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Archive pour la catégorie « Littérature »

LA PLANÈTE DES SINGES (roman)

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La Planète des Singes est un roman de science-fiction écrit par Pierre Boulle et publié en 1963.17060506372015263615076410 dans Littérature

Pierre Boulle est né en 1912 à Avignon et mort à Paris le 31 janvier 1994. Pour la petite biographie, il obtient son diplôme d’ingénieur à l’École supérieure d’électricité. Il part vivre ensuite en Extrême-Orient et devient planteur de caoutchouc en Malaisie de 1936 à 1939 pour finir par s’installer en Indochine. En 1941 il s’engage dans les Forces françaises libres et combat les troupes japonaises en Chine, en Birmanie et dans la péninsule Indochinoise. Il est fait prisonnier mais réussit à s’évader en 1944 et regagne la France.

Aussi connu pour ses romans comme Le Pont de la rivière Kwaï inspiré par son expérience militaire en Asie, publié en 1951, il obtient le prix Saint-Beuve en 1952 (prix annuel qui récompense un écrivain dans les catégories roman, poésie, essai et critique), il est aussi adapté au cinéma en 1957 par David Lean (The Bridge on the River Kwai), Les Contes de l’Absurde récompensé par le prix de la Nouvelle en 1953, Le Bourreau publié en 1954 et bien d’autres.

La Planète des Singes a été repris au cinéma successivement :

  • En 1968 par Franklin J. Schaffner avec Charlton Heston dans le rôle principal, LA PLANÉTE DES SINGES (Planet of the Apes)
  • En 1970 par Ted Post, LE SECRET DE LA PLANÈTE DES SINGES (Beneath the Planet of the Apes)
  • En 1971 par Don Taylor, LES ÉVADÉS DE LA PLANÈTE DES SINGES (Escape from the Planet of the Apes)
  • En 1972 par J. Lee Thompson, LA CONQUÊTE DE LA PLANÈTE DES SINGES (Conquest of the Planet of the Apes)
  • En 1973 par J. Lee Thompson, LA BATAILLE DE LA PLANÈTE DES SINGES (Battle for the Planet of the Apes)
  • En 2001 par Tim Burton, LA PLANÈTE DES SINGES (Planet of the Apes)
  • En 2011 par Rupert Wyatt, LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES (Rise of the Planet of the Apes)
  • En 2014 par Matt Reeves, LA PLANÈTE DES SINGES : L’AFFRONTEMENT (Dawn of the Planet of the Apes)
  • En 2017 par Matt Reeves, LA PLANÈTE DES SINGES : SUPRÉMATIE (War for the Planet of the Apes)
  • Et en série TV en 1974 par Anthony Wilson, LA PLANÈTE DES SINGES (Planet of the Apes)
  • 17060506392515263615076411 dans Science-fiction

Palmarès impressionnant surtout lorsque l’on sait que les scénaristes ont pris énormément de liberté quant à l’œuvre originale. Les producteurs ont eu un parti pris très différent du livre quant à l’origine des singes. Sans doute la raison évoquée dans le livre ne leur plaisait pas. (simple interprétation de ma part) :

SPOILER [Pierre Boulle ne cherche en réalité aucune excuse extérieure (expérience génétique qui aurait mal tournée par exemple) à la dégénérescence de l’humanité. Celle-ci s’est encrassée d’elle-même dans sa propre apathie et à son renoncement à toute activité intellectuelle.] FIN DU SPOILER

17060506420015263615076412Plaçons le décor : Un couple de « riches oisifs » en vacances dans l’espace, Jinn et Phyllis, s’il faut les nommer, découvrent une bouteille jetée dans l’espace. À l’intérieur de cette dernière, des feuillets manuscrits rédigés dans un langage de la Terre. Ces manuscrits racontent l’histoire que va vous conter ce roman.

