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Archive pour la catégorie « Publifan »

LA QUÊTE D’EREKOSË – Tome 1 – de Michael Moorcock (1970)

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« Avais-je flotté une éternité dans les limbes ? Étais-je vivant – mort ? Y avait-il le souvenir d’un monde existant dans le passé lointain ou l’avenir éloigné ? D’un autre monde apparemment plus proche ? Et les noms ? Étais-je John Daker ou Erekosë ? Étais-je l’un et l’autre ? Bien d’autres noms – Corum Bannan Flurrun, Aubec, Elric, Rackhir, Simon, Cornelius, Asquinol, Hawkmoon – s’enfuyaient sur les rivières spectrales de ma mémoire. Désincarné, je flottais dans l’obscurité. »

De la vie de John Daker, le lecteur du Champion Éternel n’apprendra que peu de choses avant que ce père de famille, a priori cultivé, de la fin du 20e siècle ne voit son sommeil troublé par d’étranges visions. Grâce à un antique sortilège, le vieux roi Ringaros et sa fille Iolinda parviennent à réincarner l’esprit de Daker dans le corps du guerrier légendaire Erekosë. Afin d’accomplir sa destiné cosmique, l’ultime défenseur de l’Humanité va devoir choisir son camp dans une guerre génocidaire qui oppose, depuis des millions d’années, sa race à celle des inhumains Xenans. Mais a-t-il réellement la liberté de ce choix ?

19070707234315263616302297 dans LittératureSouvent considérée comme une œuvre mineure dans l’Hypercycle du Multivers, bricolé par Michael Moorcock pendant près de quarante ans, La Quête d’Erekosë mériterait sans doute d’être réévaluée par certains adeptes exclusifs d’Elric, l’empereur albinos névrosé de Melnibonée. Recyclant avec un certain bonheur les clichés de la science fantasy façon Burroughs[1] – transmigration de l’âme du héros dans le corps d’un guerrier intrépide, civilisation extra-humaine, cités exotiques à l’architecture débridée, science mystérieuse qui confine à la sorcellerie… – ce premier tome offre surtout une réflexion pertinente sur la notion de libre arbitre, dans un univers en perpétuelle recherche d’équilibre entre la Loi et le Chaos.

« Ce n’était pas mon destin de faire éternellement la guerre – c’était le destin de toute ma race. Comme j’appartenais à cette race – mieux : comme je la représentais -, je devais, moi aussi, faire éternellement la guerre. Et c’était ce que je voulais éviter. L’idée de me battre toujours, partout où l’on me le demandait, m’était insupportable. Et pourtant, tous mes efforts pour briser ce cercle seraient inutiles. »

Inhérente à la figure du Champion éternel, telle que Moorcock la développe dans la plupart de ses autres récits directement liés au concept de Multivers (les cycles d’Elric, Hawkmoon et Corum), cette réflexion est rendue ici d’autant plus prégnante par à une narration prise en charge par le héros lui-même – dont le titre se confond, au passage, avec celui du roman – un héros aux rêves perpétuellement hantés par le souvenir de ses incarnations passées et à venir, qui vient remettre en question la portée morale de ses actes présents.
_______________________________________________________________
[1] Notamment son fameux Cycle de Mars, auquel Moorcock a par ailleurs rendu hommage, au milieu des années 1960, avec une trilogie du Cycle du guerrier de Mars plus distrayante qu’originale.

- Le Hangar Cosmique -

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ARC-BOUTAGE – chapitre 7

Reprise de notre nouvelle fantastique participative, ou « histoire sans fin », lancée il y a fort longtemps sur Les Échos d’Altaïr. Et c’est à Art Pour que nous la devons à l’occasion de cette année des 10 ans du blog. Si vous souhaitez vous aussi y participer, contactez nous sur morbius501@gmail.com. En attendant vous trouverez tous les précédents chapitres ici.

Arc-Boutage – chapitre 7

ARC-BOUTAGE - chapitre 7 dans Histoire sans fin 19050308470315263616221764

« Il n’est pas revenu. »
« Il n’est toujours pas revenu. »
L’odeur du brûlé emplissait la pièce. Les enfants sur le balcon regardaient, fascinés. Un immense feu brûlait la mangrove lointaine, donnant en spectacle ses féeries destructrices et ses cauchemars brûlants. Les enfants sur le balcon le regardaient, fascinés. Clarisse, immobile, comme anéantie, regardait le feu lécher les habitations sur son écran de télévision. Elle était confortablement assise dans son salon. Et ce malgré le fait que son appartement du Quartier Latin était en première loge pour admirer l’incendie.
L’odeur du brûlé emplissait la pièce. La fumée aussi, bien que irrégulièrement chassée par le vent. On aurait dit que toute la maison, voire tout le Quartier Latin, brûlait. Clarisse avait du mal à distinguer la télévision.

« Il n’est pas revenu. »
« Il n’est toujours pas revenu. »
Il était parti faire son habituelle promenade nocturne. Dominique aimait marcher la nuit. Il partait au coucher du soleil, faisait son tour, puis revenait. Toujours. Il avait commencé à prendre cette habitude en France. Elle s’était affirmée en Nouvelle-Calédonie. Il ne lui avait jamais vraiment dit pourquoi il aimait tant ces promenades nocturnes. Il en revenait généralement épuisé, comme s’il rentrait d’un dur travail. Mais sur son visage s’exprimait une telle béatitude, une telle jouissance de l’être, qu’il était difficile de lui interdire ces promenades. Lui-même reconnaissait que celles-ci pouvaient être « néfastes » pour sa santé, mais il en avait « besoin ». C’était même un « devoir ». Clarisse n’aimait pas ces promenades. Elle les trouvait « trop longues » et « dangereuses ». Chaque soir elle attendait Dominique, et ne se couchait que lorsque celui-ci était rentré. Elle avait même cru pendant un temps que son mari la trompait. Plusieurs nuits de suite elle avait en effet entendu son mari parler à une certaine « Sarah » dans ses rêves. Elle s’était imaginé qu’il profitait de ses escapades pour la voir, et qu’elle devait être cocue depuis au moins son arrivée en Nouvelle-Calédonie, si ce n’est plus. Elle s’était même préparée à le suivre discrètement un soir donné, afin de les surprendre, lui et sa maîtresse. Mais le quiproquo fut rapidement résolu. Un jour que toute la famille était à table, Dominique s’était soudainement levé, et horrifié, comme si il voulait prévenir quelqu’un d’un grave danger, avait crié « Sarah ! », tout en pointant un coin obscur de la salle, où il n’y avait bien sûr personne. Puis il s’était écroulé sans connaissance. Par la suite, les médecins diagnostiquèrent une légère schizophrénie, ayant pour principale caractéristique de mélanger « le Rêve avec la Réalité ». Ainsi Sarah n’était qu’une simple créature fantasmée, « un ange » comme disait Dominique, qui après lui être apparue en rêve, s’était matérialisée dans la réalité grâce à son pauvre cerveau malade. On le mit aux médicaments. Sa santé globale s’améliora rapidement, et il fut admis hors de l’hôpital. Bientôt, il reprit même ses habituelles promenades nocturnes, bien que ses visions n’eussent pas totalement disparues. Cet effort physique était très bien vu des médecins. Clarisse, elle, continuait à se faire du sang d’encre.
Et aujourd’hui, il n’était pas revenu.

