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Archive pour la catégorie « Flynn »

L’ŒUF DE DRAGON

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Le blog Flynn SFFF vous présente une parution littéraire de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

14070712562315263612371572 dans LittératureFan de la saga du Trône de Fer, nommée, en VO, A Song of Ice and Fire, voici une parution à ne surtout pas louper chez Pygmalion : L’Œuf de Dragon, préquelle au Trône de Fer.

LŒuf de Dragon se déroule 90 ans avant le début de la saga Trône de Fer. On y suit les aventures de ser Duncan le Grand, connu sous le nom de Dunk, un chevalier errant, accompagné de son écuyer, Aegon Targaryen, surnommé l’Œuf. Dunk et l’Œuf errent donc en quête de missions à effectuer. L’aventure est passionnante de bout en bout, du début à la fin, dès les premiers mots jusqu’aux derniers. On se laisse rapidement emporter dans l’histoire que nous narre George R.R. Martin, d’autant plus que celui-ci possède une plume extraordinaire, servie par une traduction de Patrick Marcel qui fait un excellent boulot. Malheureusement, 190 pages c’est un peu trop court, et en arrivant au bout, on reste un peu sur notre fin.

Mais au final, ce n’est pas si grave parce que la lecture est parfaite. On voyage entre fantasy, intrigues politiques, scènes de combat, brutalité ainsi que, bien évidemment, une masse de personnages que Martin parvient, comme toujours, à maîtriser avec talent. Que ce soit leur psychologie, ou les actions qu’ils effectuent, tout est décrit dans la plus grande fluidité. Surtout, ses personnages sont intéressants et attachants, c’est ça qui fonctionne dans l’univers du Trône de Fer.

En somme, je ne peux que vous conseiller de lire L’Œuf de Dragon qui devrait ravir les fans extrêmes comme les moins fans. L’avantage, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu ou vu l’intégralité de la saga puisque L’Œuf de Dragon est une petite porte d’entrée sympathique dans le Royaume des Sept Couronnes, profitez-en.

L’Œuf de Dragon, G.R.R. Martin, éd. Pygmalion, p. 190, 15€90.

- Flynn -

Autres livres présentés par Flynn :

Dangereuses visions : le Necronomicon en BD / Agharta : le Temps des Selkies / Le Dernier Roi des Elfes / Le Niwaâd / Moi, Cthulhu / Docteur Sleep / Saigneur de Guerre / Le Démon aux Mille Visages / Le Gardien de la Source / Universal War Two (T1) : Le Temps du Désert / Blake et Mortimer : L’Onde Septimus / Culture Geek / Attention aux Morts / Out There – volume 1 /L’Encyclopédie du Hobbit / Quantex (T1) : Le Songe des Immortels / Quantex (T2) : La Révolte des Ombres / Chroniques des Ombres / Le très grand Nettoyage / Les Pantins Cosmiques / Cornes / Le Miroir des Templiers (T1) : New Paris / Nosfera2 / Soutenez le financement de l’ouvrage « Gore – Dissection d’une Collection » / Taupe / Le Monde de Fernando / Moi, Lucifer

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MOI, LUCIFER

MOI, LUCIFER dans Fantastique 14072703494415263612413227

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14052612504215263612266750 dans FlynnTitre : Moi, Lucifer
Auteur : Glen Duncan
Éditeur : Folio SF
Pages : 368
Quatrième de couverture : « Prisonnier (par la volonté de Dieu) du corps d’un écrivain fraîchement suicidé et chichement membré, moi, Lucifer, Ange Déchu, Porteur de Lumière, Prince des Ténèbres, de l’Enfer et de ce Monde, Seigneur des Mouches, Père du Mensonge, Suprême Apostat, Tentateur, Antique Serpent, Séducteur, Accusateur, Tourmenteur, Blasphémateur et, sans contestation possible, Meilleur Coup de l’Univers Visible et Invisible (demandez donc à Ève, cette petite garce), j’ai décidé – ta-daaah ! – de tout dire.
Tout ? Presque. Le funk. Le swing. Le boogie. Le rock…
C’est moi qui ai inventé le rock. Si vous saviez tout ce que j’ai inventé : la sodomie, bien sûr, la fumette, l’astrologie, l’argent… Bon, on va gagner du temps : tout, absolument tout ce qui vous empêche de penser à Dieu. C’est-à-dire à peu près tout ce qui existe.»
Moi, Lucifer est un hilarant portrait du diable, sous forme de confession pour le moins très intime…

Avant de m’attaquer à Moi, Lucifer, l’auteur British, Glen Duncan, était pour moi un illustre inconnu. Duncan, après avoir fait des études de philosophie et de littérature, est parti pour Londres, afin de vendre, pendant quatre ans, des livres dans une librairie. Puis en 1997, il publiait son premier roman, Hope. Mais entre 1997 et 2014, il aura écrit seulement 10 romans, dont Moi, Lucifer, son troisième livre, un récit plutôt… atypique.

Un petit résumé de Moi, Lucifer, s’impose de force pour la compréhension d’une partie de la critique. Moi, Lucifer donc, est, comme vous avez dû le comprendre, l’histoire de Lucifer, l’Ange Déchu devenu le Diable, Satan. Ce cher Lucifer se retrouve prisonnier, par la volonté de Dieu, dans le corps d’un écrivain, Declan Gunn, durant un mois, afin de lui donner l’occasion d’effectuer sa rédemption. Cependant, et même pour sa rédemption, Lucifer ne supporte pas de suivre des ordres, et encore moins ceux qui lui sont donnés tout droit d’en haut, par Lui. Il va donc faire totalement l’inverse de la mission qui lui est confiée, et va passer un mois de pur excès dans le corps de Gunn.

