJb-4 dans Publifan

Le merveilleux scientifique, c’est Jules Verne qui l’a inventé dans ses Voyages Extraordinaires, conseillé, il est vrai par son ami et éditeur Jules Hetzel

On se rappelle tous des descriptions des fonds sous-marins de Vingt mille lieues sous les mers, ou encore des couches géologiques successives de la descente du Voyage au centre de la Terre : Jules Verne mettait en prose poétique les connaissances scientifiques de son époque et obtenait un effet de dépaysement et d’exotisme maximum, alors qu’il décrivait notre planète.

GqSEJb-1 dans Science-fiction

Imaginez à présent le même effet, mais dans le cosmos, dont les images nous émerveillent : nébuleuses, super novae, naines rouges, étoiles blanches, trous noirs. Stephen Baxter nous plonge au cœur de ces phénomènes dans son cycle des Xeelees, partiellement traduit et publié en 4 volumes par les éditions du Bélial. Il fallait au minimum une formation de mathématiques à l’université de Cambridge et une pré sélection au poste d’astronaute sur la station Mir, pour que cet Anglais de Liverpool puisse faire partager au lecteur les connaissances phénoménales que nous avons aujourd’hui de l’univers. 

SuSEJb-3Les Xeelees sont les maîtres de notre univers, dont ils connaissent la très proche extinction, soit, dans cinq millions d’années. Baxter travaille donc sur une grande échelle de temps : le premier volume , Gravité, se situe vers 100 000, dans « l’ère pour la guerre pour la fin des guerres » ; le second,  Singularité,  décrit des événements qui ont lieu pendant l’occupation Qax, vers 5 000 ; le troisième, Flux, est lui aussi dans « l’ère de la guerre pour la fin des guerres », mais 100 000 ans après Singularité, le dernier, Accrétion, décrit la fin du soleil et de notre univers dans cinq millions d’années. Les humains ont disparu de la galaxie, les seuls survivants sont sur une Terre temporellement déportée. 

Dans chaque livre, recueil de nouvelles, œuvre énorme qui a commencé en 1987 et dont une grande partie reste encore à traduire, l’homme est confronté à un problème d’ordre cosmique. Dans Gravité, il doit faire face à l’effondrement de la nébuleuse qu’il habite ; dans Singularité, il voyage dans le futur pour combattre l’invasion Qax, dans Flux, réduit à une taille microscopique, il doit faire face aux instabilités d’une mer quantique dans une étoile à photons, dans Accrétion, il doit trouver un moyen de s’échapper de l’univers en agonie, vide de toute vie. C’est dire l’ampleur des défis, relevés grâce à l’ingéniosité (la fabrication d’un vaisseau de fortune dans Gravité), ou à une technologie améliorée au fil des conquêtes, ou volée aux Xeelees : vaisseaux subluminiques, trous de vers qui permettent de voyager aussi bien dans l’espace que dans le temps, maintenus ouverts par la matière exotique découverte par Michael Poole, armes capables de briser une étoile, rien n’est impossible.  L’intelligence et la technologie semblent triompher de la nature, ce qui est bien la marque de l’homo sapiens. 

6wSEJb-2Et pourtant, des forces sombres sont à l’œuvre, nées de l’univers lui-même, comme nous l’apprend le dernier volume : la matière noire, qui compose plus de 90% de l’univers, mange la matière baryonique, celle des étoiles et des planètes. Les Xeelees l’ont su, sont remontés dans le passé pour modifier leur évolution, de manière à pouvoir construire un anneau, porte qui s’ouvre sur un autre univers. Ainsi, l’IA envoyée dans le Soleil assistera-t-elle, impuissante, à la mort de l’étoile rongée par les oiseaux photinos de matière noire.  

Sur le plan humain, les forces sombres sont à l’œuvre elles aussi, issues de la nature humaine elle-même, ce que montre la déliquescence sociale du vaisseau envoyé dans le futur, à cinq millions d’années. Le voyage dure mille ans, et les vieux réflexes tribaux, le fanatisme  et la soif du pouvoir ont détruit la société du départ. La sagesse acquise au cours de plusieurs siècles d’existence prolongée par les sessions d’arrêt de la sénescence, a bien du mal à s’imposer, et les intelligences artificielles, transformées en énergie quantique, sont plus utiles à la survie de l’espère humaine que l’homme lui-même. 

