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Archive pour la catégorie « Littérature »

LE CYCLE DE SACLYD : Premières Intrusions

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Philippe Morineau se présente et nous présente son premier roman publié aux Éditions Complicités, Le Cycle de Saclyd, dont nous aurons certainement l’occasion de reparler sur le blog.

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« L’histoire nous apparaît comme un fleuve s’écoulant inlassablement sans que nous puissions le détourner ou le ralentir. Il existe cependant des êtres pour qui le fleuve s’est transformé en un océan qu’ils nomment l’Uchronomicon. Ils l’explorent sans relâche tout en se combattant. L’un d’eux, Saclyd, grâce aux connaissances millénaires héritées de ses ancêtres, manipule les variables de l’équation originelle qui lui permettent de contrôler le destin de plusieurs monde plus ou moins semblables à la Terre que nous connaissons. À l’abri de sa forteresse sous-marine, protégé par des créatures terrifiantes et perverses qu’il a lui-même créées grâce au génie génétique, il lutte depuis peu contre une menace grandissante qu’il ne peut encore circonscrire. Mais si sa vie a déjà été mise en danger à plusieurs reprises, c’est la toute première fois qu’il n’est plus le seul à sauver. »

Premières Intrusions entame le Cycle de Saclyd des Chroniques de l’Uchronomicon.

« J’ai l’ambition avec mon premier roman d’inaugurer un style littéraire à la croisée de l’uchronie, de la fantasy et de la science fiction. »

Le Cycle de Saclyd est une série de trois ou quatre tomes qui j’espère sera suivie d’un ou deux autres cycles. Sans spoiler la trame du roman, il raconte des aventures sur des mondes qui sont plus ou moins semblables à notre propre Terre et disséminés dans l’Uchronomicon que seuls maîtrisent les descendants d’Uchros. Le liant entre ces univers est l’un des descendants d’Uchros : Saclyd.
 
J’ai découvert tout jeune les récits de Jules Verne et plus tard Ambre de Roger Zelazny et le Cycle de Tschaï de Jack Vance notamment. J’ai également eu la chance de voyager étant jeune et de découvrir différentes cultures avec leurs mythologies. Enfin, plus tard j’ai eu l’occasion de lire mais également d’écrire des campagnes de jeu de rôle pour mes amis. Si une partie de mon inspiration venait de mes lectures, j’ai au fil du temps imaginé plusieurs univers et personnages que j’ai décidé de condenser dans mes romans. J’ai eu aussi la chance de bénéficier de l’inventivité de mes compagnons de jeu qui ont apporté leurs propres pierres à l’édifice. 
 
C’est peut-être présomptueux de ma part mais j’ai l’ambition avec mon premier roman d’inaugurer un style littéraire à la croisée de l’uchronie, de la fantasy et de la science fiction. J’a bien conscience que mon style s’améliorera avec l’expérience mais j’ai déjà eu le bonheur de bénéficier des conseils éclairés et avisés de plusieurs de mes connaissances.
 
- Philippe Morineau – (chroniquesuchronomicon.blogspot.fr)


THE ENCYCLOPEDIA OF SCIENCE-FICTION MOVIES

THE ENCYCLOPEDIA OF SCIENCE-FICTION MOVIES dans Bibliothèque altaïrienne 16030108253515263614018267

La bibliothèque altaïrienne est constituée de la collection personnelle de Morbius. On y trouve des livres de référence anciens ou récents sur la SF et le Fantastique dans les domaines du cinéma, des séries télévisées, de la littérature, des plus grands auteurs, de quelques artistes de renom et de tant d’autres choses appartenant aux contrées de l’Imaginaire. Explorons ses rayons, choisissons un livre, feuilletons ses pages…

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The Encyclopedia of Science-Fiction Movies (Octopus Books, première édition 1984, la seconde édition date de 1986, c’est celle que je possède) et The Aurum Film Encyclopedia : Horror (Aurum Press, 1985) : voilà deux gros bouquins de référence apparemment britanniques, édités par Phil Hardy dans les années 1980, et qui me servirent longtemps pour mes recherches, à une époque où Internet n’existait pas encore !

C’est dans la célèbre librairie parisienne Album, aujourd’hui disparue, que je devais dénicher ces deux volumes conséquents, entièrement dédiés aux genres de films que j’ai toujours affectionné. C’était bien sûr dans les années 80.

Je me souviens avoir foncé sur The Encyclopedia of Science-Fiction Movies dès que je l’ai aperçu en entrant dans la librairie, heureux que j’étais de découvrir enfin un livre encyclopédique consacré aux films de science-fiction. À cette époque, je crois que je m’occupais déjà de CosmoFiction Fanzine, et en dehors de L’Écran Fantastique, Mad Movies, Starlog, et parfois aussi de Starburst et de quelques Cinéfantastique que j’achetais dans des librairies d’aéroport à l’occasion de mes voyages en France, il était très difficile de trouver des informations sur les films de SF ou d’horreur. J’achetais aussi Première et quelques magazines vidéo comme Vidéo 7, que j’appréciais beaucoup. Ces deux livres de référence me seront donc très utiles, pendant longtemps, pour présenter également les films de la section cinématographique du Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie ou rédiger des fiches films pour le bulletin de l’association.

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Pour The Aurum Film Encyclopedia : Horror, je me souviens très bien avoir longuement hésité avant de l’acheter. La librairie avait du mal à s’en débarrasser vu son prix (250 FF) et l’encyclopédie trônait depuis longtemps sur une étagère. Le vendeur a été ravi de me voir arriver à la caisse avec elle, et je me souviens parfaitement de ce qu’il a lancé à l’un de ses collègues : « Tu vois,  je t’avais dit qu’on finirait par la vendre un jour ! »

The Encyclopedia of Science-Fiction Movies et The Aurum Film Encyclopedia : Horror présentent les films, après quelques préfaces, introductions et autres, de leurs origines (1895 pour The Encyclopedia of Science-Fiction Movies et 1896 pour The Aurum Film Encyclopedia : Horror) à 1985, soit un survol de près d’un siècle, je dis bien un survol car je ne suis pas sûr que TOUS les films en question y soient bien répertoriés…

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Les deux volumes proposent pour chaque film traité : le titre, l’origine, la durée, le synopsis, l’avis critique et la fiche technique. Ne maîtrisant que très peu la langue de Shakespeare, il m’était souvent bien difficile de tout comprendre, mais j’arrivais à en saisir l’essentiel !

