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LES BAROUDEURS DE L’ESPACE

LES BAROUDEURS DE L'ESPACE dans Littérature 14072703494415263612413227

Les baroudeurs de l’espace

Dans Deathworld de Harry Harrison, et Dragon déchu de Peter F. Hamilton

Par Sonia Faessel

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Deux solitaires, deux aventuriers : Jason, joueur exceptionnel grâce à ses pouvoirs psy, Lawrence Newton (au nom prédestiné s’il en fut : comment ne pas se balader d’une planète à l’autre quand on porte le nom du découvreur de la gravité universelle ?), gosse de riche qui fuit sa planète et le destin d’homme de pouvoir que lui a manigancé son père.  

Dans les deux livres, les héros apprennent à prendre leur destin en main : enrôlé de force par les colons de la planète Pyrrus, Jason transformera un enfer en un foyer pour lui et sa « tribu », Lawrence, mercenaire à la solde d’une grande compagnie, finira par retrouver sa planète natale, enrichi de la rencontre dont il avait toujours rêvé, celle d’un extraterrestre. 

gVreKb-2 dans Science-fictionHarry Harrison est l’auteur de Soleil vert, que nous connaissons par le film de Richard Fleischer (1973) et les inoubliables Charlton Heston et Edward G. Robinson, et l’on sait donc que cet auteur s’intéresse tout particulièrement aux interactions entre l’environnement et les comportements humains. C’est en partie le sujet de Deathworld, puisque Jason passe d’un environnement hostile à un autre, de charybde en scylla : d’abord invité forcé sur la planète Pyrrus, dont la totalité de la faune et de la flore sont de redoutables armes mortelles pour les colons, il se retrouve esclave sur la planète Appsala, avant d’être confronté sur Cassylia à des hordes de guerriers redoutables. Sur chacune de ses planètes désolées, aux paysages lunaires, les hommes se sont organisés pour survivre : les colons de Pyrrus sont armés avec tout ce que la technologie des mondes colonisés peut apporter, et ne vivent que pour la guerre sans merci qu’ils livrent aux bêtes et aux plantes monstrueusement agressives ; les tribus d’Appsala sont organisées en fonction des richesses qu’elles gardent jalousement, et selon une hiérarchie qui maintient la population à l’ère du néolithique, les guerriers de Cassylia passent leur temps à se combattre, à la manière des seigneurs de l’époque féodale. Jason est celui qui trouve les solutions, en partie grâce à ses facultés psychiques, mais surtout de par son statut d’étranger venu de la Terre et d’une bonne dose de cynisme et d’habilité politique. Le tout est agrémenté d’un exotisme cosmique et l’imaginaire est digne du virtuel le plus débridé, les batailles sont épiques, les héros sont attachants, en bref, une lecture extrêmement agréable. 

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Dans Dragon déchu (Fallen Dragon, 2001), Peter F. Hamilton construit les prémisses de son cycle du Commonwealth qu’il écrira 8 ans plus tard. La longévité humaine est améliorée par les techniques de clonage et de rajeunissement,  et le sujet du livre est la résistance à l’exploitation. La Zantui-Braun Company possède la totalité des entreprises de la Terre, investit des capitaux pour équiper les planètes 9aseKb-1colonisées, apportant toute la technologie nécessaire à la civilisation, mais en contrepartie, elle revient récupérer les dividendes, soit les richesses exploitées par les colons. L’opération s’apparente à de la piraterie, car il est bien évident que les mercenaires de la Z-B en sont jamais les bienvenus. Quand le groupe mené par Lawrence Newton débarque sur Thallspring, il se heurte à une résistance particulièrement efficace. Le ‘roadmovie ‘ planétaire de Lawrence va le mener à une remise en question qui lui permettra de rencontrer le ‘dragon déchu ‘, fragment d’entités extraterrestre, qui a partagé sa technologie avec ceux qui l’ont protégé. Lawrence ira à leur rencontre pour restituer  le fragment aux entités, et découvrira que le partage des informations est leur seule raison d’être, soit l’idée qu’Hamilton développe dans le Commonwealth. Le trajet est le fil conducteur du livre : aussi bien physique, que mental, puisque le personnage central est à la recherche de l’Autre mais aussi de lui-même. Suspense, manipulations, scènes de sabotage, espionnage, poursuites  et combats dans les sites les plus improbables rendent la lecture captivante.

Au final, deux excellents livres ! 

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PLONGÉE DANS LE MERVEILLEUX SCIENTIFIQUE AVEC STEPHEN BAXTER

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Plongée dans le merveilleux scientifique avec Stephen Baxter

Par Sonia Faessel

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Le merveilleux scientifique, c’est Jules Verne qui l’a inventé dans ses Voyages Extraordinaires, conseillé, il est vrai par son ami et éditeur Jules Hetzel

On se rappelle tous des descriptions des fonds sous-marins de Vingt mille lieues sous les mers, ou encore des couches géologiques successives de la descente du Voyage au centre de la Terre : Jules Verne mettait en prose poétique les connaissances scientifiques de son époque et obtenait un effet de dépaysement et d’exotisme maximum, alors qu’il décrivait notre planète.

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Imaginez à présent le même effet, mais dans le cosmos, dont les images nous émerveillent : nébuleuses, super novae, naines rouges, étoiles blanches, trous noirs. Stephen Baxter nous plonge au cœur de ces phénomènes dans son cycle des Xeelees, partiellement traduit et publié en 4 volumes par les éditions du Bélial. Il fallait au minimum une formation de mathématiques à l’université de Cambridge et une pré sélection au poste d’astronaute sur la station Mir, pour que cet Anglais de Liverpool puisse faire partager au lecteur les connaissances phénoménales que nous avons aujourd’hui de l’univers. 

SuSEJb-3Les Xeelees sont les maîtres de notre univers, dont ils connaissent la très proche extinction, soit, dans cinq millions d’années. Baxter travaille donc sur une grande échelle de temps : le premier volume , Gravité, se situe vers 100 000, dans « l’ère pour la guerre pour la fin des guerres » ; le second,  Singularité,  décrit des événements qui ont lieu pendant l’occupation Qax, vers 5 000 ; le troisième, Flux, est lui aussi dans « l’ère de la guerre pour la fin des guerres », mais 100 000 ans après Singularité, le dernier, Accrétion, décrit la fin du soleil et de notre univers dans cinq millions d’années. Les humains ont disparu de la galaxie, les seuls survivants sont sur une Terre temporellement déportée. 

Dans chaque livre, recueil de nouvelles, œuvre énorme qui a commencé en 1987 et dont une grande partie reste encore à traduire, l’homme est confronté à un problème d’ordre cosmique. Dans Gravité, il doit faire face à l’effondrement de la nébuleuse qu’il habite ; dans Singularité, il voyage dans le futur pour combattre l’invasion Qax, dans Flux, réduit à une taille microscopique, il doit faire face aux instabilités d’une mer quantique dans une étoile à photons, dans Accrétion, il doit trouver un moyen de s’échapper de l’univers en agonie, vide de toute vie. C’est dire l’ampleur des défis, relevés grâce à l’ingéniosité (la fabrication d’un vaisseau de fortune dans Gravité), ou à une technologie améliorée au fil des conquêtes, ou volée aux Xeelees : vaisseaux subluminiques, trous de vers qui permettent de voyager aussi bien dans l’espace que dans le temps, maintenus ouverts par la matière exotique découverte par Michael Poole, armes capables de briser une étoile, rien n’est impossible.  L’intelligence et la technologie semblent triompher de la nature, ce qui est bien la marque de l’homo sapiens. 

6wSEJb-2Et pourtant, des forces sombres sont à l’œuvre, nées de l’univers lui-même, comme nous l’apprend le dernier volume : la matière noire, qui compose plus de 90% de l’univers, mange la matière baryonique, celle des étoiles et des planètes. Les Xeelees l’ont su, sont remontés dans le passé pour modifier leur évolution, de manière à pouvoir construire un anneau, porte qui s’ouvre sur un autre univers. Ainsi, l’IA envoyée dans le Soleil assistera-t-elle, impuissante, à la mort de l’étoile rongée par les oiseaux photinos de matière noire.  