Nous sommes en l’an 2500, l’humanité a fait des prouesses en matière de voyage dans l’espace. Trois personnages : le savant professeur Antelle, son disciple le jeune physicien Arthur Levain et le héros de l’histoire Ulysse Mérou, journaliste. Tous les trois sont en partance pour une expédition scientifique dans le système de Bételgeuse (Alpha Orionis, pour les intimes) dans la constellation d’Orion. Quelle fut d’ailleurs leur surprise lorsqu’ils découvrirent, apparemment si loin de la Terre, une planète habitable et peuplée qui plus est.

C’est donc sur la planète, qu’ils baptiseront Soror, la deuxième en partant de l’étoile du système, que vit une seconde race intelligente dans l’univers, composée de…

Suspense ?

17060506432715263615076413De singes ! (Félicitations ! Vous venez de gagner un four à micro-ondes !)

De peur de vous spoiler, je passerai sur les détails du résumé. Alors pour faire court, voici les grandes lignes du début de l’intrigue : Lorsque l’équipe d’exploration, Arthur, Antelle et Ulysse survole Soror, elle découvre pour la première fois, hors de la Terre, des installations de ce qui semble être une ville. Afin de vérifier tout ça de plus près, elle décide de se déposer non loin de là en pleine forêt à l’aide d’une navette détachée du vaisseau principal. Là, les membres d’équipage font la rencontre avec cette « créature » humaine qu’ils appelleront Nova et avec sa tribu humaine-animale, sauvage, qui semble avoir beaucoup d’animosité envers tout ce qui est signe de civilisation (technologie, vêtements, attitudes…). Ensuite, tout s’enchaîne très vite. Nos héros sont pris en chasse dans une battue violente organisée par la race dominante de la planète contre les hommes, et c’est à la suite de ça qu’Ulysse est fait prisonnier et ses compagnons portés disparus. S’ensuit les expériences pavloviennes menées sur Ulysse et Nova, tous deux enfermés en cage. Captivité qui durera des jours durant lesquelles les hommes seront sous observation scientifique. Et c’est dans ce laboratoire qu’Ulysse rencontrera la chimpanzé Zira qui aura beaucoup d’affection pour lui et qui lui sera d’une aide très précieuse, ainsi que son fiancé Cornélius. Il rencontrera aussi cet orang-outan borné, Zaïus qui ne voit en cet humain qu’un animal imitateur, une sorte de bête de foire sans grand attrait.

17060506455315263615076415Si je passe vite sur le résumé, c’est aussi parce qu’une approche sociologique de cette société simienne s’impose. Alors on va se l’imposer.

La société simienne se divise en trois familles distinctes : les Orangs-outans, les Gorilles et les Chimpanzés. 

Les Orangs-outans sont l’élite intellectuelle, les représentants de la science officielle. Ils sont responsables du savoir scientifique, des dogmes, de la transmission du savoir auprès des jeunes et notamment de la rédaction des livres scolaires. Ils tirent leur science des livres qu’ils lisent grâce à leur stupéfiante mémoire.

Les Gorilles sont d’anciens seigneurs. Autoritaires, ils aiment diriger et chasser. Les plus pauvres servent aux besognes, comme bras armés, des responsables de la sécurité, du maintien de l’ordre au sein de la société. Bien que leur influence soit beaucoup plus insidieuse que ça. Il n’est pas rare d’ailleurs qu’un Orang-outan travaille pour un Gorille.

Les Chimpanzés sont les chercheurs, en bas de l’échelle, c’est par eux que se font les découvertes scientifiques. Ils sont aussi travailleurs et créatifs.

17060506472715263615076416Quant aux humains, ce sont des bêtes, ils sont le bétail de la société simienne, mais aussi des cobayes de laboratoire. Leur anatomie proche du singe est une aubaine pour la recherche scientifique notamment dans le domaine neurologique et génétique. Bien que l’Homme étant d’essence inférieur aux singes, certaines découvertes sur Soror… Bref.