Rigoureux, sobres et clairs, nos deux livres possèdent une iconographie assez pauvre (mais il faut faire un choix, car tous deux ne comptent pas plus de 400 pages pour tout regrouper), essentiellement en noir et blanc. The Encyclopedia of Science-Fiction Movies offre cependant, au centre, un cahier photos couleur, lequel a dû être ajouté pour la seconde édition.

Les deux volumes se concluent par quatre appendices : le premier concerne le box office des titres, le second le classement des titres selon les préférences de certains critiques (notamment la critique française…), le troisième les récompenses obtenues par les films et le quatrième la bibliographie ayant servi à rédiger l’ouvrage.

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Aujourd’hui le formidable outil Internet a forcément remplacé The Encyclopedia of Science-Fiction Movies et The Aurum Film Encyclopedia : Horror. Lorsque je prépare un article pour l’un des trois blogs des Échos d’Altaïr, Google est mon ami. Il me connaît bien et nous travaillons ensemble main dans la main depuis des années. J’ai besoin rapidement d’une information, la confirmation d’une date, l’orthographe correcte d’un nom de réalisateur ou tout autre chose : je l’obtiens aussitôt demandé. Plus besoin d’aller feuilleter longuement l’un de mes deux gros volumes de référence, des encyclopédies qui dorment désormais profondément dans leurs draps jaunis aux fins fonds de ma bibliothèque, souvenirs d’une époque révolue, celle du fanzinat et des débuts du Sci-Fi Club…

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

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Autres livres présentés dans la catégorie Bibliothèque Altaïrienne :

Encyclopédie de la Science-Fiction / Histoires du Cinéma Fantastique / Encyclopédie de l’Utopie et de la Science-Fiction / Starlog Photo Guidebook / Les Maîtres de l’Étrange 

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CITATION CÉLÈBRE : L’HISTOIRE SANS FIN

CITATION CÉLÈBRE : L'HISTOIRE SANS FIN dans Littérature 18011312324215263615449724« Je voudrais bien savoir, se dit-il, ce qui se passe réellement dans un livre, tant qu’il est fermé. Il n’y a là, bien sûr, que des lettres imprimées sur du papier, et pourtant – il doit bien se passer quelque chose puisque, quand je l’ouvre, une histoire entière est là d’un seul coup. Il y a des personnages que je ne connais pas encore, et il y a toutes les aventures, tous les exploits et les combats possibles – parfois surviennent des tempêtes, ou bien on se retrouve dans des villes et des pays étrangers. Tout cela est d’une façon ou d’une autre à l’intérieur du livre. Il faut le lire pour le vivre, c’est évident. Mais c’est déjà dans le livre, à l’avance. Je voudrais bien savoir comment. »

(L’Histoire Sans Fin, 1979, Michael Ende)



ALIENS, 70 ANS DE CULTURE ET CONTRE-CULTURE

ALIENS, 70 ANS DE CULTURE ET CONTRE-CULTURE dans Littérature 14072703494415263612413227

Ne vous méprenez pas : rien à voir ici avec la célèbre saga ALIEN de Ridley Scott. Non, pour une fois Les Échos d’Altaïr reviennent à leurs premières amours car nous plongeons au cœur de l’ufologie, et c’est bien d’OVNI, de rencontres du troisième type, d’extraterrestres, de spécialistes ufologues, de témoignages et d’avis de sceptiques dont il est question à travers ce livre épais de Fabrice Canepa, publié aux éditions Tana : Aliens, 70 Ans de Culture et Contre-Culture.

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« Car à travers ses efforts pour comprendre et interpréter cet autre absolu qu’est l’alien, elle [l'ufologie] nous en dit long sur nous-mêmes. C’est cette symbiose que j’ai cherché à mettre en évidence au fil de ce livre, en mettant systématiquement en parallèle l’histoire de la discipline et celle des hommes au cours de ces soixante-dix dernières années », nous dit l’auteur Fabrice Canepa dans son épilogue. Et c’est exactement à ça que nous avons droit dans ce livre passionnant à lire, si l’on s’intéresse de près ou de loin au mystère des fameux OVNI.

18011005354515263615443215Fabrice Canepa est scénariste, réalisateur, essayiste, biographe et traducteur. Rien que ça. Avec son livre grand format de plus de 200 pages (cartonnées), Aliens, 70 Ans de Culture et Contre-Culture, nous sommes confrontés à l’étrange histoire des OVNI à travers le temps. Entre témoignages troublants, mensonges, debunking, enquêtes, conspirationnisme, conclusions d’ufologues et de sceptiques, nous survolons diverses époques qui semblent chacune, à leur façon, donner forme au mythe… Vint en effet le temps des premières rencontres, puis celui des Gris, puis celui des abductions, puis celui des Reptiliens… « L’ufologie peut apparaître [...] comme l’esquisse d’une discipline qui serait à la sociologie ce que la psychanalyse est à la psychologie : une modélisation qui vaut moins par le caractère scientifiquement démontrable de ces postulats que par son efficience clinique et interprétative », nous précise Fabrice Canepa. Et pour mieux compléter son ouvrage, l’auteur met régulièrement en parallèle films et séries de science-fiction des différentes époques parcourues.