Sur le plan humain, les forces sombres sont à l’œuvre elles aussi, issues de la nature humaine elle-même, ce que montre la déliquescence sociale du vaisseau envoyé dans le futur, à cinq millions d’années. Le voyage dure mille ans, et les vieux réflexes tribaux, le fanatisme  et la soif du pouvoir ont détruit la société du départ. La sagesse acquise au cours de plusieurs siècles d’existence prolongée par les sessions d’arrêt de la sénescence, a bien du mal à s’imposer, et les intelligences artificielles, transformées en énergie quantique, sont plus utiles à la survie de l’espère humaine que l’homme lui-même. 

Finalement, changer la nature a ses limites. Baxter ne pense pas comme Jules Verne, que la Providence est seule juge et punit l’orgueil des hommes par des catastrophes (c’est le cas dans deux tiers de ses romans). Rien de divin dans son cycle des Xeelees, si ce n’est une race infiniment supérieure et mystérieuse, dont les noircroiseurs sont capables de parcourir plusieurs millions d’années lumière par heure, en utilisant l’énergie de l’univers. Confronté aux forces titanesques du cosmos, jzSEJb-5l’homme est infiniment peu de choses : il est pourtant grand par sa ténacité, son incroyable volonté de survie, mais si petit et mesquin lorsqu’il cède aux vertiges de la puissance. 

Au final, de la grande et belle SF, comme on l’aime : des aventures galactiques qui pourront combler les astrophysiciens par leur côté hard science, et les lecteurs néophytes par un imaginaire qu’on voit rarement : qu’il s’agissent des vaisseaux arbres de Gravité, des vaisseaux vivants des Qax dans Singularité, du monde enfermé dans l’étoile à photon de Flux, de la perception subjective de la mort du soleil par l’IA et des noircroiseurs d’Accrétion, pour ne prendre que quelques exemples. 

Les quatre volumes forment un tout parfaitement cohérent, avec des anticipations sur la suite et des rappels des événements et personnages des volumes précédents, et, si Baxter n’a pas réussi à être un astronaute, le lecteur l’est, au fil des deux milles pages de son cycle, dans un voyage extraordinaire parmi les étoiles et les nébuleuses.  

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DANS LA COUR DES GRANDS

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Dans la cour des grands :

Peter F. Hamilton /Stephen King

Par Sonia Faessel

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Si vous aimez les voyages de lecture qui vous plongent pendant des semaines dans un imaginaire et un univers riches et captivants, alors n’hésitez pas : absorbez les 4000 pages et plus des cycles du Commonwealth de Peter Hamilton et les 7 volumes de La Tour sombre de Stephen King. Deux créateurs immenses, qui partagent une culture littéraire et cinématographique conséquente, comme tous les grands écrivains qui ne se contentent pas d’écrire, mais lisent les autres.

Ils ne travaillent pas de la même manière : Peter Hamilton écrit une saga de space opera, son imaginaire se construit au fur et à mesure, et c’est en moins de 10 ans, de 2005 à 2014 qu’il compose les 7 volumes  des deux cycles du monde du Commonwealth, L’Étoile de Pandore (4 vols.), Le Vide qui songe (3 vols.). Stephen King commence La Tour sombre en 1970, inspiré par la lecture d’un poème de Robert Browning (poète anglais, 1812-1889), intitulé : « L’Écuyer Roland à la Tour sombre s’en est venu », et par le personnage incarné par Clint Eastwood dans Le Bon, la brute, le truand, film de Sergio Leone (1966). Du poème, il tient son titre : La Tour sombre,  et l’idée d’un imaginaire médiéval ; du western spaghetti de Leone, il trouve son personnage du pistolero, titre du premier volume du cycle, et il publie les deux premiers récits en 1970 dans des magazines. Il reprendra son projet en 1982, The Gunslinger (traduit en France en 1991 par Le Pistolero) et les 7 volumes (8 vols en anglais) s’échelonneront jusqu’en 2012. C’est donc une œuvre qui mûrit pendant plus de quarante ans, nourrie par l’imaginaire de Stephen King déployé dans les livres publiés pendant cette période. Il dit dans sa préface que c’est son œuvre majeure, dans laquelle il a mis tout ce qui le constitue en tant qu’écrivain, et c’est parfaitement exact : toute sa thématique y est.

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Hamilton et King partagent une vision du mal :  d’un côté, un extraterrestre, l’Arpenteur, une intelligence non humaine dont l’objectif est de remplir la galaxie de sa seule présence, de l’autre le roi Cramoisi, qui veut détruire la tour sombre, garante de l’équilibre des mondes. Les deux super malfaisants ont des agents, volontaires ou non, qui sont autant d’obstacles aux « bons » et animent la lutte sans merci.

Les similitudes s’arrêtent là, Hamilton propose une confrontation entre l’humain et une technologie menaçante, fondée, non sur une assimilation façon Borgs, mais sur la conquête à tout prix ; King construit son cycle en forme de quête, celle du pistolero–chevalier Roland Deschain, et la première phrase du cycle : « l’homme en noir fuyait dans le désert et le pistolero le poursuivait » est aussi la dernière  des 4500 pages de cette aventure.

Jr49Jb-4Dans sa saga du Commonwealth, Hamilton déploie un imaginaire connu dans le space opera. Ce n’est pas l’univers de Star Wars, mais les éléments fondamentaux sont là : une conquête humaine des planètes de la galaxie, grâce à la technologie maîtrisée des trous de vers et des vaisseaux supraluminiques, des intrigues politiques, un monde capitaliste, dominé par les dynasties terrestres et interstellaires. Quelques extraterrestres collaborent plus ou moins avec les humains, sans intervenir directement, soit parce que leur civilisation est beaucoup plus ancienne, soit parce qu’ils n’ont pas la prétention d’intervenir dans la vie de la galaxie. D’autres  ont renoncé à une technologie dévastatrice et choisi volontairement de régresser. Dans tous les cas, cela permet d’envisager d’autres perspectives, en montrant les limites de la technologie ou des utilisations qui savent se passer de toute forme d’agression : les chemins des Sylphens, que les humains appellent des elfes,  mènent d’une planète à l’autre, sans aucune logique autre que celle d’explorer des expériences de vie.

Peter Hamilton se préoccupe de la mort : est-elle une finalité ou non ?, question que se pose l’homo sapiens depuis qu’il sait qu’il existe. Il avait déjà développé la question dans sa trilogie L’Aube de la nuit, fresque spatiale dans laquelle les personnages doivent essayer de cohabiter avec les âmes des morts, inopinément libérées de l’espace et qui se précipitent  avec jubilation sur tous les corps des vivants : l’ensemble, écrit entre 1996 et 2000,  raconte avec gravité et drôlerie ce que peut bien devenir une société humaine interstellaire lorsqu’elle est envahie par des indésirables.

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Dans le cycle du Commonwealth, la mort n’est plus une finalité : chaque humain qui en a les moyens, peut bénéficier d’une cure de rajeunissement et d’une « résurrection » par clonage et réimplantation de sa mémoire si son enveloppe corporelle disparaît.  Le meurtre n’a donc plus guère de raison d’être, mais gare au piratage informatique ! C’est en modifiant les implants d’un humain que l’Arpenteur forme ses agents,  mais les logiciels et les virtuoses du cyber espace ont aussi créé l’IA, entité dont les processeurs occupent une planète entière, et qui conseille les humains et envahit elle aussi les logiciels de ses agents, avec leur consentement. 

7v49Jb-5Dans La Trilogie du Vide (2008-2011) le cycle suivant la guerre menée contre l’Arpenteur, l’humanité est mise en péril par le vide qui songe, une promesse d’un paradis transmis par les rêveurs de la planète à l’intérieur du vide. Cette fois-ci, la  religion est au centre du combat  entre les factions, les « conservateurs, qui se méfient, et les « accélérateurs », qui voient dans cette évolution une post humanité bienheureuse. Il ne s’agira que d’un leurre, d’une gigantesque machine construite par les Primiens, ceux de la race de l’Arpenteur, capable d’absorber l’énergie des étoiles de la galaxie, et mangeuse d’esprits. Certes, les âmes appelées par le vide sont bienheureuses, mais elles n’ont plus aucun désir et la stagnation extatique dans laquelle elles sont plongées ne suscite plus rien. Les batailles sont titanesques, les pouvoirs psychiques immenses, la technologie effrayante, et l’humanité sera sauvée de justesse.