Finalement, changer la nature a ses limites. Baxter ne pense pas comme Jules Verne, que la Providence est seule juge et punit l’orgueil des hommes par des catastrophes (c’est le cas dans deux tiers de ses romans). Rien de divin dans son cycle des Xeelees, si ce n’est une race infiniment supérieure et mystérieuse, dont les noircroiseurs sont capables de parcourir plusieurs millions d’années lumière par heure, en utilisant l’énergie de l’univers. Confronté aux forces titanesques du cosmos, jzSEJb-5l’homme est infiniment peu de choses : il est pourtant grand par sa ténacité, son incroyable volonté de survie, mais si petit et mesquin lorsqu’il cède aux vertiges de la puissance. 

Au final, de la grande et belle SF, comme on l’aime : des aventures galactiques qui pourront combler les astrophysiciens par leur côté hard science, et les lecteurs néophytes par un imaginaire qu’on voit rarement : qu’il s’agissent des vaisseaux arbres de Gravité, des vaisseaux vivants des Qax dans Singularité, du monde enfermé dans l’étoile à photon de Flux, de la perception subjective de la mort du soleil par l’IA et des noircroiseurs d’Accrétion, pour ne prendre que quelques exemples. 

Les quatre volumes forment un tout parfaitement cohérent, avec des anticipations sur la suite et des rappels des événements et personnages des volumes précédents, et, si Baxter n’a pas réussi à être un astronaute, le lecteur l’est, au fil des deux milles pages de son cycle, dans un voyage extraordinaire parmi les étoiles et les nébuleuses.  

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CITATION CÉLÈBRE : SORCELEUR 1 – Le Dernier Vœu

CITATION CÉLÈBRE : SORCELEUR 1 - Le Dernier Vœu  dans Fantastique qcbCJb-1« Le souvenir que j’en ai, c’est que les sorceleurs enlèvent des enfants tout petits, qu’ils nourrissent ensuite d’herbes magiques. Ceux qui survivent deviennent à leur tour sorceleurs, des sorciers aux pouvoirs extraordinaires. On les forme à tuer, on en extirpe tous les sentiments et tous les réflexes humains. On en fait des monstres destinés à tuer d’autres monstres. J’ai entendu dire qu’il était grand temps de commencer à faire la chasse aux sorceleurs parce qu’il y a de moins en moins de monstres, et qu’eux sont de plus en plus nombreux. »

(Sorceleur 1 – Le Dernier Vœu / Andrzej Sapkowski)



DANS LA COUR DES GRANDS

DANS LA COUR DES GRANDS dans Littérature 14072703494415263612413227

Dans la cour des grands :

Peter F. Hamilton /Stephen King

Par Sonia Faessel

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Si vous aimez les voyages de lecture qui vous plongent pendant des semaines dans un imaginaire et un univers riches et captivants, alors n’hésitez pas : absorbez les 4000 pages et plus des cycles du Commonwealth de Peter Hamilton et les 7 volumes de La Tour sombre de Stephen King. Deux créateurs immenses, qui partagent une culture littéraire et cinématographique conséquente, comme tous les grands écrivains qui ne se contentent pas d’écrire, mais lisent les autres.

Ils ne travaillent pas de la même manière : Peter Hamilton écrit une saga de space opera, son imaginaire se construit au fur et à mesure, et c’est en moins de 10 ans, de 2005 à 2014 qu’il compose les 7 volumes  des deux cycles du monde du Commonwealth, L’Étoile de Pandore (4 vols.), Le Vide qui songe (3 vols.). Stephen King commence La Tour sombre en 1970, inspiré par la lecture d’un poème de Robert Browning (poète anglais, 1812-1889), intitulé : « L’Écuyer Roland à la Tour sombre s’en est venu », et par le personnage incarné par Clint Eastwood dans Le Bon, la brute, le truand, film de Sergio Leone (1966). Du poème, il tient son titre : La Tour sombre,  et l’idée d’un imaginaire médiéval ; du western spaghetti de Leone, il trouve son personnage du pistolero, titre du premier volume du cycle, et il publie les deux premiers récits en 1970 dans des magazines. Il reprendra son projet en 1982, The Gunslinger (traduit en France en 1991 par Le Pistolero) et les 7 volumes (8 vols en anglais) s’échelonneront jusqu’en 2012. C’est donc une œuvre qui mûrit pendant plus de quarante ans, nourrie par l’imaginaire de Stephen King déployé dans les livres publiés pendant cette période. Il dit dans sa préface que c’est son œuvre majeure, dans laquelle il a mis tout ce qui le constitue en tant qu’écrivain, et c’est parfaitement exact : toute sa thématique y est.