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Aliens, 70 Ans de Culture et Contre-Culture ne manque pas de nous rappeler que, finalement, ces visiteurs venus d’un autre monde pourraient être tout simplement notre création, le produit de nos peurs, une sorte d’ « alien, miroir de l’homme. L’alien se dérobe d’autant plus facilement qu’il se plie à tous nos besoins, se faisant le reflet de nos inquiétudes les plus sourdes de notre temps », insiste Canepa. Et d’ailleurs, nombre d’ufologues ont aujourd’hui abandonné totalement l’hypothèse extraterrestre pour s’intéresser à d’autres explications, comme les dimensions parallèles, par exemple… De là à dire qu’aucun E.T. n’est jamais venu sur Terre depuis son existence…

18011005394315263615443216« Lorsqu’en juin 1947 Kenneth Arnold annonce à la radio qu’il vient d’apercevoir d’étranges objets volants non identifiés à proximité du mont Rainier, il ne peut se douter qu’il vient d’ouvrir la boîte de Pandore.

Soucoupes volantes, OVNI, extraterrestres, contactés, abductés… En l’espace de soixante-dix ans, c’est un pan tout entier de notre imaginaire qui va naître et se développer, porté à la fois par les incroyables révélations de l’ufologie et les folles spéculations de la science-fiction.

Des excursions sur Vénus aux bases secrètes de l’armée américaine, des soucoupes volantes aux triangles lumineux, des petits hommes verts de Mars aux Gris de Zeta Reticuli ou aux reptiliens métamorphes, le récit fondateur se déploie, se transforme et se complexifie à chaque décennie.

Sans préjuger de la réalité du phénomène, ce livre retrace les grandes étapes de cette histoire palpitante, et suit pas à pas ce qui est devenu bien plus qu’une simple croyance, un véritable mythe irrigant en profondeur notre vision du réel. » (quatrième de couverture)

À noter que notre Aliens, 70 Ans de Culture et Contre-Culture possède une couverture phosphorescente du plus effet la nuit, lorsque, posé sur une étagère de votre bibliothèque, vous pouvez apercevoir la tête de l’alien vous observer silencieusement de ses gros yeux noirs. Faites de beaux rêves… 

- Morbius – (morbius501@gmail.com)



SPÉCIAL FRANK HERBERT

SPÉCIAL FRANK HERBERT dans Antipathes 14072703494415263612413227

ET L’HOMME CRÉA UN DIEU

suivi de

LA BARRIÈRE DE SANTAROGA

Connaissez-vous Frank Herbert ?

OK, je réalise que ma question paraît amplement stupide alors je la réitère.

Connaissez-vous les œuvres de Frank Herbert ?

Les lecteurs me répondront : « Oui, bien sûr, Dune ». Et en effet, il est bien question de l’auteur de cette saga fantastique en sept volumes. Saga poursuivie par son fils Brian Herbert, sur les notes laissées par son père, coécrit avec Kevin J Anderson, auteur de romans dans les univers de STAR WARS, X-FILES, entre autres, mais aussi de la saga originale La Saga des Sept Soleils.

17122009132415263615420001 dans LittératureEt mordicus, je reviens sur la question : « Qui est Frank Herbert ? »

Frank Herbert, né Frank Patrick Herbert Jr, est né le 08/10/1920 à Tacoma, Washington.

Frank Herbert aura très tôt la passion de l’écriture et en 1939, il ment sur son âge pour être embauché dans le Glendale Star. Mais sa carrière est interrompue par la guerre. Il part alors six mois dans l’US Navy comme photographe. À son retour, à l’Université de Washington, il suivra des cours d’écriture mais n’obtiendra pas de diplôme, ne s’intéressant qu’aux matières qui le passionnent. Ensuite, il ira dans le journalisme. Et c’est dans le Seattle Star, l’Oregon Statesman et le San Francisco Examiner’s California Living Magazine qu’il écrira ses articles. Durant la même période, il rencontrera en 1946 Beverly, sa femme, avec qui il aura deux fils, Brian en 1947 et Bruce, en 1951.

En 1952 il devient psychanalyste jungien et publie sa toute première nouvelle de science-fiction :  Looking for Something dans Astounding. D’ailleurs, ses études en psychologie, et plus précisément  la psychologie dans les profondeurs, lui inspireront Dragon sous la Mer publié en 1956.

Mais c’est en 1956, alors que l’Oregon l’envoie écrire un article sur l’avancée des dunes de sable et les moyens scientifiques mis en place pour les arrêter qu’une étincelle s’allume. Et même si à son retour il ne publiera jamais l’article, l’auteur se sera passionné pour le sujet. Après six années d’écriture, il accouche de son œuvre phare, Dune, en 1965 (volume de science-fiction qui sera le plus vendu au monde avec plus de 12 millions d’exemplaires). Une œuvre qui remportera le prix Nebula en 1965 et le Prix Hugo en 1966.

17122009153715263615420003 dans Science-fictionEn 1972, il s’arrête d’écrire des articles et s’adonne entièrement à l’écriture de ses romans. Et c’est en 1985 qu’il publie La Maison des Mères, dernier volume du Cycle de Dune qu’il dédiera à sa femme, Beverly, morte en 1984.

Il décédera le 11/02/1986 à Madison, Wisconsin laissant derrière lui quelques sagas inachevées.

Dune

  • Dune(Dune *)
  • Dune ** (Dune **)
  • Le Messie de Dune (Dune Messiah )
  • Les Enfants de Dune (Children of Dune)
  • L’Empereur Dieu de Dune (God Emperor of Dune)
  • Les Hérétiques de Dune (Heretics of Dune)
  • La Maison des Mères (Chapterhouse Dune)

Six volumes ou sept, si vous considérez les deux premiers en un seul volume ou en deux.

L’univers sera complété de Dune, la Genèse, Dune, les Origines, Avant Dune et Après Dune. (Un sacré coup de cœur pour la Genèse et les Origines tout de même).