SPOILER [Cependant, si les singes sont aussi intelligents que les humains puissent l’être dans le monde d’origine d’Ulysse, leur évolution est malgré tout en pleine stagnation depuis, disons, un certain nombre de millénaires. Imaginez une société où les responsables de la transmission du savoir se contenteraient de recopier simplement ses prédécesseurs et où les successeurs en feraient autant.FIN DU SPOILER

Je vous conseille vivement de lire La Planète des Singes, et si vous l’avez déjà lu il y a longtemps de le relire, c’est toujours un plaisir à découvrir et à redécouvrir. Pierre Boulle a un véritable talent de conteur qui n’est plus à démontrer. La Planète des Singes se présente comme un témoignage légué aux générations suivantes, aux successeurs, sur des feuilles de papiers enfermées dans une bouteille en verre abandonnée dans l’espace, une forme de mise en garde peut-être.

Tiens justement, mesdames, messieurs, lorsque vos maîtres vous promèneront, merci de ne pas mordre les enfants qui viendraient vous caresser, ça ne se fait pas.

- Antipathes -

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Autres articles d’Antipathes :

Robot-cool (40) : Marvin / Nous Autres / Martiens, go Home !

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LE FILM FANTASTIQUE

LE FILM FANTASTIQUE dans Cinéma 14072703494415263612413227

Le Film Fantastique est le titre du dernier ouvrage de référence paru sur le cinéma Fantastique pur, englobant à la fois l’Épouvante et l’Horreur. Exit la SF, la Fantasy et les autres, ici on parle des classiques de la Hammer, de la Universal, mais aussi de nombreux films de série B anciens ou récents issus de différents pays, notamment la France. Publié en 2016 aux éditions Le Courrier du Livre, paru dans la collection Ciné Vintage, écrit par Christophe Champclaux et Linda Tahir-Meriau, Le Film Fantastique est un beau livre un peu maigrichon (176 pages), mais servi avec un DVD de ce que d’aucuns considèrent comme un grand film incontournable du genre : LA NUIT DES MORTS-VIVANTS de Romero…

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Encore un livre sur le cinéma fantastique, me direz-vous ! Et pourquoi pas ? On n’en sait jamais assez sur le genre, et chaque livre de référence offre à sa façon une approche différente du sujet. Contrairement à ce que j’ai pu lire ici et là, notamment dans la rubrique littéraire de L’Ecran Fantastique où Jean-Pierre Andrevon manifestait sa lassitude devant tant de livres qui, soi-disant, n’apportent rien de plus que ce que l’on sait déjà, je vois, en ce qui me concerne, un ouvrage qui devrait satisfaire le néophyte tout comme le fantasticophile qui se croit trop facilement « expert » en la matière. N’oublions pas que, même s’il s’agit d’un formidable bouquin de référence, 100 Ans et Plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction (de Jean-Pierre Andrevon lui-même) n’est ni plus ni moins qu’une suite ininterrompue de critiques de films au lieu d’être ce que l’on attendait véritablement : une mine d’informations sur les tournages de centaines d’œuvres du cinéma de l’Imaginaire…

Préfacé par Gérard Lenne, expert en la matière, Le Film Fantastique annonce en quatrième de couverture :

« La troublante beauté de Barbara Steele, la morgue fascinante de Christopher Lee, la fausse fragilité de Peter Cushing, les subtiles nuances de la voix de Vincent Price… Le cinéma fantastique, c’est évidemment ces immenses vedettes, emblématiques du second âge d’or du genre. Mais c’est aussi des milliers d’images hypnotiques, sublimes ou repoussantes nées dans l’aube grise de la littérature gothique européenne, corrigées par l’expressionnisme allemand, s’épanouissant dans les chefs-d’œuvre des studios Universal et RKO, des productions Hammer et leurs variations italiennes… Le cinéma fantastique s’impose désormais comme le genre dominant du XXIe siècle. »

Voilà qui est dit, et bien dit ! Et pour se montrer à la hauteur de ses ambitions, Le Film Fantastique a pris soin de sélectionner parmi les plus belles photos noir et blanc ou couleur des films fantastiques traités dans ses pages au travers des différents chapitres que sont La politique des horreurs, Tim Burton au royaume des contes, Rencontre avec George Romero, Christophe Gans : entre chien et loup et Images cultes du film fantastique. En parallèle, et tout au long du livre, côté droit en pleine page, nous pouvons suivre la biographie d’un réalisateur : Tim Burton.