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Hamilton et King partagent une vision du mal :  d’un côté, un extraterrestre, l’Arpenteur, une intelligence non humaine dont l’objectif est de remplir la galaxie de sa seule présence, de l’autre le roi Cramoisi, qui veut détruire la tour sombre, garante de l’équilibre des mondes. Les deux super malfaisants ont des agents, volontaires ou non, qui sont autant d’obstacles aux « bons » et animent la lutte sans merci.

Les similitudes s’arrêtent là, Hamilton propose une confrontation entre l’humain et une technologie menaçante, fondée, non sur une assimilation façon Borgs, mais sur la conquête à tout prix ; King construit son cycle en forme de quête, celle du pistolero–chevalier Roland Deschain, et la première phrase du cycle : « l’homme en noir fuyait dans le désert et le pistolero le poursuivait » est aussi la dernière  des 4500 pages de cette aventure.

Jr49Jb-4Dans sa saga du Commonwealth, Hamilton déploie un imaginaire connu dans le space opera. Ce n’est pas l’univers de Star Wars, mais les éléments fondamentaux sont là : une conquête humaine des planètes de la galaxie, grâce à la technologie maîtrisée des trous de vers et des vaisseaux supraluminiques, des intrigues politiques, un monde capitaliste, dominé par les dynasties terrestres et interstellaires. Quelques extraterrestres collaborent plus ou moins avec les humains, sans intervenir directement, soit parce que leur civilisation est beaucoup plus ancienne, soit parce qu’ils n’ont pas la prétention d’intervenir dans la vie de la galaxie. D’autres  ont renoncé à une technologie dévastatrice et choisi volontairement de régresser. Dans tous les cas, cela permet d’envisager d’autres perspectives, en montrant les limites de la technologie ou des utilisations qui savent se passer de toute forme d’agression : les chemins des Sylphens, que les humains appellent des elfes,  mènent d’une planète à l’autre, sans aucune logique autre que celle d’explorer des expériences de vie.

Peter Hamilton se préoccupe de la mort : est-elle une finalité ou non ?, question que se pose l’homo sapiens depuis qu’il sait qu’il existe. Il avait déjà développé la question dans sa trilogie L’Aube de la nuit, fresque spatiale dans laquelle les personnages doivent essayer de cohabiter avec les âmes des morts, inopinément libérées de l’espace et qui se précipitent  avec jubilation sur tous les corps des vivants : l’ensemble, écrit entre 1996 et 2000,  raconte avec gravité et drôlerie ce que peut bien devenir une société humaine interstellaire lorsqu’elle est envahie par des indésirables.

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Dans le cycle du Commonwealth, la mort n’est plus une finalité : chaque humain qui en a les moyens, peut bénéficier d’une cure de rajeunissement et d’une « résurrection » par clonage et réimplantation de sa mémoire si son enveloppe corporelle disparaît.  Le meurtre n’a donc plus guère de raison d’être, mais gare au piratage informatique ! C’est en modifiant les implants d’un humain que l’Arpenteur forme ses agents,  mais les logiciels et les virtuoses du cyber espace ont aussi créé l’IA, entité dont les processeurs occupent une planète entière, et qui conseille les humains et envahit elle aussi les logiciels de ses agents, avec leur consentement. 

7v49Jb-5Dans La Trilogie du Vide (2008-2011) le cycle suivant la guerre menée contre l’Arpenteur, l’humanité est mise en péril par le vide qui songe, une promesse d’un paradis transmis par les rêveurs de la planète à l’intérieur du vide. Cette fois-ci, la  religion est au centre du combat  entre les factions, les « conservateurs, qui se méfient, et les « accélérateurs », qui voient dans cette évolution une post humanité bienheureuse. Il ne s’agira que d’un leurre, d’une gigantesque machine construite par les Primiens, ceux de la race de l’Arpenteur, capable d’absorber l’énergie des étoiles de la galaxie, et mangeuse d’esprits. Certes, les âmes appelées par le vide sont bienheureuses, mais elles n’ont plus aucun désir et la stagnation extatique dans laquelle elles sont plongées ne suscite plus rien. Les batailles sont titanesques, les pouvoirs psychiques immenses, la technologie effrayante, et l’humanité sera sauvée de justesse.

