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Archive pour la catégorie « Flynn »

LE DÉMON AUX MILLE VISAGES

LE DÉMON AUX MILLE VISAGES dans Fantastique 14072703494415263612413227

Chaque lundi, le blog Flynn SFFF vous présente une parution littéraire récente ou ancienne de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

13120208300515263611784283 dans FlynnTitre : Le Démon aux Mille Visages – La Face Cachée du Strom
Auteur : Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas
Illustrateur : Jaouen Salaün
Éditeur : Nathan
Pages : 175
Quatrième de couverture : « Je m’appelle Calixte Beauchamp. Si vous me lisez, c’est que je suis… passé de l’autre côté. J’ignore qui vous êtes. Peu importe, d’ailleurs. Ce qui est important, c’est que vous lisiez mon manuscrit. Après, seulement, vous comprendrez. Vous comprendrez où vous êtes. Et vous comprendrez la responsabilité énorme, terrible, qui pèse désormais sur vos épaules… À présent, vous faites partie de l’histoire.»

Je connaissais la saga Strom de nom, mais je n’avais jamais lu de roman de cette série. J’ai donc lu ce Démon aux Mille Visages de manière totalement indépendante. Et je vous le dis, pas besoin de lire la saga pour pouvoir lire celui-ci. Certes vous ne comprendrez pas les clins d’œil et références à la saga Strom, mais vous ne serez pas perdu dans votre lecture. Dans ce roman, on découvre l’histoire du Démon aux Mille Visages, qui, si je ne me trompe pas, est un personnage du 3ème tome de la série. C’est à travers un manuscrit écrit par Calixte Beauchamp, spécialiste du cerveau et des manuscrits d’auteurs, qui nous conte son histoire, une histoire pleine de mystères et de fantastique, que l’on va en apprendre plus sur celle du Démon. Les deux auteurs, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas ont une plume très agréable, très fluide. Dans cette histoire, ils nous font voyager dans une intrigue passionnante, très prenante. J’ai beaucoup aimé le fait que les auteurs aient inventé des contes sous la plume d’autres auteurs connus tels que les Frères Grimm, H.G. Wells, Marcel Aymé, et d’autres. Le récit est court, mais l’intrigue est très bien menée du début à la fin. Je pense que si ce roman vous plait, il ne faut pas hésiter à vous jeter sur la saga Strom.

- Flynn -

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SAIGNEUR DE GUERRE

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13112506551215263611764350 dans FlynnTitre : Saigneur de Guerre
Auteur : Manuel Essard
Illustrateur : Michel Borderie
Éditeur : Lokomodo
Pages : 336
Quatrième de couverture : « Le Chaos s’est abattu sur le Monde. Un à un, les royaumes tombent sous les coups d’Hilf Zorkèr, le plus ignoble des Seigneurs de Guerre, et de son armée Sombre. Au château de la Dame Blanche, chacun se prépare à soutenir l’ultime siège, sans espoir. Sans espoir sauf un : la légendaire armée des Chevaliers Vampires, dont la puissance phénoménale résiderait dans leur armure gorgée de sang. La princesse Fhillor va se mettre en quête de ces mystérieux Chevaliers Vampires qui seuls pourraient les sauver. Mais a-t-on jamais vu une légende sauver un empire ? »

Je n’avais pas encore eu l’occasion de lire un roman de Manuel Essard. J’en ai donc profité avec la réédition de Saigneur de Guerre (1992) en 2012 chez Lokomodo, pour le découvrir. Il s’agit de son deuxième ouvrage, écrit après Une si jolie Prison et De bitume et de Sang en 1991, et avant La forteresse pourpre en 1993.

Saigneur de Guerre, comme tous ses autres ouvrages, est paru, à la base, chez les grandes éditions Fleuve Noir. Et c’est une histoire de fantasy plutôt atypique que nous présente Monsieur Essard. Une fantasy à base de vampires. Mais des chevaliers vampires ! Si c’est pas fun, ça. Mais Manuel conserve le mystère sur l’origine de ces vampires. Je n’ai, pour ma part, lu aucun ouvrage de fantasy dans lequel on retrouve des vampires, et je pense que c’est ça qui confère une certaine originalité à cet ouvrage. Le fait d’inclure des vampires à une histoire de chevalerie somme toute classique.