Moins connue hélas, mais il est aussi l’auteur d’une seconde saga qui n’a rien à envier à la première :

Le Cycle de Programme Conscience. Le premier tome a été ré-écrit afin de l’intégrer dans la sage coécrite avec Bill Ransom (cette saga fera peut-être l’objet d’un article à part entière) :

  • Destination Vide
  • L’incident Jésus
  • L’Effet Lazare
  • Le Facteur Ascension 

Maintenant que le rêve vous a été vendu, oubliez tout ça, je n’ai ni l’intention de vous présenter un article concernant Dune, ni le Programme Conscience (même si je dois vous l’avouer, j’en ai vachement envie). 

Mais qu’a-t-il fait d’autre ?

À cette question je dirais que la réponse est vaste. Aussi, vais-je vous en présenter deux, deux plutôt courts :

  • Et l’homme créa un Dieu, Prélude à Dune
  • La Barrière de Santaroga

Deux parce que d’une part c’est Noël et que d’autre part c’est le weekend (ndlr : au moment où Antipathes écrit ces lignes, bien sûr).

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ET L’HOMME CRÉA UN DIEU

(THE GODMAKERS)

Publié en 1972 sous le titre original de The Godmakers puis en France en 1988 chez Pocket, il regroupe successivement quatre nouvelles précédemment éditées 

You Take the High Road, publié en mai 1958,

Missing Link, publié en février 1959,

Operation Haystack, publié en mai 1959,

The Priests of Psi (Les Prêtres du psi), paru en 1960.

Bien que la dernière nouvelle, Les Prêtres du Psi, soit intégrée, la version du livre diffère de beaucoup avec la version originale.

17122009203215263615420006Nous suivons les aventures de Lewis Orne (surnommé Lew), fraîchement diplômé de l’École de Paix de Marak. Il est originaire de Chargon de Gemma, planète à forte pesanteur. Cette spécificité transparaît dans le physique de notre héro qui est trapu, fortement musclé, au visage carré parfois comparé à celui du bulldog. Quant à ses cheveux roux ils sont coupés en brosse. Son diplôme en poche, il rejoint le service du R.R. (Redécouverte et Rééducation). Cependant, c’est sur la planète Hamal, en mission, que sa vie va basculer. Cette mission consiste à enquêter sur les velléités belliqueuses que pourraient déceler la planète. C’est là le rôle du R.R, redécouvrir les planètes isolées afin de les rassembler au sein de l’Empire Galactique mais en évinçant toute possibilité d’une nouvelle guerre. Car cette galaxie sort tout droit d’un conflit qui fut dévastateur : La Guerre des Marches (La Guerre des Bords dans Les Prêtres du Psi) qui démantela l’empire en divers morceaux éparses.

Cette guerre opposa les Marakians et les Nathians, ces derniers étaient un peuple nomade dont l’organisation ne fut jamais vraiment démantelée.

Retour en mission donc, le Premier-Contact du R.R. va entraîner la mission de Lewis Orne, et l’incompétence totale et absolue de ce premier va mettre notre agent dans une situation compliquée.

17122009215815263615420007Car, si cette planète paraît au premier abord parfaitement paisible, un pressentiment met Orne mal à l’aise. Quelque chose ne va pas. Quelque chose ne colle pas (pas de rire, pas de jeux, pas d’émotions). C’est alors qu’il décide d’appuyer sur le bouton « Panique » (et non, nous ne sommes pas dans H2G2, merci) du boîtier vert qu’il porte sur lui. Cette action aux apparences anodines va faire changer l’avenir de la planète mais aussi celui de Lewis Orne.

C’est alors qu’intervient le second protagoniste, Umbo Stetson, agent de l’I.N. (Investigation-Normalisation). Ce dernier prendra note du rapport de l’agent du R.R.. et bien que les deux services ne soient pas en bon terme (en fait il ne peuvent pas se sentir), ils vont travailler ensemble à déterminer l’avenir de Hamal et des Hamalites. Et l’agent Stetson va très vitre mettre en avant ce qui cloche dans ce petit monde parfait. Car là est le rôle de l’I.N. mettre au pas les populations belliqueuses et les ramener de force si nécessaire à une vie pacifique.

Cette mission sera un succès et l’agent Stetson (surnommé Stet) va prendre Lewis Orne sous son aile, impressionné par la perspicacité de cet agent du R.R.. Lewis Orne repartira en missions non plus sous les ordres du R.R. mais de l’I.N. donc. Missions qui seront d’ailleurs couronnées de succès. 

Changement de décor :

« Les dieux sont fabriqués, pas engendrés ».

Nous allons faire maintenant escale sur Amel.

17122009244115263615420009En secret, les prêtres d’Amel, foyer de toutes les religions du monde connus, ou comme le prétendent certains, du monde inconnu, sont à la tâche. Cette planète a mis en place la trêve œcuménique afin qu’aucune religion ne se décident de prendre le dessus sur l’autre et entraîne une nouvelle guerre (pour faire court, pour pas qu’ils se tapent sur la margoulette). Sauf que… Cette planète est accusé de fomenter une guerre. Mais, parce qu’il y a un mais, car sans mais, pas d’histoire, il est impossible de prendre cette planète d’assaut. En effet, celle-ci est vénérée par ses adeptes et comme elle est source de toute religion, pas un soldat, croyants comme ils sont, n’osera y fouler le sol. C’est donc Orne qui y sera affecté, et c’est là que commence « Les prêtres du Psi ».

Qui est Orne pour les prêtres d’Amel, quelle est la force psi ?

Nous avons là un des petits chefs-d’œuvre de Frank Herbert. Car s’il est sous-titré Prélude à Dune, il n’a cependant aucun rapport avec ce dernier (ni dans l’histoire, ni dans la chronologie d’ailleurs). Par contre il y regroupe les thématiques appréciées par son auteur. Société matriarcale influente et discrète, mysticisme, religion, glorification d’un homme levé au rang divin… Mais aussi l’engrenage politique et militaire. Toutes ces idées se retrouvent dans la saga de Dune. L’histoire est courte, permet une immersion, et si elle n’a aucun rapport avec Dune, elle en donne les clés. Il y a peu d’action et donne la part belle aux questions existentielles, religieuses, mystiques et intellectuelles. Et surtout, des questionnements sur la violence, le soulèvement et in fine à la guerre en tant que telle (religieuse ou politique).