La grande réussite de Hamilton réside dans la complexité des intrigues et la multiplicité de personnages bien caractérisés, que l’on retrouve d’un volume à l’autre.  Aucun ennui dans la lecture de ces sept livres, dont chacun  se termine par un suspens qui donne envie de continuer.  Il explore avec brio les modalités d’une évolution de l’humanité  pourvue d’une technologie qui lui permet de reculer les limites de la mort physique.

vz49Jb-6Autant l’on reconnaît chez Hamilton les thèmes classiques de la SF, autant l’on identifie les thèmes majeurs de l’oeuvre de King dans La Tour Sombre.  De la SF, il utilise les portes qui ouvrent sur des espaces temps différents, toujours sur la Terre cependant. Avec le personnage de Jack, le jeune garçon qui accompagne le pistolero, il reprend le thème du shining, pouvoir utilisé pour détruire les rayons de la tour sombre, et que traquent les agents du roi Cramoisi. Le dédoublement de personnalité permet de récupérer son intégrité physique, (le personnage de Susannah Dean, amputée de ses deux jambes),  tout comme le fait Mr Mercedes.  L’écriture reste au centre de la quête, et Stephen King se met en scène comme seul détenteur de la suite de l’histoire. Il devient un personnage en danger de mort, traqué par les agents du roi Cramoisi.  L’Heroic Fantasy  est évoquée dans les deux volumes consacrés au passé du chevalier Roland : on y trouve des sorcières, des objets magiques, des personnages puissants et malfaisants, mais il s’agit d’avantage d’une fresque sur fond médiéval que d’un cycle évoquant Le Seigneur des Anneaux.  La fonction de l’épisode est de mieux comprendre le personnage de Roland et de céder à la rêverie littéraire d’un monde médiéval revisité par l’imagination de King.  On peut s’amuser à lister avec précision les éléments qui se trouvent dans les livres de King écrits entre 1981 et 2012, on en trouvera une bonne vingtaine, suffisamment pour faire de La Tour Sombre une œuvre somme, qui ne ressemble à rien de ce que King a écrit et qui dans le même temps rejoint le connaisseur de son œuvre.

On imagine assez mal des adaptations cinématographiques de ces deux cycles, tant les décors, la profusion des personnages, la complexité des intriques, et le temps de la lecture sont irréductibles.  Le film sorti en 2017 d’une adaptation de La Tour Sombre fut un échec. Des séries télé sont évoquées, il faudra au minimum le talent de l’équipe de Game of Thrones pour les mettre en chantier. En attendant, bonne lecture !

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CITATION CÉLÈBRE : FONDATION

CITATION CÉLÈBRE : FONDATION dans Citation célèbre IaNwJb-1« La Galaxie comportait alors près de vingt-cinq millions de mondes habités. Et pas une seule de ces planètes n’échappait à l’autorité de l’Empire dont le siège se trouvait alors sur Trantor. Un demi-siècle plus tard, les choses auraient déjà bien changé. »

(Fondation / Isaac Asimov)



PERLINE : EXOTIA – T1

PERLINE : EXOTIA - T1 dans Littérature 14072703494415263612413227

LmyfJb-1 dans Marie-Laure

Dans cette histoire de Ghislain Fernandez, les fées ne sont pas de petites créatures de la taille d’une luciole mais plutôt des êtres d’un mètre quatre-vingts, dotés d’une paire d’ailes, bien entendu, sauf… Perline. Perline, jeune princesse fée un peu différente des autres de par sa taille (elle ne fait qu’un mètre soixante…), son allure et ses deux paires d’ailes, une jolie paire translucide comme toute fée qui se respecte et surtout une paire colorée comme celle d’un papillon. Elle est unique et ça l’ennuie un peu.

Bref, Perline est notre jeune héroïne, elle vit dans la contrées d’Aëlle au royaume d’El Lou, fille adoptive de la reine déesse Enéamour créatrice des fées et du monde magique, elle rêve de pouvoir s’aventurer au-delà des rempart de sa cité et de découvrir le reste du monde. Mais voilà, en tant que princesse ce n’est pas trop possible, alors elle se pose sur son arbre fétiche, un gros mirabron aux feuilles d’or et aux énormes fruits rouges et regarde l’horizon. Souvent son ami le féon Eoghan la rejoint.