J’ai apprécié le style d’écriture de Manuel Essard que j’ai trouvé fluide et dynamique, et les descriptions sont plutôt pas mal. Et malgré les nombreux personnages qui peuplent cette histoire, l’auteur s’en sort très bien et réussit à donner à chacun un caractère qui lui est propre, une histoire, etc. Avec action et rebondissements au rendez-vous, Saigneur de Guerre est une lecture rapide et agréable.

- Flynn -

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DOCTEUR SLEEP

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13111807324915263611743274 dans FlynnTitre : Docteur Sleep
Auteur : Stephen King
Illustrateur : -
Éditeur : Albin Michel
Pages : 592
Quatrième de couverture : « Depuis Shining, le petit Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi… Le nouveau chef-d’oeuvre de Stephen King. »

Comment ne pas se jeter sur la suite d’un roman tel que Shining ? Vous êtes forcé de foncer dans la librairie la plus proche et de demander le dernier Stephen King, c’est une obligation. En plus, vous ne serez pas déçu, alors il ne faut pas hésiter.

Quel plaisir de retrouver le grand Stephen King. Mais pas seulement parce qu’on retrouve aussi le fameux Danny Torrance, ce jeune garçon doté du Don. Sauf que ce petit garçon a bien grandi désormais. Malheureusement, tout comme son père, Danny a sombré dans l’alcool, et sa vie est un véritable désordre. Mais ça l’aide à oublier le Don. À ne plus voir de démons, de monstres et autres visions. Du coup, il va de ville en ville, histoire de trouver un toit et un travail pour quelques jours ou quelques semaines. Mais il finit par se poser dans l’une d’elles, où il devient aide-soignant. Il fait alors la connaissance d’Abra Stone, une jeune adolescente plutôt spéciale puisqu’elle aussi elle a le Don. Mais Dan va devoir affronter un groupe de personnes puissantes afin de protéger Abra.

Dr Sleep démarre sur une petite remise en mémoire des événements survenus dans Shining ainsi que des personnages et de leur histoire après coup. Cela permet donc au lecteur de lire Dr Sleep indépendamment de Shining, ou de se remettre en tête Shining. Le fait est que l’on ne se retrouve pas directement face à un Danny plus âgé. Stephen King prend son temps pour nous présenter ce que sont devenus Danny, Wendy et Dick Hallorann, quelques années après l’explosion de l’hôtel Overlook. Contrairement à certains, je trouve ça intéressant, parce que ça nous donne l’occasion de comprendre comment le petit Danny est devenu le grand Dan. On connait sa vie, et on s’attache à son personnage encore plus. En parallèle de ça, c’est le personnage d’Abra que l’on découvre, et ce, dès sa naissance. Abra et Danny sont donc, malgré leur grande différence d’âge, mis sur un pied d’égalité et évoluent plus ou moins ensemble. La narration va d’ailleurs dans ce sens, puisque Stephen King alterne, la plupart du temps, entre des chapitres concernant Abra, d’autres au sujet de Danny et encore d’autres sur le reste des personnages.

Le récit se met en place lentement mais sûrement. Stephen King n’en dit jamais trop, pour ne pas perdre l’attention du lecteur trop vite, mais toujours assez, pour le maintenir. Si je devais classer Dr Sleep, je ne dirais pas qu’il s’agit d’un roman d’horreur mais d’un thriller surnaturel. En effet, Stephen King ne joue pas sur la peur du lecteur, mais sur le suspense et la tension. Il n’essaye pas de faire peur mais de surprendre le lecteur et de le mettre dans un état de stress. Chose qu’il réussit bien. Malgré ses 66 ans, il nous montre qu’il sait toujours écrire et que son talent ne s’est pas fait la malle. J’ai trouvé Dr Sleep passionnant, du début à la fin, surtout par les rebondissements. Je suis resté pendu au bouquin jusqu’à ce que je tourne la dernière page (qui est un passage que j’ai trouvé très beau).

