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LES COMPAGNONS D’ELEUSIS

LES COMPAGNONS D'ELEUSIS dans Fantastique 14012708415615263611933240

LES COMPAGNONS D’ELEUSIS

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Réalisation : Claude GRINBERG

Scénario : Alain PAGE

Musique : Georges DELERUE

Acteurs : Bernard ALANE (Vincent Delamare), Catherine SELLERS (Emmanuelle Vaccari), Marcel DALIO (Mafel), Hubert GIGNOUX (Verdier), Thérèse LIOTARD (Sophie Verdier), Pierre TABARD (Beaumont)

16121906063515263614715452 dans Série TVVincent Delamare, journaliste radio à Paris, enquête sur une organisation secrète se faisant appeler Les Compagnons d’Eleusis, qui bouleverse les marchés financiers en déposant dans plusieurs banques des quantités impressionnantes d’or et en distribuant des (petits) lingots dans les rues. L’or utilisé proviendrait du trésor des TEMPLIERS, découvert lors du percement d’une ligne de métro dans la capitale française. Le but de cette société secrète étant de débarrasser le monde moderne de l’esclavage des valeurs matérielles au profit de valeurs spirituelles et morales.

De plus en plus obsédé par cette enquête, Vincent voit sa petite amie, Thérèse, dont le père banquier, Verdier, est directement concerné par cette histoire, s’éloigner de lui. À cause de son obstination mais également par jalousie vis à vis d’Emmanuelle, une antiquaire et amie de son père, dont Vincent ne reste pas insensible aux charmes et qui semble en savoir plus qu’elle ne veut en dire.

Malgré plusieurs lettres de mise en garde des Compagnons d’Eleusis, le banquier, quant à lui, tente par tous les moyens de comprendre cette affaire. Notamment en prenant conseil auprès de Beaumont, un riche et mystérieux homme d’affaire.

Après des fouilles dans le Paris souterrain et historique de Nicolas Flamel* et une rencontre avec une troublante antiquaire qui semble détenir le secret de la longévité, le jeune journaliste découvrira la crypte où se réunissent les Compagnons d’Eleusis, ainsi que l’identité de leur chef et provoquera (involontairement) la défaite de la société.

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Tiré du roman d’Alain Page, qui est ici également l’auteur du scénario, ce feuilleton de 30 épisodes de 15 minutes fut diffusé sur TF1 en 1975 (rediffusé en 1997 sous la forme de 6 épisodes d’une heure).

On y retrouve une intrigue à la Da Vinci Code au cours de laquelle il sera question de Templiers, de sociétés secrètes, de trésors cachés, de passages secrets et même de télépathie.

La principale qualité de ce feuilleton est qu’on ne sait pas trop sur quoi l’histoire va déboucher.

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C’est avec intérêt et curiosité qu’on suit l’évolution de l’enquête de ce journaliste, chaque épisode apportant son lot de questions dont on attend impatiemment les réponses dans l’épisode suivant. Qui est exactement ce Beaumont, dont une des bibliothèques est en fait un passage secret qui mène à une pièce dans laquelle est disposé un fauteuil rouge servant de « connexion » avec d’autres télépathes se faisant appeler les « Veilleurs »? Pourquoi le patron de Vincent veut absolument qu’il laisse tomber cette enquête? Qu’est-ce qui rend si inquiète Emmanuelle à chaque fois que le journaliste trouve une piste? Et ce libraire, Mafel, qui est-il réellement ?…

Autant de questions qui demanderont un minimum d’attention aux téléspectateurs car de nombreux personnages traversent la série, apparaissant et disparaissant au gré de l’histoire…

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Dans la lignée des COMPAGNONS DE BAAL ou de BELPHÉGOR, LES COMPAGNONS D’ELEUSIS reste une production française modeste, les moyens qui étaient ceux de la première chaîne française dans les années 70 n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, les décors intérieurs se limitent à quelques pièces où les acteurs se retrouveront à dialoguer tout au long des épisodes : le banquier dans son bureau ou dans une salle de réunion avec d’autres banquiers, l’antiquaire dans son magasin, la patron de la radio dans ses locaux, Beaumont dans sa maison…

Même chose pour les extérieurs, on passe de la campagne un peu tristounette de la banlieue parisienne à quelques rues (souvent les mêmes) de la capitale.

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Mais l’essentiel n’est pas là, car l’interprétation est de qualité. Vincent Delamare est joué par Bernard Alane, comédien de théâtre et doubleur dans de nombreux films et dessins-animés mais aussi partenaire de Louis de Funès qui lui a offert son premier rôle au cinéma, c’était lui l’hiberné dans Hibernatus. Aux côtés de Bernard Alane, on trouve notamment Hubert Gignoux, également homme de théâtre qui joue ici le banquier Verdier, et Marcel Dalio (Mafel), acteur ayant connu une grande carrière au cinéma et qui fut lui aussi partenaire de de Funès à deux reprises (le tailleur dans L’AILE OU LA CUISSE et surtout RABBI JACOB, le vrai, dans LES AVENTURES DE RABBI JACOB).

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Rabbi Jacob et Hibernatus réunis.

Un autre bon point est la qualité des dialogues avec quelques phrases pleines de sous-entendus ou de messages cachés qui prendront tout leur sens bien plus tard.

Un feuilleton de bonne facture à découvrir ou redécouvrir pour les plus anciens, qui malgré son âge réussit toujours à intriguer et mériterait une sortie DVD.

*La légende dit qu’il fut alchimiste et qu’il pouvait changer les métaux en or.

- Buliwyf -

Premier épisode complet de la série LES COMPAGNONS D’ELEUSIS :

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JURASSIC WORLD : LE POUR ET LE CONTRE

JURASSIC WORLD ne faisant pas forcément l’unanimité, Les Échos d’Altaïr ont décidé de publier deux critiques : le pour, de Nicolas Thiéblemont, et le contre, de Di Vinz. On les remercie tous deux de nous permettre de profiter ici-même de leurs points de vue. Deux avis valent mieux qu’un, dit-on ! Qu’à cela ne tienne, on espère pouvoir un jour renouveler l’expérience.

JURASSIC WORLD : LE POUR ET LE CONTRE dans Cinéma 15060907593215263613344179

POUR

15061407284315263613364169 dans Di VinzJURASSIC WORLD : jamais nostalgique (sinon on aurait retrouvé l’ancien casting : Sam Neill, Goldblum et les gamins devenus adultes), mais respectueux et fidèle. Le réalisateur Trevorrow ne cherche jamais à surpasser le JURASSIC PARK de Spielberg, ni à se contenter de simplement lui rendre hommage.

Extrêmement généreux dans ses scènes d’action (le climax… argh !), le film poursuit le revival d’Hollywood du film de monstres (2013 : PACIFIC RIM ; 2014 : GODZILLA… en attendant le nouveau KING KONG en 2017), le tout sous une réalisation sans grande originalité mais soignée et un scénario qui est le point fort du film, poursuivant la réflexion philosophique et la critique chère à Spielberg de l’homme qui se prend pour Dieu via une démonstration bigger and louder de ses moyens (un parc enfin opérationnel, contraint d’expérimenter la création d’un dinosaure hybride pour satisfaire des spectateurs de plus en plus las devant le spectacle, la métaphore du cinéma est direct !).