La grande réussite de Hamilton réside dans la complexité des intrigues et la multiplicité de personnages bien caractérisés, que l’on retrouve d’un volume à l’autre.  Aucun ennui dans la lecture de ces sept livres, dont chacun  se termine par un suspens qui donne envie de continuer.  Il explore avec brio les modalités d’une évolution de l’humanité  pourvue d’une technologie qui lui permet de reculer les limites de la mort physique.

vz49Jb-6Autant l’on reconnaît chez Hamilton les thèmes classiques de la SF, autant l’on identifie les thèmes majeurs de l’oeuvre de King dans La Tour Sombre.  De la SF, il utilise les portes qui ouvrent sur des espaces temps différents, toujours sur la Terre cependant. Avec le personnage de Jack, le jeune garçon qui accompagne le pistolero, il reprend le thème du shining, pouvoir utilisé pour détruire les rayons de la tour sombre, et que traquent les agents du roi Cramoisi. Le dédoublement de personnalité permet de récupérer son intégrité physique, (le personnage de Susannah Dean, amputée de ses deux jambes),  tout comme le fait Mr Mercedes.  L’écriture reste au centre de la quête, et Stephen King se met en scène comme seul détenteur de la suite de l’histoire. Il devient un personnage en danger de mort, traqué par les agents du roi Cramoisi.  L’Heroic Fantasy  est évoquée dans les deux volumes consacrés au passé du chevalier Roland : on y trouve des sorcières, des objets magiques, des personnages puissants et malfaisants, mais il s’agit d’avantage d’une fresque sur fond médiéval que d’un cycle évoquant Le Seigneur des Anneaux.  La fonction de l’épisode est de mieux comprendre le personnage de Roland et de céder à la rêverie littéraire d’un monde médiéval revisité par l’imagination de King.  On peut s’amuser à lister avec précision les éléments qui se trouvent dans les livres de King écrits entre 1981 et 2012, on en trouvera une bonne vingtaine, suffisamment pour faire de La Tour Sombre une œuvre somme, qui ne ressemble à rien de ce que King a écrit et qui dans le même temps rejoint le connaisseur de son œuvre.

On imagine assez mal des adaptations cinématographiques de ces deux cycles, tant les décors, la profusion des personnages, la complexité des intriques, et le temps de la lecture sont irréductibles.  Le film sorti en 2017 d’une adaptation de La Tour Sombre fut un échec. Des séries télé sont évoquées, il faudra au minimum le talent de l’équipe de Game of Thrones pour les mettre en chantier. En attendant, bonne lecture !

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« LES FURTIFS » et « ANATÈM »

Les Furtifs, Anatèm, deux romans « bavards » qui ne se ressemblent pas.

Par Sonia Faessel

Deux romans énormes, l’un de 700 pages (Les Furtifs), l’autre, en deux volumes, de 1200 pages, soit un temps de lecture considérable, qu’on espère bien ne pas gaspiller. 

Ce n’est pas le cas, mais pas au point de vous coller à votre fauteuil non plus. 

C’est l’occasion de distinguer clairement le bon « faiseur » du vrai créateur de SF.

D’un côté, le roman d’un Français, Alain Damasio, qui s’est fait remarquer il y a quinze ans par La Horde du Contrevent, de l’autre, le diptyque d’un romancer américain Neal Stephenson, déjà consacré, par le prix Hugo pour L’Age de diamant (1996), et pour Le Samouraï virtuel (même année).

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Commençons par le roman de Damasio. L’idée est un fantasme récent de nos sociétés ultra sophistiquées, notamment dans le domaine de la surveillance : nous sommes tous fichés, gérés par l’IA Google, Amazon, Facebook, ou autre, on peut suivre n’importe qui à la trace (caméras partout, signatures informatiques des cartes de crédit, etc.). le fantasme en question serait d’être intraçable jusqu’à l’invisibilité. C’et le cas des furtifs, des êtres que l’homme ne peut voir, qui sont capables de se fondre dans n’importe quelle structure, d’imiter n’importe quel objet, de reproduire n’importe quel son pour brouiller les pistes. La vraie originalité du roman est dans la traque de ces furtifs, d’abord militaire, avec une unité de chasseurs dédiée, munie de toutes les technologies imaginables, ensuite dans la recherche d’un contact avec des êtres intelligents, venus d’ailleurs ou pas – il semblerait qu’ils soient avec nous depuis des millénaires. C’est la rencontre du troisième type, mais sur place, avec hybridation future possible puisque des humains disparaissent, des enfants surtout, lorsqu’ils sont réceptifs à ces furtifs. 

Dans le traitement du thème, tout à fait intéressant, intervient le côté « faiseur » de l’auteur. De par son expérience radiophonique, de slameur et de parleur, il investit son texte d’interminables paragraphes, certes brillants sur le plan langagier, mais pas toujours convaincants quant à la  trame de la fiction, si bien que l’effet devient « verbeux » et finit par lasser. Slamer se fait devant un public, c’est moins évident dans l’intimité de la lecture. De son expérience de scénariste pour le jeu vidéo et la série TV, il retient la trame sentimentale : un père qui a perdu sa fille de quatre ans devient chasseur de furtifs, car il sait qu’elle est devenue l’une des leurs. C’est attachant, cela crée du suspens, mais c’est plutôt banal. On ajoute à tout ça un saupoudrage de descriptions d’une société entièrement aux mains du privé, où tous les citoyens sont hyper contrôlés, où les braves militants essaient de remettre en question un ordre diaboliquement organisé par les réseaux de communications et les politiques (les gilets jaunes en monte en l’air sur des immeubles, avec un côté Robin des bois), on n’oublie pas les préoccupations des écolos et les théories du vivant qu’il faut préserver à tout prix, et on obtient les 700 pages de ce roman. Au total, une excellente radiographie de la société française d’aujourd’hui, dans un cadre de SF.

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Avec Stephenson, on entre dans un monde de création, il faut s’adapter à des nominations nouvelles, à une temporalité qui joue sur quatre millénaires, et le lecteur est convié à un parcours initiatique de 1200 pages, à travers la narration gigantesque d’un jeune avôt, dont il suit le parcours. 

Le cadre : une évocation médiévale, du monastère plus précisément, dans de gigantesques bâtiments labyrinthiques, entièrement fermés sur eux-mêmes, et qui ne s’ouvrent au monde extérieur (séculier) qu’une fois tous les dix ans. Rien de religieux toutefois : les concente sont des communautés d’avôts, des scientifiques qui obéissent à la Discipline cartésienne. On découvre, on s’adapte (ou pas) à ce monde clos dans des séries de dialogues hautement philosophiques et scientifiques, et l’on suit le quotidien de ces avôts qui peuvent choisir de rester quelques jours à mille ans dans les hauts murs des concente. La réflexion porte sur la question du maintien du savoir humain, de la science et de l’intelligence à travers les siècles et les millénaires : comment faire pour préserver alors que les civilisations s’écroulent (il y a déjà eu trois « sacs », comprenons fin de civilisation, en 4 millénaires), et sans utiliser la technologie autrement que dans des situations qui la réclament ? On sait tout faire dans les concente : utiliser l’énergie nucléaire, mesurer l’espace, construire des vaisseaux spatiaux, procéder au séquençage génétique, mais on ne s’en sert que pour la vie des hôtes, avec parcimonie. 

Le jeune avôt qui raconte son aventure est un esprit curieux, il mène l’enquête à travers de nombreux interrogatoires, tout en suivant les protocoles de courtoisie et de respect, ce qui est rien moins qu’évident et demande des trésors d’astuce. Il découvre une anomalie dans l’espace et il part en mission pour découvrir ce dont il s’agit : rien moins que d’un vaisseau qui orbite autour de sa planète nommée « Arbre » (mais on reconnaît sans peine notre bonne vieille Terre). On passe du dedans à dehors, et dans un trajet initiatique, tant sur le plan de la connaissance que sur le plan de la maturité. 

Le plaisir est celui de la création d’un monde, avec tout un vocabulaire qui évoque l’Antiquité grecque et romaine, une sorte de Bibliothèque d’Alexandrie d’un autre temps, celle peinte sur les murs du Vatican par Raphaël, celle évoquée dans le film Agora. Par contraste, l’extérieur offre la variété des zones protégées en oppositions aux dévastations, dues aux guerres à la technologie, à la pollution ou autre, et des communautés humaines aux coutumes étranges tentent de survivre. 