Des nouveaux personnages font leur entrée dans l’univers de Stephen King. Outre Abra, il y a aussi Lucy et David, ses parents, mais aussi sa grand-mère ou ses camarades de classe. Mais aussi tous les membres du Nœud Vrai (je ne vais pas en dire plus, je vous laisse découvrir, mais sachez qu’ils sont terrifiants !) et pour finir, Billy, John et Casey, qui aident Dan à se libérer de son alcoolisme. Cet alcoolisme est très important dans ce bouquin, puisqu’il l’était déjà dans Shining. C’est une part très autobiographique de l’ouvrage où l’on suit Dan qui assiste de nombreuses réunions des AA (alcooliques anonymes), et à mon avis, c’était très important pour Stephen de partager ça avec ses lecteurs, pour montrer que ses années d’alcoolisme sont bien révolues. Les personnages de ce roman sont vraiment très attachants. Ce que j’ai apprécié, c’est de voir que Stephen King connait la jeunesse actuelle, et que malgré que sa représentation soit assez clichée, il reste dans le vrai dans sa manière de décrire Abra et son adolescence.

J’ai aimé Dr Sleep. J’ai passé un superbe moment de lecture, et j’ai eu du mal à lâcher le bouquin une fois la dernière ligne lue. Les fans voulaient une suite de Shining pour savoir ce qu’il advenait de Danny. C’est chose faite avec Dr Sleep qui remplit formidablement bien son contrat. C’est très bien écrit et vraiment passionnant. Surtout les 200-300 dernières pages qui sont vraiment intenses. Et malgré toutes les situations fantastiques que l’on traverse, on garde une impression de réalité. Car au final, si l’on retire le fantastique de Dr Sleep, c’est une histoire totalement réaliste que l’on retrouve. La violence et les événements sont là pour en témoigner.

- Flynn -

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MOI, CTHULHU

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13111104343615263611721654 dans FlynnTitre : Moi, Cthulhu
Auteur : Neil Gaiman
Illustrateur : Patrick Mallet
Éditeur : La Clef d’Argent
Quatrième de couverture : «Je n’ai jamais connu mes parents. Mon père a été dévoré par ma mère sitôt qu’il l’a eu fécondée et elle, à son tour, a été dévorée par moi, à ma naissance. C’est mon premier souvenir, d’ailleurs. M’extirper de ma mère, avec son goût faisandé encore sur mes tentacules…» Cthulhu par lui-même! La plus célèbre création du maître de l’horreur, H.P. Lovecraft, se livre sans détours et dévoile ses origines dans ce document unique qui paraît ici pour la première fois accompagné des indispensables notes d’un spécialiste du Mythe, Patrick Marcel (Les Nombreuses Vies de Cthulhu), qui en a également assuré la traduction. Scénariste BD (Sandman), écrivain (Neverwhere, American Gods), Neil Gaiman pratique un fantastique éclectique et néanmoins très personnel qui lui valent depuis de nombreuses années la reconnaissance d’un public fidèle.

Moi, Cthulhu est un hommage à Lovecraft, grand auteur, et au genre Fantastique. Dès le début, le récit fait preuve de beaucoup d’humour, on sourit, on rit pendant que Cthulhu raconte sa vie à Whateley. C’est un peu une sorte d’autobiographie, Cthulhu y explique comment il est né, comme il est arrivé sur Terre, etc. C’est vraiment drôle mais trop court, c’est dommage, on reste un peu sur notre faim.

Heureusement, l’introduction et les notes de Patrick Marcel ainsi que la Lettre de Neil Gaiman permettent d’en apprendre plus sur Gaiman, Lovecraft et son œuvre.

Un petit ouvrage à lire pour passer un bon moment de détente, bien que trop court.

- Flynn -

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LE NIWAÂD

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13110407354815263611702036 dans LittératureTitre : Le Niwaâd
Auteur : Jean-Christophe Chaumette
Illustrateur : -
Éditeur : Lokomodo
Nombre de pages : 380
Quatrième de couverture : « Pour Nashguen le boiteux, le Niwaâd n’était qu’un mot perçu au travers d’un songe brumeux, une quête absurde qui lui évitait de sombrer dans la folie et qui le maintenait accroché à la vie. Mais pour d’autres, il évoquait les plus lourds secrets du clergé, enfermés au cœur des cryptes des terres noires, l’impitoyable lutte entre prêtres et blasphémateurs, les mystères de l’origine du monde. Et cette quête, jusqu’où l’entraînerait-elle ? Au delà du grand mur derrière lequel s’étaient retranchés les dieux ? Et là-bas, que trouverait-il vraiment ? »