Au passage, mention pour Omar, plutôt bon acteur qui s’incruste bien dans le paysage, mais son accent lui fait toujours défaut.

Seulement dix mois après avoir illustré son charisme en pseudo Han Solo dans LES GARDIENS DE LA GALAXIE, Chris Pratt s’impose en aventurier digne de Alan Grant, héros du premier JURASSIC PARK, lui-même largement inspiré d’Indiana Jones, autre personnage joué par Harrison Ford…

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Quant aux dinosaures… C’est toujours si bon de les revoir. Je ne dirai rien sur le T-Rex. C’est le meilleur personnage du film, et il le prouve. « Don’t fuck with the original » disait-on à la fin de SCREAM 4… Des Vélociraptors domestiqués ? Absolument pas. Belle perspective pour la suite de la franchise.

Le film dépasse largement JURASSIC PARK III mais reste l’élève de son maître, on n’y retrouve pas l’ambivalence film familial/film horrifique dont seul Spielberg (ou le Joe Dante de GREMLINS) est capable.

C’est rare que je pleure au cinéma. C’est rare que j’assiste à un public qui applaudit à la fin du film. Et ça fait plaisir de voir que la salle était pleine pour sa première séance.

Colin Trevorrow rejoint Joss Whedon, Brad Bird et George Miller, ces cinéastes qui nous prouvent qu’en 2015 Hollywood peut encore nous livrer des blockbusters spectaculaires, émouvants et intimistes.

Prochaine étape, TERMINATOR GENISYS en amuse-gueule avant STAR WARS VII !

- Nicolas Thiéblemont -

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CONTRE

(Avertissement : présence de quelques légers spoilers !)

15061407315515263613364172Lorsque je sors de la salle après avoir vu JURASSIC WORLD, beaucoup de questions se bousculent dans ma tête. Si je devais les regrouper en une seule, je la formulerais ainsi : comment prendre la relève d’un mythe du cinéma moderne ? Difficile entreprise s’il en est, surtout après les critiques cinglantes infligées aux précédens essais. JURASSIC WORLD a tenté, lui aussi, de répondre à la question, avec aux commandes un Colin Trevorow guère arrangé par un script bancal.

Résumons le scénario du film en quelques lignes… En fait, deux lignes devraient suffire. JURASSIC WORLD est un parc d’animaux préhistoriques au sein duquel des milliers de visiteurs se bousculent, mais un désastre se profile lorsque l’Indominus Rex, un dinosaure très vilain, s’échappe de son enclos. Voilà… Il y a également un début de sous-intrigue qui nous amènerait peut-être à un second volet, ce que je n’espère pas, mais sinon le script est beaucoup trop simple. Il laisse place à l’imprévisible, certes, j’ai été surpris une fois, mais ce n’est pas assez à mon sens. C’est comme si la bande-annonce avait déjà tout révélé, ce qui ne joue pas en faveur du film, qui se révèle n’être qu’un blockbuster assez classique.

15061407334115263613364173Il y a un héros, et comme tous les héros il est super beau et super fort, et s’en sort toujours sans une égratignure face aux plus féroces des dinosaures ! Il y a aussi une héroïne, et comme toutes les héroïnes elle est belle, mais maladroite, ce n’est pas grave puisqu’elle aussi s’en sort toujours indemne face à des dinosaures de 10 mètres de haut ! Les deux gamins qui visitent le parc en parallèle, et dont tout le monde se contrefout totalement, ont eux aussi bénéficié d’une protection divine qui les rend invulnérables face aux dinosaures parmi les plus dangereux ! Seul le menu fretin, militaires et autres larbins du parc, ou quelques rares malchanceux visiteurs, n’ont pas été bénis par le dieu anti-dino. J’use d’ironie afin de faire une première remarque sur un point qui m’a agacé : les personnages principaux sont des super héros en puissance, qui tiennent la dragée haute aux monstres, ce qui décrédibilise totalement le côté horrifique de ces derniers qui en deviendraient presque pathétiques… Exemple: il n’y a que deux seconds rôles qui y passent, le premier est le « méchant » du film, et le second ne se fait même pas croquer, il crève en se crachant en hélicoptère (voir la bande-annonce) vers le centre du film, ce qui est par ailleurs assez dommage puisqu’il s’agissait du seul personnage un tant soit peu intéressant…. Je n’ai en effet ressenti aucune empathie pour aucun personnage, mis à part le dernier cité. À celà s’ajoutent une accumulation de clichés qui ne leur rend pas forcément service. C’est dommageable. Ce qui m’ammène à faire un premier parallèle avec les précédents opus dans lesquels au moins un des persos secondaires meurt dans des circonstances tragiques (ou du moins on nous le fait croire dans le 3ème), et dans lesquels au moins un des persos a une certaine originalité.

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Le problème dans ce JURASSIC WORLD c’est que même les effets spéciaux ne sont pas à la hauteur. Je ne vois pas de grande différence avec le JURASSIC PARK de vingt ans son aine, à part les quelques hologrammes et technologies qui se baladent par-ci par-là. On modernise l’œuvre en l’adaptant à l’époque, et non dans le traitement des animaux en image de synthèse, ce sont pourtant eux qui sont sensés être les stars du film. Une déception parmi d’autres. J’ajouterais en effet un petit côté plagia, parce que certaines scènes sont directement pompées sur les précédents épisodes, j’y vois plus un manque d’inspiration que de véritables clins d’œil.

Également, le thème de l’homme qui joue à Dieu a déjà été traité. Ici on accentue la chose, mais le principe est le même, et cette fois ça devient un peu maladroit. Mon impression c’est que cet aspect perd de son importance quand on voit comment l’homme en question finit par maîtriser les premiers dinos, devenus des joujoux… J’irais même plus loin en disant que JURASSIC WORLD efface la morale qu’on avait retenu de JURASSIC PARK. Oubliez le côté philosophique, ici on le combat de titans prime sur le reste.

15061407382015263613364175Je vais faire l’impasse sur le côté assez ridicule des Raptors domestiqués qui retournent leur veste plusieurs fois, ou de leur relations aux autres dinos qui relèvent du grotesque, pour finir par une critique très virulente de l’Indominus Rex : premièrement il ne ressemble à rien, deuxièmement il ne fait pas peur du tout, et troisièmement il meurt comme une daube…

Je ne conclurai cependant pas cet avis sans parler de ce qui m’a plu dans JW. Non, tout n’est pas à jeter. D’abord, si le script est bidon, la réalisation de Trevorrow est très bonne. Ensuite, j’avoue que l’action est bien dosée, que les dialogues bien que minimalistes sont loin d’être idiots, que les acteurs ne sont pas mauvais (Omar Sy inclus) et que l’ensemble fait un bon divertissement, porté par une bonne bande sonore, avec une ou deux scènes marquantes, voire émouvantes, notamment celle de la découverte des cadavres de Diplodocus. Mais voilà, j’en attendais plus, j’aurais préféré un traitement plus subtil, des dinosaures plus suggérés, des dinosaures plus terrifiants, à l’image de ceux du premier. Mesdames et Messieurs, au risque de me faire conspuer, je ne dirai pas que JURASSIC WORLD est la meilleure suite de la série lancée par l’inégalable Spielberg en 1993. Pour ma part, il prend la troisième place à JURASSIC PARK III de justesse, LE MONDE PERDU : JURASSIC PARK est loin devant, et le premier JURASSIC PARK on n’en parle même pas.