Elle s’était endormie à minuit, après l’avoir longtemps attendu. Le matin, elle s’était levée plus tôt que d’habitude, espérant le découvrir à ses côtés dans son lit. Elle ne fut accueillie que par une forte odeur de brûlé, venant de l’extérieur. C’était le feu de mangrove qui tout juste commençait son spectacle. Au petit déjeuner, il apparut que du fait de la fumée qui avait envahi la ville, tous les établissements scolaires étaient fermés pour la journée, pour question de sécurité. De même il était conseillé de ne pas aller au travail ce matin-là. La fumée devenait de plus en plus dense. On ne distinguait plus la rue depuis le balcon, bien qu’on voyait fort bien, en face, le feu de mangrove. Clara et Samuel jubilaient. Les réseaux sociaux, quant à eux, étaient sans dessus dessous. Les rumeurs les plus folles s’y propageaient. Ducos et Rivière Salée étaient pratiquement rasés de la carte, la RT1 et la SAV étaient coupées, et on signalait plusieurs départs de feu à Nouville. On se serait cru au début de l’apocalypse. Tout cela ne faisait qu’augmenter l’inquiétude de Clarisse au sujet de Dominique. Elle finit par délaisser son téléphone pour la télévision. Quant à Clara et Samuel, ceux-ci observaient le feu depuis le balcon. Comme captés par celui-ci.

Dix heures sonna à l’horloge du salon (cadeau de mariage des parents de Dominique). Depuis une heure, personne n’avait bougé de sa place. Les enfants regardaient le feu depuis le balcon, fascinés. Clarisse, immobile, comme anéantie, regardait le feu lécher les habitations sur son écran de télévision. La fumée lui picotait les yeux. Elle avait envie de pleurer. Elle avait peur pour Dominique. Elle espérait de tout son cœur qu’il était quelque part, vivant, entre de bonnes mains. Il avait peut-être eu des problèmes, s’était fait agresser ou avait agressé quelqu’un (tout peut arriver à un schizophrène !) Et maintenant il était peut-être dans un commissariat, ou un hôpital, loin d’elle, sans doute sous la menace de ce feu… Et il n’avait pas pris son téléphone ! Lui, qui le prenait toujours, ne l’avait pas pris ! Elle se faisait un sang d’encre pas possible.
Sarah, assise dans le coin pointé par Dominique, s’amusait des pensées de Clarisse. Elle, elle savait. Comme Zarathoustra. Elle se remémora rapidement la magnifique torche humaine qui barbotait dans l’eau marécageuse de la mangrove. Il avait gagné, mais à quel prix ? Au prix de sa trahison et de celle de Zarathoustra ? Au prix de la découverte de ce plan ? Dominique aurait dû lui dire qu’il fallait toujours se méfier des Apparitions, surtout de celles qui mystifiaient. Mais bien sûr il s’était fait avoir, bien que tout cela était déjà prévu. Car il en avait décidé ainsi.
« Je suis folle », se dit soudain Clarisse. « Elle n’existe pas. À part moi, personne ne se trouve dans cette pièce. Je suis seule. Ce doit être la fumée… »
Des yeux malicieux continuaient à la regarder, bien qu’effectivement il n’y avait personne dans la pièce. Il faisait froid.
« Maman, maman ! cria Samuel qui était soudainement entré dans le salon. Pourquoi papa disait toujours qu’il avait les jambes qui s’arc-boutaient ?
- Qui quoi ?
- Qui s’arc-boutaient. Qu’est ce qu’il veut dire ce mot ?
- Je ne sais pas mon chou. Je ne sais pas. »

Le feu continuait au loin à danser sur la mangrove, tout en projetant ses braises, comme des feux d’artifice, en l’air. La fumée continuait à s’épaissir. Sarah continuait à regarder.

Tordre l’âme des êtres vivants dans le seul but de les briser. Un grand pouvoir pour un schizophrène. Mais ce n’était pas le seul pouvoir de l’Arc-bouteur.

- Art Pour -



CONAN LE CIMMÉRIEN

CONAN LE CIMMÉRIEN dans Dossier 14072703494415263612413227

En 1984, deux ans après le film CONAN LE BARBARE de John Milius, est paru aux éditions J’ai Lu , dans une collection appelée Science-Fiction (mais réunissant aussi d’autres genres), le premier volume d’une série relatant les aventures d’un Cimmérien nommé Conan, personnage sorti tout droit du cerveau de Robert E. Howard. Après ce premier livre de poche, tout simplement titré « Conan », suivront plusieurs autres : Conan le cimmérien, Conan le flibustier, le vagabond, l’aventurier, le guerrier, l’usurpateur, le conquérant, le vengeur, l’Aquilonien, l’explorateur, le boucanier, le brigand, le justicier, le sabreur et enfin le libérateur (ouf!). Une collection au premier abord très attrayante pour les amateurs d’heroic fantasy qui pouvaient, par la même occasion, profiter de couvertures signées Frazetta pour une grande partie des volumes sortis.

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J’ai Lu ne fut pas le premier éditeur à publier des nouvelles de Conan. Si le tout premier texte de Howard traduit en France fut « Le Phénix sur l’épée », dans le n° 24 de la revue Planète en 1965, les 3 premiers recueils de nouvelles sont sortis chez Edition spéciale en 1972. Ceux-ci avaient comme principal intérêt de proposer des couvertures de Philippe Druillet. En 1980, c’est au tour de Lattés qui éditera une dizaine de livres sur le Cimmérien avec des illustrations de J-M Nicollet.

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Frazetta, Druillet, Nicollet… C’est bien beau tout ça mais le lecteur un peu méfiant sait que les belles couvertures ne font pas forcément les bons livres. Et justement, il s’avéra que ces versions n’étaient pas tout à fait fidèles aux textes écris par Howard, on était même loin du compte pour certains volumes de la collection. Mais il faut avouer qu’à l’époque on ne s’en souciait pas vraiment car on était déjà bien content de pouvoir découvrir ce héros musclé au regard sombre. On ne faisait donc pas trop attention à ce qu’on pouvait lire sur les couvertures des premiers volumes, sous le nom de Robert E. Howard, c’est-à-dire « Textes mis au point et complétés par L. Sprague de Camp et Lin Carter ». Les noms de ces derniers prenant de plus en plus de place sur les couvertures, Howard disparaissant même sur Conan le boucanier au profit de Sprague de Camp ; non content d’avoir tripatouillé les textes originaux et sentant le bon filon, ce dernier est allé jusqu’au bout de son idée en s’appropriant le personnage. 