Enfin, pour revenir sur le DVD accompagnant le livre, on trouvera également en bonus le peu passionnant car très technique Lumière sur LA BELLE ET LA BÊTE (52 min), le trop court Les Zombies de Romero (8 min) et l’intéressant Le Musée des Horreurs de Dario Argento (12 min) avec Luigi Cozzi (STAR CRASH !) et Dario Argento lui-même.

Non, Le Film Fantastique n’est pas un simple ouvrage de plus mais bel et bien un livre complémentaire qui pourra aisément rejoindre ceux que vous possédez déjà sur le cinéma de l’Imaginaire.

- Morbius -



CITATION CÉLÈBRE : LA PLANÈTE DES SINGES

CITATION CÉLÈBRE : LA PLANÈTE DES SINGES dans Citation célèbre 17041012594715263614974110« Ce qui nous arrive était prévisible. Une paresse cérébrale s’est emparée de nous. Plus de livres : les romans policiers sont même devenus une fatigue intellectuelle trop grande. Plus de jeux ; des réussites, à la rigueur. Même le cinéma enfantin ne nous tente plus. Pendant ce temps, les singes méditent en silence. Leur cerveau se développe dans la réflexion solitaire… et ils parlent. »

(La Planète des Singes / 1963 / Pierre Boulle)



LES MAÎTRES DE L’ÉTRANGE

LES MAÎTRES DE L’ÉTRANGE  dans Bibliothèque altaïrienne 16030108253515263614018267

La bibliothèque altaïrienne est constituée de la collection personnelle de Morbius. On y trouve des livres de référence anciens ou récents sur la SF et le Fantastique dans les domaines du cinéma, des séries télévisées, de la littérature, des plus grands auteurs, de quelques artistes de renom et de tant d’autres choses appartenant aux contrées de l’Imaginaire. Explorons ses rayons, choisissons un livre, feuilletons ses pages…

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« Goethe, Perrault, Rabelais, Dumas, Nodier, Gogol, Aymé, Tolstoï, Garcia Márquez, Doyle, Buzzati… Quel point commun uni ces écrivains qui diffèrent pourtant par leur langue, leur style, leur époque ? Science-fiction, fantastique, merveilleux : tous se sont essayés à la littérature du surnaturel, de l’onirique, du mystère. LES MAÎTRES DE L’ÉTRANGE vous feront découvrir l’autre personnalité de ces grands auteurs et mieux connaître tous ceux – Andersen, Orwell, Asimov, Verne… – qui ont donné ses lettres de noblesse à la « littérature du 3e type »

Ainsi parlait la quatrième de couverture de ce beau livre de plus de 240 pages, Les Maîtres de l’Étrange, publié aux éditions Atlas en 1985. J’ai eu la chance de le dénicher à la librairie 4Zarts (pour les Calédoniens qui s’en souviennent encore) alors que j’étais un jeune ado en quête d’en apprendre toujours plus sur l’univers du Fantastique et de la SF, et qui cherchait d’abord et avant tout à combler ses lacunes dans le domaine littéraire car le pauvre bougre était déjà bien atteint par la cinéphilie, maladie dangereuse qui fait de vous un adepte des images mouvantes. Et ce livre, qui se lit avec beaucoup d’intérêt, m’a dressé un formidable panorama de la littérature de l’Imaginaire et m’a appris, de manière simple et efficace, bien des choses sur nos écrivains, non seulement sur leur œuvre et leur style mais aussi sur leur vie, leurs goûts, leurs qualités et leurs défauts.