Je pense aussi (et c’est personnel) que ce livre ne dispense pas forcément de découvrir Les Prêtres du Psi. Je ne vous y oblige en rien cela dit. 

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LA BARRIÈRE DE SANTAROGA

(THE SANTAROGA BARRIER)

Publié pour la première fois en 1967 sous le titre de The Santaroga Barrier puis en France en 1979 aux édition J-C LATTÈS.

Bon, cette fois nous redescendons sur Terre, et plus précisément aux États-Unies d’Amérique. Nous suivons Gilbert Dasein qui s’apprête à emprunter la route qui le mènera à la Vallée de Santaroga.

17122009301015263615420015Déjà plusieurs personnes étaient mortes durant ce projet, morts d’accidents naturels.

Ce projet ? S’intégrer au sein de Santaroga, vallée située près de Berkeley en Californie, et effectuer une étude sur la psychologie des habitants. Étude financée par les industries. En effet, ces habitants ne consomment rien de ce qui est produit à l’extérieur et les seuls ventes enregistrées sont celles des personnes étrangères à Santaroga qui ne sont que de passage. Alors quelle est donc cette barrière autour de Santaroga qui fait qu’aucun des habitants ne veut commercer avec l’étranger, qu’aucune industrie ne se pérennise et qu’est-ce qui fait qu’ils sont si fermés à toute campagne publicitaire nationale ? Comportement jugé comme étant non-américain. Voici une série de questions auxquelles il va devoir apporter une réponse. Et c’est à son chef de département, Dr Chemi Selador qu’il devra faire part de ses avancées.

Aussi, Gilbert Dasein est dépêché sur place pour effectuer ses études, mais ce dernier à un avantage conséquent sur les autres, il a déjà un pied à Santaroga. Je m’explique donc, à l’Université il a rencontré une fille, Jenny Sorge, originaire de Santaroga, avec laquelle il a été très proche, bien que cela fasse un moment déjà. Bien sûr, à la fin de son cursus, Jenny était repartie vivre à Santaroga (aucun habitant de Santaroga ne part vivre ailleurs), cependant, ce séjour va être difficile, car même s’il est considéré comme 17122009323715263615420028étant « l’ami de Jenny » il va essuyer des accidents mystérieux liés à de la « négligence » ? Aussi, il devra essuyer une attitude austère de la part de la population locale qui voit d’un mauvais œil ce ressortissant étranger. Il y a clairement dans leur attitude une hostilité non dissimulée.

Et surtout, le Jaspé. Quelle est cette drogue omniprésente dans le régime alimentaires des Santarogans. Ce champignon se retrouve partout, dans le fromage local, dans la bière local. Elle a pour effet d’étendre la perception et d’ouvrir la conscience à quelque chose. Notre héro se fera-t-il engloutir par Santaroga ?

Un roman thriller qui peut-être déplaira aux fans de SF pure, mais qui apporte une touche de fantastique et des questionnements propre à son auteur. D’ailleurs on est toujours dans une limite floue entre réalité et imaginaire. Un bon roman qui tend davantage du policier donc que de la SF mais qui se laisse lire et apprécier. Là encore on y retrouve ce qui fera plus tard, le succès de la saga de Dune.

Donc voilà, un article, qui j’espère vous aura plu. Article d’ailleurs évoquant Dune sans avoir à pérorer sur un seul des volumes de la saga.

- Antipathes -

Autres articles d’Antipathes :

Robot-cool (40) : Marvin / Nous Autres / Martiens, go Home ! / La Planète des Singes / Dirk Gently, le détective holistique / Bender

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CITATION CÉLÈBRE : DRACULA

CITATION CÉLÈBRE : DRACULA dans Fantastique 17121111182915263615410491« Soudain, d’un bond inattendu, il jaillit dans la pièce, se frayant un chemin entre nous avant qu’un seul eût eu le temps de lever la main pour l’intercepter. Il y avait, dans ce mouvement, quelque chose de félin, quelque chose de si peu humain que nous sortîmes, en une seconde, du choc causé par une irruption aussi inattendue. »

(Dracula / Bram Stoker)



1984 de George Orwell

1984 de George Orwell dans Littérature 14072703494415263612413227

1984 de George Orwell. Ce livre est-il pertinent aujourd’hui ?

Cet avis est le fruit de mon vécu, de mon expérience et de mes croyances, je suis ouvert à toute contre argumentation et je déclare ne pas posséder la vérité vraie, c’est dit !

J’ai regardé récemment une vidéo de La Luciole Du Trantor* traitant de 1984 et si je suis d’accord avec l’analyse littéraire du livre, je le suis moins avec la fin et le parallèle fait avec Trump.

17120507400215263615402059 dans Publifan1984 est un excellent livre à tout point de vue et je ne vais pas répéter encore une fois ce qui l’a déjà été mille fois. George Orwell y décrit tout simplement le régime totalitaire ultime. Prendre en compte le contexte historique qui a accompagné son écriture est très important pour bien le comprendre et donc se le remettre en tête est indispensable. Alors, publié en 1949, que peut-on dire de l’époque ?

La guerre est finie (sans dec), l’Europe et le Monde se reconstruisent. Mais y ‘a un hic, alliés pendant le conflit, Les États Unis et l’Union Soviétique ont maintenant vaincu l’ennemi nazi et se retrouvent face à face. Capitalisme Vs Communisme ! Et les deux ne s’aiment pas beaucoup ! Bref… Churchill a déjà baissé le rideau de fer, Berlin a connu son embargo et Marshall a lancé son plan depuis 1947. Les Russes commencent à bouder sévère et ont créé le Kominform. En même temps, Ils pédalent comme des malades pour obtenir l’arme nucléaire car, allez savoir pourquoi ils se sont sentis visés par Nagasaki et Hiroshima. Staline a 17120507414615263615402060 dans Science-fictionaussi demandé à ce que les partis communistes prennent le pouvoir partout où ils le peuvent… La CIA commence du coup ses opérations extérieures et met le bazar. C’est la Guerre Froide et tout le monde flippe qu’elle puisse se transformer un jour en un nouveau conflit global et « nucléaire ».