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Comme le dit Patrice Louinet, spécialiste mondial de Howard et qui œuvre depuis de nombreuses années à la reconnaissance de son travail :

« Lyon Sprague de Camp (essentiellement), était devenu la bête noire des fanatiques d’Howard et de son plus célèbre personnage, dans la mesure où il s’était permis de « retoucher » les textes originaux, coupant ici, rajoutant là, et réécrivant entre les deux, pour livrer finalement un Conan assez différent de l’original, et bien moins convaincant ; d’autant que le bonhomme, qui avait trouvé là semble-t-il un commerce juteux, s’opposait avec tous les moyens à sa disposition à toute réédition des textes originaux… » (BD Conan le Cimmérien – Tome 1 – Glénat, 2018).

On nous avait trompé ! Le vrai Conan n’est pas le personnage présenté par Sprague de Camp (ni d’ailleurs le Conan joué par Schwarzenegger), celui qui conquiert et tue, « une sorte de parvenu de l’âge hyborien, partant de moins que rien (barbare et voleur) pour se hisser au sommet de l’échelle sociale et du prestige (roi d’un pays civilisé) ».

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Conan c’est avant tout celui qui survit à tous les périls, qui vit au jour le jour sans ambition, si ce n’est celle de rester en vie et de profiter des plaisirs de la vie (vins, femmes, batailles). Howard n’a jamais voulu raconter l’histoire d’un jeune barbare qui va évoluer d’épreuves en épreuves pour finalement finir roi :

« On retrouve cette image d’un Conan roi et quelque peu assagi dans le film de Milius, mais c’est surtout à Sprague de Camp que l’on doit cette modification de la vie du Cimmérien, transformée d’hymne à la liberté en plan de carrière. En créant le mythe de la « lente ascension » du barbare (voleur, guerrier, mercenaire, roi) on donne l’illusion d’une progression logique à la vie du Cimmérien. Or, on ne dit rien de tel dans les récits de Howard » (Le Guide Howard – ActuSF, 2015).

Heureusement, à partir de 2008, Patrice Louinet et les éditions Bragelonne nous sortiront des intégrales en tout point respectueuses de l’œuvre de Robert E. Howard. À partir de ce moment nous avons enfin pu découvrir (en français) ce qu’avait réellement écrit l’auteur texan, et on peut dire que ce fut un choc.

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SÉLECTION DE LIVRES

Voici une sélection des livres en français sur l’œuvre de Robert E. Howard en général et Conan en particulier qu’il vous faut posséder (si c’est encore possible pour certains) :

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- Le Guide Howard (ActuSF, 2015) : si vous n’avez jamais lu du R.E.H., ou très peu, il est vivement conseillé de commencer par ce guide de Patrice Louinet dans lequel il est évidemment question de Conan mais aussi des autres personnages qu’il avait créé. Un livre de poche grâce auquel vous saurez qui était l’auteur, les idées reçues, quel est le vrai et le faux, les nouvelles à lire absolument, etc.

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- Les intégrales : elles existent en plusieurs éditions : ce sont d’abord les trois volumes sortis en 2008 chez Bragelonne : Le Cimmérien, L’Heure du dragon et Les Clous rouges, en édition brochée (ainsi 19040607363615263616189124qu’une autre édition reliée, à tirage limité et aujourd’hui introuvable) regroupant toutes les aventures de Conan présentées dans l’ordre de leur rédaction, restituées dans leur version authentique à partir des manuscrits originaux, avec des traductions nouvelles ou entièrement révisées. Elles s’accompagnent de nombreux inédits, ainsi que d’articles et de notes sur l’œuvre de Robert E. Howard et l’univers de Conan par Patrice Louinet. Ensuite, en septembre 2019, le même éditeur sortait ce qu’on pourra appeler l’intégrale des intégrales, c’est-à-dire un gros livre relié (1312 pages) regroupant les trois volumes cités précédemment mais enrichi de 251 illustrations dont 21 pleines pages couleur. Une édition exceptionnelle à tirage limité. Et enfin, en janvier 2019, les éditions Le Livre de poche auront la bonne idée de proposer les mêmes livres au format poche, illustrés par Mark Schultz, permettant ainsi de rendre cette collection accessible à tous.

19040607410215263616189125- Les nombreuses vies de Conan, Simon Sanahujas (Les moutons électriques – coll.  »Bibliothèque Rouge », octobre 2008) :  ce livre de référence comporte une longue biographie de Conan comme s’il avait vraiment existé (une des spécificités de cette collection avec d’autres personnages célèbres traités comme Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou même Cthulhu), une chronologie retraçant l’histoire de l’âge hyborien et une étude géopolitique de cette période (avec cartes), des essais sur les thématiques de sa saga, sa psychologie et son évolution, ses rivaux (les autres grandes figures de la fantasy héroïque et les influences qui menèrent à la naissance de Conan), et sur les relations qui lient cette création littéraire à son auteur. Le tout largement illustré, avec notamment les très rares dessins de Weird Tales. Une somme inégalée sur les univers de la sword and sorcery.

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- Conan le Texan,  Simon Sanahujas et Gwenn Dubourthoumieu (Les moutons électriques, novembre 2008) : le Texas de R.E.H. comme si vous y étiez. Ce beau livre est le récit, abondamment illustré de photographies, du voyage de deux Français égarés entre la Cimmérie et le Texas. En parcourant le Lone Star State à la recherche des lieux qui inspirèrent l’Âge hyborien de Conan, les deux compagnons découvrent les richesses d’un État sans nul pareil et les liens aussi étonnants qu’intimes qui le lient au personnage phare de Robert E. Howard. Du canyon de Palo Duro aux rives du Rio Grande en passant par les collines de Fredericksburg, ce livre suit les aléas de ce voyage un peu fou et ses 7 000 kilomètres de surprises, d’écueils et de découvertes insoupçonnées.

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- Échos de Cimmérie, Fabrice Tortey (Les éditions de l’Œil du Sphinx, 2009). De nombreuses études, des textes inédits en français et une bibliographie exhaustive. Le tout illustré par Frank Frazetta, Philippe Druillet, Jean-Michel Nicollet et Christian Broutin. Un ouvrage très pointu pour en savoir toujours plus sur le sujet.

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- Bifrost n° 84 (octobre 2016) : un gros dossier R.E.H. avec au sommaire l’histoire de sa (courte) vie, les genres qu’il a abordés autre que le fantastique, l’épique parcours de son œuvre, un parallèle avec Tolkien, ses rapports avec Lovecraft, les années Néo, un guide de lecture de ses œuvres, les inédits, curiosités et indispensables, etc.

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- Conan, sur les traces du barbare de Paul M. Sammon (Huginn & Muninn, 2014) : plutôt intéressant, même si incomplet, ce livre grand format et richement illustré est idéal pour tout lecteur néophyte ou voulant en savoir plus sur ce que le personnage de Conan a enfanté de sa création jusqu’à nos jours. Des luttes juridiques pour perpétuer l’héritage littéraire de Robert E. Howard à la gloire cinématographique en passant par les comics (car dans les 70′s, Conan était une des meilleures ventes de Marvel).