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Les Maîtres de l’Étrange, écrit par un collectif d’auteurs inconnus (on ne les cite nulle part, un comble !), est préfacé par un certain Kenneth McDonan (de, accrochez-vous bien, Lochgilphead, en Écosse). Celui-ci nous parle des hommes qui « ont un penchant naturel pour le fantastique. Les récits touchants au merveilleux, à la science-fiction, à l’épouvante même, aident à rompre avec la cohérence du quotidien. » Et notre Écossais de nous préciser plus loin, en conclusion : « Cet ouvrage constitue un fabuleux document. Pour la première fois, en effet, sont rassemblés en un seul volume les auteurs qui ont donné à la littérature fantastique ses lettres de noblesse. De François Rabelais à Norman Spinrad, plus de quatre siècles de littérature fantastique s’offrent à nous. »

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Nul doute, Les Maîtres de l’Étrange est un formidable ouvrage de référence, même si bien d’autres sont parus depuis sur les grands écrivains de l’univers de la SF et du Fantastique, club qui ne cesse de s’agrandir. L’ouvrage se découpe en trois grandes parties où sont rassemblés les auteurs de l’Imaginaire. Ainsi Les poètes de l’imaginaire (avec François Rabelais, Charles Perrault, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Edgar Allan Poe, Nicolas Gogol et tant d’autres), Les conteurs fantastiques (avec Lewis Carroll, Robert Louis Stevenson, Maurice Renard, H.P. Lovecraft, Robert Bloch, Arthur Conan Doyle…) et enfin Les maîtres de la science-fiction (avec Jules Verne, Aldous Huxley, George Orwell, René Barjavel, Frank Herbert, Richard Matheson, Isaac asimov…). En tout, ce sont 108 biographies détaillées, un index des oeuvres citées et un autre des héros et des personnages cités.

Les Maîtres de l’Étrange servit souvent aux Feuillets d’Hypnos, section littéraire du Sci-Fi Club, et l’on comprend pourquoi.

- Morbius -

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Autres livres présentés dans la catégorie Bibliothèque Altaïrienne :

Encyclopédie de la Science-Fiction / Histoires du Cinéma Fantastique / Encyclopédie de l’Utopie et de la Science-Fiction / Starlog Photo Guidebook

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SAGESSE GEEK : LES ENSEIGNEMENTS SACRÉS

SAGESSE GEEK : LES ENSEIGNEMENTS SACRÉS  dans Littérature 14072703494415263612413227

Vous êtes geek ou pensez l’être ? Voici un petit livre qui pourrait vous intéresser : Sagesse Geek, les Enseignements Sacrés

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« Les geeks savent des choses sur la vie, l’univers et le reste que le commun des mortels ignore. Sagesse Geek est un recueil de citations extraites de films, séries TV, romans, jeux, Internet… et de bien d’autres sources. Une équipe de nerds purs et durs, venus d’horizons variés, s’est livrée à une exégèse de ces perles de la culture populaire, en poussant à fond les curseurs de leur imagination. Rédigé 17012608280415263614801781par des geeks, le présent ouvrage traite des geeks et s’adresse à eux, mais les pensées et paroles qu’il recèle sont d’une profondeur si stupéfiante que le reste du monde serait bien crétin de ne pas le lire. « So say we all »

Écrit par Stephen H. Segal (lauréat du Prix Hugo, éditeur en chef et contributeur au magazine Weird Tales), avec la collaboration de Zaki Hasan (professeur en sciences de la communication et des médias), N.K. Jemisin (auteure de fantasy et de science-fiction nommée aux prix Hugo et Nebula), Eric San Juan (auteur de textes d’anthologies de comics) et Geneviève Valentine (chroniqueuse spécialiste de la culture populaire), Sagesse Geek, les Enseignements Sacrés, publié en 2014 aux éditions Bragelonne, est un petit bouquin de plus de 200 pages plutôt plaisant à lire.

Présente en haut de chaque page, une citation geek, du genre « La vérité est ailleurs », « Fais-le ou ne le fais pas, il n’y a pas d’essai », « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », « La route ? Là où on va , on n’a pas besoin de route », « Longue vie et prospérité »… S’en suit alors une courte explication de texte, un enseignement plein de sagesse geek, une petite morale ou une courte leçon de philosophie. Cochez la case…

17012608300115263614801782

Par exemple, page 73, mon côté trekker vous signale la citation suivante prononcée par Spock dans STAR TREK II : LA COLÈRE DE KHAN (1982) juste avant sa mort. Il s’adresse à Kirk et lui dit :

« J’ai toujours été, et ne cesserai jamais d’être votre ami. » 