- Di Vinz -

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TEST : THE WITCHER 3 : WILD HUNT

TEST : THE WITCHER 3 : WILD HUNT dans Jeu vidéo 15050108480815263613222885

The Witcher 3 : Wild Hunt est un jeu de type RPG/Fantastique sorti le 19 mai 2015 dont les développeurs sont CD Projekt.

Avant tout, je tiens à dire que la critique est mon point de vue, il ne s’agira donc pas d’un pompage basé sur d’autres sites.

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Le gameplay

La manière dont The Witcher 3 a développé son gameplay est juste impressionnante, que ce soit les déplacements, ni trop lents, ni trop rapides, avec une endurance très bien gérée ainsi que celle du cheval.

Lors des combats, les déplacements du type esquive, coup rapide, coup fort, etc. sont vraiment très bien adaptés au jeu, le joueur a un temps d’adaptation au système de combat qui n’est pas l’un des plus faciles, mais qui est celui que devraient avoir tous les autres RPG, sans avoir affaire à la défense en métal que l’on peut retrouver dans les Assassin’s Creed, (certes plaisante, mais où est le challenge ?). Le combat sera donc un des points forts de cet opus qui sera même le dernier de sa série. On retrouvera ensuite des éléments de gameplay comme un instinct de sorceleur nous permettant d’enquêter sur des meurtres ou tout simplement de trouver des trésors cachés tout au long du jeu. La gestion déplacements, actions, rend The Witcher 3 plus attractif, réaliste et magnifique.

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La vie globalement

Dans la « vie » je parle santé maximale, armures, armes, etc., et je fais bien d’en parler parce que bord… on se fout pas de notre gueule ! La santé est excellente, durée de vie convenable, potions de vie ou de force plus que convenables et avec tout ça des armes et armures que l’on peut soit acheter soit fabriquer nous même, heureusement c’est un RPG ! Le petit point négatif est peut-être quand vous sautez d’un petit pont : soit vous vous cassez les deux jambes (ce qui veut dire presque plus de vie) ou soit vous mourez. C’est réaliste, mais quand notre héros « Geralt » s’est battu avant avec des centaines de monstres, ce n’est pas très crédible.

Les armes, les armures, les potions, tout ça soit dans des coffres, soit en artisanat ou soit en alchimie offriront encore une note supérieure à The Witcher 3.

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Le scénario

Pour le scénario, je vais le dire clairement, je ne m’y attendais pas, mais pas du tout. Je m’attendais à « tue les méchants et dans 2 jours tu seras le plus fort ». Et non, c’est bien mieux que ça. L’histoire est palpitante et prenante, elle est très longue, ce qui est positif, et n’a aucune répétition lourde. Ce que je veux dire par « répétitions lourdes » c’est de poursuivre en filature un garde toutes les 2 missions ou des choses du genre. L’histoire est parfaite, elle est amenée, il y a énormément de références fantastiques, antiques, et surtout des méchants en béton armé qui demanderont de la préparation pour leur faire face !

Le petit point faible réside peut être dans la quête de « Ciri » (jouez-y pour savoir de qui il s’agit) : elle est un peu longue à mon goût.

Je dis sinon super scénario ! Et maintenant c’est évident car The Witcher est une série de livres à la base.

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Graphismes

Ah, nous y voilà, les graphismes ! Si Assassin’s Creed Unity nous avait fait de l’effet avec son super moteur graphique (certes) mais optimisé avec le cul, alors The Witcher 3 vous fera rêver. 20, ou 21 je ne sais pas quelle note mettre, parce que cette lumière magnifique dans ce jeu, ces visages d’un réalisme plus vrai que vrai, ces mouvements coordonnés, et ces textures de toute beauté, tout ça avec une optimisation des plus optimales pour le coup, et une carte grande, très grande, très, très grande !

Le point faible, on le trouve peut-être dans l’eau et les herbes présentes dans les cavernes, lesquelles peuvent ne pas être très en accord avec le reste de l’environnement, mais c’est tout ; ça y est, j’ai trouvé la note : 19 !

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La B.O.

La musique, ambiance, combat, château, empereur et j’en passe est un chef-d’œuvre ! On dirait un Elder Scrolls, elle nous met dans l’action, elle est prenante, très soignée, très riche en tout, en instruments (il y en a un bon paquet), mais pour certaines régions, notamment Velen, la musique peut commencer à être lassante et répétitive, mais c’est seulement si on passe 5 heures dans cette région en écoutant la même en boucle !

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Conclusion

The Witcher 3 : Wild Hunt est tout simplement une réussite et le jeu de l’année, avec un héros charismatique, nous parlons bien de Geralt, des personnages attachants, une histoire bien trouvée, de très bon graphismes qui vous surprendront tout au long de votre périple et à tous les moments même après 100 heures de jeu. Une bande originale de qualité pour tous les thèmes et toutes les phases du jeu cachées ou non. Un scénario digne d’un RPG comme les Elder Scrolls, et même digne d’un bon livre fantastique (on notera là-dedans Le Seigneur des Anneaux), gameplay excellent, contrôles parfaits pas trop exagérés et pas trop lents non plus, c’est comme il faut !

Durée de vie incroyable, mais tout est incroyable dans ce jeu. À quoi pourrais-je le comparer en film ?… Est-ce qu’on a fait aussi bien ?

- Yvan -

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TIME RUNNER (1993)

TIME RUNNER (1993) dans Cinéma bis 15050708495815263613243198

TIME RUNNER

Année : 1993
Réalisateur : Michael Mazo
Scénaristes : beaucoup !
Production : Lloyd A. Simandl – John A. Curtis
Musique : Braun Farnon – Robert Smart
Pays : États-Unis
Durée : 90 min
Acteurs : Mark Hamill, Rae Dawn Chong, Brion James, John Maclaren…

15050708521015263613243199 dans PublifanEn l’an 2022, l’humanité est sur le point d’être envahie par une force extraterrestre, son dernier espoir réside dans le pilote de chasse Michael Raynor qui est lancé à travers le temps et remonte jusqu’en 1992. Traqué sans relâche par un agent impitoyable appartenant à une organisation ultra-secrète du gouvernement, Raynor apprend qu’il peut affecter l’avenir et, avec l’aide de la scientifique Karen McDonald, tente d’alerter les autorités de la menace extraterrestre qui approche.

TIME RUNNER est un mélange de STAR WARS et de TERMINATOR avec dans le rôle principal Mark -Luke Skywalker- Hamill qui, dix ans après LE RETOUR DU JEDI, semble définitivement condamné à une modeste carrière d’acteur.