George Orwell sur le coup semble manquer d’humour. Il n’aime pas trop le capitalisme mais déteste le totalitarisme. Il se dit merde, si ça tourne mal voilà ce qui pourrait se passer. Énorme, magnifique, magistral travail d’ingénierie social et politique.

Le régime décrit est implacable, sans faille, il maîtrise tout : les gens, ce qu’ils pensent, ce qu’ils apprennent. George n’a d’ailleurs dans l’absolu rien inventé, il a juste eu à piocher dans le nazisme et le stalinisme… Je lui décernerai malgré tout une médaille d’or pour la théorie sur la pensée et le langage. Il a poussé toutes ces logiques à fond et en a retiré toute faiblesse! Tadaaaaa ! 1984 est né.

17120507474915263615402062Aujourd’hui ce livre refait surface et j’avoue me demander un peu pourquoi. Le monde décrit par Orwell est à un système solaire de distance de ce que l’on vit dans nos vertes ou moins vertes contrées. Prenons les fake news de Trump… 5 min après leur sortie 80% des gens voient bien que Trump dit n’importe quoi et est un pingouin. C’est tout le contraire de ce qui est décrit dans le livre où l’information est manipulée dans le but d’en faire une vérité acceptée de tous. Trump lui s’en fout des 80% qui ne le croient pas, ils visent juste les 20% qui le croient. Il ne veut pas établir une nouvelle vérité, il veut juste beurrer la tartine de son électorat… Alors faire le parallèle avec la stratégie de manipulation globale et minutieuse de 1984, c’est, je crois, lui faire beaucoup d’honneur.

Une fake news existe précisément parce que l’on peut l’identifier comme telle. Notre époque a pour spécificité que justement l’information n’a jamais été aussi disponible… Le défi n’est pas qu’elle soit verrouillée, il est au contraire que tout le monde peut dire tout et n’importe quoi, vrai et faux et le diffuser. À partir de ce moment-là, la difficulté est plutôt de savoir comment la traiter, la filtrer et l’appréhender.

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Passons à Big Brother. Honnêtement, savoir si le gouvernement lit mes emails ou écoute mon tel… formidable mais je m’en fous un peu car pour moi le danger ne vient pas de là. Le danger vient justement du fait que les gouvernements sont de nos jours totalement dépassés dans ce domaine… Tous autant que nous sommes, nous balançons nos vies sur les réseaux sociaux et l’Internet : ce que nous mangeons, buvons, quand nous dormons, ce que nous achetons, pensons… où nous allons, qui sont nos amis, etc. Imaginons un truc. Vous activez votre géolocalisation sur Facebook et vous allez au 17120507500115263615402063McDo 3 fois par semaine… Cette information finit donc sur le net. Ben un jour peut-être votre assurance santé vous réclamera de payer plus cher car votre « hygiène de vie » a été établie comme n’étant pas saine (selon ses propres critères). Si bien que dans quelques années, nous demanderons à ces mêmes gouvernements de prendre des lois pour nous protéger de ces pratiques… aux antipodes de 1984. Aucun État au monde hormis peut-être la Corée du Nord n’a les moyens de réunir autant d’informations sur un individu. Big Brother a été terrassé par le Big Data.

Je ne vais pas vous ventiler avec mes réflexions, mais un livre aussi brillant soit-il n’en fait pas systématiquement un objet pertinent. Une livre de SF est la traduction d’une angoisse, 1984 traduisant celle de la fin des années 40. Sur notre époque, je trouve La Zone du Dehors de Damasio beaucoup plus juste car il traite d’une angoisse elle-même plus contemporaine.

*J’aime bien les vidéos d’Ana D. et je conseille !

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DEMAIN LES CHIENS

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Un article écrit par TheSFavenger de La SF contre-attaque. Merci à lui de le partager sur Les Échos d’Altaïr.

17112307141615263615382350 dans PublifanOui, Demain Les Chiens fleure bon le vintage et est délicieusement old fashion. Et si la science-fiction bucolique de sieur Simak est agréable à lire, elle n’en reste pas moins affreusement pessimiste, ce livre ne racontant pas moins que la disparition de l’Homme. Alors, il le fait par le biais de récits légendaires contés par des chiens qui ont atteint la sapiens. Le tout tourne d’ailleurs un peu débat philosophico-théologique… Il y a sans doute une critique de la religion derrière mais ce n’est pas l’aspect qui m’intéresse le plus.

Ce livre est surtout une réaction au traumatisme de la Seconde Guerre mondiale et Clifford n’est pas confiant en l’Homme…

Mettons les choses dans leur contexte : la première nouvelle date de 1944 alors que le conflit n’est pas fini. Et à y repenser, voilà déjà 30 ans de pure folie qui se sont écoulées… Il est difficile de dissocier la Première de la Seconde Guerre tant elles sont liées… et il faut avouer que la Deuxième a donné de quoi flipper.

17112307191415263615382351 dans Science-fictionClifford dans sa description de la disparition des villes met le doigt sur un point important : les civils y ont pris plus (bien plus) dans la tronche que les militaires. WWII a en effet marqué une évolution, les civils sont devenus une cible, un levier pour faire tomber les résistances. Ce changement avait juste commencé à prendre forme pendant la Grande Guerre mais fut élevé au niveau de doctrine pour la Seconde… Aussi comprend-on pourquoi Clifford imagine la fin des concentrations urbaines qui ont constituées des cibles de choix pendant le conflit (le titre original du livre est « City »). Au passage, les premières nouvelles datent d’ailleurs d’avant Nagasaki et Hiroshima, mais aussi du bombardement de Dresde pour ne citer qu’eux.