19040608063415263616189142À côté de ces livres et essais on trouve bien évidemment les publications en français traitant des nombreux Comics américains publiés depuis les années 70. On citera Les Chroniques de Conan (Panini Comics, depuis 2008), qui reprennent en plusieurs volumes et par année The Savage Sword of Conan, tout comme Hachette (depuis 2017) avec une collection sortie en kiosque de manière bimensuelle, appelée tout simplement The Savage Sword of Conan, la collection. Et aussi Conan les Comic Strips Inédits,  un très joli album reprenant les comics strip parus dans la presse américaine en 1978 et 1979 (Neofelis, 2018).

Mais pour rester dans les adaptations fidèles aux écrits d’Howard on retiendra surtout les sorties BD récentes chez Glénat, chaque volume paru, ou à paraître, dessiné à chaque fois par un dessinateur différent, le tout supervisé comme toujours par P. Louinet.

Voilà, avec tout ça, plus d’excuses quand on vous questionnera sur Conan et Robert Erwin Howard. Cependant ne vous débarrassez pas trop vite de vos anciens livres J’ai Lu, NEO ou autres Lattès ! Ceux-ci avaient au moins l’avantage d’avoir de belles couvertures, ce qui n’est pas négligeable !

Bonne lecture !

- Laurent Faiella -

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LES CHRONIQUES DE GAÏA

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Dans un futur lointain,une intelligence artificielle méconnue a pris le contrôle de la Terre. Un groupe dirigé par les forces armées de l’I.A. se rend sur Chrome, le continent pénitentiaire. Parmi eux, la jeune et fougueuse Nelly Ray et son amie Sacha Doventa qui compte retrouver son mari mystérieusement disparu depuis plusieurs années. Elles feront la connaissance du cyborg et gouverneur de Chrome, Samuel Bartà, et de ses hommes de main qui décident de séquestrer le groupe sans se douter que cet acte va sceller le sort de Chrome.

Ce roman est inspiré de l’univers mecha japonais. Les personnages à la fois forts et attachants évoluent tout au long de cette aventure et une proximité se crée automatiquement entre eux. Les lecteurs se verront plongés dans une intrigue croissante au fur et à mesure de leur avancée dans chaque volume.

Quatre tomes seront issus du premier cycle : Prémices, Éréthisme et Suprématie.

Suprématie sera composé de deux volumes 1.1 & 2.0

- Orion – (edilivre.com)

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DESTINATION FANZINES SF

DESTINATION FANZINES SF fusees005

Si aujourd’hui il en reste très peu, il y eut entre 1970 et 1990 principalement, beaucoup de fanzines francophones traitant de Science-Fiction, que ce soit au niveau du cinéma, de la BD ou de la littérature. 

DESTINATION FANZINES SF dans Dossier 18052701565115263615730862

De ces trois genres, le plus largement représenté était certainement la littérature SF, avec énormément de titres dont on peut citer quelques principaux : Ailleurs et Autres, AOC, Brins d’éternité, Carfax, Géante Rouge, Lunatique, Mercury, Le Météore, Présences d’esprit, Vopaliec, etc. 

Pour la bande-dessinée on trouvait des titres exclusivement BD comme Le Citron Hallucinogène, Rivages, Altaïr, etc. 

Et enfin, il y avait les fanzines qui traitaient de cinéma de Science-Fiction mais en s’attachant aussi à d’autres sujets. C’est à cette catégorie qu’on va s’intéresser ici, quelques fanzines multi-genres qui furent édités bien avant l’arrivée des sites, blogs et autres webzines réunissant donc le ciné, la BD et la littérature et ayant un lien, petit ou grand, avec la SF et le fantastique.

erde003 A-Z erde003

18052701282415263615730848 dans Dossier : Destination fanzines SF

A-Z : A-Z était principalement consacré à la littérature, mais on y trouvait aussi quelques sujets cinéma. Entre 1985 et 1988 il y eu 23 numéros ainsi que plusieurs hors-série dont un consacré à Graham Masterton.

erde003 Chimères erde003

18052701335115263615730853 dans Publifan

Chimères : 50 numéros sur plus de 14 ans de 1987-2001, une belle longévité pour Chimères. Au programme : news cinéma, nouvelles, dossiers SF, Fantasy… et même une rubrique CD-Rom !

erde003 Crépuscule Galactique erde003

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Crépuscule Galactique : mélange de fantastique et d’horreur, Crépuscule Galactique connut 5 numéros de 1978 à 1980, dont un sur les rats dans le fantastique et un autre sur Satan. Tout un programme !

erde003 Faille temporelle erde003

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Faille temporelle : ce fanzine était lui plutôt spécialisé dans la BD, avec notamment ce n° 3 datant de janvier 1991 dans lequel on trouvait l’interview de Moebius. Chaque numéro proposait également un peu de cinéma.

erde003 Futura erde003

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Futura : ou Le Monde fou fou fou de la S.F. comme l’indique le sous-titre. Prometteur mais seulement 1 numéro paru en 1990.

erde003 Gnomus erde003

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Gnomus : en 1984 sont sortis 3 numéros de Gnomus. Au programme : festivals, BD et nouvelles (2) et articles divers. Ce fanzine est pratiquement introuvable, d’ailleurs je n’ai pas d’exemplaire en ma possession mais j’ai quand même pu dénicher quelques infos de ci de là, comme cette image de la couverture du n°0 (de très mauvaise qualité malheureusement).

erde003 Nagual erde003

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Nagual : principalement des sujets sur le cinéma pour les 9 numéros de Nagual parus entre 1996 et 2003, mais pas que, avec des rubriques qui vont de la littérature aux jeux vidéo en passant par la BD.

erde003 Nyarlathotep erde003

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Nyarlathotep : de la science-fiction littéraire et du cinéma, des nouvelles et des bandes dessinées. 10 numéros parus en 7 ans. Nyarlathotep a évolué petit à petit vers la revue professionnelle.

erde003 Star&Space Magazine erde003

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Star&Space Magazine : que faisait Alain Carrazé, grand spécialiste des séries-TV, avant de présenter l’émission DESTINATION SÉRIES sur Canal, d’écrire des livres sur le sujet ou de devenir un chroniqueur régulier de Mad Movies ? Un fanzine pardi, qui date de la fin des années 70. Star&Space Magazine se concentrait donc surtout sur les séries TV mais abordait aussi d’autres thèmes. Il connut au moins 7 numéros.

erde003 Tri-solaires erde003

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Tri-solaires : ce fanzine des années 70 est intéressant par son sommaire varié : plusieurs nouvelles, une interview de Gérard Klein (directeur de la collection SF du Livre de Poche) et pour la partie cinéma, un dossier Stanley Kubrick. Ce numéro fut le seul édité semble-t-il.