15050708541015263613243200 dans Science-fictionJe vous rassure tout de suite, ce film n’est pas aussi nul qu’il en a l’air. Même si certaines scènes sont un peu ridicules, genre : ça canarde dans tous les coins et personne n’est touché. Ou bien quand le héros a des visions du futur qui apparaissent devant lui et que peuvent voir aussi les autres personnes à ses côtés ! On apprend aussi que les voyages dans le temps donnent la migraine et que les scientifiques de laboratoire portent des armes ! Sans oublier les faux raccords : la voiture se fait exploser une vitre et dans la scène suivante elle est toujours bien là !

Quant aux acteurs, ils n’ont pas l’air tous convaincus qu’ils tournent un chef-d’œuvre, Rae Dawn Chong en premier, assez transparente (qui tirait pourtant son épingle du jeu dans COMMANDO et dans CRYING FREEMAN). Mark Hamill quant à lui semble plutôt concerné et la joue façon Michael Biehn dans TERMINATOR (à qui il ressemble un peu dans certaines scènes, l’effet brushing sans doute).

15050708561315263613243201Le toujours très imposant Brion James, vu notamment dans BLADE RUNNER, tient le rôle du président qui s’avérera au final être un méchant ! Pas vraiment une surprise : dès qu’on aperçoit sa grande carcasse on ne doute pas un instant qu’il penchera du côté obscur de la Force ! De plus, sa présence à l’écran est assez limitée. En fait le vrai bad-guy du film est joué par certain Mark Baur, acteur plutôt inconnu, dont la carrière se limite à seulement quatre films. Pour son premier rôle au cinéma il interprète Freeman, un agent du gouvernement cruel, du genre à montrer sa carte avant de tuer de sang-froid un vieillard. On notera en passant une ressemblance avec Rutger Hauer époque Répliquant.

15050708581015263613243202BLADE RUNNER, STAR WARS, TERMINATOR… On aura bien compris : les producteurs et le réalisateur connaissent leurs classiques et brassent large. Mais si le scénario ne brille pas par son originalité, il y a malgré tout deux ingrédients qui sont présents dans cette série B de science-fiction pour pouvoir passer un bon moment : de l’action et des effets spéciaux. Ces derniers sont par ailleurs plutôt pas mal pour ce genre de film dont le budget devait certainement être minuscule. Ce qui explique peut-être l’emploi de quelques ralentis interminables qui permettent d’atteindre la durée standard d’ 1h30.

À côté de ces deux éléments indispensables on regrettera peut-être l’absence d’un peu d’humour (il est quelque fois présent mais c’est souvent de manière involontaire) et une touche d’érotisme toujours bienvenue.

Au final TIME RUNNER est plutôt sympathique même si on n’en gardera pas un grand souvenir après visionnage.

- Buliwyf -

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CRITIQUE EXPRESS : AVENGERS, L’ÈRE D’ULTRON

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Avengers : Age of Ultron ou AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON en français, le nouveau Marvel tant attendu, est enfin sorti il y a maintenant quelques jours.

Précédé par AVENGERS premier du nom, AVENGERS 2 sait se montrer très convaincant au niveau de ses effets spéciaux. Bien qu’il y ait une overdose d’action à la fin du film, il reste un très bon divertissement.

L’histoire n’est plus aussi simple que dans le premier : on parle d’un robot et, à la base, d’une armée de robots créée par Tony Stark (Iron Man) dont l’idée principale était de rendre le monde plus sûr. Mais Mr. Stark ne fut pas satisfait de son travail et créa donc une intelligence artificielle en compagnie de Bruce Banner (Hulk), qu’il appela Ultron. À noter que Ultron fut créé par Henry Pym (Ant-Man ou l’homme fourmi) dans les comics Marvel.

Ce robot à l’I.A. très développée se construit une armée de soldats robotiques grâce à sa puissance mécanique pour exterminer l’espèce humaine car, pour lui, le seul moyen d’obtenir la paix c’est de détruire l’humanité, projet que ne partage pas Vision (super-héros) un peu plus tard dans le film. Il se sert ensuite des deux cobayes de Hydra (Hydra qui n’est pas le thème principal du film, OUF !) : Vif-argent et la Sorcière Rouge, mais tout ne se passe pas comme prévu.

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Sur ce, je ne vais pas en dire plus sur l’histoire du film. Il y aura par la suite des bouleversements dans l’équipe des Avengers, des découvertes inattendues sur la vie de Hawkeye (Œil-de-faucon) et quelques scènes sur la vie entre Bruce Banner et l’agent Romanoff (Black-widow, la Veuve Noire).

Ce film est très plaisant à regarder, avec beaucoup d’explications sur le déroulement de l’univers Marvel, avec un peu trop d’action à la fin, mais il reste très bon.

Il faut croire que le méchant de l’histoire, « Ultron », n’aura pas plu à toute la critique même si, pour ma part, je trouve qu’il était un bon méchant : bonne dose d’humour avec un puissant charisme. Il devrait marquer la plupart des spectateurs.

Maintenant, en attendant AVENGERS : INFINITY WAR avec Thanos en méchant principal, contentez vous d’aller voir celui-ci.

Pensez à rester une minute quand le générique de fin débutera : Marvel propose toujours une scène post-générique !

- Man 2.0 -

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ARC-BOUTAGE – chapitre 4

Et rebelote ! Souvenez-vous que suite à une proposition lancée par un membre du groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook de créer une nouvelle fantastique participative, certains membres de ce même groupe avaient répondu à l’appel. Trapard, Skarn et Jean Bessaudou ont eu un mois comme délai pour nous pondre une première partie, puis une seconde, et enfin une troisième. Cette fois-ci, c’est Gaulois qui est notre quatrième plume du groupe, et tel Zorro au galop, il nous a concocté cette nouvelle partie de la pointe de son stylo. Et ce sera ainsi de suite avec un autre rédacteur jusqu’à ce que la boucle se boucle et que la nouvelle trouve sa conclusion. Si vous aimez le Fantastique et que vous vous sentez l’âme d’un scribouilleur bouillonnant et, surtout, que l’évolution de cette nouvelle vous inspire, n’hésitez pas à nous rejoindre dans le groupe (ou nous contacter ici) et à nous proposer votre participation.

Arc-Boutage – chapitre 4

ARC-BOUTAGE - chapitre 4 dans Fantastique 15020105574415263612923266

Dominique longeait la mer. Le reflet incessant des vagues faisait écho à ses propres pensées, qui toujours répétaient les derniers mots de Zarathoustra. « Le mal viendra des marées, pas bien loin d’ta crèche ». C’était une mission. Sa mission. Une sorte de « briefing » énigmatique, mystérieux. Dominique était habitué. Dans son métier, rien n’était clair, limpide, transparent. À croire que toute entité non humaine prenait un plaisir vicieux à parler ainsi aux humains, ces êtres si simples et leur langage si primitif.