Ces 30 années ont aussi bien évidemment été marquées par le nazisme et autre douceurs fascisantes mais c’était surtout la manifestation d’un phénomène plus profond… L’entre-deux-guerres a été le théâtre d’un recul des démocraties et du sentiment démocratique jamais vu depuis. Recomptons : Allemagne, Russie, Italie, Espagne… partout des dictatures se sont mises en place et en Europe, il n’y a vraiment que la France et le Royaume Uni qui n’ont pas basculé (encore qu’en France, les choses ont chancelé un peu).

17112307221215263615382358La Grande Dépression a bien sûr également aidé à secouer les certitudes économiques et politiques. Mêlez tout ça et vous comprendrez pourquoi Clifford imagine les Hommes vivant seuls et isolés les uns des autres… En vivant ensemble, l’Homme ne sait que se détruire. En bon Américain, il décrit d’ailleurs un monde où les gouvernements ont presque disparu et n’ont pour ainsi dire pas d’influence sur la vie des gens (Clifford était-il républicain ?).

Enfin l’auteur comprend bien que la technologie transformera nos sociétés et pas toujours pour le meilleur. Il donne une large place à la robotisation et a son impact sur le travail (reprendre le programme de la présidentielle de Hamon ou Kosciusko-Morizet)… Plus globalement, on ressent bien que Clifford n’est pas un progressiste au sens ou toute avancée technologique ne signifie pas forcément progrès pour l’Homme (à méditer).

Il y aurait encore énormément de chose à dire mais voilà en gros, certaines des raisons qui font de ce livre une grande œuvre de science-fiction… même si l’ensemble vieillit un peu dans le style.

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LES DICTIONNAIRES DE JEAN TULARD

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J’ai soudainement envie de faire comme Morbius et de présenter sur les Échos d’Altaïr, un élément que j’affection de ma bibliothèque. Ou ce qu’il en reste, puisque je ne suis pas un cinéphile très soigneux, et j’ai tendance à gribouiller des notes sur mes bouquins.

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Et c’est le cas avec les dictionnaires du cinéma de Jean Tulard, dont j’ai acheté le premier tome dédié aux réalisateurs, en 1997. À cette époque, j’aimais beaucoup les classifications par ordre alphabétique pour trouver des infos sur un film ou sur un réalisateur, et je n’avais que le dictionnaire Larousse du cinéma et quelques encyclopédies liées au cinéma expérimental, de science-fiction et d’horreur. En 1997, je ne savais rien d’internet, et ni Wikipedia, ni IMDB ne devaientt alors exister, et je n’avais pas non plus acheté les Craignos Monsters de Jean-Pierre Putters. Du coup, le dictionnaire du cinéma de Jean Tulard a été une très belle découverte, dans le sens où cet ancien prof de la Sorbonne proposait déjà un répertoire pour les réalisateurs du cinéma bis, mêlé à ceux du cinéma indépendant, du cinéma porno ou du simple blockbuster.

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Les livres sur le cinéma bis n’existaient évidemment pas à cette époque. En tout cas, de Nouméa on n’avait pas accès à grand chose sur le sujet et il m’a fallu voyager jusqu’à Paris pour acheter les trois premiers tomes des Craignos Monsters. En attendant, les dictionnaires de Jean Tulard m’ont énormément servi entre 1998 ou 2000, pour écumer les vidéoclubs, pour en décortiquer chaque jaquette de VHS et faire le tri entre intox et infos réelles. Je me souviens par exemple avoir découvert LE BOSSU DE LA MORGUE (1973) avec Paul Naschy, caché derrière une jaquette incompréhensible. Disons que ce dictionnaire me servait à faire des choix de location extrêmement précis sans avoir à dépenser mon argent inutilement. Comme il était édité dans la collection « Bouquins » en format de Poche, je l’emmenais avec moi dans les vidéoclubs et je décortiquais un par un chaque rayon, en comptant que les vendeurs n’étaient pas des cinéphiles et qu’ils classaient un peu tout n’importe comment et dans n’importe quel rayon. Je me faisais souvent un peu remarquer avec mon dictionnaire dans une main, et un petit carnet et un stylo dans l’autre. Une vendeuse de « Jumbo Vidéo » un peu craintive est même venue me voir un jour, me demandant si j’étais un inspecteur des droits d’auteur…

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J’ai utilisé ce dictionnaire pendant quelques bonnes années, allant jusqu’à acheter le second tome dédié aux acteurs au début des années 2000, mais je l’ai toujours trouvé moins intéressant celui-ci. C’est sûrement pour ça qu’il est toujours propre en 2017, alors que celui sur les réalisateurs est marron de crasse. Mais comme j’aimais beaucoup la collection « Bouquins », j’avais aussi acheté le double dictionnaire du rock proposé par Michka Assayas qui, comme Tulard, explorait aussi beaucoup la face non-commerciale de cet art.

Je ne me suis abonné à Internet qu’au début de l’année 2005, et les années passant depuis 1997, je complétais moi-même le dictionnaire de Tulard au crayon de papier, avec mes propres découvertes pour éviter d’acheter les rééditions. Il faut dire qu’en ouvrant la voie vers le cinéma bis, le dictionnaire de Tulard devenait si passionnant que ses lacunes se faisaient aussi très vite ressentir.

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Puis vers juillet 2005, suite à la proposition d’un ami, j’ai créé le blog Le Caillou Magique, pour pouvoir continuer à répertorier mes découvertes en matière de cinéma de genre et de cinéma bis. Ensuite à partir de 2006, j’avais aussi commencé un long répertoire calédonien du rock et du cinéma éparpillé sur les blogs Zic & Zicos, Le Cri du Cagou, puis pour un gros projet d’archivage avec la Province Sud. Mais sans Jean Tulard, je pense que j’aurais exploré cette facette un peu cachée du cinéma que beaucoup plus tard, d’où ce petit hommage que je rends aujourd’hui à son dictionnaire.