Se trouve alors, entre nos mains, le manuscrit de Lucifer dans lequel il relate son expérience dans le corps d’un humain, en l’occurrence, Declan Gunn, mais pas que, puisqu’il nous conte aussi ses nombreux souvenirs du temps où il était encore ange au Paradis, ainsi que sa rébellion face à Dieu (qu’il nomme sympathiquement Papy), sa chute, sa vie en Enfer ou encore la création de ce lieu. À tous ces souvenirs, particulièrement amusants, s’ajoutent des anecdotes qui n’ont pas à voir directement avec Lucifer (bien qu’il soit certainement derrière tout ça…), comme par exemple un petit passage de la vie D’Himmler ou bien de la fameuse chasse aux sorcières. En somme, ce récit est son autobiographie, ou plutôt ses Mémoires. J’ai été conquis par cette idée, très intéressante, celle d’écrire ce livre sous forme de confessions. D’autant plus qu’en général, nous connaissons Lucifer uniquement comme l’Ange Déchu, comme le Diable et Satan. Mais rien d’autre. Et là, avec Moi, Lucifer, on se retrouve plongé au sein même de sa vie et de son esprit démoniaque, et c’est particulièrement délectable. En plus de ça, le Lucifer de Glen Duncan est absolument différent de ce à quoi l’on pourrait s’attendre. Si l’on décrit ce Diable comme quelqu’un de méchant, de maléfique, vicieux et mesquin, etc, il est ici joyeux et triste, méchant et gentil, rude et tendre, et au travers de ces pages, au fil de ses paroles, il nous dévoile ses souffrances, ses secrets les plus profonds et sa personnalité, à tel point que par moments, nous serions presque prêts à nous laisser attendrir par ses dires (malgré tout, mieux vaut se méfier, il reste le mal et la tentation ! ahah). Outre la partie (auto)biographique, Glen Duncan revisite complètement l’histoire de la Bible, que ce soit la création d’Eve, celle d’Adam, celle des Hommes et des anges, etc. Il n’hésite pas à se moquer ouvertement (et subtilement) de la religion Catholique, de ses fondements ou encore de la thèse du Créationnisme.

Glen Duncan n’a peur de rien. Il ne mâche pas ses mots et tape, avec beaucoup de talent et de maîtrise, à grands coups d’ironie, d’humour noir, et de sarcasme, sur notre monde et son fonctionnement, qu’il tourne, par la même occasion, au ridicule. Il se plait dans la désinvolture et la provocation, et il nous le montre très bien. Bien sûr, la religion n’est pas la seule chose critiquée dans cet ouvrage. L’humanité, la société, tous y passent. Le portrait qu’il dresse de tout cela est très froid et très cru. Anticlérical, anticapitaliste, pour l’homosexualité, et partage entre haine et amour pour l’Homme, l’auteur partage avec nous ses opinions sur divers sujets. Toutefois, Duncan reste totalement lucide, et l’ambiance très sombre, reflète parfaitement bien l’ambiance de notre société. Mais Lucifer, Declan Gunn et Glen Duncan, ne seraient-ils pas, finalement, une seule et même personne ? On sent que chacun est désabusé face à la situation et à la société. De surcroît, Declan Gunn n’est autre que Glen Duncan écrit en inversant certaines lettres. Il me paraît clair que Duncan se met en scène lui-même dans un récit fictionnel afin de nous transmettre ses idées et de faire passer ses critiques. Malheureusement, malgré toutes les excellentes idées avancées, tant dans l’histoire que dans l’écriture, le récit reste totalement décousu, les nombreux changements de période, lieu et les diverses réflexions de Lucifer ne font que nous plonger et nous enterrer dans une lecture difficile. Les bonnes idées s’enchaînent mais sont assemblées très maladroitement, et la fluidité de la lecture prend un coup. Enfin, le récit est beaucoup trop long, Duncan tourne en rond. C’est dommage parce que sa plume est très plaisante, mais la structure narrative de l’ouvrage est bancale, et on ne peut rien y faire.

Saviez-vous que Lucifer a couché avec Eve ? Qu’Adam est un imbécile ? Ou que Lucifer ne supportait pas Jésus ? Non ? Eh bien Moi, Lucifer devrait vous l’apprendre ! Plus sérieusement, Moi, Lucifer est loin d’être un mauvais roman. Toutefois, il faut s’accrocher si vous ne voulez pas décrocher. Long et lourd, le texte, bien que bancal, reste tout de même très drôle et permet de passer un bon petit moment délirant. Par contre, ne vous attendez pas à être marqué à vie par cette histoire !

- Flynn -

Autres livres présentés par Flynn :

Dangereuses visions : le Necronomicon en BD / Agharta : le Temps des Selkies / Le Dernier Roi des Elfes / Le Niwaâd / Moi, Cthulhu / Docteur Sleep / Saigneur de Guerre / Le Démon aux Mille Visages / Le Gardien de la Source / Universal War Two (T1) : Le Temps du Désert / Blake et Mortimer : L’Onde Septimus / Culture Geek / Attention aux Morts / Out There – volume 1 /L’Encyclopédie du Hobbit / Quantex (T1) : Le Songe des Immortels / Quantex (T2) : La Révolte des Ombres / Chroniques des Ombres / Le très grand Nettoyage / Les Pantins Cosmiques / Cornes / Le Miroir des Templiers (T1) : New Paris / Nosfera2 / Soutenez le financement de l’ouvrage « Gore – Dissection d’une Collection » / Taupe / Le Monde de Fernando

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LE MONDE DE FERNANDO

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14051912561715263612249220 dans Littérature

Titre : Le Monde de Fernando
Auteur : Hervé Thiellement
Illustrateur : Mike HOFFMAN
Éditeur : Rivière Blanche
Pages : 392
Description : « Fernando est un fernand, un humain édité à des milliers d’exemplaires, génétiquement sélectionné par Le Programme pour survivre sous terre après les bombes atomiques. C’est un clone de soldat mais il n’a pas du tout envie de faire la guerre. Il va rencontrer d’autres types de souterriens et, sans l’avoir voulu, changer le monde, celui des hommes et des autres espèces pensantes qui peuplent désormais la planète.

La nouvelle génération, celle des hybrides de clones et d’espèces, partira à la redécouverte de la planète Gaïa en vivant des aventures extraordinaires, dangereuses ou étranges, mais toujours dans la joie et le plaisir de l’amour et de l’amitié partagés. Ils seront adoptés par les pyramides, deviendront demi-dieux et Abou le sphinx sera leur ami.

De l’autre côté de l’Atlantique, Fernando et ses compagnons rencontreront d’autres souterriens et d’autres animaux pensants, mais aussi des puissances maléfiques et des tyrannosaures. Sans parler de la difficulté de communiquer avec les Poisshoms. Progressivement, c’est toute la planète qui se retrouvera unifiée par la volonté et la puissance des nouveaux surdoués. Sera ainsi résolue, en toute simplicité, l’énigme de l’origine de l’Univers. »

Le Monde de Fernando, enfin ! Faut dire que je l’attendais celui-là, c’est quand même du Hervé Thiellement, alors on ne peut pas se permettre de passer à côté, surtout après avoir lu son classique Le Dieu Était dans la Lune. C’est donc avec grand plaisir que l’on découvre ce Monde de Fernando. Ou pour certain, qu’on le redécouvre, car il s’agit ici d’une intégrale reprenant les trois volumes de la saga du Monde de Fernando, à savoir, Les Souterriens, Les Hybrides et Les Autres. Mais en plus de regrouper trois ouvrages dans un seul gros pavé, Hervé Thiellement a aussi « intégralement refondu, raccourci et rallongé, simplifié et compliqué afin de faire un seul gros pavé, le plus digeste possible. Mais venons en maintenant à l’histoire que raconte cet ouvrage, publié chez Rivière Blanche.