Les marées, non loin de ta crèche. Le port Moselle ? Est-ce vraiment là que Dominique devait chercher ? Bien des fois il avait eu du mal à interpréter les propos des entités qu’il croisait, mais ici, l’indice lui paraissait bien trop vague. Si sa mission, ce « mal » se trouvait bien ici, il était possible de chercher. Mais s’il devait faire le tour de la côte calédonienne, nul doute que ce mal aurait le temps de détruire le monde bien des fois avant qu’il ne le trouve ! Il mit de côté cette pensée pessimiste et décida que, quoi qu’il arrive, c’est au moins par ici qu’il fallait commencer.

Il était temps de se mettre au boulot. Ce n’était sûrement pas avec ses yeux que Dominique comptait entreprendre sa recherche.

Face à la mer, Dominique s’immobilisa. Le soleil commençait à disparaître, lentement. Les plaisanciers avaient amarrés leurs bateaux, le port était calme en ce jour de semaine. Beaucoup, d’ailleurs, n’avaient aujourd’hui pas pris la peine de sortir du port. Le temps était grisâtre, triste, et ce petit vent qui se levait à mesure que la nuit arrivait n’arrangeait pas les choses. Un temps idéal pour arc-bouter, se dit Dominique en fixant l’horizon. C’est davantage dans l’esprit qu’un plein soleil, avec coquillages et crustacés. Il eut un petit sourire, et ses pensées se recentrèrent sur sa mission. Son énigme. Le mal est ici, dit Dominique à voix haute. Trouvons-le.

Il ferma les yeux, et se laissa envahir par ce qui l’entourait. Le bruit des vagues devint son pouls, le vent devint sa respiration, l’horizon était une limite à dépasser. Chaque bruit, chaque vie qui passait alors non loin de lui, humaine ou animale, physique ou non, le remplit petit à petit. Sa force, son don se déploya doucement. Il sentait autour de lui quelques êtres non agressifs, certains tout proches, d’autres plus lointains. Il les entendit, et d’une façon que seul un arc-bouteur peut espérer comprendre, les vit. Ses yeux étaient fermés, mais rien ne lui échappait. Il dominait le port de sa présence et, tel Dieu lui-même observant ses créations, il contempla son petit monde. Mais il ne vit nul mal en ce port. Il distinguait la vie sous l’eau, les plaisanciers mangeant dans leurs bateaux, un couple en train de faire l’amour, des entités neutres qui, en le voyant, s’enfuyaient, mais rien de maléfique. Alors il se retourna, doucement, et se mit face à la ville.

Les commerces peu fréquentés à cette heure, ainsi que nombre de maisons coloniales lui faisaient face, désormais. Il distinguait plus de vie humaines, de ce côté-ci. Chaque être était une pierre lancée en ricochet et son esprit, un immense lac. Une vie effleurait l’eau, il la sentait. Une vie coulait, elle disparaissait, en fuite.

Puis, sans prévenir, sans que Dominique n’ait pu sentir le moindre effleurement, c’est une gigantesque pierre qui vint s’écraser dans son lac. Un tremblement qui le secoua jusqu’au plus profond de ses os. Tel un raz-de-marée, cette… chose avait emporté sa conscience très loin. Il s’échappa avant qu’il ne soit trop tard.

Dominique rouvrit les yeux et tomba violemment à la renverse. La lumière avait disparu, le soleil était couché. Il était resté un long moment en observation, et ses membres étaient engourdis, autant par la chute que par la peur.

— Qu’était-ce ?… se dit-il.

Cet esprit était plus gros que les autres. Plus agressif. Bien plus violent que ce qu’il ait pu voir jusque-là. Zarathoustra avait raison, le mal était bien là. En bas. Mais il n’était pas dans la mer. Dominique avait mal compris son ami. Ses propos énigmatiques et son accent étrange lorsqu’il parlait humain l’avait fait douter. Zarathoustra ne parlait pas des marées, il avait cherché dans la mauvaise direction. Il avait oublié sur quoi avait été construit le Quartier Latin.

— Le mal est dans les marais…

Sous ses pieds, Dominique ressentit alors comme un petit tremblement, qui ne cessait de gagner en intensité, lentement.

Il se releva, et entreprit d’en découvrir la source.

- Gaulois -



M.A.S.K., LE FAN-FILM DE DAVID GUIVANT

M.A.S.K., LE FAN-FILM DE DAVID GUIVANT dans Nouvelle-Calédonie 13100208544615263611602685

David Guivant vous présente son fabuleux projet M.A.S.K., un fan-film en cours de réalisation et dont la sortie est prévue pour 2016.

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Une image du dessin animé original avec une photo de mon fan- film : on peut apercevoir le personnage de Brad Turner et son costume jaune (le pilote du véhicule Condor).

LE PROJET M.A.S.K.

Après avoir autrefois enseigné des modules de dessin ainsi que le motion graphics sur after effects (VFX) à l’Institut Polytechnique de Singapour, je suis allé me ressourcer au Royaume Uni où j’ai pu suivre une formation complémentaire à Escape Studios London dans le domaine des effets spéciaux numériques, sur un logiciel de trucage appellé NUKE.

Armé de nouvelles connaissances, grâce à mes instructeurs qui ont collaboré aux trucages fabuleux de plusieurs films comme Matrix et Les Gardiens de la Galaxie, j’ai entamé la phase de trucages ou post-production, de mon nouveau projet : une version live de Module d’Action Secrète Kommando (M.A.S.K) inspirée du dessin animé culte ainsi que de la gamme de jouet très populaire des années 80.

L’organisation M.A.S.K, dirigée par le milliardaire et scientifique MATT TRAKKER, est composée d’un commando d’agents secrets, dont chaque membre est équipé de fameux masques aux pouvoirs spéciaux ainsi que de tout un arsenal de véhicules Hi-Tech pour combattre l’organisation criminelle de V.E.N.O.M

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La BD original de DC Comics avec le personnage de Duane Kennedy chef de la P.N.A.

LE TOURNAGE

Je suis un grand admirateur du réalisateur et designer Shinji Aramaki depuis les années 80 avec Bubblegum Crisis, M.A.S.K, Captain Power, plus récemment Starship Troopers Invasion, Halo, Albator et Apleeseed Alpha.

Je tiens à apporter une petite touche japonaise sur ce projet ambitieux qui se décrit comme un croisement entre GIJOE et FAST & FURIOUS !

Ayant aussi grandi avec les exploits d’I.L.M étalés dans les magazines Starfix, il est donc naturel de favoriser l’utilisation de maquettes sur le plateau.

De nombreuses scènes d’action tournées en toute sécurité en intérieur, aucun des “conducteurs” n’a été blessé durant les cascades, le tournage s’est  déroulé en une seule journée au Tiki Pacific , une ancienne boutique située dans le centre-ville de Nouméa, avec un travail titanesque qui m’attend sur 90 séquences d’effets visuels pour une sortie prévue en 2016.