erde003 65 ans de SF au cinéma erde003

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65 ans de SF au cinéma : avec son format particulier de 20×32 cm (difficile à ranger dans une fanzinothèque!) 65 ans de SF au cinéma est une publication un peu spéciale, un fanzine, ou plutôt un fanbook, consacré au genre. D’origine franco-belge, il était ronéotypé avec plus de 2OO pages dont 40 de photos. 65 ans de SF au cinéma est sorti en 1968 à l’occasion d’une rétrospective de la Cinémathèque de Bruxelles. De À DES MILLIONS DE KILOMÉTRÉS DE LA TERRE (Twenty Million Miles to Earth, 1957, Nathan Juran) à ZA DVE STE LAT KONGEM CERVNA (alias IKARIE XB1, film tchécoslovaque de 1962)…. c’était plus de 200 films de SF qui étaient passés au crible par une dizaine de rédacteurs.

erde003 Cosmofiction, Amazine, Fantastic Zone erde003

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Cosmofiction, Amazine, Fantastic Zone : on ne pouvait terminer sans citer des fanzines calédoniens, comme Amazine et Fantastic Zone, dont vous trouverez tous les détails sur le blog Cosmofiction à cette adresse, et bien évidemment Cosmofiction, premier fanzine calédonien consacré aux genres de l’Imaginaire, en particulier au cinéma fantastique et de science-fiction, il connut 23 numéros et fut publié pat les membres du Sci-Fi Club entre 1984 et 1991. Tout est également sur le blog.

- Laurent Faiella -

Et pour en savoir plus encore sur les fanzines et le fanzinat, consultez le site LE FANZINOPHILE !

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LA PAGE STAR TREK (n°7)

LA PAGE STAR TREK (n°7) dans La page Star Trek 16032610220515263614099487

Cette septième Page STAR TREK laisse la parole à un trekkie : Jean-Yves. Ce dernier vous raconte la belle histoire de l’Enterprise à travers le temps et l’espace…

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(((((( THE ENTERPRISE : A STAR TREK STORY ))))))

Petit clin d’œil à la saga STAR WARS, que j’affectionne aussi beaucoup, ne participant pas à la guerre intergalactique des Warsiens contre les Trekkiens. J’assume pleinement, puisque les deux n’ont jamais joué dans la même catégorie. STAR WARS est de la Fantasy pure et ne peut, par sa situation temporelle, être assimilée à de la Science-Fiction, puisqu’elle n’est pas projective, et STAR TREK flirte avec l’Anticipation, se présentant comme un futur acceptable et possible. Bref, ce n’est pas le sujet. Mais c’est ma publication, donc je fais ce que je veux. J’avais envie de vous parler de l’USS Enterprise. C’est curieux, tout le monde je pense connaît ce nom. Tout d’abord, il faut lui rendre ses racines. Attachons-nous à la partie non-fictionnelle tout d’abord.

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Enterprise est un nom historiquement fort pour les Américains. Lors de la Guerre d’Indépendance, ce fut un navire de guerre lancé en 1775 et qui finit brûlé pour empêcher sa capture en 1777. C’est à lui sûrement qu’ont pensé les scénaristes de STAR TREK : GENERATIONS en utilisant le Lady Washington, un brick qui reprend la structure générale des loops du milieu du 18e siècle et, plus personnellement cela raisonne pour le trekkie qui est en moi, comme un écho temporel à la destruction de l’USS Enterprise NCC 1701 dans STAR TREK III. Curieusement, dans le même temps, en 1776, une goélette portant le même nom et officiant comme navire corsaire fit son apparition.

18040102162515263615643858 dans Star TrekEn 1799, une nouvelle goélette, nommée Enterprise fera partie de la flotte engagée dans le tout premier conflit des États-Unis suivant leur indépendance, contre les États du Maghreb, qu’on nommera guerre Barbaresque ou Guerre de Tripoli (Libye).

On sait peu de chose sur le trois-mâts Enterprise lancé en 1874, si ce n’est qu’il sera revendu en 1909 et qu’il sera suivi d’un patrouilleur, mis en service durant la Première Guerre mondiale, de 1917 à 1919.

Mais le bâtiment qui forgera l’assise historique du nom Enterprise est sans conteste l’USS Enterprise CV-6, porte-avions héroïque de la campagne 18040102213915263615643860du Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale. Ce navire essuya les pires attaques et en ressortit parfois à la limite de la destruction, Il fut le premier à être surnommé Big E. Ce fut le navire le plus décoré de la Navy et reste considéré comme l’un des plus importants de l’Histoire des États-Unis, avec la frégate… USS Constitution (ça ne s’invente pas !) du 18e siècle, qui, 220 ans après son lancement, navigue toujours.

Enfin, en 1961, sera lancé le premier porte-avions à propulsion nucléaire, l’USS Enterprise CVN-65, qui fera son apparition dans STAR TREK IV et sera retiré du service actif en 2012. Voilà qui clôt l’histoire navale de l’Enterprise et nous amène à ce qui constituera le premier paradoxe temporel trekkien.

En effet, l’USS Enterprise fera sa première apparition télévisuelle en 1966 et pourtant, il sera à l’origine du nom d’un autre vaisseau spatial qui, paradoxalement, lui sera antérieur sur une ligne temporelle définie par la série elle-même, alors que celle-ci aura déjà disparu des studios de production depuis 6 ans. OV-101, c’est son petit nom officiel, fut la première navette spatiale américaine, Devant être initialement baptisée Constitution (décidément) elle fut renommée sous la pression des fans de la série qui inondèrent la Nasa de plus de 200.000 lettres en ce sens.

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Je parle de premier paradoxe car ce ne sera pas le seul dans l’Histoire de l’Enterprise, vous allez le découvrir ou le redécouvrir en entrant maintenant dans la partie fictionnelle de cette histoire.

Penchons nous un peu sur la trame temporelle de la série et de ses dérivés. Si l’on s’en tient à ce que nous venons de parcourir, il n’y a pas de vaisseau Enterprise lancé entre 1975 et 2245, date à laquelle sera lancé le vaisseau fédéré immatriculé NCC-1701. STAR TREK se mettra elle-même des barrières, en instituant qu’il fut le premier vaisseau fédéré à porter le nom et plus tard, les scénaristes devront jongler avec ces jalons, ce que certains nomment le Canon. L’histoire de l’Enterprise se construira à travers quatre supports : la série, la série animée, qui établira Robert April comme le premier Capitaine de l’Enterprise, les films dérivés de la série originelle et enfin les séries dérivées. Je ne vais pas vous faire un cours sur la série elle-même, attachons nous à l’Enterprise. Tout au long des trois saisons de la série, nous apprendrons à connaître son fonctionnement ses règles mais le vaisseau lui-même ne subira pas de transformation visible. Il faudra attendre 1979 et la sortie de STAR TREK : 18040102303715263615643862THE MOTION PICTURE pour le voir évoluer et prendre la forme qu’affectionnent généralement le plus les fans. Mais, au-delà de cette mise à jour, le film apportera une nouvelle pierre a l’édifice : sur une des parois de la salle de détente du vaisseau, le Commandant Decker montre la lignée des vaisseaux Enterprise à Ilia. Et là, surprise, entre la navette américaine et le vaisseau fédéré, un nouveau vaisseau prend place. Il sera défini plus tard comme le XCV-330. Et encore une fois, STAR TREK sera visionnaire car la forme en anneau sera utilisée par la Nasa elle-même sur des recherches de propulsion en… 2015 ! C’est ce que je considère comme le second paradoxe de cette histoire, puisqu’elle construit son passé en avançant dans son futur.