Plus difficile est la lecture de ces interminables dialogues, plutôt ardus, et qui ne servent pas le déroulement de l’histoire racontée. On a l’impression d’un livre somme sur le savoir humain, sur la réflexion actuelle de Stephenson. Il nous emmène avec lui, c’est certain, mais où ? c’est moins défini. D’ailleurs, il s’en doute puisque le tome 2 se termine par un lexique et par une invitation sur son site aux lecteurs qui aimeraient des explications (nous aussi !), une demie réussite, par conséquent, même si on comprend bien que ce travail est celui d’un grand créateur de la SF.

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JEU VIDÉO – Chrono Trigger

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Certaines œuvres ont un pouvoir captivant, celui de marquer durablement celles et ceux qui la découvrent pour la première fois et qui, bien souvent, n’auront de cesse de la redécouvrir et de la partager. Je pense que nous avons tous à l’esprit une telle œuvre, cela peut être un film, un roman, une peinture, ou bien encore un jeu vidéo. Pour ma première chronique sur le site, j’ai choisi de vous parler de Chrono Trigger, qui est pour moi cette œuvre qui me procure toujours autant de plaisir à mesure que je me replonge dedans.

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Chrono Trigger est un jeu de rôle sorti en 1995 sur Super Nintendo, développé et publié par Square. Une version Playstation en bundle avec Final Fantasy 6 verra le jour quelques années plus tard (non distribuée en Europe), puis une version Nintendo DS traduite officiellement en Français pour la première fois sortira en 2009.

Les créateurs du jeu ne sont autres que Yûji Horii (Dragon Quest), Hironobu Sakaguchi (célèbre pour la saga Final Fantasy) et Akira Toriyama, créateur de Dragon Ball, qui va totalement influer le design des personnages et de l’univers. Chrono Trigger, ce sont aussi des musiques majestueuses composée par Yasunori Mitsuda, et en partie par Nobuo Uematsu (Final Fantasy).

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L’aventure commence !

L’histoire commence dans le royaume de Gardia, qui fête actuellement son millénaire. Le jeune Chrono se rend à la fête donnée à cette occasion pour y retrouver son amie Lucca, inventrice de génie, qui expose sur la foire sa toute dernière création mystérieuse. Sur la route, Chrono fait la connaissance d’une jeune femme nommée Marle à la suite d’une malencontreuse bousculade. Ils décident alors de profiter ensemble de la fête avant de rejoindre Lucca. Après s’être amusés sur les stands, ils arrivent au moment où Lucca fait la démonstration de son téléporteur, qui a pour but de déplacer des objets de quelques mètres. Ne lui laissant pas vraiment le choix, Lucca propose à Chrono de tester l’appareil sur lui ! Il accepte et tout se passe pour le mieux. Enthousiaste à l’issu du résultat probant, Marle souhaite essayer à son tour, et se place dans le téléporteur. Au bout de quelques secondes, le médaillon de Marle se met à scintiller, puis d’un coup, un mystérieux portail apparaît et aspire Marle, laissant derrière elle le médaillon. Ni une ni deux, Chrono et Lucca se lancent à son secours en utilisant de nouveau le médaillon et le transporteur, sans vraiment savoir qu’ils se lancent dans une aventure épique à travers les âges.

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Chrono et Marle s’entraînent au combat à la fête foraine.

Je n’en dirai pas plus, si ce n’est que nos héros vont rencontrer d’innombrables protagonistes et antagonistes hauts en couleur et affronter une foule de péripéties.

Si vous aimez les graphismes 16 bits à la sauce Dragon Ball, les jeux de rôles avec des musiques envoûtantes, un scénario bien ficelé et des combats au tour par tour dynamiques et pleins de combos, alors foncez !

Pour celles et ceux qui sont fan de V.O et sont familiers avec l’anglais, je vous recommande la version Super Nintendo, sinon, la version Nintendo DS en Français est très bien traduite et intègre les cinématiques version “anime” qui ont vu jour sur la version Playstation, avec aussi un gameplay revisité spécialement pour la console portable de Nintendo.

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Le portail temporel aspire Marle, laissant Lucca et Chrono sans voix.

Je vous remercie toutes et tous d’avoir lu cette première chronique et je vous retrouve prochainement pour découvrir un nouveau jeu !

- Thibault -

(Les screenshots sont de jeuxvideo.com)

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LA QUÊTE D’EREKOSË – Tome 1 – de Michael Moorcock (1970)

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« Avais-je flotté une éternité dans les limbes ? Étais-je vivant – mort ? Y avait-il le souvenir d’un monde existant dans le passé lointain ou l’avenir éloigné ? D’un autre monde apparemment plus proche ? Et les noms ? Étais-je John Daker ou Erekosë ? Étais-je l’un et l’autre ? Bien d’autres noms – Corum Bannan Flurrun, Aubec, Elric, Rackhir, Simon, Cornelius, Asquinol, Hawkmoon – s’enfuyaient sur les rivières spectrales de ma mémoire. Désincarné, je flottais dans l’obscurité. »

De la vie de John Daker, le lecteur du Champion Éternel n’apprendra que peu de choses avant que ce père de famille, a priori cultivé, de la fin du 20e siècle ne voit son sommeil troublé par d’étranges visions. Grâce à un antique sortilège, le vieux roi Ringaros et sa fille Iolinda parviennent à réincarner l’esprit de Daker dans le corps du guerrier légendaire Erekosë. Afin d’accomplir sa destiné cosmique, l’ultime défenseur de l’Humanité va devoir choisir son camp dans une guerre génocidaire qui oppose, depuis des millions d’années, sa race à celle des inhumains Xenans. Mais a-t-il réellement la liberté de ce choix ?

19070707234315263616302297 dans LittératureSouvent considérée comme une œuvre mineure dans l’Hypercycle du Multivers, bricolé par Michael Moorcock pendant près de quarante ans, La Quête d’Erekosë mériterait sans doute d’être réévaluée par certains adeptes exclusifs d’Elric, l’empereur albinos névrosé de Melnibonée. Recyclant avec un certain bonheur les clichés de la science fantasy façon Burroughs[1] – transmigration de l’âme du héros dans le corps d’un guerrier intrépide, civilisation extra-humaine, cités exotiques à l’architecture débridée, science mystérieuse qui confine à la sorcellerie… – ce premier tome offre surtout une réflexion pertinente sur la notion de libre arbitre, dans un univers en perpétuelle recherche d’équilibre entre la Loi et le Chaos.

« Ce n’était pas mon destin de faire éternellement la guerre – c’était le destin de toute ma race. Comme j’appartenais à cette race – mieux : comme je la représentais -, je devais, moi aussi, faire éternellement la guerre. Et c’était ce que je voulais éviter. L’idée de me battre toujours, partout où l’on me le demandait, m’était insupportable. Et pourtant, tous mes efforts pour briser ce cercle seraient inutiles. »

Inhérente à la figure du Champion éternel, telle que Moorcock la développe dans la plupart de ses autres récits directement liés au concept de Multivers (les cycles d’Elric, Hawkmoon et Corum), cette réflexion est rendue ici d’autant plus prégnante par à une narration prise en charge par le héros lui-même – dont le titre se confond, au passage, avec celui du roman – un héros aux rêves perpétuellement hantés par le souvenir de ses incarnations passées et à venir, qui vient remettre en question la portée morale de ses actes présents.
_______________________________________________________________
[1] Notamment son fameux Cycle de Mars, auquel Moorcock a par ailleurs rendu hommage, au milieu des années 1960, avec une trilogie du Cycle du guerrier de Mars plus distrayante qu’originale.

- Le Hangar Cosmique -

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ARC-BOUTAGE – chapitre 7

Reprise de notre nouvelle fantastique participative, ou « histoire sans fin », lancée il y a fort longtemps sur Les Échos d’Altaïr. Et c’est à Art Pour que nous la devons à l’occasion de cette année des 10 ans du blog. Si vous souhaitez vous aussi y participer, contactez nous sur morbius501@gmail.com. En attendant vous trouverez tous les précédents chapitres ici.

Arc-Boutage – chapitre 7

ARC-BOUTAGE - chapitre 7 dans Histoire sans fin 19050308470315263616221764

« Il n’est pas revenu. »
« Il n’est toujours pas revenu. »
L’odeur du brûlé emplissait la pièce. Les enfants sur le balcon regardaient, fascinés. Un immense feu brûlait la mangrove lointaine, donnant en spectacle ses féeries destructrices et ses cauchemars brûlants. Les enfants sur le balcon le regardaient, fascinés. Clarisse, immobile, comme anéantie, regardait le feu lécher les habitations sur son écran de télévision. Elle était confortablement assise dans son salon. Et ce malgré le fait que son appartement du Quartier Latin était en première loge pour admirer l’incendie.
L’odeur du brûlé emplissait la pièce. La fumée aussi, bien que irrégulièrement chassée par le vent. On aurait dit que toute la maison, voire tout le Quartier Latin, brûlait. Clarisse avait du mal à distinguer la télévision.