Nous sommes à l’approche de l’hiver et toutes les fées s’activent pour finir les récoltes afin d’avoir de quoi se sustenter pendant toute la saison et pouvoir être en sécurité, car comme chacun sait les fées perdent leurs ailes en hiver, toutes sauf Perline. Ce jour-là donc Perline et Eoghan apprennent que le père de ce dernier a été convoqué par la reine, elle l’envoie aux pays des licornes pour une mission urgente extrêmement importante. En effet, un Dam Taflo, un artefact, a disparu et les licornes perdent leur magie, impensable ! Perline saute sur l occasion et en catimini suit le grand guerrier féon, de là elle va vivre une aventure dangereuse et découvrir la difficulté de survivre dans une contrée sauvage, hostile, aux apparences souvent trompeuses. Elle va apprendre que toutes les fées n’ont pas d’ailes, que certaines sont des guerrières amazones, que les ogres sont encore plus effrayants que dans ses livres d’histoires, elle va apprendre la faim, le froid, la soif mais elle va aussi peut-être apprendre qui elle est exactement et d’où elle vient (Eneamour l’ayant découverte bébé au pied du grand mirabron ). Elle va aussi comprendre pourquoi la magie est si importante dans la protection du monde d’El Lou.

Accompagnée de son ami et du beau griffon, Gaspard, elle ira jusqu’au pays d’Exotia, frontière avec le pays des licornes, et là… on attend le tome 2 (j’hésite entre rire ou pleurer, je crois que j’ai fait les deux en simultané !).

Voila en résumé le tome 1 de Perline, une petite pépite de magie et de rêve qui nous embarque dans un monde féerique. L’auteur est un poète qui décrit à merveille ce monde à la fois enchanteur et cruel, il nous fait voyager dans son imaginaire avec force de couleurs, sons et senteurs, tout y est, on pourrait presque entendre le chant d une Narcissa Grelette (grande et magnifique fleur carnivore) quand elle attire sa proie, goûter le fameux mirabronne, juteux et croquant et sentir l’odeur fétide des doguimoses (chiens dangereux du désert) lorsqu’ils attaquent Perline.

Donc gros coup de cœur pour cette lecture destinée à la base aux 8-9 ans et a tous ceux qui ont gardé une âme d enfant, coup de cœur pour l’auteur que j ai eu le plaisir de rencontrer lors du salon du livre jeunesse de ma petite ville bretonnante, près de ses lecteurs. ll discute facilement et nous contamine par sa passion.

Mention spéciale pour la couverture superbe (qui pour le coup m’a attirée comme la lumière pour un papillon), je vais même me permettre de nommer l’illustrateur, Vinz El Tabanas, auteur aussi de bandes dessinées. et une autre belle surprise dans ce livre des illustrations de certaines créatures du monde d’El Lou, par Séverine Pineaux.

- Marie-Laure -

Autres articles de Marie-Laure :

Orgueil & Préjugés & Zombies / Laisse-moi entrer / Prince Lestat et l’Atlantide / Anno Dracula / Anno Dracula : Dracula Cha Cha Cha / La Destinée, la Mort et moi, comment j’ai conjuré le sort / Chroniques Lunaires – Tome 1 : Cinder / Ahïn, Les Chroniques de Nailah et Kalyah

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« LES FURTIFS » et « ANATÈM »

Les Furtifs, Anatèm, deux romans « bavards » qui ne se ressemblent pas.

Par Sonia Faessel

Deux romans énormes, l’un de 700 pages (Les Furtifs), l’autre, en deux volumes, de 1200 pages, soit un temps de lecture considérable, qu’on espère bien ne pas gaspiller. 

Ce n’est pas le cas, mais pas au point de vous coller à votre fauteuil non plus. 

C’est l’occasion de distinguer clairement le bon « faiseur » du vrai créateur de SF.

D’un côté, le roman d’un Français, Alain Damasio, qui s’est fait remarquer il y a quinze ans par La Horde du Contrevent, de l’autre, le diptyque d’un romancer américain Neal Stephenson, déjà consacré, par le prix Hugo pour L’Age de diamant (1996), et pour Le Samouraï virtuel (même année).

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Commençons par le roman de Damasio. L’idée est un fantasme récent de nos sociétés ultra sophistiquées, notamment dans le domaine de la surveillance : nous sommes tous fichés, gérés par l’IA Google, Amazon, Facebook, ou autre, on peut suivre n’importe qui à la trace (caméras partout, signatures informatiques des cartes de crédit, etc.). le fantasme en question serait d’être intraçable jusqu’à l’invisibilité. C’et le cas des furtifs, des êtres que l’homme ne peut voir, qui sont capables de se fondre dans n’importe quelle structure, d’imiter n’importe quel objet, de reproduire n’importe quel son pour brouiller les pistes. La vraie originalité du roman est dans la traque de ces furtifs, d’abord militaire, avec une unité de chasseurs dédiée, munie de toutes les technologies imaginables, ensuite dans la recherche d’un contact avec des êtres intelligents, venus d’ailleurs ou pas – il semblerait qu’ils soient avec nous depuis des millénaires. C’est la rencontre du troisième type, mais sur place, avec hybridation future possible puisque des humains disparaissent, des enfants surtout, lorsqu’ils sont réceptifs à ces furtifs. 