Et ce n’est pas fini ! Star Trek n’aura de cesse d’être pourtant une fuite en avant. Gene Roddenberry voulait un monde qui ne soit pas uniquement centré sur des personnages aux incarnations jetables, mais plutôt une exploration sur la longueur de la Condition Humaine. Ainsi, de son vivant, et sur toute l’ère Harve Benett ou celle de Rick Berman, jamais l’équipage originel ou son vaisseau ne seront « recastés » STAR TREK restera exploratoire et non redondante. Dont acte. Ainsi donc, durant 25 ans, et même alors que la Nouvelle Génération aura éclos en 1987, l’Enterprise NCC 1701 (puis son pendant NCC 1701-A) et son équipage feront leur route ensemble de THE MOTION PICTURE à THE UNDISCOVERED COUNTRY.

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Dans la lucarne encore cathodique, faisant un bond de 80 ans dans le futur, et laissons ainsi une marge assez grande pour ne pas impliquer les acteurs de la série originelle tout en s’offrant l’opportunité de le faire en usant des subterfuges trekkiens au besoin. Nous découvrons l’Enterprise NCC 1701-D, lancé en 2363. Voilà qui laisse d’entrée supposer qu’il y a eu un B et un C. Nous y reviendrons.

18040102372515263615643864Comme toujours, STAR TREK construit en avançant son fabulaire à reculons. C’est ainsi que nous découvrirons dans Yesterday’s Enterprise (Saison 3, épisode 15) le prédécesseur du vaisseau de classe Galaxy, l’Enterprise NCC 1701-C, de classe Ambassador du Capitaine Rachel Garett.

Et c’est à nouveau à rebours, alors que la série aura cédé la place à sa première adaptation cinématographique, que nous découvrirons le chaînon manquant entre l’Enterprise de Kirk et celui du Capitaine Garett, l’Enterprise NCC1701-B, de classe Excelsior, sous le commandement du Capitaine John Harriman, un type de vaisseau introduit dans STAR TREK III.

La série s’effaçant dès lors au profit du grand écran, l’Enterprise D dut céder la place, tout comme l’exploration dut la laisser à l’action. Avec FIRST CONTACT, la franchise et TNG prennent un nouveau virage et l’Enterprise un nouveau visage, sous les traits de l’Enterprise NCC1701-E de classe Sovereign qui sera à l’affiche des trois derniers films de la Nouvelle Génération : FIRST CONTACT, INSURRECTION et NEMESIS.

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À cet instant de la trame, trois choix s’offrent à nous. Soit nous considérons que l’incident de Hobus décrit dans la mini-série IDW COUNTDOWN a eu lieu, et donc nous suivons la trame temporelle baptisée Kelvin Timeline, soit nous considérons qu’il n’a pas eu lieu et nous rebroussons chemin grâce à la série ENTERPRISE pour ajouter, aux deux extrémités de l’Histoire de la Fédération connue, deux nouvelles pierres à l’édifice. Soit on accepte les deux et on continue d’apprécier le voyage sans se poser de question.

18040102442115263615643865Considérons d’abord la trame ENTERPRISE. Lancée en 2001, la série a relevé le défi de nous faire accepter, 35 ans plus tard, que l’USS Enterprise de la série originelle était bien supérieur au vaisseau de Archer, lancé en 2251 soit presque un siècle avant le vaisseau iconique de Kirk, pourtant imaginé quarante ans plus tôt. Et les scénaristes de retomber sur leur pattes, avec cette assertion que l’Enterprise de Kirk était le premier vaisseau de la Fédération à porter le nom, en situant l’action juste avant la fondation de la dite Fédération. Ainsi, l’honneur est sauf. Voici donc le NX-01 premier vaisseau à atteindre la distorsion 5, première pierre à l’édifice USS Enterprise de la série.

18040102470815263615643866Car, comme STAR TREK seul sait s’y amuser et s’y aventurer, Archer, pourtant situé bien avant Kirk sur la ligne temporelle, pourra contempler un vaisseau bien postérieur à celui de Picard, l’Enterprise NCC 1701-J. Ce vaisseau est intéressant. Lancé au 26e siècle, il s’agit d’un vaisseau temporel. On peut donc légitimement se demander s ‘il ne sera pas le dernier de la lignée puisqu’une fois que les barrières de l’espace et du temps sont brisées, à quoi peut bien servir un vaisseau ? Avec l’Enterprise J, la fuite en avant s’arrête donc.. pour le moment. ENTERPRISE sera déprogrammée en 2005 et, quatre ans plus tard, lorsque les studios voudront relancer la franchise, ils n’auront pas, comme ce fut le cas auparavant, de série sur laquelle s’appuyer.

Ayant besoin d’un produit d’appel, Paramount choisira de rebooter la série originelle sur grand écran, en prenant soin de laisser la trame d’origine poursuivre sa route en situant la nouvelle dans un univers parallèle du multivers. Vous n’avez pas tout suivi ? Je vous rassure, eux non plus.

Les événements antérieurs à la naissance de James.T Kirk ayant été modifiés, les enjeux de la Fédération étant plus défensifs qu’exploratoires, la flotte et ses éléments s’en sont aussi trouvés modifiés, dans cet univers. Nous croiserons deux vaisseaux Enterprise : le NCC 1701 et le NCC1701-A qui lui succédera après la destruction de l’Enterprise dans l’attaque menée contre lui dans STAR TREK : BEYOND.

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Mais STAR TREK est toujours plein de surprises, et alors que la franchise revient sur le petit écran par le biais de DISCOVERY, mettant en scène la demi-sœur adoptive de Spock sur un vaisseau à propulsion sporique, procédé que la Fédération finira par abandonner car il implique un coût humain, la première saison s’achève sur l’apparition du vaisseau du Capitaine Christopher Pike, augurant de la fin de la guerre avec les Klingons et de la reprise de la mission exploratoire pacifique de Starfleet. Bien sur, les designers ont voulu réactualiser le vaisseau mais le résultat est plutôt agréable, même pour un vieux puriste, filant son rêve de meilleur.

Et laissant gonfler la voile
de cette Caravelle gris argenté
voguant vers cette obscure clarté
qui tombe des étoiles.

- Jean-Yves -

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(((((((((((((((( LIVE LONG AND PROSPER ! ))))))))))))))))

À bientôt pour la prochaine Page STAR TREK. En attendant, longue vie et prospérité, bien sûr !

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Les autres Pages STAR TREK sur Les Échos d’Altaïr :

n°1n°2n°3n°4n°5, n°6

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LE CYCLE DE SACLYD : Premières Intrusions

LE CYCLE DE SACLYD : Premières Intrusions dans Littérature 14072703494415263612413227

Philippe Morineau se présente et nous présente son premier roman publié aux Éditions Complicités, Le Cycle de Saclyd, dont nous aurons certainement l’occasion de reparler sur le blog.