Le Monde de Fernando est une sorte de récit post-apocalyptique dans lequel nous suivons la vie de Fernando, un fernand, humain cloné à des milliers d’exemplaires, génétiquement sélectionné par Le Programme, afin qu’ils puissent survivre sous terre après l’explosion de bombes atomiques, et rendant la vie sur terre totalement impossible. Destiné à combattre les super-taupes, ennemi de toujours des souterriens, Fernando n’en a pas la moindre envie. Il préfère vivre sa petite vie tranquille, dans son coin. Jusqu’au jour où une magnifique idée germe dans sa tête… Et s’il fondait une petite colonie à la surface de la Terre ? Fernando, tout excité, part en quête de nouvelles rencontres afin de fonder sa colonie. C’est ainsi qu’accompagné par des michèle, lili, carole, jules, d’autres clones ainsi que Tôt, une super-taupe, il s’embarque dans une aventure qui ne sera pas de tout repos.

Avant toute chose, il est important de préciser que Le Monde de Fernando est un récit de science-fiction très original. Je dirais même que plus qu’un livre de science-fiction, il s’agit là d’un livre de philosophie. En effet, au travers d’une quête qui n’est pas sans rappeler celle des premiers colons, des pionniers de notre monde, Hervé Thiellement cherche à nous faire passer un important message. D’une manière très simple, avec un côté « roman d’anticipation », le récit imagine une sorte de retour aux sources mêlé à une libération du matérialisme qui oppresse les Hommes. L’auteur essaye de nous faire prendre conscience que nous devons arrêter d’écraser la nature, que nous devons vivre avec elle. Un nouveau départ s’impose à l’Homme s’il ne veut pas se condamner lui-même. Car finalement, à notre époque, nous vivons tous enfermés entre quatre murs, ou bien derrière nos écrans. Les contacts sociaux directs se font de plus en plus rares, tout comme le fait que de moins en moins de personnes ne se donnent la peine d’aller faire un tour en forêt ou en montagne. On a atteint un confort personnel, mais au détriment de la planète, et en particulier à celui de la nature. Alors que nous pourrions très bien vivre dans un monde simple, sans technologie avancée, avec juste le strict nécessaire, en étant totalement libérés du superflu, du joug du matérialisme. 

Le Monde de Fernando, c’est aussi un moyen d’imaginer un monde où chacun vivrait en harmonie avec les autres, les insectes, les animaux, et la nature. C’est aussi une manière de nous dire que finalement, les choses les plus simples au monde permettent d’être facilement heureux. En plus de ça, un certain message de paix se cache entre les lignes de ce roman. Dès le début, on découvre un monde dans lequel les hommes et les super-taupes s’affrontent sans cesse, jour après jour. Puis rapidement, avec l’aide de Fernando, les choses s’arrangent, on oublie les vieilles rengaines, on se pardonne et on vit en harmonie. Loin d’une mouvance hippie, on baigne là en pleine réalité. Le Monde de Fernando, c’est une longue fresque, critique profonde d’une société moderne créatrice d’inégalités, mais aussi une critique d’un tas de petites choses qui nuisent au bien-être de chacun. Le nucléaire, la haine, le racisme, l’esclavagisme, le capitalisme, etc. J’ai vraiment été très enthousiasmé, très emballé par cet aspect critique et philosophique. Le récit est très intelligent, il nous pousse à nous questionner sur l’homme, sur l’univers, sur la vie et son sens. De surcroit, la plume de ce cher Hervé est très belle, et les descriptions qu’il livre sur les environnements, sur les personnages, sur leur psychologie sont très intéressantes.

Malheureusement, cet aspect-ci s’efface petit à petit pour laisser place à un récit plus axé sur de l’aventure pure et dure. Après les 200-250 premières pages, le rythme, qui montait pourtant petit à petit, redescend, et le récit, jusqu’alors passionnant, finit par s’éterniser, et traine en longueur. On suit en réalité le même schéma. On découvre un lieu, on s’y pose, puis on voyage. La première fois, c’est intéressant, mais après, ça perd de son intérêt, et l’ennui se fait. En plus de cela, on ne comprend plus vraiment où l’auteur veut en venir, et c’est assez dommage. On a beau voyager à Paris, en Égypte ou en Amérique du Sud, ça ne suffit pas à maintenir le lecteur en haleine, même si nous avons droit à quelques scènes d’action bien trempées, et des rebondissements fort prenants. Le roman fourmille de bonnes idées. Les animaux que l’on rencontre, la philosophie qu’il dévoile, etc, mais tout ça baigne dans une narration un peu bancale et désuète, qui fait que les idées ne sont soit pas très bien expliquées, soit pas très bien exploitées. Avec ça, on compte pas mal de répétitions, de morceaux de phrases, de commentaires sur un personnage, etc, et c’est surtout dans la seconde moitié du récit que c’est comme ça, et encore une fois, c’est vraiment dommage.

Pourtant, je vous conseille amplement de lire ce bouquin du début à la fin. Pas simplement parce qu’Hervé Thiellement est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. C’est surtout pour la leçon que donne cet ouvrage, pour sa philosophie si vraie, si juste, et pour son histoire qui, malgré une certaine lourdeur sur la fin, mérite d’être lu. Thiellement, c’est de la bonne SF comique. Et parfois, rire, ça fait du bien.