Dans le traitement du thème, tout à fait intéressant, intervient le côté « faiseur » de l’auteur. De par son expérience radiophonique, de slameur et de parleur, il investit son texte d’interminables paragraphes, certes brillants sur le plan langagier, mais pas toujours convaincants quant à la  trame de la fiction, si bien que l’effet devient « verbeux » et finit par lasser. Slamer se fait devant un public, c’est moins évident dans l’intimité de la lecture. De son expérience de scénariste pour le jeu vidéo et la série TV, il retient la trame sentimentale : un père qui a perdu sa fille de quatre ans devient chasseur de furtifs, car il sait qu’elle est devenue l’une des leurs. C’est attachant, cela crée du suspens, mais c’est plutôt banal. On ajoute à tout ça un saupoudrage de descriptions d’une société entièrement aux mains du privé, où tous les citoyens sont hyper contrôlés, où les braves militants essaient de remettre en question un ordre diaboliquement organisé par les réseaux de communications et les politiques (les gilets jaunes en monte en l’air sur des immeubles, avec un côté Robin des bois), on n’oublie pas les préoccupations des écolos et les théories du vivant qu’il faut préserver à tout prix, et on obtient les 700 pages de ce roman. Au total, une excellente radiographie de la société française d’aujourd’hui, dans un cadre de SF.

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Avec Stephenson, on entre dans un monde de création, il faut s’adapter à des nominations nouvelles, à une temporalité qui joue sur quatre millénaires, et le lecteur est convié à un parcours initiatique de 1200 pages, à travers la narration gigantesque d’un jeune avôt, dont il suit le parcours. 

Le cadre : une évocation médiévale, du monastère plus précisément, dans de gigantesques bâtiments labyrinthiques, entièrement fermés sur eux-mêmes, et qui ne s’ouvrent au monde extérieur (séculier) qu’une fois tous les dix ans. Rien de religieux toutefois : les concente sont des communautés d’avôts, des scientifiques qui obéissent à la Discipline cartésienne. On découvre, on s’adapte (ou pas) à ce monde clos dans des séries de dialogues hautement philosophiques et scientifiques, et l’on suit le quotidien de ces avôts qui peuvent choisir de rester quelques jours à mille ans dans les hauts murs des concente. La réflexion porte sur la question du maintien du savoir humain, de la science et de l’intelligence à travers les siècles et les millénaires : comment faire pour préserver alors que les civilisations s’écroulent (il y a déjà eu trois « sacs », comprenons fin de civilisation, en 4 millénaires), et sans utiliser la technologie autrement que dans des situations qui la réclament ? On sait tout faire dans les concente : utiliser l’énergie nucléaire, mesurer l’espace, construire des vaisseaux spatiaux, procéder au séquençage génétique, mais on ne s’en sert que pour la vie des hôtes, avec parcimonie. 

Le jeune avôt qui raconte son aventure est un esprit curieux, il mène l’enquête à travers de nombreux interrogatoires, tout en suivant les protocoles de courtoisie et de respect, ce qui est rien moins qu’évident et demande des trésors d’astuce. Il découvre une anomalie dans l’espace et il part en mission pour découvrir ce dont il s’agit : rien moins que d’un vaisseau qui orbite autour de sa planète nommée « Arbre » (mais on reconnaît sans peine notre bonne vieille Terre). On passe du dedans à dehors, et dans un trajet initiatique, tant sur le plan de la connaissance que sur le plan de la maturité. 

Le plaisir est celui de la création d’un monde, avec tout un vocabulaire qui évoque l’Antiquité grecque et romaine, une sorte de Bibliothèque d’Alexandrie d’un autre temps, celle peinte sur les murs du Vatican par Raphaël, celle évoquée dans le film Agora. Par contraste, l’extérieur offre la variété des zones protégées en oppositions aux dévastations, dues aux guerres à la technologie, à la pollution ou autre, et des communautés humaines aux coutumes étranges tentent de survivre. 