Jean-Christophe Chaumette est une référence dans le monde de la SFFF française avec une bibliographie plutôt bien remplie. J’avais, pour ma part, lu uniquement son roman L’Aigle de Sang qui m’avait alors beaucoup plu. Lorsque j’ai vu la réédition du Niwaâd je n’ai pas hésité un instant, considérant Monsieur Chaumette comme une valeur sûre pour un bon moment de lecture. Et j’ai bien fait ! Dans Le Niwaâd, Jean-Christophe nous lance dans un univers rongé par la peur, la violence, l’esclavage des enfants et la barbarie. Un monde dans lequel les gens ne vivent que par la terreur. Le monde en question est contrôlé par le Clergé, qui lutte contre le blasphème, et n’hésite pas à tuer, en public, quiconque irait à l’encontre de ses dogmes. Et dans ce monde, il existe un homme, Nashguen, un puissant lutteur itinérant qui rêve depuis plus de 10 ans d’un mot, d’un objet, d’un homme, il ne sait pas. Cette chose, c’est le Niwaâd. Et depuis plus de 10 ans, Nashguen est en quête de ce mystérieux objet sans savoir où aller ni quoi chercher.

L’ouvrage est divisé en deux parties. Dans la première, on est plongé dans un univers d’heroic-fantasy. On y découvre de nombreux personnages dont la plupart meurent très rapidement, ce qui est très frustrant car on commence à s’attacher un peu, à découvrir la personnalité, la vie d’un personnage et… pouf, d’un coup, il disparait. Mais au final, c’est grâce à cette première partie et ses différents personnages secondaires que l’auteur pose les bribes de son univers et met en place son intrigue. Et ça fonctionne puisqu’on reste plongé dans son passionnant récit. Puis on attaque la seconde partie, plus orientée science-fiction, mais toujours aussi intéressante et juste.

À travers son ouvrage, Jean-Christophe Chaumette cherche à véhiculer un message, une critique de la société, de l’emprise de la religion sur le monde, de la violence gratuite, de l’esclavage des enfants, etc. Et ça donne une grande profondeur au récit. C’est un récit très noir que nous offre Jean-Christophe. Passionnant par la profondeur et la qualité de son écrit, l’histoire prend forme petit à petit, sans trop nous brusquer mais en étant toutefois un peu provocateur et choc afin d’imprimer le fond du récit dans nos esprits. Une superbe lecture que ce Niwaâd.

- Flynn -

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LE DERNIER ROI DES ELFES

LE DERNIER ROI DES ELFES dans Flynn 14072703494415263612413227

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13102807170515263611680224 dans LittératureTitre : Le Dernier Roi des Elfes
Auteur : Sylvie Huguet
Illustrateur : Ash
Éditeur : La Clef d’Argent
Nombre de pages : 124
Quatrième de couverture : «Des fougères avaient poussé dans les crevasses, obstruant toutes les issues. D’abord Lindyll ne sut rien voir, puis, comme la première fois, son attention fut attirée par un tremblement des palmes. Une caverne s’ouvrait là ; le loup surgit comme un songe qui eût pris corps sous ses yeux. Lug était tel que dans sa mémoire, la crinière peut-être plus fournie, le regard plus sagace. Mais c’était toujours ce poitrail large, ces reins étroits et musclés sur lesquels l’âge n’avait pas de prise. Sa pensée s’ouvrit à eux. « Bienvenue, roi d’Elmoor. Ta confiance est grande en ton féal, si tu l’as amené jusqu’ici. Ton cœur est lié au sien comme le chèvrefeuille à la ronce. Mais as-tu songé aux épines? »»

Lindyll, jeune humain recueilli par le souverain des elfes, Ilgaël, auquel le lie désormais une amitié étroite, semble avoir tout oublié de ses propres origines. Devenu un vaillant guerrier, il défend son peuple d’adoption contre la soif de pouvoir et de conquête des hommes. Mais d’année en année, les territoires elfiques s’amenuisent. Lindyll, méprisé par les hommes et incompris des elfes, saura-t-il convaincre ses frères de sang de conclure une paix juste avec le peuple des forêts ?