- Flynn -

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TAUPE

TAUPE dans Flynn 14072703494415263612413227

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14041409092315263612147765 dans Littérature

Titre : TAUPE
Auteur : Nico Bally
Illustrateur : Philippe Jozelon
Éditeur : Malpertuis
Pages : 164
Quatrième de couverture : « Un beau jour de 1864, Jules Scartaris, un jeune garçon, se retrouve victime de sa curiosité. Entré discrètement dans une étrange machine, en compagnie d’un chat tout aussi fouineur, il voit, impuissant, l’appareil se refermer sur lui et commencer à s’enfoncer dans le sol. Car Taupe (puisque tel est le nom de cet engin aux faux airs de Nautilus) vient d’entamer sa mission, et celle-ci consiste à atteindre le centre de la Terre…

Passager clandestin malgré lui, Jules devra travailler pour justifier sa présence à bord. Louvoyant entre les personnages hauts en couleur – parfois amicaux, mais pas toujours – qui composent l’équipage, il lui faudra de participer à toutes les tâches qui contribuent à faire fonctionner le vaisseau souterrain. Il y découvrira les secrets de la machine, mais aussi ceux des hommes…

Une aventure steampunk qui, entre humour et suspense, remet au goût du jour la grande tradition de Jules Verne.

TAUPE, un projet top-secret financé par une dizaine de personnes, en partance pour le centre de la Terre… Cela ne vous ferait-il pas peur de vous y engager sans avoir plus d’informations ? Malheureusement pour Jules, il n’a pas eu le choix… »

Mais qu’est-ce donc que ce « TAUPE » ? Il s’agit du Tunnelier Autarcique Ultra Perforant Enseveli. Pour faire simple, TAUPE est un tunnelier conçu par Jean Sébastien Noe, qui a pour mission de se rendre au centre de la Terre en creusant un tunnel. Ce projet-là est financé par une dizaine de personnes dont le père de Jules Scartaris. Jules est un jeune garçon de 13 ans qui, un jour, se rend, avec ses parents, dans une vallée inconnue où il découvre alors l’énorme engin à moitié planté dans le sol, duquel plusieurs personnes entrent et sortent. Intrigué, et pendant que tout le monde est occupé ailleurs, Jules s’infiltre dans l’engin pour le visiter. Malheureusement pour lui, il s’y retrouve enfermé à l’insu de l’équipage et TAUPE commence à s’enfoncer vers le centre de la Terre. Peu après, Nedat, la médecin de Taupe, le découvre. Jean Sébastien, L’amiral et Éléonore, la géologue, décident de le garder avec eux, à condition que Jules apprenne à maitriser tous les rôles des Taupistes, trieur, chauffeur, sondeur, etc, afin qu’il puisse connaitre TAUPE par cœur.

L’histoire de ce roman, écrit par Nico Bally, est particulièrement intéressante. Tout d’abord, on suit le récit au travers de l’œil d’un enfant qui est habitué à vivre dans un milieu très aisé, où il n’a pas grand-chose à faire si ce n’est s’occuper de lui-même, sans être pour autant égoïste. Cependant, il se retrouve propulsé dans un milieu d’adultes, où les gens sont parfois gentils, mais plus souvent violents. Il doit donc s’adapter à un nouvel environnement qu’il ne connaît pas, il doit devenir adulte avant l’heure, et il est alors déstabilisé. Le passage de l’enfant à l’adulte est quelque chose de parfaitement réussi par Nico Bally. En effet, au tout début du roman, le langage qu’il utilise est très enfantin, mais plus on avance dans l’histoire, plus on tourne les pages, et plus le temps avance, plus Jules grandit dans sa tête, il devient plus mature et on s’aperçoit alors que le langage utilisé par l’auteur évolue lui aussi vers une certaine maturité innocente. De ce fait, la voix, infantile que l’on entend dans notre tête lorsque Jules parle se transforme en voix adulte, et ça c’est une véritable réussite, ça démontre une certaine qualité de la plume et de l’écrit de l’auteur. Cela dit, dans la plupart des réactions de Jules, on sent qu’il est encore un enfant, il se plaint quand il faut montrer des échelles parce qu’il a mal aux bras, il se plaint parce que les lits sont trop durs, etc, et c’est très amusant. D’autant plus que le roman est construit comme une sorte de journal dans lequel Jules raconte son aventure, et on parvient vraiment à se plonger dedans.

TAUPE peut sembler n’être qu’un simple roman jeunesse, pourtant, il est bien plus que ça. Il est avant tout une aventure steampunk pour adulte comme pour enfant. D’un point de vue adulte, on s’émerveille de retrouver en TAUPE un hommage au grand Jules Verne, ce mélange de technologie moderne à une époque plus ancienne avec une ambiance mystérieuse et sombre, ainsi qu’à une réflexion très vraie sur la société moderne, car oui, Nico Bally place subtilement son petit avis et sa critique sur notre société. Notamment sur le manque d’égalité homme-femme dans la vie et dans le monde du travail, mais aussi sur le racisme qui sévit, encore une fois, dans la vie quotidienne et au sein de la vie professionnelle. Dans TAUPE, hommes et femmes font le même travail, hommes et femmes viennent de tous les horizons et s’entendent parfaitement les uns, les autres. D’un point de vue plus enfantin, TAUPE se présente comme un petit roman très simple, pas prise de tête, facile à lire, drôle et touchant. Les différentes péripéties de Jules et les rebondissements captivent notre attention, et l’intrigue est très passionnante, le roman se lit donc très vite, une journée pour les plus courageux !

TAUPE est une petite merveille, un magnifique hommage à Jules Verne qui peut être lu par tous, enfants comme adultes. J’ai, pour ma part, été très amusé par le reproche fait aux adultes d’agir comme des enfants. C’est un reproche fait plusieurs fois par Jules et Nico Bally, et je pense que celui-ci devrait beaucoup amuser nombre d’enfants tant il est de plus en plus vrai !

- Flynn -

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SOUTENEZ LE FINANCEMENT DE L’OUVRAGE « GORE – DISSECTION D’UNE COLLECTION »

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14040707063315263612129346 dans Littérature

La collection Gore est une collection mythique des Éditions Fleuve Noir. En grand fan de cette dernière, David Didelot, éditeur du fanzine Vidéotopsie consacré au cinéma bis et d’horreur, a décidé de la disséquer et de vous faire part de ses connaissances et de sa passion dans un ouvrage nommé Gore – Dissection d’une Collection, qui sera édité aux Éditions Artus films. Gore est donc l’encyclopédie ultime de cette collection, un indispensable pour tous les fans…

Cependant, pour financer le projet, David Didelot et Artus films ont besoin de 30 000 €. C’est pourquoi une campagne Ulule a été lancée pour collecter cette somme et ainsi pouvoir réaliser la maquette et imprimer l’ouvrage. Actuellement, 64% des fonds ont été récoltés, mais ce n’est pas assez. Il reste encore 24 jours pour collecter la somme dans son intégralité, n’hésitez donc pas à participer !