« Il n’est pas revenu. »
« Il n’est toujours pas revenu. »
Il était parti faire son habituelle promenade nocturne. Dominique aimait marcher la nuit. Il partait au coucher du soleil, faisait son tour, puis revenait. Toujours. Il avait commencé à prendre cette habitude en France. Elle s’était affirmée en Nouvelle-Calédonie. Il ne lui avait jamais vraiment dit pourquoi il aimait tant ces promenades nocturnes. Il en revenait généralement épuisé, comme s’il rentrait d’un dur travail. Mais sur son visage s’exprimait une telle béatitude, une telle jouissance de l’être, qu’il était difficile de lui interdire ces promenades. Lui-même reconnaissait que celles-ci pouvaient être « néfastes » pour sa santé, mais il en avait « besoin ». C’était même un « devoir ». Clarisse n’aimait pas ces promenades. Elle les trouvait « trop longues » et « dangereuses ». Chaque soir elle attendait Dominique, et ne se couchait que lorsque celui-ci était rentré. Elle avait même cru pendant un temps que son mari la trompait. Plusieurs nuits de suite elle avait en effet entendu son mari parler à une certaine « Sarah » dans ses rêves. Elle s’était imaginé qu’il profitait de ses escapades pour la voir, et qu’elle devait être cocue depuis au moins son arrivée en Nouvelle-Calédonie, si ce n’est plus. Elle s’était même préparée à le suivre discrètement un soir donné, afin de les surprendre, lui et sa maîtresse. Mais le quiproquo fut rapidement résolu. Un jour que toute la famille était à table, Dominique s’était soudainement levé, et horrifié, comme si il voulait prévenir quelqu’un d’un grave danger, avait crié « Sarah ! », tout en pointant un coin obscur de la salle, où il n’y avait bien sûr personne. Puis il s’était écroulé sans connaissance. Par la suite, les médecins diagnostiquèrent une légère schizophrénie, ayant pour principale caractéristique de mélanger « le Rêve avec la Réalité ». Ainsi Sarah n’était qu’une simple créature fantasmée, « un ange » comme disait Dominique, qui après lui être apparue en rêve, s’était matérialisée dans la réalité grâce à son pauvre cerveau malade. On le mit aux médicaments. Sa santé globale s’améliora rapidement, et il fut admis hors de l’hôpital. Bientôt, il reprit même ses habituelles promenades nocturnes, bien que ses visions n’eussent pas totalement disparues. Cet effort physique était très bien vu des médecins. Clarisse, elle, continuait à se faire du sang d’encre.
Et aujourd’hui, il n’était pas revenu.

Elle s’était endormie à minuit, après l’avoir longtemps attendu. Le matin, elle s’était levée plus tôt que d’habitude, espérant le découvrir à ses côtés dans son lit. Elle ne fut accueillie que par une forte odeur de brûlé, venant de l’extérieur. C’était le feu de mangrove qui tout juste commençait son spectacle. Au petit déjeuner, il apparut que du fait de la fumée qui avait envahi la ville, tous les établissements scolaires étaient fermés pour la journée, pour question de sécurité. De même il était conseillé de ne pas aller au travail ce matin-là. La fumée devenait de plus en plus dense. On ne distinguait plus la rue depuis le balcon, bien qu’on voyait fort bien, en face, le feu de mangrove. Clara et Samuel jubilaient. Les réseaux sociaux, quant à eux, étaient sans dessus dessous. Les rumeurs les plus folles s’y propageaient. Ducos et Rivière Salée étaient pratiquement rasés de la carte, la RT1 et la SAV étaient coupées, et on signalait plusieurs départs de feu à Nouville. On se serait cru au début de l’apocalypse. Tout cela ne faisait qu’augmenter l’inquiétude de Clarisse au sujet de Dominique. Elle finit par délaisser son téléphone pour la télévision. Quant à Clara et Samuel, ceux-ci observaient le feu depuis le balcon. Comme captés par celui-ci.

Dix heures sonna à l’horloge du salon (cadeau de mariage des parents de Dominique). Depuis une heure, personne n’avait bougé de sa place. Les enfants regardaient le feu depuis le balcon, fascinés. Clarisse, immobile, comme anéantie, regardait le feu lécher les habitations sur son écran de télévision. La fumée lui picotait les yeux. Elle avait envie de pleurer. Elle avait peur pour Dominique. Elle espérait de tout son cœur qu’il était quelque part, vivant, entre de bonnes mains. Il avait peut-être eu des problèmes, s’était fait agresser ou avait agressé quelqu’un (tout peut arriver à un schizophrène !) Et maintenant il était peut-être dans un commissariat, ou un hôpital, loin d’elle, sans doute sous la menace de ce feu… Et il n’avait pas pris son téléphone ! Lui, qui le prenait toujours, ne l’avait pas pris ! Elle se faisait un sang d’encre pas possible.
Sarah, assise dans le coin pointé par Dominique, s’amusait des pensées de Clarisse. Elle, elle savait. Comme Zarathoustra. Elle se remémora rapidement la magnifique torche humaine qui barbotait dans l’eau marécageuse de la mangrove. Il avait gagné, mais à quel prix ? Au prix de sa trahison et de celle de Zarathoustra ? Au prix de la découverte de ce plan ? Dominique aurait dû lui dire qu’il fallait toujours se méfier des Apparitions, surtout de celles qui mystifiaient. Mais bien sûr il s’était fait avoir, bien que tout cela était déjà prévu. Car il en avait décidé ainsi.
« Je suis folle », se dit soudain Clarisse. « Elle n’existe pas. À part moi, personne ne se trouve dans cette pièce. Je suis seule. Ce doit être la fumée… »
Des yeux malicieux continuaient à la regarder, bien qu’effectivement il n’y avait personne dans la pièce. Il faisait froid.
« Maman, maman ! cria Samuel qui était soudainement entré dans le salon. Pourquoi papa disait toujours qu’il avait les jambes qui s’arc-boutaient ?
- Qui quoi ?
- Qui s’arc-boutaient. Qu’est ce qu’il veut dire ce mot ?
- Je ne sais pas mon chou. Je ne sais pas. »

Le feu continuait au loin à danser sur la mangrove, tout en projetant ses braises, comme des feux d’artifice, en l’air. La fumée continuait à s’épaissir. Sarah continuait à regarder.

Tordre l’âme des êtres vivants dans le seul but de les briser. Un grand pouvoir pour un schizophrène. Mais ce n’était pas le seul pouvoir de l’Arc-bouteur.

- Art Pour -



CONAN LE CIMMÉRIEN

CONAN LE CIMMÉRIEN dans Dossier 14072703494415263612413227

En 1984, deux ans après le film CONAN LE BARBARE de John Milius, est paru aux éditions J’ai Lu , dans une collection appelée Science-Fiction (mais réunissant aussi d’autres genres), le premier volume d’une série relatant les aventures d’un Cimmérien nommé Conan, personnage sorti tout droit du cerveau de Robert E. Howard. Après ce premier livre de poche, tout simplement titré « Conan », suivront plusieurs autres : Conan le cimmérien, Conan le flibustier, le vagabond, l’aventurier, le guerrier, l’usurpateur, le conquérant, le vengeur, l’Aquilonien, l’explorateur, le boucanier, le brigand, le justicier, le sabreur et enfin le libérateur (ouf!). Une collection au premier abord très attrayante pour les amateurs d’heroic fantasy qui pouvaient, par la même occasion, profiter de couvertures signées Frazetta pour une grande partie des volumes sortis.

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J’ai Lu ne fut pas le premier éditeur à publier des nouvelles de Conan. Si le tout premier texte de Howard traduit en France fut « Le Phénix sur l’épée », dans le n° 24 de la revue Planète en 1965, les 3 premiers recueils de nouvelles sont sortis chez Edition spéciale en 1972. Ceux-ci avaient comme principal intérêt de proposer des couvertures de Philippe Druillet. En 1980, c’est au tour de Lattés qui éditera une dizaine de livres sur le Cimmérien avec des illustrations de J-M Nicollet.