Plus difficile est la lecture de ces interminables dialogues, plutôt ardus, et qui ne servent pas le déroulement de l’histoire racontée. On a l’impression d’un livre somme sur le savoir humain, sur la réflexion actuelle de Stephenson. Il nous emmène avec lui, c’est certain, mais où ? c’est moins défini. D’ailleurs, il s’en doute puisque le tome 2 se termine par un lexique et par une invitation sur son site aux lecteurs qui aimeraient des explications (nous aussi !), une demie réussite, par conséquent, même si on comprend bien que ce travail est celui d’un grand créateur de la SF.

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AHÏN, LES CHRONIQUES DE NAILAH ET KALYAH

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La découverte de cette histoire fut une agréable surprise. Dès le premier chapitre, je me suis laissée emporter dans l’univers de Nailah et Kalyah. En plus, l’aventure commence en Bretagne, pays des Fées, des Korrigans et de la Magie, ça ne pouvait que bien tomber : c’est chez moi !

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Puis on rentre rapidement dans le vif du sujet, on ne sait pas encore où cela va nous mener mais on sait déjà que ça va être épique et magique. Les chapitres sont courts, rapides à lire, l’écriture est fluide, le principe de « un chapitre, un protagoniste »  est vraiment sympa. C’est frustrant car ça nous laisse sur notre faim, mais c’est agréable puisqu’on veut toujours en savoir plus, donc c’est très difficile de s’arrêter (cela signifie déjà pour moi que le livre est bon).

Revenons au contenu car c’est ce qui nous intéresse. Très vite, on se prend d’affection pour ces deux jeunes filles issues de deux univers différents et que tout oppose, mais qui sont en même temps si semblables. On comprend tout aussi vite ce qu’Eressëa attend d’elles, du moins dans un premier temps car son dessein est beaucoup plus complexe (je ne ferai pas la présentation des personnages, au lecteur de découvrir qui est Eressëa, Kalyah, Nailah et consort).

Ce qui m’a le plus charmé dans cette histoire c’est  l’univers dans lequel gravitent nos héroïnes, il y au moins deux mondes parallèles : Kalyah vit sur terre, en pays bretonnant, et Nailah au palais d’Idriëlle sur MEIRAYË, monde parallèle au nôtre qui n’est autre que le monde des contes de fées avec son lot de loups, sorciers, magiciens, fées et bien sûr nos princesses et princes de contes de fées modernisés. Le principe est magnifique et laisse une grande place a notre imagination. Il y a aussi d’autre mondes, mais je vous laisse découvrir lesquels…

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Nos jeunes adolescentes vont devoir vivre et apprendre les us et coutumes d’un monde qui n’est pas le-leur, et si le but de la mission n’est pas très clair au début on comprend vite quelle est son importance et combien elles vont devoir être fortes. Pour cela elles vont être aidées par deux jeunes hommes mystérieux complètement différents et pourtant si similaires et tout aussi importants dans l’histoire que nos jeunes héroïnes. Leur caractère respectif et les aides qu’ils vont recevoir tous les quatre vont leur permettre d’évoluer jusqu’à devenir ce qu’Eressëa attend d’eux. Ils iront de surprise en surprise jusqu’à un final époustouflant, bien trop rapide à mon goût mais qui colle parfaitement à l’histoire.

Bref, ce livre c’est de l’émotion, de l’amitié, de l’amour, de la jeunesse, des surprises, de la magie, de l’imagination, c’est tout cela condensé sur quelques pages joliment illustrées. Les dessins façon manga sont superbes, bravo l’artiste.

Si je peux me permettre, le seul reproche que j’aurais à faire c’est l’abondance de passages de désirs charnels, on parle de tension sexuelle entre les protagonistes à chaque chapitre, j’ai trouvé que c’était un peu répétitif mais bon, je n’ai plus l’âge de nos héroïnes. J’ai sûrement oublié à quel point à dix-sept ans on est tout feu tout flamme !

- Marie-Laure -

Ahïn, les Chroniques de Nailah et Kalyah, de Dyane et Auréline B. (éditions Loup d’Argent)

Quatrième de couverture :

« Cela fait longtemps que je vous attends, vous, les élues, celles par qui tout a commencé, et par qui tout finira. Les étoiles ont parlé… le temps est venu de vous réunir, et mon cœur est à la fois impatient et inquiet. 

Il vous faudra vaincre vos peurs les plus profondes, apprendre des valeurs telles que l’amour, l’amitié et le partage.

Alors, enfin, vous grandirez, en expérience et en combativité.

Je sens le mal grandir dans l’ombre. Vous avez tant à apprendre et moi si peu de temps pour partager mon expérience.