Pour avoir toutes les informations (notamment des extraits du livre), je vous renvoie directement sur la page Ulule du projet de Gore.

- Flynn -

Ci-dessous, une reproduction partielle de ce que vous pouvez trouver sur Ulule.

Au milieu des années 80, les Editions FLEUVE NOIR lançaient la désormais célèbre Collection GORE, prolongement sanglant et « mal élevé » de la fameuse Collection ANGOISSE. Pendant cinq ans, d’avril 1985 à juillet 1990 – et au rythme de deux volumes par mois – des dizaines de petits romans vinrent alors se ranger sans pudeur sur les étals de nos supermarchés, dans les rayonnages de nos librairies ou sur les comptoirs de nos kiosques à journaux. Un logo génialement dessiné, des couvertures pleines de sang, de tripes et de femmes légèrement vêtues, pour 118 petits romans « de gare » pleins de chair mise à vif, de litres d’hémoglobine déversés et d’inimaginables souffrances… 118 petits récits (sans compter un volume hors série grand format et un petit livre d’analyse réflexive sur la collection), signés par de grands et plus modestes auteurs de la littérature populaire française ou anglo-saxonne ; 118 petites histoires totalement barrées, brisant joyeusement tous les tabous et toutes les bienséances ; 118 titres qui sont aujourd’hui l’objet d’un véritable culte auprès de ceux qui, dans les années 80, étaient encore adolescents et hantaient les vidéoclubs fleurissant un peu partout, à la recherche du dernier film gore disponible… Car la Collection GORE fait aujourd’hui figure d’équivalent littéraire aux séries B d’horreur qui encombraient alors les magnétoscopes… Témoignage incontournable d’une décennie aujourd’hui bénie, projet encore controversé de nos jours, la Collection GORE reste une expérience éditoriale unique en son genre. Une expérience qui méritait donc bien que l’on s’ y arrête enfin.

Livre de plus de 300 pages couleurs et noir et blanc. Nombreuses illustrations et entretiens avec les auteurs.

SOMMAIRE :

  • Préface cinématographique de Nécrorian
  • Sommaire
  • Army of the Dead - Présentation des « Gore maniacs » ayant contribué à ce livre : l’armée des morts… bien vivants !
  • Introduction
  • Après-guerre, avant Gore - Les ancêtres populaires du putassier et du crapoteux en littérature. Non, la Collection Gore n’est pas née ex nihilo…
  • Il était une fois… la Collection Gore - L’histoire mouvementée, chaotique et édifiante d’une collection culte… Plongée au mitan des années 80, avec le témoignage de Juliette Raabe.
  • Daniel Riche : entretien et carrière - La parole au défunt fondateur de la Collection Gore…Interview presque inédite du bonhomme (parue dans le fanzine Vidéotopsie, n°13, juillet 2013). En quelques dates et des dizaines de titres, le CV richissime de Daniel Riche.
  • La Collection Gore et la presse : Grand Prix du Roman Gore et revue de presse - La Collection Gore à son firmament ! C’était l’époque d’Avoriaz… Petit florilège de coupures de presse : l’accueil médiatique de la Collection Gore au milieu des années 80.
  • Auteurs et volumes de la Collection Gore - D’ « Altman » à « Wolfitt», tous les auteurs disséqués, tous les romans autopsiés… Entretiens avec Jean-Pierre Andrevon, Axelman, Jacques Barbéri, Gilles Bergal, François Darnaudet, Joël Houssin, Patrice Lamare, N.-G. Mount, Richard D. Nolane, François Sarkel, Brain Splash, Christian Vilà et… Nécrorian !
  • Dans l’Enfer des pseudos… - Récapitulons : qui, en réalité, est qui ? De l’art de la dissimulation…
  • Dugévoy (et les autres) : ça crève les yeux ! - … Ou comment un artiste roumain redéfinit les règles du meilleur mauvais goût dans ses couvertures. Mythique !
  • La Collection Gore sur pellicule - La Collection Gore et le cinéma d’horreur : entre romans originaux et novélisations…
  • A Gore perdus… ou retrouvés ! - Histoire de ces manuscrits destinés à la Collection Gore, définitivement (?) perdus, ou qui trouvèrent ailleurs éditeurs à leur pied
  • … Et pour digérer : la Collection Maniac - Retour sur l’enfant légitime de la Collection Gore : Maniac…
  • Les enfants de Gore - Et depuis ? Qui a repris le flambeau… et un peu de tripes crues ?
  • Index chronologique - Histoire de se repérer dans le temps…
  • Collector… Gore ! - Galerie photos de petites choses estampillées Collection Gore : notre musée personnel de Curiosa… Uniquement pour les fans purs et durs !

Contreparties possibles :

  1. Pour 30,00 €# 1Le livre dédicacé par l’auteur
  2. Pour 36,00 €# 2Le livre dédicacé par l’auteur + le DVD du film OGROFF, de Norbert MoutierRécompense limitée

Détails des récompenses :

Le DVD OGROFF – MAD MUTILATOR
Film de Norbert Moutier – France – 1983
Avec Françoise Deniel, Pierre Pattin, Howard Vernon, Alain Petit…
DVD Artus Films – Suppléments :
Ogroff, le bûcheron fou
Ogroff, 30 ans après
Scène d’ouverture inédite
Diaporama d’affiches et de photos
Bande-annonce
Toutes les infos sur : http://www.artusfilms.com/ogroff-mad-mutilator

Norbert Moutier a écrit 2 volumes pour la collection Fleuve Noir Gore : Neige d’enfer (n°64) et L’équarrisseur de Soho (n°112)

À quoi va servir le financement ?

Habitué à éditer des DVD, ARTUS FILMS se lance dans l’édition de livres. C’est une première et, bien entendu, nous restons dans la culture que nous aimons. Nous connaissons David Didelot depuis des années, grâce à son travail remarquable et passionné pour son fanzine VIDEOTOPSIE. Depuis 10 ans, David collectionne tout ce qui se rapporte à cette mythique collection Fleuve Noir Gore. Il fallait bien tôt ou tard partager le fruit de son travail et de sa passion. Avec le temps, cette collection de littérature populaire des années 80 est devenue mythique. Mais nous sommes conscients qu’un tel projet va intéresser une poignée de passionnés, le thème étant on ne peut plus pointu. C’est pour cette raison que nous faisons appel à vous. Vos souscriptions serviront à financer la maquette du livre, ainsi que l’impression.