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Frazetta, Druillet, Nicollet… C’est bien beau tout ça mais le lecteur un peu méfiant sait que les belles couvertures ne font pas forcément les bons livres. Et justement, il s’avéra que ces versions n’étaient pas tout à fait fidèles aux textes écris par Howard, on était même loin du compte pour certains volumes de la collection. Mais il faut avouer qu’à l’époque on ne s’en souciait pas vraiment car on était déjà bien content de pouvoir découvrir ce héros musclé au regard sombre. On ne faisait donc pas trop attention à ce qu’on pouvait lire sur les couvertures des premiers volumes, sous le nom de Robert E. Howard, c’est-à-dire « Textes mis au point et complétés par L. Sprague de Camp et Lin Carter ». Les noms de ces derniers prenant de plus en plus de place sur les couvertures, Howard disparaissant même sur Conan le boucanier au profit de Sprague de Camp ; non content d’avoir tripatouillé les textes originaux et sentant le bon filon, ce dernier est allé jusqu’au bout de son idée en s’appropriant le personnage. 

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Comme le dit Patrice Louinet, spécialiste mondial de Howard et qui œuvre depuis de nombreuses années à la reconnaissance de son travail :

« Lyon Sprague de Camp (essentiellement), était devenu la bête noire des fanatiques d’Howard et de son plus célèbre personnage, dans la mesure où il s’était permis de « retoucher » les textes originaux, coupant ici, rajoutant là, et réécrivant entre les deux, pour livrer finalement un Conan assez différent de l’original, et bien moins convaincant ; d’autant que le bonhomme, qui avait trouvé là semble-t-il un commerce juteux, s’opposait avec tous les moyens à sa disposition à toute réédition des textes originaux… » (BD Conan le Cimmérien – Tome 1 – Glénat, 2018).

On nous avait trompé ! Le vrai Conan n’est pas le personnage présenté par Sprague de Camp (ni d’ailleurs le Conan joué par Schwarzenegger), celui qui conquiert et tue, « une sorte de parvenu de l’âge hyborien, partant de moins que rien (barbare et voleur) pour se hisser au sommet de l’échelle sociale et du prestige (roi d’un pays civilisé) ».

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Conan c’est avant tout celui qui survit à tous les périls, qui vit au jour le jour sans ambition, si ce n’est celle de rester en vie et de profiter des plaisirs de la vie (vins, femmes, batailles). Howard n’a jamais voulu raconter l’histoire d’un jeune barbare qui va évoluer d’épreuves en épreuves pour finalement finir roi :

« On retrouve cette image d’un Conan roi et quelque peu assagi dans le film de Milius, mais c’est surtout à Sprague de Camp que l’on doit cette modification de la vie du Cimmérien, transformée d’hymne à la liberté en plan de carrière. En créant le mythe de la « lente ascension » du barbare (voleur, guerrier, mercenaire, roi) on donne l’illusion d’une progression logique à la vie du Cimmérien. Or, on ne dit rien de tel dans les récits de Howard » (Le Guide Howard – ActuSF, 2015).

Heureusement, à partir de 2008, Patrice Louinet et les éditions Bragelonne nous sortiront des intégrales en tout point respectueuses de l’œuvre de Robert E. Howard. À partir de ce moment nous avons enfin pu découvrir (en français) ce qu’avait réellement écrit l’auteur texan, et on peut dire que ce fut un choc.

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SÉLECTION DE LIVRES

Voici une sélection des livres en français sur l’œuvre de Robert E. Howard en général et Conan en particulier qu’il vous faut posséder (si c’est encore possible pour certains) :

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- Le Guide Howard (ActuSF, 2015) : si vous n’avez jamais lu du R.E.H., ou très peu, il est vivement conseillé de commencer par ce guide de Patrice Louinet dans lequel il est évidemment question de Conan mais aussi des autres personnages qu’il avait créé. Un livre de poche grâce auquel vous saurez qui était l’auteur, les idées reçues, quel est le vrai et le faux, les nouvelles à lire absolument, etc.

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- Les intégrales : elles existent en plusieurs éditions : ce sont d’abord les trois volumes sortis en 2008 chez Bragelonne : Le Cimmérien, L’Heure du dragon et Les Clous rouges, en édition brochée (ainsi 19040607363615263616189124qu’une autre édition reliée, à tirage limité et aujourd’hui introuvable) regroupant toutes les aventures de Conan présentées dans l’ordre de leur rédaction, restituées dans leur version authentique à partir des manuscrits originaux, avec des traductions nouvelles ou entièrement révisées. Elles s’accompagnent de nombreux inédits, ainsi que d’articles et de notes sur l’œuvre de Robert E. Howard et l’univers de Conan par Patrice Louinet. Ensuite, en septembre 2019, le même éditeur sortait ce qu’on pourra appeler l’intégrale des intégrales, c’est-à-dire un gros livre relié (1312 pages) regroupant les trois volumes cités précédemment mais enrichi de 251 illustrations dont 21 pleines pages couleur. Une édition exceptionnelle à tirage limité. Et enfin, en janvier 2019, les éditions Le Livre de poche auront la bonne idée de proposer les mêmes livres au format poche, illustrés par Mark Schultz, permettant ainsi de rendre cette collection accessible à tous.

19040607410215263616189125- Les nombreuses vies de Conan, Simon Sanahujas (Les moutons électriques – coll.  »Bibliothèque Rouge », octobre 2008) :  ce livre de référence comporte une longue biographie de Conan comme s’il avait vraiment existé (une des spécificités de cette collection avec d’autres personnages célèbres traités comme Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou même Cthulhu), une chronologie retraçant l’histoire de l’âge hyborien et une étude géopolitique de cette période (avec cartes), des essais sur les thématiques de sa saga, sa psychologie et son évolution, ses rivaux (les autres grandes figures de la fantasy héroïque et les influences qui menèrent à la naissance de Conan), et sur les relations qui lient cette création littéraire à son auteur. Le tout largement illustré, avec notamment les très rares dessins de Weird Tales. Une somme inégalée sur les univers de la sword and sorcery.

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- Conan le Texan,  Simon Sanahujas et Gwenn Dubourthoumieu (Les moutons électriques, novembre 2008) : le Texas de R.E.H. comme si vous y étiez. Ce beau livre est le récit, abondamment illustré de photographies, du voyage de deux Français égarés entre la Cimmérie et le Texas. En parcourant le Lone Star State à la recherche des lieux qui inspirèrent l’Âge hyborien de Conan, les deux compagnons découvrent les richesses d’un État sans nul pareil et les liens aussi étonnants qu’intimes qui le lient au personnage phare de Robert E. Howard. Du canyon de Palo Duro aux rives du Rio Grande en passant par les collines de Fredericksburg, ce livre suit les aléas de ce voyage un peu fou et ses 7 000 kilomètres de surprises, d’écueils et de découvertes insoupçonnées.

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- Échos de Cimmérie, Fabrice Tortey (Les éditions de l’Œil du Sphinx, 2009). De nombreuses études, des textes inédits en français et une bibliographie exhaustive. Le tout illustré par Frank Frazetta, Philippe Druillet, Jean-Michel Nicollet et Christian Broutin. Un ouvrage très pointu pour en savoir toujours plus sur le sujet.

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- Bifrost n° 84 (octobre 2016) : un gros dossier R.E.H. avec au sommaire l’histoire de sa (courte) vie, les genres qu’il a abordés autre que le fantastique, l’épique parcours de son œuvre, un parallèle avec Tolkien, ses rapports avec Lovecraft, les années Néo, un guide de lecture de ses œuvres, les inédits, curiosités et indispensables, etc.

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- Conan, sur les traces du barbare de Paul M. Sammon (Huginn & Muninn, 2014) : plutôt intéressant, même si incomplet, ce livre grand format et richement illustré est idéal pour tout lecteur néophyte ou voulant en savoir plus sur ce que le personnage de Conan a enfanté de sa création jusqu’à nos jours. Des luttes juridiques pour perpétuer l’héritage littéraire de Robert E. Howard à la gloire cinématographique en passant par les comics (car dans les 70′s, Conan était une des meilleures ventes de Marvel).