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a) LE CHANTEUR du groupe Equalizer dont fait partie le héros Brad Turner. b) Duane kennedy à la direction de P.N.A (Peaceful • Nation • Alliance = un peu comme notre version de l’O.T.A.N, mais version comic book, ce qui devrait donner un indice aux fans les plus ardents. c) Mes 3 camarades de classe d’Escape Studios qui font partie du groupe Equalizer, en pleine séance “e-motion capture”. d) Quelques unes des maquettes utilisées pour le film. La Thunderhawk sera toujours la Chevrolet Camaro i-roc Z classique et la nouvelle moto Condor. Une des maquettes a été obtenue grace à un ami aux USA : Delaun Fifield, passionné de maquettes et aussi pilote à Daytona.

LA COLLABORATION DES FANS

Entre-temps, j’ai reçu un mail d’encouragement de la part de Monsieur Joe Del Beato, artiste et encreur original sur la série M.A.S.K pour DC Comics et aussi de l’acteur Doug Stone qui fait la voix originale de Matt Trakker, Hondo McLane et Bruce Sato.

Ils sont agréablement surpris que 30 ans après, M.A.S.K soit toujours aussi populaire.

On peut dire que Dieu nous accompagne sur cette épopée, ce projet local ayant attiré l’attention de quelques fans de M.A.S.K et collectionneurs de jouets vintage en provenance de France, d’Ecosse, USA, Porto Rico et Singapour qui se sont joints à cette aventure pour collaborer sur ce projet à but non lucratif et 100% fun !

Les lecteurs pourront être à l’affut des mises à jours en surfant sur les sites ci-dessous.

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– Vancouver Stadium, le stade où le groupe Equalizer est en plein concert. – La scène où le groupe se produit. – Quelques plans du Condor, véhicule motorisé dans M.A.S.K. – Un aperçu du fan-film avec 2 scènes où l’on peut voir le groupe Equalizer se produire. Notre guitariste et héros Brad Turner reçoit un signal sur sa montre. Vous devinez la suite?

AGENTS OF MASK (USA)                        

http://www.agentsofmask.com

https://www.facebook.com/agentsofMASK

TOYS PREDATOR  (SINGAPOUR)            

https://www.facebook.com/Welovetoys/timeline

MATT TRAKKER (SINGAPOUR)

https://www.facebook.com/matt.tracker.14

MATT TRAKKER.COM (ECOSSE) 
https://www.facebook.com/mtrakker

MASK KENNER (FRANCE)  

https://www.facebook.com/pages/MASK-kenner/477461385706970?sk=timeline

Site principal où sera postée la vidéo :

www.vimeo.com/guivant

- David Guivant -

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ARC-BOUTAGE – chapitre 3

Souvenez-vous que suite à une proposition lancée par un membre du groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook de créer une nouvelle fantastique participative, certains membres de ce même groupe avaient répondu à l’appel. Trapard puis Skarn ont eu un mois comme délai pour nous pondre une première partie, puis une seconde. Cette fois-ci, c’est Jean Bessaudou qui est notre troisième marathonien novelliste du groupe et qui nous a concocté cette nouvelle partie, lançant un nouveau défi au suivant. Et ce sera ainsi de suite avec Gaulois pour la quatrième partie et d’éventuels nouveaux rédacteurs jusqu’à ce que la boucle se boucle et que la nouvelle trouve sa conclusion. Si vous aimez le Fantastique et que vous vous sentez l’âme d’un scribouilleur bouillonnant et, surtout, que l’évolution de cette nouvelle vous inspire, n’hésitez pas à nous rejoindre dans le groupe (ou nous contacter ici) et à nous proposer votre participation.

Arc-Boutage – chapitre 3

ARC-BOUTAGE - chapitre 3 dans Fantastique 15011109054415263612865170

J’y ai mis les formes, j’avoue. La vision, la lumière, la merveille, tout cela est bien arrivé. Mais après 15 ans les souvenirs s’estompent, les sentiments aussi et au final, moi, dans tout ça, j’étais bien embêté. Le Créateur, le Vieux Barbu, la Source Ontologique de Toutes Choses, peu importe comment vous l’appelez tant que vous y mettez des majuscules, que venais-je faire dans son plan ? La vieille m’avait transmis la faculté d’arc-bouter, et un arc-boutage, c’est pas toujours joli-joli à voir ; sauf à se réjouir du spectacle d’un homme brisé sous le poids de sa propre inanité.

Laissez-moi préciser une chose à ce sujet. On ne se fait pas que des amis, et à raison je crois, mais l’arc-bouteur est nécessaire. Il faut bien quelqu’un pour faire le sale boulot et dégonfler les grenouilles qui se prennent pour des bœufs. Ne riez pas, cela vous concerne aussi.

Avec le temps cela s’est mis à faire sens. Quelque part j’admettais, à la limite, que je puisse m’inscrire dans un plan divin. Je suis le petit grain de silice qui vient fendiller la verroterie pour accoucher le monde à venir. Telle l’arc-ane sans nom, je défriche à la faux. Je ne m’occupe pas du détail.

Sauf quand on m’y force.

Car cette fois-ci, j’ai l’impression désagréable que la sainte hiérarchie a oublié de prendre le relais.

Tout a commencé quand j’ai rencontré Zarathoustra.

***

Dominique, il est fortiche. J’ai bien affûté, calé mes angles morts, discrétion au cordeau, du beau boulot. Furtif dans les règles de l’art, pensez-vous que ça suffise ? Lui, il m’a asticroché direct. Fortiche, je vous dis. Pas des yeux dans le dos, mais presque. Avec une paire en bonus dans le pli des genoux.

D’habitude j’aurais filé souple mais là, soufflé par l’admiration, j’ai pilé sur place. Un humain décillé à ce point-là, c’était trop beau pour être vrai. Moi qui cherchais un allié !

On a fait les présentations, et j’ai capté que j’étais pas son premier. Sauf que les autres, une fois grillés, ils carapataient aussi sec. Moi pas question. Trop frondeur pour oublier d’être idiot, j’ai cramponné mes yeux dans les siens et on a parlé.

Il m’a dit son nom, « Dominique », et j’ai inventé le mien en alpaguant quelque chose qu’il avait en tête. Le premier nom qui résonnait fort comme il faut. « Zarathoustra ». A son sourire qui lui mangea le visage, j’ai compris qu’il était pas dupe mais que ça suffirait pour le moment. Faut dire que notre nom, à nouz’autres, il flotte plus qu’il ne vibre, s’étiole plus qu’il ne sonne, se goûte plus qu’il ne s’écoute. Mais ne demandez pas à un humain d’être subtil.

Au gré des visites, il m’a tout raconté. L’arc-boutage, ses premiers essais hésitants, la maîtrise grandissante de son pouvoir. L’héritage homonymique, Dominique – nique – nique, comme un écho.

Un peu plus tard alors que nous étions devenus des familiers, il a parlé de Sarah. A l’entendre la décrire, j’ai illico reconnu. Nous la nommons l’Intercesseur, ou quelque chose de ce genre en langue humaine, « Celle qui parle au nom de Dieu ».
Elle avait tchatché ce type en direct — un être humain tahi! — et ça, c’était du sérieux.