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« L’histoire nous apparaît comme un fleuve s’écoulant inlassablement sans que nous puissions le détourner ou le ralentir. Il existe cependant des êtres pour qui le fleuve s’est transformé en un océan qu’ils nomment l’Uchronomicon. Ils l’explorent sans relâche tout en se combattant. L’un d’eux, Saclyd, grâce aux connaissances millénaires héritées de ses ancêtres, manipule les variables de l’équation originelle qui lui permettent de contrôler le destin de plusieurs monde plus ou moins semblables à la Terre que nous connaissons. À l’abri de sa forteresse sous-marine, protégé par des créatures terrifiantes et perverses qu’il a lui-même créées grâce au génie génétique, il lutte depuis peu contre une menace grandissante qu’il ne peut encore circonscrire. Mais si sa vie a déjà été mise en danger à plusieurs reprises, c’est la toute première fois qu’il n’est plus le seul à sauver. »

Premières Intrusions entame le Cycle de Saclyd des Chroniques de l’Uchronomicon.

« J’ai l’ambition avec mon premier roman d’inaugurer un style littéraire à la croisée de l’uchronie, de la fantasy et de la science fiction. »

Le Cycle de Saclyd est une série de trois ou quatre tomes qui j’espère sera suivie d’un ou deux autres cycles. Sans spoiler la trame du roman, il raconte des aventures sur des mondes qui sont plus ou moins semblables à notre propre Terre et disséminés dans l’Uchronomicon que seuls maîtrisent les descendants d’Uchros. Le liant entre ces univers est l’un des descendants d’Uchros : Saclyd.
 
J’ai découvert tout jeune les récits de Jules Verne et plus tard Ambre de Roger Zelazny et le Cycle de Tschaï de Jack Vance notamment. J’ai également eu la chance de voyager étant jeune et de découvrir différentes cultures avec leurs mythologies. Enfin, plus tard j’ai eu l’occasion de lire mais également d’écrire des campagnes de jeu de rôle pour mes amis. Si une partie de mon inspiration venait de mes lectures, j’ai au fil du temps imaginé plusieurs univers et personnages que j’ai décidé de condenser dans mes romans. J’ai eu aussi la chance de bénéficier de l’inventivité de mes compagnons de jeu qui ont apporté leurs propres pierres à l’édifice. 
 
C’est peut-être présomptueux de ma part mais j’ai l’ambition avec mon premier roman d’inaugurer un style littéraire à la croisée de l’uchronie, de la fantasy et de la science fiction. J’a bien conscience que mon style s’améliorera avec l’expérience mais j’ai déjà eu le bonheur de bénéficier des conseils éclairés et avisés de plusieurs de mes connaissances.
 
- Philippe Morineau – (chroniquesuchronomicon.blogspot.fr)


1984 de George Orwell

1984 de George Orwell dans Littérature 14072703494415263612413227

1984 de George Orwell. Ce livre est-il pertinent aujourd’hui ?

Cet avis est le fruit de mon vécu, de mon expérience et de mes croyances, je suis ouvert à toute contre argumentation et je déclare ne pas posséder la vérité vraie, c’est dit !

J’ai regardé récemment une vidéo de La Luciole Du Trantor* traitant de 1984 et si je suis d’accord avec l’analyse littéraire du livre, je le suis moins avec la fin et le parallèle fait avec Trump.

17120507400215263615402059 dans Publifan1984 est un excellent livre à tout point de vue et je ne vais pas répéter encore une fois ce qui l’a déjà été mille fois. George Orwell y décrit tout simplement le régime totalitaire ultime. Prendre en compte le contexte historique qui a accompagné son écriture est très important pour bien le comprendre et donc se le remettre en tête est indispensable. Alors, publié en 1949, que peut-on dire de l’époque ?

La guerre est finie (sans dec), l’Europe et le Monde se reconstruisent. Mais y ‘a un hic, alliés pendant le conflit, Les États Unis et l’Union Soviétique ont maintenant vaincu l’ennemi nazi et se retrouvent face à face. Capitalisme Vs Communisme ! Et les deux ne s’aiment pas beaucoup ! Bref… Churchill a déjà baissé le rideau de fer, Berlin a connu son embargo et Marshall a lancé son plan depuis 1947. Les Russes commencent à bouder sévère et ont créé le Kominform. En même temps, Ils pédalent comme des malades pour obtenir l’arme nucléaire car, allez savoir pourquoi ils se sont sentis visés par Nagasaki et Hiroshima. Staline a 17120507414615263615402060 dans Science-fictionaussi demandé à ce que les partis communistes prennent le pouvoir partout où ils le peuvent… La CIA commence du coup ses opérations extérieures et met le bazar. C’est la Guerre Froide et tout le monde flippe qu’elle puisse se transformer un jour en un nouveau conflit global et « nucléaire ».

George Orwell sur le coup semble manquer d’humour. Il n’aime pas trop le capitalisme mais déteste le totalitarisme. Il se dit merde, si ça tourne mal voilà ce qui pourrait se passer. Énorme, magnifique, magistral travail d’ingénierie social et politique.

Le régime décrit est implacable, sans faille, il maîtrise tout : les gens, ce qu’ils pensent, ce qu’ils apprennent. George n’a d’ailleurs dans l’absolu rien inventé, il a juste eu à piocher dans le nazisme et le stalinisme… Je lui décernerai malgré tout une médaille d’or pour la théorie sur la pensée et le langage. Il a poussé toutes ces logiques à fond et en a retiré toute faiblesse! Tadaaaaa ! 1984 est né.

17120507474915263615402062Aujourd’hui ce livre refait surface et j’avoue me demander un peu pourquoi. Le monde décrit par Orwell est à un système solaire de distance de ce que l’on vit dans nos vertes ou moins vertes contrées. Prenons les fake news de Trump… 5 min après leur sortie 80% des gens voient bien que Trump dit n’importe quoi et est un pingouin. C’est tout le contraire de ce qui est décrit dans le livre où l’information est manipulée dans le but d’en faire une vérité acceptée de tous. Trump lui s’en fout des 80% qui ne le croient pas, ils visent juste les 20% qui le croient. Il ne veut pas établir une nouvelle vérité, il veut juste beurrer la tartine de son électorat… Alors faire le parallèle avec la stratégie de manipulation globale et minutieuse de 1984, c’est, je crois, lui faire beaucoup d’honneur.

Une fake news existe précisément parce que l’on peut l’identifier comme telle. Notre époque a pour spécificité que justement l’information n’a jamais été aussi disponible… Le défi n’est pas qu’elle soit verrouillée, il est au contraire que tout le monde peut dire tout et n’importe quoi, vrai et faux et le diffuser. À partir de ce moment-là, la difficulté est plutôt de savoir comment la traiter, la filtrer et l’appréhender.