Pour en savoir plus sur les éditions Artus Films : www.artusfilms.com

À propos du porteur de projet :

L’éditeur :

ARTUS FILMS édite des DVD depuis 2005. Avec un goût prononcé pour le CInéma-Bis, le Fantastique, et le cinéma de genre en général, l’éditeur aime exhumer des films rares, inédits, méconnus ou oubliés de notre patrimoine, dans des éditions remplies de suppléments.

L’auteur :

Editeur du fanzine Vidéotopsie (consacré au cinéma bis et d’horreur), David DIDELOT se propose aujourd’hui de revenir sur cette aventure éditoriale hors du commun, dans son livre GORE – Dissection d’une Collection. Avec quelques amateurs et spécialistes du genre, il évoque la genèse de cette collection, dissèque tous les volumes la constituant et s’arrête sur tous les auteurs ayant contribué à la série (plus d’une soixantaine !). Collectant les entretiens qu’il a pu recueillir avec les principaux acteurs de GORE (écrivains, directeurs de la collection…), s’intéressant aux artistes qui ont dessiné les plus incroyables couvertures de toute la littérature populaire nationale, se penchant sur les continuateurs de la collection, et évoquant les relations ténues qu’entretient la série avec le cinéma d’horreur, l’auteur signe ici la Bible de la Collection GORE, l’indispensable viatique de l’amateur, le guide complet du territoire GORE. Bref, LE livre définitif sur une collection désormais culte.

Autres livres présentés par Flynn :

Dangereuses visions : le Necronomicon en BD / Agharta : le Temps des Selkies / Le Dernier Roi des Elfes / Le Niwaâd / Moi, Cthulhu / Docteur Sleep / Saigneur de Guerre / Le Démon aux Mille Visages / Le Gardien de la Source / Universal War Two (T1) : Le Temps du Désert / Blake et Mortimer : L’Onde Septimus / Culture Geek / Attention aux Morts / Out There – volume 1 /L’Encyclopédie du Hobbit / Quantex (T1) : Le Songe des Immortels / Quantex (T2) : La Révolte des Ombres / Chroniques des Ombres / Le très grand Nettoyage / Les Pantins Cosmiques / Cornes / Le Miroir des Templiers (T1) : New Paris / Nosfera2

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NOSFERA2

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Chaque lundi, le blog Flynn SFFF vous présente une parution littéraire récente ou ancienne de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

14033107554315263612111376 dans LittératureTitre : Nosfera2
Auteur : Joe Hill
Illustrateur : -
Éditeur : JC Lattès
Pages : 621
Quatrième de couverture : « Il suffit que Victoria monte sur son vélo et passe sur le vieux pont derrière chez elle pour ressortir là où elle le souhaite. Elle sait que personne ne la croira. Elle-même n’est pas vraiment sûre de comprendre ce qui lui arrive. Charles possède lui aussi un don particulier. Il aime emmener des enfants dans sa Rolls-Royce de 1938. Un véhicule immatriculé NOSFERA2. Grâce à cette voiture, Charles et ses innocentes victimes échappent à la réalité et parcourent les routes cachées qui mènent à un étonnant parc d’attractions appelé Christmasland, où l’on fête Noël tous les jours ; la tristesse hors la loi mais à quel prix… Victoria et Charles vont finir par se confronter. Les mondes dans lesquels ils s’affrontent sont peuplés d’images qui semblent sortir de nos plus terribles cauchemars. »

Joe Hill a épousé la même carrière que son père, Stephen King, et visiblement, il est parti pour rencontrer le même succès que son père ! Déjà, avec Le Costume du Mort en 2007, sa carrière était assurée. Avec Cornes, il ne faisait que nous montrer une nouvelle partie de l’étendue de son talent. Mais Nosfera2 est bien au-dessus de tout cela, il nous prouve vraiment ce dont il est capable avec un mélange d’horreur et de fantastique passionnant et original.

Nosfera2 nous raconte l’histoire de Charlie Manx, un homme qui parait vieux, un homme méchant. Il gère un endroit assez spécial nommé Christmasland. Dans cet endroit, Manx accueille les enfants qui désirent que ce soit Noël tous les matins. Cependant, Manx accepte quelques adultes. Mais pour que ces adultes puissent accéder à Christmasland, ils doivent faire voir qu’ils en sont dignes. C’est au tour de Bing de montrer son envie. Pour cela, il va devoir aider Manx à emmener 10 enfants maltraités à Christmasland. Et le destin de Victoria, une jeune adolescente, et Manx vont très vite se croiser.

Ce Nosfera2 est vraiment surprenant. Comme son père, Joe Hill mixe des éléments d’horreur à des situations réelles, en ajoutant une bonne dose de fantastique. Ce n’est pas pour rien que l’on y évoque les problèmes familiaux, les disputes futiles entre les adultes, etc, qui retombent souvent sur les enfants qui se trouvent pris entre deux feux. J’ai pas mal pensé à Docteur Sleep de Stephen King. Je n’en dirai pas plus car je ne voudrais pas vous dévoiler une partie de l’intrigue, simplement que ce qui arrive à Vic plus jeune se reproduit avec son propre enfant m’a fait penser à la jeune Abra et Danny.

Joe Hill nous offre un pavé de 621 pages. Mais un pavé passionnant, pas ennuyeux pour un sou, très bien écrit, avec des scènes mémorables, marquantes. Son style est très plaisant, il réussit vraiment bien à nous maintenir dans une ambiance sombre et très tendue, difficile de s’en sortir avant la fin du bouquin.

Je vous conseille vivement de lire ce bouquin. Je pense qu’il est le seul à égaler (et parfois même à dépasser) Stephen King, vous n’aurez donc aucun mal à vous plonger dans l’histoire !