L’auteur nous précise que ces dernières paroles de notre ami vulcain sont naturellement devenues une citation utilisée par les geeks pour manifester un sentiment de camaraderie. Encore faudrait-il préciser utilisée par les geeks américains, hein, parce que je ne connais pas beaucoup de geeks de mon entourage français les ayant prononcées au moins une fois… Mais bon, passons. L’auteur soulève ensuite une question à propos de nos deux héros de STAR TREK, Kirk et Spock : « Pourquoi ces types là sont-ils autant amis ? » Et après une petite analyse trekkienne il en arrive à son message de conclusion :

17012608312615263614801783« Nous devrions tous avoir des amis suffisamment semblables à nous pour que nous puissions nous entendre avec eux, mais suffisamment différents pour nous contester, et qui respectent nos pensées et nos opinions, même quand ils nous disent que nous avons tort. » 

Écrit avec humour (on sourit souvent à sa lecture), parfois aussi avec ironie ou cynisme, jamais méchant, et toujours très respectueux de la culture geek, Sagesse Geek, les Enseignements Sacrés aurait tendance à placer le geek sur un piédestal, à le considérer comme un être exceptionnel, voire intellectuel… Sérieux les auteurs ? C’est vrai que ce sont des geeks… Serait-ce la revanche de la culture geek, ou « contre-culture », sur celle de « l’élite » ? Flatteur en tout cas si on prend ce raisonnement au premier degré, bien sûr…

- Morbius -



CITATION CÉLÈBRE : LA CHAMBRE D’ÉPOUVANTE

CITATION CÉLÈBRE : LA CHAMBRE D’ÉPOUVANTE   dans Citation célèbre 17010912404915263614760533« À l’étage, seul dans la chambre noire, Willie est couché au fond de son grand lit froid : un atome humain, minuscule et rigide, trop figé par la peur pour même tirer les draps sur son visage. Il observe, les yeux fixes et dilatés, une grande ombre sur ce plafond si haut qu’il en est invisible. Elle prend forme petit à petit et se tord de hideuse façon pour devenir une immense main. »

(La Chambre d’Épouvante – The Room of Fear / 1904 / W. H. Hodgson / éd. Encrage)



MARTIENS, GO HOME !

MARTIENS, GO HOME ! dans Antipathes 14072703494415263612413227

Salut Toto ! Des Martiens, la science-fiction en compte une kyrielle de toutes les formes et de toutes les couleurs. Mais là, il sera question de la plus clichée des représentations qui soit. De petits hommes verts goguenards, de 70 à 90 centimètres, à six doigts et à la langue bien pendante.

17010205101715263614742859 dans LittératureMartiens, go home ! Martiens, rentrez chez vous ! Un court roman de parodie de science-fiction de Fredric Brown publié pour la première fois dans la revue Astounding Science-Fiction en septembre 1954 (dont l’excellent dessin de couverture est de Frank Kelly Freas) et édité par la suite en France chez Denoël, en 1955. Dernièrement, il fut publié par Folio SF en 2016. Il sera aussi adapté en film dans une comédie intitulée MARTIANS, GO HOME ! en 1990 par David Odell.

Vous connaissiez sans doute déjà Fredric Brown ? Né le 29 octobre 1906 à Cincinnati (Ohio) et décédé le 11 mars 1972 à Tucson (Arizona), c’est un auteur bien connu dans la SF parodique avec à son actif Univers en Folie (What mad universe, avec les machines à coudre). Il est également célèbre pour ses nouvelles très courtes aux chutes étonnantes comme les recueils Fantômes et Farfafouilles (Nightmares and Geezenstacks), Une étoile m’a dit (Space on my hands) ou encore Paradoxe Perdu (Paradox Lost, dont une des nouvelles inspirera un épisode de STAR TREK, Arena). Avec beaucoup de créativités, mélangeant SF, fantastique, classique et policier, l’auteur y fait preuve d’un humour cynique et acerbe. D’abord auteur de polars et de romans policiers, il se glissa très vite dans la SF et en devint un incontournable.