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Passons à Big Brother. Honnêtement, savoir si le gouvernement lit mes emails ou écoute mon tel… formidable mais je m’en fous un peu car pour moi le danger ne vient pas de là. Le danger vient justement du fait que les gouvernements sont de nos jours totalement dépassés dans ce domaine… Tous autant que nous sommes, nous balançons nos vies sur les réseaux sociaux et l’Internet : ce que nous mangeons, buvons, quand nous dormons, ce que nous achetons, pensons… où nous allons, qui sont nos amis, etc. Imaginons un truc. Vous activez votre géolocalisation sur Facebook et vous allez au 17120507500115263615402063McDo 3 fois par semaine… Cette information finit donc sur le net. Ben un jour peut-être votre assurance santé vous réclamera de payer plus cher car votre « hygiène de vie » a été établie comme n’étant pas saine (selon ses propres critères). Si bien que dans quelques années, nous demanderons à ces mêmes gouvernements de prendre des lois pour nous protéger de ces pratiques… aux antipodes de 1984. Aucun État au monde hormis peut-être la Corée du Nord n’a les moyens de réunir autant d’informations sur un individu. Big Brother a été terrassé par le Big Data.

Je ne vais pas vous ventiler avec mes réflexions, mais un livre aussi brillant soit-il n’en fait pas systématiquement un objet pertinent. Une livre de SF est la traduction d’une angoisse, 1984 traduisant celle de la fin des années 40. Sur notre époque, je trouve La Zone du Dehors de Damasio beaucoup plus juste car il traite d’une angoisse elle-même plus contemporaine.

*J’aime bien les vidéos d’Ana D. et je conseille !

- TheSFavenger -

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La SF contre-attaque

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DEMAIN LES CHIENS

DEMAIN LES CHIENS dans Littérature 14072703494415263612413227

Un article écrit par TheSFavenger de La SF contre-attaque. Merci à lui de le partager sur Les Échos d’Altaïr.

17112307141615263615382350 dans PublifanOui, Demain Les Chiens fleure bon le vintage et est délicieusement old fashion. Et si la science-fiction bucolique de sieur Simak est agréable à lire, elle n’en reste pas moins affreusement pessimiste, ce livre ne racontant pas moins que la disparition de l’Homme. Alors, il le fait par le biais de récits légendaires contés par des chiens qui ont atteint la sapiens. Le tout tourne d’ailleurs un peu débat philosophico-théologique… Il y a sans doute une critique de la religion derrière mais ce n’est pas l’aspect qui m’intéresse le plus.

Ce livre est surtout une réaction au traumatisme de la Seconde Guerre mondiale et Clifford n’est pas confiant en l’Homme…

Mettons les choses dans leur contexte : la première nouvelle date de 1944 alors que le conflit n’est pas fini. Et à y repenser, voilà déjà 30 ans de pure folie qui se sont écoulées… Il est difficile de dissocier la Première de la Seconde Guerre tant elles sont liées… et il faut avouer que la Deuxième a donné de quoi flipper.

17112307191415263615382351 dans Science-fictionClifford dans sa description de la disparition des villes met le doigt sur un point important : les civils y ont pris plus (bien plus) dans la tronche que les militaires. WWII a en effet marqué une évolution, les civils sont devenus une cible, un levier pour faire tomber les résistances. Ce changement avait juste commencé à prendre forme pendant la Grande Guerre mais fut élevé au niveau de doctrine pour la Seconde… Aussi comprend-on pourquoi Clifford imagine la fin des concentrations urbaines qui ont constituées des cibles de choix pendant le conflit (le titre original du livre est « City »). Au passage, les premières nouvelles datent d’ailleurs d’avant Nagasaki et Hiroshima, mais aussi du bombardement de Dresde pour ne citer qu’eux.

Ces 30 années ont aussi bien évidemment été marquées par le nazisme et autre douceurs fascisantes mais c’était surtout la manifestation d’un phénomène plus profond… L’entre-deux-guerres a été le théâtre d’un recul des démocraties et du sentiment démocratique jamais vu depuis. Recomptons : Allemagne, Russie, Italie, Espagne… partout des dictatures se sont mises en place et en Europe, il n’y a vraiment que la France et le Royaume Uni qui n’ont pas basculé (encore qu’en France, les choses ont chancelé un peu).

17112307221215263615382358La Grande Dépression a bien sûr également aidé à secouer les certitudes économiques et politiques. Mêlez tout ça et vous comprendrez pourquoi Clifford imagine les Hommes vivant seuls et isolés les uns des autres… En vivant ensemble, l’Homme ne sait que se détruire. En bon Américain, il décrit d’ailleurs un monde où les gouvernements ont presque disparu et n’ont pour ainsi dire pas d’influence sur la vie des gens (Clifford était-il républicain ?).

Enfin l’auteur comprend bien que la technologie transformera nos sociétés et pas toujours pour le meilleur. Il donne une large place à la robotisation et a son impact sur le travail (reprendre le programme de la présidentielle de Hamon ou Kosciusko-Morizet)… Plus globalement, on ressent bien que Clifford n’est pas un progressiste au sens ou toute avancée technologique ne signifie pas forcément progrès pour l’Homme (à méditer).

Il y aurait encore énormément de chose à dire mais voilà en gros, certaines des raisons qui font de ce livre une grande œuvre de science-fiction… même si l’ensemble vieillit un peu dans le style.

- TheSFavenger -

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THE ORVILLE – Critique express

THE ORVILLE - Critique express dans Publifan 14012708415615263611933240

Même si on est encore loin de l’esprit GALAXY QUEST, la série de SF parodique THE ORVILLE mérite franchement votre attention, du moins si vous êtes trekkie et/ou amateur de space opera ! Lino Malter a accepté que Les Échos d’Altaïr publient ici son point de vue paru hier dans le groupe de L’Écran Fantastique sur Facebook. Nous le trouvons très juste.

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À l’occasion de la sortie de la nouvelle série STAR TREK : DISCOVERY, j’ai envie de vous jeter un petit mot sur la série de Seth McFarlane (FAMILY GUY, AMERICAN DAD, ALBERT À L’OUEST, TED 1 & 2) : THE ORVILLE… Une série en cours qui est clairement un hommage à STAR TREK.

Beaucoup de critiques s’accordent à dire que THE ORVILLE est un échec et que McFarlane a totalement planté sa parodie… et c’est en partie vrai. Mais ces critiques semblent être passées à côté des véritables intentions de McFarlane, parce que THE ORVILLE n’est tout simplement pas une parodie outrancière comme sait si bien les faire notre homme, mais une véritable déclaration d’amour à STAR TREK !

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Alors bien sur la série ne manque pas d’humour, mais jamais McFarlane ne se moque du genre, au contraire on sent véritablement qu’il prend plaisir à faire sa propre série de SF. Les personnages sont frais et attachants, les effets spéciaux agréables, les maquillages et prothèses réussis, la musique vraiment sympa et on ne s’ennuie pas une seule seconde. En grand geek (et probablement trekkie) qu’il est, Seth McFarlane réalise avec THE ORVILLE un rêve de gosse et une excellente série d’aventure/science-fiction/comédie !

Un petit coup de cœur en ce qui me concerne et j’attends chaque épisode avec impatience.

- Lino Malter -

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