À peu près toute personne normale (ah bon ?!) connait l’existence d’un elfe (Legolas !!!) et sait à peu près décrire de quoi il s’agit. Je parle ici bien sûr d’une version disons améliorée de l’elfe, celle que l’on retrouve dans Le Seigneur des Anneaux et les récits de fantasy actuels, et non pas de l’elfe de la mythologie nordique ou celtique. Le Dernier Roi des Elfes est à l’origine une petite nouvelle nommée L’Anneau d’Ilthiar, datant de 2001. On y découvrait Ilgaël, roi des elfes, sur le point de mourir. Celui-ci nous expliquait alors comment il en était arrivé là. Sylvie Huguet a donc repris cette nouvelle pour la retravailler, la réécrire. Sylvie a tout d’abord revue la narration, en passant d’un récit à la première personne du singulier à un récit à la troisième personne du singulier. Elle a ensuite développé son histoire, son intrigue, étoffé son style, et cela donne alors le texte que vous avez ou que vous allez avoir dans les mains. Sylvie place son intrigue dans un contexte historique fictif mais travaillé de manière à le rendre réel.

Le Dernier Roi des Elfes est en « réalité » un document historique retrouvé par les archéologues dans les années 3000. Celui-ci explique la grandeur et la décadence du peuple elfique. On y apprend donc que les elfes, suite à une guerre brutale, meurtrière et pleine de haine, face aux Hommes, ont été terrassés. Ce document montre donc la violence des elfes (d’ordinaire si doux et pacifistes), mais aussi leur cruauté envers les Hommes. Cependant, les Hommes ne se trouvent pas être mieux. A travers le style très poétique de l’auteur, nous découvrons les derniers instants des elfes, et la prise de pouvoir de l’Homme sur ces derniers. Malheureusement, le récit manque d’intensité et de descriptions dans les batailles et est donc assez lisse, malgré une ambiance assez noire. Malgré tout, Sylvie Huguet nous offre un super récit sur les origines des elfes.

Rapide à lire et très prenant, Le Dernier Roi des Elfes mériterait même d’être porté vers une saga plus complète.

- Flynn -

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AGHARTA : LE TEMPS DES SELKIES

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13102009325915263611655380 dans LittératureTitre : Agharta : le Temps des Selkies
Auteur : Arnauld Pontier
Éditeur : éditions Asgard
Date de sortie : 2013

Description : Deux civilisations se découvrent et œuvrent ensemble pour tenter de quitter leur monde, avant qu’il ne soit trop tard… Antarctique, en 2002. La découverte de la civilisation souterraine d’Agharta coïncide avec celle du message effroyable qu’elle détient : la Terre va bientôt être pulvérisée par un astéroïde. Les Aghartiens ont conçu des arches pour rejoindre une exoplanète habitable, mais ils ne peuvent mettre cela en œuvre sans aide : matières premières, main-d’œuvre, pilotes… En échange, ils offrent de sauver l’humanité, mais une infime partie seulement. Cette situation serait dramatique sans l’intervention inattendue des Selkies : d’étranges êtres hybrides, capables d’influer sur le temps, et bien plus encore.

Récit eschatologique, space-opera, ce livre est aussi une exploration de notre condition humaine, une réflexion sur la tolérance, et une aventure épique.

Qu’est-ce que l’Agharta ? Il s’agit d’une cité souterraine légendaire, une cité sous la Terre. Agharta est en lien avec la théorie de la Terre creuse. Un sujet qui est très intéressant, et au centre de ce récit.

Arnauld Pontier pose bien le contexte de son histoire, le décor dans lequel se déroule les événements. Il décrit les lieux, présente ses personnages, leur vie, leur psychologie, etc. Ce sont les bases de l’intrigue et celles-ci sont très bien mises en place grâce au style de l’auteur.

Agharta est un roman de Hard SF, et Arnauld Pontier montre une nouvelle fois ici (après son récit de voyage, Sur Mars), son talent pour nous exposer les faits scientifiques clairement, sans pour autant perdre le lecteur en cours de route. Cependant, n’étant pas fan du Hard SF, cet étalage de science me donne une impression de surenchère. Mais cela participe à rendre le roman plus réel et à bien nous ancrer dedans.