Ce n’est que le début, et nul ne connaît la fin…

- Eressëa -

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Autres articles de Marie-Laure :

Orgueil & Préjugés & Zombies / Laisse-moi entrer / Prince Lestat et l’Atlantide / Anno Dracula / Anno Dracula : Dracula Cha Cha Cha / La Destinée, la Mort et moi, comment j’ai conjuré le sort / Chroniques Lunaires – Tome 1 : Cinder

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CITATION CÉLÈBRE : LES CHIENS DE TINDALOS

CITATION CÉLÈBRE : LES CHIENS DE TINDALOS dans Citation célèbre 5n1PIb-1« Le temps est simplement notre perception imparfaite d’une nouvelle dimension de l’espace. Le temps et le mouvement sont deux illusions. Tout ce qui a existé depuis le commencement du monde existe encore aujourd’hui. Des événements qui se sont déroulés il y a des siècles sur cette planète continuent d’exister dans une autre dimension de l’espace. Des événements qui se produiront dans plusieurs siècles existent déjà aujourd’hui. Nous ne pouvons percevoir leur existence parce que nous sommes incapables de pénétrer la dimension de l’espace qui les contient. Les êtres humains tels que nous les connaissons ne sont que des fractions, des fractions infiniment petites d’un tout immense. Tout être humain est relié à toute vie qui l’a précédé sur terre. Tous ses ancêtres font partie de lui. Seul le temps le sépare de ses ascendants, et le temps est une illusion qui n’existe pas. »

(Les Chiens de Tindalos / 1929 / Frank Belknap Long Jr. / Les Meilleurs Récits de Weird Tales)



LES MONTAGNES HALLUCINÉES – T1 – (éd. Bragelonne)

LES MONTAGNES HALLUCINÉES - T1 - (éd. Bragelonne) dans Fantastique 14072703494415263612413227

Après la superbe édition illustrée de L’Appel de Cthulhu parue en 2017, les éditions Bragelonne remettent le couvert avec ce premier tome de la longue et fascinante nouvelle de H.P. Lovecraft : Les Montagnes Hallucinées (paru en octobre 2019)

eyoNIb-mont2 dans Littérature

À nouveau, François Baranger se charge des illustrations, que dis-je, de ses toiles de maître tant le spectacle visuel est aussi impressionnant que le texte de Lovecraft !

eyoNIb-mont1C’est à une version « cinémascope » que nous avons droit ici, non seulement grâce au format de l’album, mais aussi grâce à des panoramas qui nous plongent littéralement dans l’histoire, dans ces paysages glacés de l’Antarctique où nous découvrons, éberlués, les incroyables représentations des imposants monuments de la cité ancienne.

Baranger EST l’illustrateur qu’il fallait, incontournable dès qu’il s’agit de mettre en images les folles visions de Lovecraft, il nous l’avait déjà prouvé avec l’album de L’Appel de Cthulhu paru deux ans plus tôt.

« Paysages déserts glacés, créatures innommables vieilles de plusieurs millions d’années découvertes dans un état de conservation anormal, étranges structures géométriques au sommet des montagnes noires, plus hautes que l’Everest… Cette nouvelle de Lovecraft a inspiré des générations d’auteurs et de réalisateurs, de John Carpenter, lorsqu’il réalise THE THING, à Guillermo del Toro qui rêve de la porter à l’écran. 

Fasciné depuis toujours par l’univers de H.P. Lovecraft, François Baranger, illustrateur reconnut dans le monde pour ses talents de concept artist pour le cinéma et le jeu vidéo, s’est attelé à la tâche « cyclopéenne » de mettre en images ses principaux récits. »

Et quelle tâche ! Et quelle œuvre !  Les Grands Anciens ne pouvaient rêver meilleur disciple ! Vivement le tome 2 !

 Morbius – (morbius501@gmail.com)

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JEAN-LOUIS FETJAINE A DIT…

JEAN-LOUIS FETJAINE A DIT... dans Littérature bTVMIb-sfJean-Louis Fetjaine, auteur de La Science-Fiction pour les Nuls (First Editions – septembre 2019), a déclaré dans son livre :

« Nos sociétés occidentales, aujourd’hui dominées par les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), qui savent tout de nous et sont de plus en plus dominantes dans le monde du travail, de l’économie, des loisirs, de l’information (ainsi que de la désinformation) et même de la domotique, commencent à ressembler au Meilleur des Mondes d’Huxley. Quand l’ensemble de la population renonce volontairement à l’individualité, adopte une novlangue internationale et une culture de masse, une dictature brutale comme celle de Big Brother n’a plus lieu d’être. Donc Huxley l’emporte. »



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