17010205125815263614742861 dans Science-fictionRevenons donc à nos Martiens.
L’histoire commence le 26 mars 1954, dans une cabane quelque part dans le désert de Californie, par la rencontre du héros, puisqu’il en faut un, Luke Devereaux, célibataire, trente-sept ans, auteur de SF en manque d’inspiration, et d’un Martien qui frappe à la porte : « Salut, Toto ! C’est bien la Terre, ici ? ».

L’avez-vous deviné ? Des petits hommes verts envahissent la planète bleue, mais que nenni d’armes lasers redoutables, de robots gigantesques en forme de crabe et de grands vaisseaux spatiaux. Ces petits Martiens sont passés maîtres dans l’art du couimage (en clair ils savent couimer) et dans celle d’user leur salive à des fins vexatoires. Appelant les dames « Chouquette » et les messieurs « Toto », ils vont se servir de leur longue langue (verte, soit dit au passage) pour nous faire vaciller le sens commun et accessoirement notre fragile équilibre mental. De véritables petits démons à la peau verte d’une franchise désarmante, d’une impudence méprisante et d’une exaspérante tendance à dévoiler toutes les vérités et tous les secrets.

C’est avec une légèreté dans l’écriture et un simplisme qui n’est qu’apparent que Fredric Brown met l’humanité devant ses démons tels que l’hypocrisie, la dissimulation, la violence, la guerre… À vous de vous faire votre avis. Rapide à lire, c’est toujours un bon moment de rigolade à passer en compagnie de ces odieuses petites créatures.

Allez, salut Toto !

- Antipathes -

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CITATION CÉLÈBRE : DEUXIÈME CHANCE

CITATION CÉLÈBRE : DEUXIÈME CHANCE dans Citation célèbre 16102409293315263614578012« Je me demande l’effet que ça ferait de voir un match joué par des humains comme jadis, dit Jay.

- Moi, dis-je, je me demande l’effet que ça ferait de simplement voir un humain en chair et en os. Je n’ai pas tout à fait deux cents ans et il n’en reste plus un seul depuis quatre bons siècles. Tu viens avec moi au salon de graissage ? Si je ne me fais pas graisser aujourd’hui, je risque de rouiller. Et pour le match de demain, tu tiens le pari ? Les White Sox ont leur deuxième chance à jouer, cette deuxième chance que n’ont pas eu les humains… Continuons à faire ce que nous pouvons pour maintenir leurs traditions vivantes. »

(Deuxième Chance / Fantômes et Farfafouilles / Fredric Brown)



NOUS AUTRES

NOUS AUTRES dans Antipathes 14072703494415263612413227

16111508334215263614637260 dans LittératureEugène Zamiatine (Евгений Иванович Замятин) né en 1884, fut d’abord ingénieur et constructeur naval, ensuite auteur puis réalisateur notamment du film français LES BAS FONDS DE PARIS en 1936 avec Jean Renoir. Pour ce qui nous intéresse, il est l’auteur du roman d’anticipation très controversé à l’époque en URSS : Nous autres (Мы).
Écrit en 1921, son roman faisant écho à la dictature stalinienne (cela lui attira les foudres de la critique et du pouvoir) fut interdit en 1923, ce qui le poussera à l’exil. Dans une lettre ultime adressée à Joseph Staline, il exprimera son désir de quitter le pays pour quelque temps.
L’autorisation de quitter le pays en poche, c’est en 1932 qu’il arrive alors à Paris. Et c’est finalement d’une crise d’angine de poitrine qu’il meurt le 10 mars 1937 dans cette même ville, à l’âge de 53 ans, au numéro 14 de la rue Raffet.
Nous autres, classique peu connu du livre d’anticipation dystopique qui influença notamment d’autres auteurs du même genre tel que George Orwell avec 1984, Aldous Huxley avec Le Meilleur des Mondes, mais aussi Ira Levin avec Un bonheur Insoutenable. Rien que ça.