- Trapard -



VALÉRIAN – De nouveaux livres

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17072206485515263615162197 dans Science-fiction

Avec la sortie du film événement de Luc Besson, VALÉRIAN ET LA CITE DES MILLE PLANÈTES, les éditeurs Dargaud, Fleurus et Huginn & Muninn sortent le grand jeu : un livre d’art sur le film, un guide des mille planètes, un roman de Pierre Christin et la résurrection inattendue du journal Pilote le temps d’un numéro !

17072206222215263615162075Commençons par le livre d’art d’Huginn & Muninn, tout frais, tout beau ! Intitulé Tout l’Art du Film Valérian et la Cité des Mille Planètes, c’est un livre de plus de 190 pages que nous offre cet éditeur tant apprécié par les geeks et fantasticophiles de tout poil. Et comme tous les livres d’art consacrés aux films de SF, nous découvrons au fil des pages la conception du projet cinématographique, ses magnifiques décors, ses incroyables costumes et bien sûr ses étonnantes créatures. Écrit par Mark Salisbury, le livre nous présente les dessins, croquis préparatoires et autres peintures extraordinaires de Patrice Garcia, Alain Brion, Ben Mauro, Marc Simonetti, Feng Zhu, Sylvain Desprez… Il s’agit d’un travail monumental, où seule l’Imagination est reine et s’accorde toutes les possibilités sans aucune restriction. On se rend compte de la richesse purement SF de ce film gigantesque que certains qualifient déjà d’expérience visuelle unique.

La quatrième de couverture :

« Valérian, la bande dessinée créée par Pierre Christin et Jean-Claude Mézières, n’est pas seulement un classique du 9e art et un chef d’œuvre de la science-fiction, c’est aussi une saga légendaire qui a influencé pour toujours des générations de lecteurs, d’auteurs et d’artistes.

Après LE CINQUIÈME ÉLÉMENT, le grand Luc Besson revient à la SF et signe enfin l’adaptation sur grand écran que Valérian méritait. Dans ce livre officiel, c’est toutes les coulisses du long-métrage tant attendu que vous allez découvrir en exclusivité : les dessins qui ont donné vie à toutes les races d’extraterrestres, les designs des costumes, robots et vaisseaux, tous les effets spéciaux, etc. Un livre événement pour célébrer un film déjà culte. »

17072206233015263615162076Poursuivons avec Valérian : Le Guide des Mille Planètes édité chez Dargaud. C’est Christophe Quillien qui se charge des 300 entrées de ce petit dictionnaire de plus de 360 pages où sont rassemblés dans l’ordre alphabétique, abécédaire oblige, toutes sortes de mots, de titres, d’auteurs, de dessinateurs… ayant rapport de près ou de loin avec la série de BD Valérian. Nous avons donc droit à une mine d’informations, aux anecdotes, aux influences de l’œuvre, à ses dérivés, à sa philosophie, ses messages, ses clichés, ses hauts et ses bas, mais surtout ce qui fait d’elle une série unique, avec une âme grande comme le monde. Très plaisant à lire, il s’agit bien là d’un guide absolument indispensable pour tout fan de Valérian !

« Quel chanteur français a inspiré Valérian ? Quelle est la boisson favorite des Shingouz ? Pourquoi le transmuteur grognon de Bluxte est-il grognon ? Qui sont les mystérieux Connaisseurs ? Xombul est-il un vrai méchant ? Quel est le plat préféré de Monsieur Albert ? Y a-t-il quelque chose dans le Grand Rien ? Quel est le rôle de Point Central ? Que signifie l’expression « Surchauffer le réel ? »

Toutes les réponses aux questions que vous vous posez sur Valérian se trouvent dans ce Guide des Mille Planètes, un livre indispensable pour découvrir l’univers de cette saga mythique. Créée en 1967 par le scénariste Pierre Christin et le dessinateur Jean-Claude Mézières, elle a révolutionné la bande dessinée de science-fiction. »

17072206250215263615162080Au lieu de nous sortir un nouvel album, Pierre Christin préfère nous offrir un roman-pavé de 400 pages intitulé Valérian : Paradizac, la Ville Cachée (éd. Fleurus). Il s’agit bien là d’une histoire inédite par l’auteur de la BD lui-même et qui raconte l’histoire suivante :

« Fauchés, Valérian et Laureline arrivent à Point Central, le centre politique du cosmos, à la recherche d’une nouvelle occupation. Les deux complices vont pouvoir reprendre du service : le bi-prince Linilil a été enlevé à la veille de l’ouverture d’une session du ConSec, des révoltes et divers incidents menacent l’équilibre du pouvoir.

Envoyés en mission par le président du ConSec, Valérian et Laureline doivent déjouer le complot qui menace l’équilibre de l’univers et retrouver le bi-prince. Cette mission les conduira jusqu’à Paradizac, la cité interdite des ultrariches, et à la rencontre de toutes sortes d’aliens qui les aideront ou les plomberont dans leur quête de la paix. »

Pas encore lu, mais prometteur, j’en suis sûr !

17072206263115263615162090Terminons enfin avec Pilote, le magazine BD qui nous revient d’entre les morts le temps d’une version album cartonné Pilote : Spécial Valérian ! « Cinquante ans plus tard, à la veille de la sortie du film VALÉRIAN ET LA CITE DES MILLE PLANÈTES de Luc Besson, ce numéro hors-série rend hommage à la saga et à ses auteurs. » Ont donc été conviés pour l’événement tout une flopée de dessinateurs, scénaristes et autres BDphiles qui s’amusent à balancer Valérian et Laureline dans de nouvelles histoires plus ou moins délirantes. Interview des auteurs Christin et Mézières, le mot du regretté Stan Barets (décédé hier…) et plein, plein, plein d’autres choses passionnantes, je vous l’assure ! Et, cerise sur le gâteau, on a même droit à une aventure INÉDITE de nos héros Valérian et Laureline par Christin et Mézières eux-mêmes ! JOIE IMMENSE !

- Morbius -

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