***

Zarathoustra, comment vous dire… C’était un sacré bonhomme, une force de la nature, littéralement. Il vibrait parfois si fort qu’il m’était impossible de le traduire correctement. Images, sensations, proprioception, toute une syntaxe fugace de la perception concourrait à son propos. Pour le comprendre, il fallait accepter de le laisser vous dissoudre et faire feu de tout bois, traçant un rhizome qui faisait sens.

Avec le temps et la confiance s’installant, Zarathoustra faisait de moins en moins d’effort pour parler l’humain. Dans le même mouvement, j’acceptais d’être ainsi envahi.

Jusqu’à cette soirée où il prononça ce mot, « mission », en laissant traîner le « sss » à sa manière. « Une mission pour toi, Dominique. »

- Jean Bessaudou -

Crédit photo : Christophe Maunier, Fire in the Night. http://nynjardin.deviantart.com/



LES GARDIENS DE LA GALAXIE : LA CRITIQUE

LES GARDIENS DE LA GALAXIE : LA CRITIQUE dans Cinéma 14082108151115263612466834

Ça y est j’ai enfin vu LES GARDIENS DE LA GALAXIE, la dernière production des studios Marvel !

C’est le premier film du « Marvel Cinematic Universe  » qui à la fois se situe dans la partie « cosmique  » de cet univers et, de plus, qui n’ait pas pour héros un membre des Avengers.

Le comic book dont est inspiré le film est assez peu connu. Bien qu’ayant lu des comics pendant des années, je ne connaissais pas cette version des GARDIENS DE LA GALAXIE. Il est question ici de la deuxième série de 2008. Dans la première version, il s’agissait d’un ensemble de héros d’un futur lointain où chaque personnage était le dernier de son espèce. Pour cette nouvelle équipe, je ne connaissais que quelques personnages, et c’est vraiment l’excellente bande-annonce qui m’a donnée envie d’y aller. Produire ce film était donc un pari assez risqué.

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Depuis quelques années il y a beaucoup de productions tirées de comics qui sortent et de nombreuses autres sont prévues dans le futur. Un risque de saturation se profile si le genre ne se renouvelle pas.

En éloignant cette histoire de la Terre et de ses héros les plus connus, Marvel apporte une bouffée d’air frais au genre et élargit l’horizon de son univers. De plus, à la manière des premiers STAR WARS, on devine que l’univers présenté est vaste et qu’il ne demande qu’à être exploré dans de futurs films.

Le choix du quasi-inconnu James Gunn pour le réaliser était audacieux. Un jeune réalisateur aux commandes d’une si grosse production aurait pu se faire dévorer par les producteurs et l’ampleur du projet, pour finalement pondre un film fade et sans consistance. Au contraire, James Gunn a su insuffler un petit grain de folie et il réussit une œuvre absolument jouissive. Un parfait dosage entre action, humour et… science- fiction super-héroïque. Le film nous raconte donc la rencontre de ces cinq hors- la -loi, leur alliance et leur affrontement face à un ennemi commun.

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Contrairement aux Avengers, aucun des personnages n’est héroïque avant de trouver leur cause commune. James Gunn a dit : « On est carrément la version sale, malpolie et barrée d’Avengers ». Et c’est effectivement le cas :

- Starlord est un voleur nonchalant. Il est incarné par Chris Pratt, le seul humain du groupe. Il est bien moins héroïque que sa version comics mais aussi beaucoup plus sympathique et drôle. C’était également risqué de choisir un quasi-inconnu pour interpréter le héros, et Chris Pratt est en tout point excellent, il donne vie à Starlord avec sa cool-attitude et son humour un peu comme Robert Downey Jr a pu le faire avec Iron man.

- Gamora est décrite comme la femme la plus dangereuse de l’univers. Le personnage interprété par la ravissante Zoe Saldana est un peu en retrait, les suites devraient réparer ça.

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- Drax le destructeur est une brute ivre de vengeance. C’est le catcheur Dave Bautista qui joue ce rôle, et le nom en dit déjà beaucoup sur ce personnage. Drax n’est pas ici originaire de la Terre comme dans le comics mais il est très proche. Ce personnage très violent, monolithique, dénué d’humour et de second degré est pourtant sympathique et souvent assez drôle. Son incompréhension des métaphores donne des moments assez savoureux.

- Rocket et Groot sont deux chasseurs de primes cupides. Ces deux personnages en animation, Rocket le raton laveur et Groot l’homme arbre, sont également très réussis et attachants. Bien qu’étant un mignon petit animal apparemment destiné à plaire à un public enfantin, Rocket est un fou furieux. Bradley Cooper qui le double en VO le compare au personnage de Joe Pesci dans CASINO.

Chacun des héros est charismatique et attachant. Ils sont tous un peu fous et l’humour du film vient en partie de leurs interactions et de leurs dialogues décalés et loufoques. Mais leur amitié, et finalement leur héroïsme, sont crédibles et parfois touchants.

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Le scénario, tout de même assez classique, est parfaitement structuré et tout s’enchaîne sans temps mort ni séquence d’exposition ennuyeuse. J’ai énormément ri en visionnant ce film, bien plus que lors des autres productions Marvel ou des films du même genre, pourtant on ne sombre jamais dans la comédie.

Cet équilibre rappelle certains films des 80′s comme les productions Amblin ou Lucasfilm. Ceux qui connaissent les comics trouveront quelques pistes pour la suite. La présence de Thanos et des gemmes d’infinités laisse penser que nous aurons droit à un film inspiré de la mini-série « Infinity Gauntlet » et que des personnages comme Adam Warlock, Moondragon ou Nova risquent d’y faire leur apparition.

La bande originale est également un des points forts du film. Dans la première bande-annonce il y avait déjà un morceau rock très sympa « Hooked on a Feeling » (1974), et on entend beaucoup de chansons de cette époque tout au long du film. On peut trouver inappropriée ce genre de musique dans un space-opera super héroïque, pourtant elle s’harmonise parfaitement dans l’ambiance fun et détendue du film. C’est justifié par le biais du Walkman emporté par Starlord lors de son enlèvement sur Terre.

En résumé, le pari le plus risqué de Marvel a donné naissance à son meilleur film, un des meilleurs space-operas que j’ai vu. Du vrai grand spectacle comme j’aime. Vivement la suite !

- Ju Galliano -

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MAN OF STEEL : D’AUTRES CRITIQUES

MAN OF STEEL : D'AUTRES CRITIQUES dans Cinéma 13063009172615263611338908

J’ai beaucoup d’affection pour le personnage de Superman, c’est le premier « Super-héros » et il est aujourd’hui iconique. Tout le monde connaît son histoire, son costume et les valeurs qu’il véhicule (son symbole est le deuxième plus connu au monde). J’attendais donc impatiemment son retour au ciné avec MAN OF STEEL, d’autant plus que le premier film que j’ai vu sur grand écran fut SUPERMAN de Richard Donner en 1978. Je n’avais pas tout compris à l’époque (j’avais 4 ans) mais il m’avait profondément marqué.