Le récit est rempli de mystère, que ce soit au début du roman ou bien par la suite de l’histoire. On a du suspense tout au long de l’ouvrage et l’auteur réussit par moments à imposer une ambiance de terreur, autant pour ce qui est des événements qui se produisent que pour leur suite, le destin des Hommes, etc.

J’ai tout de même eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, justement à cause du côté Hard SF qui est très présent au début, mais par la suite cela s’efface peu à peu et l’histoire devient bien plus prenante et intéressante.

Agharta : Le Temps des Selkies est un très bon récit, bien écrit et passionnant. En plus de cela, Arnauld Pontier nous offre une intrigue complexe nous permettant de suivre l’évolution du projet des Solaires et des Aghartiens : la création de l’arche, les problèmes qu’ils rencontrent, etc. En somme, un bon roman qui mérite d’être lu.

- Flynn -

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DANGEREUSES VISIONS : LE NECRONOMICON EN BD…

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13101308233815263611634427 dans FantastiqueTitre : Necronomicon
Éditeur : Kymera
Artiste : Patrice Woolley (scénariste et dessinateur)
Date de sortie : novembre 2007
Prix : 13€

Description : Imaginez que vous vous retrouviez un jour dans un monde étrange… Une sorte d’enfer peuplé de monstres et de créatures improbables. Après vous être demandé ce que vous faites là, vous essaierez de vous échapper, n’est-ce pas ? Mais si toute fuite était impossible ? Mais si, bien malgré vous, une volonté supérieure avait décidé de jouer avec vous ? Bienvenue dans le monde de Necronomicon ! Imaginez que vous vous réveilliez un jour dans un monde infernal, peuplé de créatures belles ou effrayantes mais qui toutes tenteront de se jouer de vous. Se pourrait-il que dans votre quête de la connaissance vous soyez allé trop loin ? Que vous soyez désormais le jouet de puissances qui vous dépassent ? Méfiez-vous en ouvrant Necronomicon, qui sait jusqu’où il vous entraînera !

Le Necronomicon, aussi appelé le livre des morts… Écrit par Abdul al-Hazred, poète arabe, le Necronomicon est un livre maudit contenant les textes sacrés sur les Anciens, des divinités obscures, pouvant mener à la fin du monde. On ne rigole pas avec le Necronomicon… au risque de disparaître…

Imaginez que vous ouvriez un livre, le Necronomicon, et que d’un coup vous vous retrouviez dans un monde cauchemardesque, dans lequel tout est sombre, tout fait peur. Où il ne se trouve aucune échappatoire pour revenir d’où vous venez. Où même la mort ne vous est pas permise…

C’est l’expérience que vous propose Patrice Wooley à travers son album Necronomicon. Malheureusement, c’est une très mauvaise expérience et je ne pense pas la recommencer. Ça non !

L’ambiance que dégage cette BD fait peur, très peur. Un peu une sorte de mélange entre l’univers de Lovecraft et celui de Clive Barker. L’histoire est terrifiante, ça fout les chocottes. Les dialogues sont plutôt réussis et glauques. On est jeté tout droit en enfer, dans la gueule de Cthulhu, où vous voulez, mais en tout cas dans un endroit qui pue l’horreur et la mort !

Malheureusement, le dessin aussi c’est l’horreur (si on peut appeler ça du dessin…). Tout est fait à l’ordinateur, mais c’est assez mal réalisé. La technique informatique n’a pas l’air d’être maîtrisée par Woolley… Et franchement, graphiquement, ça fait encore plus peur que l’ambiance !

Mais je ne pense pas avoir l’envie ou même le courage (la folie ?) de relire cet album. J’ai adoré l’ambiance et le pitch de départ, mais le style graphique, je n’accroche pas du tout. En l’ouvrant, je me suis vraiment demandé dans quoi j’étais tombé, c’est totalement dérangé comme BD ! Malgré ça, je trouve que c’est cool que Necronomicon ait pu être édité, je suis sûr qu’il a son public, et c’est vraiment bien parce que mine de rien, c’est pas mal original ! (et une partie de moi a vraiment apprécié la lecture…)

- Flynn -

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