C’est à travers un style d’écriture unique et déroutant, au sein de l’État Unique, que D-503, mathématicien de métier et constructeur du vaisseau spatial l’Intégral « formidable appareil électrique en verre et crachant le feu », décide d’écrire ses « Notes ». Son œuvre, parmi d’autres, est destinée au vaisseau qui aura pour mission de convertir au bonheur le peuple des étoiles. Durant toute la construction de ce projet grandiose, nous autres lecteurs, suivrons la vie, les pensées et plus encore de D-503, et c’est dans un monde idéalisé qui rompt avec un passé anarchique qu’il évoluera. Un monde entièrement fait de verre, où les structures laissent passer la lumière, les habitations n’ont plus un seul mur opaque. Véritable monde austère et totalitaire avec à sa tête le Bienfaiteur. Une stabilité maintenue à l’aide des Gardiens, les anges garants du maintien du bonheur et de la répression des esprits marginaux. Pour faciliter leur travail, les courriers sont ouverts, les structures (habitations) sont faites en verre et les discussions sont mises sur écoute. C’est dans ce même monde aseptisé, protégé du monde extérieur et sauvage par le Mur Vert que chacun des citoyens en uniforme bleuâtre, déshumanisé par l’usage d’un numéro national (pour citer quelques personnages qui gravitent autour de D-503, je nommerai sa chère O-90 mais aussi le poète R-13 et S), perd petit à petit toute individualité. Les hommes deviennent les rouages d’une machinerie superbe dans un collectivisme et un taylorisme acharné notamment avec la Table des Heures.

Voilà un monde parfait délivré de la liberté, du crime, de l’individualisme et de toute dissension idéologique. Hélas tout n’est pas aussi lisse. Dans l’esprit de D-503 se cache une tare, une vague, un aspect de lui-même qu’il n’arrive pas à assumer, ce qui l’amènera à se questionner jusqu’à en devenir malade. Et puis une rencontre inattendue, d’une femme, I-330 qui amènera ce X, cette inconnue, bouleverser l’équation de son bonheur.

Une véritable dystopie qui place l’anticipation, pour le coup, dans une réalité présente, bien concrète et palpable, celle de la dictature stalinienne. Nous autres, de la fiction ?

Amis lecteurs, faites vous encore preuve d’imagination ? Alors soyez prêts à vous allonger sur la table et à subir la Grande Opération.

« Vive l’État Unique. Vive les numéros. Vive le Bienfaiteur ! »

- Antipathes -

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Hély (Héléna), Calédonienne de 21 ans, a un projet : publier son roman Le Destin de Myajïk. Mais pour cela, elle a besoin de vous !

« Rêveuse invétérée, je me suis toujours inventée des histoires fantastiques. Je n’ai jamais penser à faire de ces petites aventures un roman jusqu’au jour où j’ai redécouvert une histoire que j’avais commencée, avec une carte du monde et tout. J’en ai donc repris l’écriture puis paf ! J’ai eu envie d’en faire un vrai roman ! » raconte Hély sur sa page Tipee prévue pour récolter les fonds nécessaires à l’édition de son livre.

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Le sujet de son futur roman Le Destin de Myajïk, le voici :

« Une institution appelée l’Étudoire, qui se veut scientifique, rafle les gens possédant des capacités spéciales (aussi appelés Towenaars) et effectue des expériences sordides et cruelles sur eux. Eléa, l’héroïne principale, et sa petite sœur Janïra, issues d’un clan puissant, ont été amenées à l’Étudoire très jeunes. La plus grande a réussi à s’évader grâce à l’aide de sa cadette et au pouvoir exceptionnel que possède cette dernière. Une fois sortie de l’Étudoire, Eléa rencontre un Towenaar qui va lui faire intégrer un ordre mystérieux constitué de survivants de l’horrible institut. Le but de cet ordre est de renverser l’Étudoire et d’en délivrer tous les prisonniers. Le but de notre héroïne est de sortir sa jeune sœur de l’enfer. »

Pour connaître d’autres détails de l’intrigue et plus encore, rendez-vous sur la page Tipee d’Hély où vous pourrez devenir tipeur en laissant les dons que vous souhaitez. Il existe aussi une page Facebook dédiée à la publication du Destin de Myajïk.

Bon courage et bonne chance à Hély dans son fabuleux projet !



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