- Flynn -

Autres livres présentés par Flynn :

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LE MIROIR DES TEMPLIERS (T1) : NEW PARIS

LE MIROIR DES TEMPLIERS (T1) : NEW PARIS dans B.D. 15050108480515263613222884

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Titre : Le Miroir des Templier T1 : New Paris
Éditeur : Tartamudo
Artiste : Jef Martinez (scénariste), José Jover (scénariste) et Vinz el Tabanas (dessinateur)
Date de sortie : 2008
Prix : 13€20
Description : « 1307, des Chevaliers de l’Ordre des Templiers chevauchent non loin de Carnac. Noudh, le chef, Alocer, Balberith, Melkhom, Nibbaz, chevaliers de l’ordre, l’accompagnent. Noudh et son écuyer Budd Win regagnent l’une de leur commanderie. Soudain une explosion dans les marécages attire leur attention. En s’approchant, ils découvrent une météorite fumante. Budd Win décide d’aller voir la chose de plus près, c’est alors que surgit des brumes fumantes un être informe qui tétanise le groupe et se saisit de l’écuyer. 2094, Paris est envahi par les eaux à la suite d’un bouleversement climatique. La France est dirigée par une dictature Templière qui sème la terreur et la mort. Ce sont les mêmes Templiers du début qui ont traversé le temps et qui forment l’Ordre Secret des Templiers Intemporels (l’OSTI). Noudh et les quatre autres chevaliers sont justement ces nouveaux maîtres de la France. Budd Win, resté figé dans son corps d’adolescent, réside dans la Stratobanlieue de l’immense mégalopole qu’est devenue maintenant New-Paris. Son destin exceptionnel va pourtant changer l’ordre terrible établi par les Templiers… »

En me promenant sur le site des Éditions Tartamudo, je suis tombé sur un album qui m’avait bien tenté… Le Miroir des Templiers de Vinz el Tabanas, Jef Martinez et José Jover. Malheureusement, après lecture, j’ai été un peu déçu…

Le premier tome du Miroir des Templiers débute en 1307. On y découvre quelques chevaliers de l’Ordre des Templiers qui, suite à la découverte d’une comète écrasée dans un marécage, se retrouvent propulsés tout droit à New Paris. Nous sommes alors transporté jusqu’en l’an 2099, dans un Paris dévasté par la peur, la misère, le meurtre, la luxure, l’injustice, l’immondice, et qui est dirigé par… un petit groupe d’anciens Templiers qui impose une terrible dictature. Nous allons alors suivre Buddwin, l’un des Templiers envoyés dans une autre époque, resté figé dans son corps d’adolescent. Cependant, c’est grâce à lui que les choses vont changer…

José Jover et Jef Martinez se sont chargés du scénario, et le pitch qu’ils nous proposent est intéressant. Le fait de faire passer des personnes d’une époque à une autre m’a beaucoup plu. D’autant plus qu’il s’agit de Templiers. Si en plus de ça on en fait de véritables monstres sanguinaires, qui tuent sans hésitation, ça devient encore plus passionnant. Par contre, les dialogues sont assez moyens…

Là où je n’ai pas du tout accroché c’est avec le dessin. Plus précisément la colorisation. De base, on voit que le dessin de Vinz el Tabanas est dynamique et réussi. Mais avec la colorisation, on a l’impression que ça ne bouge plus, ça fait une sorte de pâté, c’est surchargé en couleur, c’est moche, ça pique les yeux, enfin bref, je n’aime vraiment pas.

Dans l’ensemble, Le Miroir des Templiers est une BD moyenne. L’histoire se tient, c’est sympathique, mais la colorisation… pas pour moi. La lecture reste tout de même agréable. Sachez aussi que la suite paraitra au premier semestre 2014 toujours chez Tartamudo !

- Flynn -

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CORNES

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14031707131515263612071905 dans FlynnTitre : Cornes
Auteur : Joe Hill
Illustrateur : -
Éditeur : JC Lattès
Pages : 416
Description :  »Ignatius Martin Perrish passa la nuit ivre, à faire des choses terribles. Il se réveilla le lendemain matin avec une terrible gueule de bois et… une paire de cornes qui lui sortait des tempes. »

Joe Hill, maitre du fantastique, fils de Stephen King, maitre de l’horreur. C’est drôle à dire, mais c’est vrai. Joe Hill est le maitre incontestable du fantastique, et je ne suis pas le seul à le dire. Ce n’est pas nouveau, Le Costume du Mort, Cornes, et récemment Nosfera2, le prouvent. Il est certain que sa carrière ne fait que commencer, d’autant plus qu’il travaille aussi pour le monde du comics avec les excellents Locke & Key et The Cape. Bon, et sinon, Cornes ?

Dans Cornes, nous découvrons Ignatius Martin Perrish, qui, suite à une nuit mouvementée, tournée dans l’alcool et autres excès, se réveille le lendemain avec… des cornes. Cependant, ses cornes lui confèrent un pouvoir, et ce pouvoir, il va s’en servir pour retrouver les coupables du meurtre de sa fiancée, Merrin.

Ce roman est un petit plaisir pour les lecteurs et les fans de fantastique, d’épouvante, de thriller, etc. Malgré des lourdeurs et des longueurs, notamment à propos de la vie de Ig, Joe Hill parvient à nous emmener au bout de son récit sans nous perdre un seul instant. À la fois drôle et sombre, Cornes nous fait voyager entre souvenirs et moments présents, et mélange la vie et le surnaturel à la manière de Stephen King. Et même s’il n’est pas encore au niveau de son père, Joe Hill ne cesse de s’en rapprocher et bientôt le surpassera grâce à son talent et sa magnifique plume.

Cornes est un excellent roman que je vous conseille fortement de lire, le parfait roman pour découvrir Joe Hill et son univers !

- Flynn -

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LES PANTINS COSMIQUES

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14031009111115263612051486 dans LittératureTitre : Les Pantins Cosmiques
Auteur : Philip K. Dick
Illustrateur : -
Éditeur : J’ai Lu
Pages : 187
Quatrième de couverture :  »Ted Barton décide de revoir sa ville natale, Millgate. Il trouve une ville métamorphosée et pour ses habitants, il est mort à l’âge de neuf ans. Des puissances gigantesques, tapies dans la vallée, attendent le moment de se disputer le monde : les forces du jour et de la nuit, Ormadz et Ahriman, les anciens dieux manichéens. »

C’est toujours un grand plaisir de lire un ouvrage du magnifique Philip K. Dick, auteur très prolifique de science-fiction. C’est avec l’excellent Les Pantins Cosmiques, datant de 1957 et réédité par J’ai Lu en ce début d’année, que je reviens vers vous.

Les Pantins Cosmiques est un incontournable de l’œuvre de K. Dick. Sans être un chef-d’œuvre, ce roman nous emmène petit à petit vers les plus grands récits de l’auteur, et il permet de prendre conscience de l’évolution du style de Philip K. Dick.

Les Pantins Cosmiques, c’est l’histoire de Ted Barton, un homme qui décide de retourner dans sa ville natale, à Millgate. Cependant, lorsqu’il arrive, tout a changé, la ville, sa vie, personne ne le reconnait, etc. Il décide alors d’enquêter et de résoudre ce mystère… Nous suivons donc ce « héros » au travers d’une aventure dans laquelle il ne va cesser de se poser des questions sur son existence, sur qui il est vraiment, etc. C’est un peu la marque de fabrique de Dick, le côté un peu schizophrène, avec la paranoïa, mais aussi l’univers, les divinités, ou encore le manichéisme.