19040608063415263616189142À côté de ces livres et essais on trouve bien évidemment les publications en français traitant des nombreux Comics américains publiés depuis les années 70. On citera Les Chroniques de Conan (Panini Comics, depuis 2008), qui reprennent en plusieurs volumes et par année The Savage Sword of Conan, tout comme Hachette (depuis 2017) avec une collection sortie en kiosque de manière bimensuelle, appelée tout simplement The Savage Sword of Conan, la collection. Et aussi Conan les Comic Strips Inédits,  un très joli album reprenant les comics strip parus dans la presse américaine en 1978 et 1979 (Neofelis, 2018).

Mais pour rester dans les adaptations fidèles aux écrits d’Howard on retiendra surtout les sorties BD récentes chez Glénat, chaque volume paru, ou à paraître, dessiné à chaque fois par un dessinateur différent, le tout supervisé comme toujours par P. Louinet.

Voilà, avec tout ça, plus d’excuses quand on vous questionnera sur Conan et Robert Erwin Howard. Cependant ne vous débarrassez pas trop vite de vos anciens livres J’ai Lu, NEO ou autres Lattès ! Ceux-ci avaient au moins l’avantage d’avoir de belles couvertures, ce qui n’est pas négligeable !

Bonne lecture !

- Laurent Faiella -

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RETOUR VERS LES 80′s : FRIGHT NIGHT 2

RETOUR VERS LES 80's : FRIGHT NIGHT 2 dans Cinéma bis 17081301103915263615215517

Tom se penche aujourd’hui sur des saigneurs de la nuit, pas trop près tout de même car il sait qu’il risque croc, pardon, qu’il risque gros. On le retrouve ainsi aux prises avec la belle Regine de VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? 2, tandis qu’un Peter Vincent tente de le convaincre de prendre ses pieds à son cou, ne serait-ce que pour se protéger des morsures… 

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VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? 2

États-Unis – 1988 – de Tommy Lee Wallace

Avec : William Ragsdale, Roddy Mc Dowall, Traci Lind, Julie Carmen, Jon Gries, Russell Clark, Brian Thompson, Ernie Sabella, Merritt Butrick, Matt Landers, Alexander Folk, Scanlon Gail, Josh Richman, Karen Anders, John Lafayette…

18081708150515263615850887 dans FantastiqueÂme damnée se nourrissant de sang humain et ayant juré fidélité à la lune, le vampire fait partie de ces monstres populaires ayant été bien aidé, il est vrai, par le célèbre roman de Bram Stoker bénéficiant d’un puissant potentiel propre à envoûter une intrigue teintée de fantastique. Souvent mis en lumière dans l’histoire du septième art, bon, pas trop quand même sinon ils clamsent, les anges de la nuit ont connu quelques apogées particulièrement marquantes au cinéma. Des premiers métrages muets en noir et blanc en passant par le regretté Christopher Lee et les productions de la Hammer, ces morts-vivants pas comme les autres, enchaînant les succès critiques et commerciaux, vont pourtant connaître un petit passage à vide au milieu des années 70. Afin qu’ils ressortent efficacement leurs canines, ils leur faudra pour cela attendre 1985 que Tom Holland réalise l’un des grands films de cette décennie avec son extraordinaire FRIGHT NIGHT. Mais aujourd’hui, on va s’intéresser de plus près à la suite de ce chef-d’oeuvre…

18081708175815263615850888 dans PublifanÀ l’orée des glorieuses 80′s, l’attente du public en matière d’épouvante a considérablement évolué et, clin d’œil évident au contexte, ce n’est surement pas Peter Vincent qui va me contredire… Le Comte Dracula, incarné de main de maître par Sir Christopher, aux yeux injectés de sang et arpentant les couloirs interminables d’un château sinistre, ne fait malheureusement plus école. Les amateurs veulent désormais faire face à des terreurs concrètes qui se fondent naturellement dans le quotidien de chacun. À Georgetown, quelques années auparavant, il faut dire qu’une jeune ado étonnamment souple a dévoilé au monde que sa tête était capable de tourner à 360 degrés ; donc ça devient difficile après un tel choc d’effrayer le cinéphile en herbe en quête de sensations fortes avec un spectre rôdant dans quelques lugubres cimetières afin de mordre une poignée de donzelles à peine dévêtues… À moins que…

Avant de laisser place à nos accros à l’hémoglobine favoris, c’est tout d’abord le lycanthrope qui sera mis en valeur avec, en 1981, deux bandes essentielles qui vont définitivement ancrer les créatures mythiques dans la vie de tous les jours avec les imparables HURLEMENTS et LE LOUP-GAROU DE LONDRES. Suivront d’autres tentatives très intéressantes, telle que le PEUR BLEUE de Daniel Attias et son prêtre poilu, avant que Tom Holland ne redonne de la visibilité à la légende des suceurs par le biais de son VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ?. Instantanément culte, cette péloche va réhabiliter les descendants de Nosferatu et ouvrir la voie à d’autres réalisations de ce genre. On citera par exemple l’excellent VAMP de Richard Wenk, l’émouvant et tellement beau, et oui, je suis sensible comme gars, AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE de Kathryn Bigelow, ou encore le très réussi GÉNÉRATION PERDUE du père Schumacher, pour en arriver finalement à la création d’une suite inévitable à la petite perle de Tom Holland.

18081708195715263615850889 dans Retour vers les 80's

C’est donc en 1988 que Tommy Lee Wallace, ayant fait ses classes comme monteur du côté de chez John Carpenter sur HALLOWENN et FOG puis, se faisant un petit nom en passant derrière la caméra pour les besoins du très original HALLOWEEN 3 et, un peu plus tard, via l’incontournable ÇA, va mettre en chantier cette séquelle carrément attendue. À défaut de révolutionner la franchise, Tommy Lee Wallace va, avant tout, chercher à porter à l’écran ce que les nombreux fans du premier opus ont l’envie, et le besoin, de voir ou de redécouvrir. Pour cela, ce dernier va utiliser une trame narrative quasi-18081708225315263615850890similaire à celle d’Holland en y injectant tout de même quelques éléments novateurs qui vont se montrer d’une efficacité redoutable. De prime, afin de changer dans la continuité, Wallace va pouvoir compter sur la présence de William Ragsdale, qui rempile pour jouer le personnage de Charlie Brewster, mais surtout, sur l’étonnant Roddy Mc Dowall (LA MAISON DES DAMNÉS, SHAKMA) qui renfile sa tenue de chasseur de goules dans le but d’interpréter de nouveau l’amusant et incontournable Peter Vincent. Complétant son casting avec quelques gueules de série B facilement identifiable, comme la mâchoire très carrée de l’imposant Brian Thompson (Night slashers dans le COBRA de George Cosmatos), le réalisateur va surtout être confronté à un délicat défi de taille. Dans cette suite, c’est la sœur de Jerry Dandrige qui va venir venger la mort de son bien-aimé frère. Qui va donc pouvoir prendre le relais du beau et ténébreux Chris Sarandon dans le rôle principal du démon nocturne ? L’enjeu est conséquent, Sarandon étant sans aucun doute l’un des vampires les plus charismatiques imprimés sur pellicule. Wallace va littéralement réussir un véritable coup de génie en donnant à Regine, la sœurette de Jerry, la beauté des traits de Julie Carmen. D’ascendance hispano-18081708254215263615850891cubaine, cette infernale prédatrice va devenir rapidement l’attraction principale de la bobine en imprégnant chacune de ses apparitions, aussi dangereuses soit-elles, d’une sensualité envoûtante presque palpable.Substituant avec brio l’absence de Chris Sarandon, la somptueuse Julie, qui accédera définitivement à la postérité en 1994 avec L’ANTRE DE LA FOLIE de Big John, va se montrer indispensable et contribuer activement à la réussite indéniable de cette séquelle pas forcément évidente.

Du côté des nouveautés, on aura le plaisir d’avoir cette fois à faire à non pas un, mais trois assoiffés de sang. La divine créature précitée venant à bout des élastiques de caleçons les plus résistants, mais aussi l’androgyne Belle, suceur monté sur rollers et adepte des morsures bien gerbantes et enfin, un être étonnant répondant au nom de Louie, mi-vampire mi-lycan, adepte de l’humour morbide et donnant un véritable panache à l’ensemble de l’œuvre.