Même si ce n’est pas le plus grand roman de Dick, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire, à me laisser porter par l’aventure, par les péripéties que subit le couple, ou encore par le style assez spécial qu’emploie Philip K. Dick.

- Flynn -

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LE TRES GRAND NETTOYAGE

LE TRES GRAND NETTOYAGE dans Flynn 14072703494415263612413227

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14030307150915263612030511 dans LittératureTitre : Le très grand Nettoyage
Auteur : Romuald Reber
Illustrateur : -
Éditeur : Rodarima
Pages : 230
Quatrième de couverture : « Jeremy Parker est chercheur en nanotechnologies. Il a 27 ans, et vit à Londres en 2025. Le monde est saturé de déchets, il pleut du plastique à chaque orage. La nourriture commence à manquer. Lui, rêve de nettoyer la planète grâce à ses inventions. Mais la triste réalité économique de la société, profondément cynique, qui l’entoure, le contraint à travailler sur des projets moins idéalistes… Alors que la majorité des urbains des grandes capitales prennent de la drogue du rêve pour fuir leur triste quotidien, lui s’accroche à son projet. Il y consacre tout le temps que son travail lui laisse. Mais, bientôt, une suite d’évènements incontrôlés va tout faire basculer. »

Disons-le, l’auteur suisse Romuald Reber n’est pas un grand écrivain. Mais ce n’est pas parce que l’on n’est pas un grand écrivain que l’on ne peut pas écrire de bonne histoire. Après nous avoir proposé Prime de Vie en 2009, Reber nous a proposé Le très grand Nettoyage en 2010, puis Rayonnement en 2012. Ayant lu les trois ouvrages, je peux vous dire que Le très grand Nettoyage est celui que j’ai préféré.

J’ai lu les récits de Romuald Reber un peu dans le désordre. J’ai commencé par Prime de Vie (le premier), j’ai enchaîne sur Rayonnement (le troisième), et j’ai terminé avec Le très grand Nettoyage (le second).

Au fil de ces lectures, j’ai pu remarquer quelques problèmes récurrents dans les écrits de Reber, des problèmes qui sont présents dans ses trois histoires. Le premier souci est un souci d’ordre rédactionnel puisque Reber a tendance à faire pas mal de répétitions, que l’on soit dans une même phrase, dans un même paragraphe, dans une même page et dans un même chapitre. Ce qui coince, c’est que ça alourdit le texte, et c’est un peu fatiguant pour le lecteur. En plus de ça, certaines tournures de phrases deviennent plutôt bizarres, bancales, et ça part un peu dans tous les sens. On a ensuite les dialogues, beaucoup trop théâtral, qui manquent de naturel, ce qui est aussi le cas de la gestuel des personnages, parfois trop surréaliste. Quand on lit, on n’a pas vraiment l’impression d’avoir affaire avec des êtres humains. Ce serait comme si nous regardions un film dans lequel tous les personnages étaient doublés par la même personne. Au final, on a beaucoup de mal à ressentir les émotions des personnages qui s’apparentent plus à des androïdes qu’autre chose, et l’empathie ne se fait pas forcément.

Venons-en maintenant à l’histoire en elle-même de ce Très grand Nettoyage. Plusieurs thèmes se mélangent ici, comme pour les deux autres ouvrages de Romuald, le social, la technologie, l’écologie, la décadence de l’homme, etc. Ce sont des thèmes très communs à l’œuvre de l’auteur, surtout l’écologie et le technologique, qu’il met sous en opposition l’un à l’autre, comme c’est le cas de l’ouvrage dont je vous parle. Pour ma part, je trouve que c’est une bonne chose, ça permet à Reber de bien traiter ces questions, ces thèmes, et d’aller un peu plus en profondeur. Malheureusement, il a beaucoup, beaucoup de choses à partager, mais le format qu’il emploie n’est pas le bon. D’autant plus qu’il a une fâcheuse tendance à émettre de nombreuses idées en rapport avec le thème principal, mais ce sont des idées qui donnent une lourde impression de surenchère et qui ne font pas toujours avancer l’histoire, au contraire, elles la ralentisse, perdent le lecteur, et quand le lecteur est un peu perdu, son réflexe est de reposer le livre. À côté de ça, le sujet du Très grand Nettoyage est très intéressant. Il tourne autour des nanotechnologies, de leurs utilisations, etc.

Ce bouquin est un bouquin de SF et d’anticipation. Dans l’esprit de Romuald Reber, et dans le futur qu’il s’y imagine, les nanotechnologies ont un rôle très important à jouer. Malheureusement, comme beaucoup d’inventions actuelles, elles ne sont pas utilisées à bon escient. Pour le montrer, il nous envoie en 2025, sur une Terre envahie et ravagée par les déchets créés par l’Homme, des déchets dont tout le monde se fiche, que ce soient les politiques ou le peuple. Sauf Jeremy Parker, chercheur spécialiste en nanotechnologies, qui fait tout pour sauver la Terre d’une fin certaine. Malheureusement, il n’a d’autres possibilités que celles de fournir l’armée en armes nanotechnologiques ou bien de travailler sur des projets bien moins utiles. Après tout, puisque ça n’intéresse personne de sauver le monde, pourquoi perdre son temps…

C’est une réalité, le monde fonctionne de cette manière. Pourquoi s’occuper de ce dont les autres se fichent ? Pourquoi tenter de faire évoluer les choses quand personne ne veut s’en charger ? Reber l’illustre très bien avec Le très grand Nettoyage, et ce, malgré les problèmes que l’on trouve dans ce dernier. L’intrigue est intéressante, bien qu’elle se retrouve quelque peu dans un imbroglio de détails qui n’ont pas forcément leur place ici et qui coupe le rythme de l’histoire. Cela dit, on se laisse facilement prendre par les mots de l’auteur, et cela fait par moment réfléchir. Je vous invite à lire l’extrait disponible en ligne pour vous faire une petite idée sur le livre.

J’en profite pour signaler que le livre est aussi édité chez Edilivre depuis février 2014, afin de faciliter l’accès des lecteurs français à ce dernier.

Enfin, il est aussi disponible en audiobook, extrait ici et ici.

- Flynn -

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