Grâce à une mise en scène remarquable, sombre et particulièrement soignée, étonnant qu’un tel artiste fût cantonné par la suite à filmer les aventures de FLIPPER LE DAUPHIN pour la télévision, Wallace va pouvoir s’appuyer également sur l’expérience de solides techniciens. Superbement photographié, c’est le Canadien Mark Irwin, fidèle collaborateur de David Cronenberg dans sa période dorée, qui est aux commandes et qui sublimera de par son talent quelques plans assez saisissants. Bénéficiant en sus du sympathique score de Brad Fiedel (TERMINATOR 1 et 2), rescapé lui aussi du premier épisode, VAMPIRE VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? 2 va, techniquement et qualitativement parlant, se loger avec aisance dans le glorieux sillage de son prédécesseur.

18081708292315263615850892Bon, au final ça donne quoi ? FRIGHT NIGHT 2 est certes, une séquelle à qui l’on peut reprocher un petit manque d’originalité, du fait qu’il calque sa trame de manière parfois assez explicite sur l’opus précédent. Ça, c’est certain mais parfaitement volontaire. En contrepartie, le soin apporté à la création du film en règle générale, la subtilité des éléments nouveaux, la psyché des protagonistes ou encore l’humour omniprésent, font de ce VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? 2 une péloche qui, même si elle est loin d’égaler la prouesse de Tom Holland, en même temps la barre est placée assez haute, demeure néanmoins une suite maîtrisée, vraiment réussite ; et qui, si elle est encore loin de faire de l’ombre à son illustre modèle, ne demeure en aucun cas un prolongement embarrassant, bien au contraire. Pour ma part, si toutes les productions estampillées numéro 2 pouvaient être aussi abouties, honnêtement, je signe dans la foulée…

- Tom Phénix -

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RETOUR VERS LES 80′s : WAXWORK

RETOUR VERS LES 80's : WAXWORK dans Cinéma bis 17081301103915263615215517

Et pendant que Morbius délaisse allègrement ses blogs pour d’autres aventures, c’est dans un musée pas comme les autres que vous convie Tom pour ce « Retour vers les 80′s ». Là, caché entre une créature de Frankenstein et un Comte Dracula (en triste cire, bien évidemment), poignard caché dans le dos, il vous prévient que la visite risque de ne pas être de tout repos… Suivons-le ! 

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WAXWORK

États-Unis – 1988 – de Anthony Hickox

Avec : Zach Galligan, Joe Baker, Deborah Foreman, Michelle Johnson, David Warner, Miles O’Keeffe, Patrick Macnee…

Le Comte Dracula, la créature de Frankenstein, le loup-garou, la momie, et bien d’autres… En voilà des icônes sacrées unanimement adulées par de nombreux amateurs de cinéma d’épouvante. Lancés au début des années 30 par les Studios Universal par le biais, notamment, du DRACULA de Tod Browning et de FRANKENSTEIN version James Whales, ces personnages cultes connaîtront au fil des ans un 18072009122515263615814378 dans Fantastiquetel succès que les scénaristes vont finir, certes pas toujours avec une finesse extrême, par les faire se rencontrer dans parfois d’improbables récits. Pour la plus grande joie des fans de ces monstres intemporels, penchons-nous un instant sur un hommage aussi respectueux, qu’il n’est maîtrisé, via une visite pas tout à fait comme les autres dans un musée de cire un peu plus dangereux que le Grévin parisien (quoique, la statue de Kev Adams c’est flippant quand même…), avec le génial WAXWORK…

Mis en scène par Anthony Hickox, dont le paternel n’est autre que Douglas Hickox, réalisateur pour ne citer que celui-ci de THÉÂTRE DE SANG avec Vincent Price, WAXWORK est le premier passage derrière la caméra pour le jeune anglais alors âgé de 24 ans. Issu d’une famille baignant dans le 7ème art, en plus de la profession de son père, sa mère Anne V. Coates est monteuse, Anthony fait rapidement figure de petit prodige au futur très prometteur. Ces promesses vont être en partie tenues dans les quelques années qui suivront la sortie de la péloche dont nous allons nous intéresser de plus près. En effet, avant de tomber en désuétude au crépuscule de la décennie 90, Anthony Hickox nous aura tout de même gratifié d’un sympathique SUNDOWN : LA GUERRE DES VAMPIRES, d’un amusant WAXWORK 2 et d’un excellent HELLRAISER 3. Pas mal quand même…

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Présenté pour la première fois en France au mythique festival d’Avoriaz en janvier 1989, où il remporta le prix de la section peur là où concourait aussi le PHANTASM 2 de Don Coscarelli,WAXWORK nous narre les aventures d’un groupe de jeunes étudiants issus de la fine bourgeoisie américaine et qui, suite à l’invitation d’un homme à l’attitude mystérieuse, décident d’aller visiter un étrange musée où sont présentées différentes effigies de cire à l’image des êtres les plus abominables ayant sévi sur notre planète. Mais, il semblerait que le propriétaire des lieux médite d’obscurs projets de fin du monde en redonnant vie à son armée infernale. Et pour arriver à ses fins, il va devoir prendre l’âme de quelques malheureux visiteurs…

Partant sur cette idée scénaristique très ouverte et assez jubilatoire, Anthony Hickox va donner un rythme dynamique à un récit qu’il n’hésitera pas à imprégner d’une dose d’humour parfois très noir. Aidé il est vrai par un casting intéressant, le réalisateur va intelligemment travailler la psyché de ses protagonistes afin de leur donner l’épaisseur nécessaire pour l’histoire qu’il va développer. On reconnaîtra en tête d’affiche Zach ‘j’ai mouillé Gizmo’ Galligan, dont la carrière ne décollera guère par la suite (des épisodes de série télé comme DOCTEUR QUINN ou LA CROISIERE S’AMUSE, après avoir tater du GREMLINS sous la direction de Joe Dante c’est un peu dommage quand même…), la carrément canon Michelle Johnson (LA MORT VOUS VA SI BIEN, DR RICTUS) en vampiresse envoûtante et diablement sexy, l’expérimenté David Warner, à la filmographie très conséquente, et quelques  »gueules » incontournables du cinéma bis tels l’impayable Miles O’Keeffe (ATOR L’INVINCIBLE, IRON WARRIOR, DOUBLE TARGET… ça calme quand même !). Ce dernier, découvert en train de se frotter la liane contre Bo Derek dans le TARZAN de John Derek au début des années 80 trouve, en incarnant un prince des ténèbres à la beauté glaciale mais pas très bavard, un rôle correspondant plutôt bien à son jeu d’acteur assez monocorde.

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Pour mettre en images tout cela, Anthony Hickox va soigner sa mise en scène en lui donnant parfois une ambiance quasi-atmosphérique. Les incursions dans les univers respectifs des célèbres entités sont fidèlement reconstituées et bénéficient d’incroyables effets spéciaux signés par le magicien Bob Keen. Son loup-garou, probablement l’un des plus beaux jamais vus sur grand écran, est redoutable et va être particulièrement mis en lumière dans une séquence absolument cultissime. Alors qu’un chasseur venu l’éliminer lui casse une chaise sur le dos, le lycanthrope se retourne vers son agresseur, le fixe, s’essuie l’épaule des quelques poussières émanant des débris du siège, et attaque son adversaire en le mordant au visage puis en le déchirant en deux dans le sens de la longueur. Simplement imparable ! Sa momie, qui une fois n’est pas coutume, n’est pas du genre molle de la bandelette, se livre à quelques exécutions très graphiques et méchamment gores telle la tête écrasée d’un serviteur en train de se prosterner devant son apparition. Génial !

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Œuvre bénéficiant de deux montages aux différences très légères, WAXWORK ne dispose pas vraiment de version cut ou uncut. C’est lors du passage avec les vampires que tout se joue. Dans le format dit coupé, il manque en fait un effet sanglant concernant une tête de suceur de sang qui explose. La séquence de l’empalement sur des bouteilles de l’une des femmes de Dracula est aussi un peu plus courte. Par contre, une toute petite partie avec les comtesses est manquante sur la copie dite intégrale. Donc, hormis le maquillage spécial sanguinolent avec l’une des goules, pas de grandes différences notables entre les deux.

Véritable déclaration d’amour à un cinéma de genre qu’il semble particulièrement aimer, le fiston Hickox réalise là un métrage parfaitement réussi. Subtil mélange d’horreur et d’humour, WAXWORK est un coup d’essai qui se transformera en véritable coup de maître. Encore aujourd’hui, le film fait figure de petit classique estampillé so 80′ dans le cœur des cinéphiles branchés tendance horrifique et, n’ayant pas pris une ride, se laisse (re)découvrir avec toujours le même plaisir. Allez, cela (re)vaut bien une petite visite…

- Tom Phénix -

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