Pour cette nouvelle adaptation, le choix de Christopher Nolan comme producteur ne me rassurait pas vraiment, sa trilogie sur BATMAN est très surestimée (à part le premier). Par contre le scénariste David Goyer est excellent et j’aime tous les films du réalisateur Zack Snyder (surtout WATCHMEN et GA’HOOLE). Les styles du producteur et du réalisateur étant diamétralement opposés, je craignais que cela nuise au film et que le résultat fait de compromis ne soit fade. Pourtant c’est Snyder qui a gardé la main et tant mieux , Man of Steel porte bien sa patte.

13063009190415263611338909 dans PublifanLes auteurs ont visiblement cherché à se démarquer du film de 78. C’est le meilleur choix qu’ils pouvaient faire afin d’éviter la comparaison et de permettre au film d’exister par lui-même. Choix qu’aurait dû faire Bryan Singer pour son SUPERMAN RETURNS en 2006, embourbé dans la nostalgie du film de Richard Donner .

Les deux films commencent sur Krypton mais MAN OF STEEL s’y attarde plus longuement, cette « Krypton cuvée 2013 » est visuellement grandiose, elle semble sortie d’un STAR WARS, on est en plein dans un délire SF comme j’aime. Russel Crowe campe un Jor El impérial, beaucoup plus développé et présent que ne l’était celui de Marlon Brando. Il en est de même pour le Genéral Zod de Michael Shannon par rapport à celui de Terence Stamp, on comprend mieux ses motivations, il est moins mégalo, plus humain et bien plus intéressant.

Cette Krypton est visiblement une société de castes rigides où les naissances sont artificielles et où les individus sont génétiquement programmés au rôle qu’ils auront dans la société. Ce à quoi s’oppose Zod et Jor El. Les dirigeants ont également surexploité les ressources de leur planète , ce qui aboutira à sa destruction . Les thèmes de l’eugénisme et de l’écologie sont brillamment abordés.

Toute l’intrigue prend racine dès le début et l’ensemble du film est plus « kryptonien » et SF que celui de 78, peut-être un peu moins « comics books » également.

La deuxième partie du film nous montre le jeune Clark Kent en quête de ses origines. Je reconnais que Henry Cavill est remarquable. S’il n’a pas la classe et le charisme de Christopher Reeve, son Superman paraît plus vulnérable, en proie au doute, ce qui le rend sympathique et peut-être plus humain que lors de ses précédentes incarnations. Tous les éléments du « mythe » du Kryptonien sont bien présents (Lois, la forteresse de solitude, le costume…) mais présentés différemment de ceux que l’on connaît, pourtant tout s’assemble parfaitement.

13063009213715263611338914 dans Science-fictionCe sont des flashbacks qui nous montrent l’enfance de Clark auprès de ses parents terriens (Kevin Costner et Diane Lane ). Cette partie du film est la plus réussie, elle prend le temps de mettre en place ses personnages et son intrigue, c’est rare dans un blockbuster actuel et c’est tout bénéfice pour l’implication émotionnelle du spectateur .

Comme dans le film de 78, il y a des sous-entendus à connotation religieuse. Certaines répliques de Jor El /Russel Crowe et Jor El / Marlon Brando en sont un bon exemple :
- en 78 : « Ils sont capables de grandeur, Kal-El, ils en ont la volonté. Il ne leur manque que la lumière pour leur montrer la voie. Pour cette raison d’abord, et pour leur aptitude au bien, c’est toi que je leur ai envoyé… toi, mon fils unique. »
- en 2013 : « Tu donneras aux hommes un idéal à atteindre. Ils se précipiteront derrière toi, ils trébucheront, ils tomberont. Mais le moment venu, ils te rejoindront dans le soleil. Le moment venu, tu les aideras à accomplir des miracles. »

Superman représenterait-il le messie ? L’allusion est claire en tout cas. Le réalisateur le dit lui- même « Superman est une figure christique, c’est comme ça ». Pourquoi pas ? Superman est un mythe moderne qui fait écho à des mythes et des croyances plus anciennes.

La dernière partie commence avec l’arrivée de Zod sur terre et à partir de là c’est du grand spectacle non-stop. Dans le genre destruction massive, explosions et bastons titanesques, c’est ce que j’ai vu de mieux. La concurrence est loin derrière, en comparaison AVENGERS c’est LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE. Il y en a peut-être un peu trop, c’est un des rares défauts du film, mais c’est extrêmement spectaculaire.

En tout cas le film est bon, voire très bon. Zack Snyder s’est presque hissé à la hauteur du classique de Richard Donner et ce n’est pas un mince exploit, son film est entièrement maîtrisé. Tous les amateurs du genre devraient y trouver leur compte et surtout l’homme d’acier a enfin compris qu’il fallait mettre son slip rouge dessous son pantalon.

- Ju Galliano -

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Man of steel ou Man off style…

Le voilà donc le reboot tant attendu de SUPERMAN… Le voilà donc ce scénario issu de l’imaginaire de celui qui a rendu ses lettres de noblesses à BATMAN, secondé pour la mise en image par celui qui a fait de Léonidas un demi-dieu aux yeux de tous.

Nolan & Snyder, les Batman & Robin du blockbuster d’action couillu mais intelligent…

On savait tous qu’il allait être très difficile de faire oublier le film de Donner avec Christopher Reeve, mais qu’il serait facile de prendre l’ascendant sur le film de Singer… On savait aussi que Nolan allait devoir trouver l’inspiration s’il voulait faire aussi bien que les derniers Marvel en date, surtout après AVENGERS… Fort de sa trilogie « Batmanesque » et ayant déjà la confiance des fans, des critiques et du public en général, Nolan se devait de réussir là où d’autres se serait vautrés lamentablement… L’intérêt d’un Nolan à ce stade était de retrouver un héros plus profond, en proie à ses démons, mais surtout de tempérer un Snyder doué (même après ses échecs précédents : WATCHMEN & SUCKER PUNCH) et qui a tendance à en faire un peu trop dans la démesure… Ménager l’action et la sensibilité, équilibrer le sensationnel et l’émotionnel.

13063009274815263611338926La réussite de l’entreprise est mitigée au premier abord. Avec une entrée en matière étonnamment typée SF, la découverte de Krypton se fait progressivement par des plans ressemblant parfois a ceux d’AVATAR. La première espèce kryptonienne faisant elle référence aux animaux de STARGATE. Avec cette caméra virevoltante nous emmenant assister à la naissance de KAL, Russel Crowe prend possession du personnage de Jor avec une aisance qui fait presque oublier la prestation de Marlon Brando dans le métrage de 78. D’une classe incroyable, on nous présente Jor comme un scientifique doublé d’un guerrier, ce qui lui permettra de sauver son enfant en l’envoyant vers la Terre. À part le traitement donc (exceptionnel tout de même), rien de nouveau dans l’histoire de SUPERMAN. Sauf peut être l’intervention du Général Zod, soldat dévoué à son peuple, aussi intègre que Jor mais peut être trop, qui sera par la suite l’élément qui va intensifier et précipiter le chaos sur la Terre.

En choisissant de reléguer l’enfance de Kal/Clark au second plan par flashbacks pour se concentrer sur la recherche de ses origines, Nolan prend le public a contre pied en évitant une énième relecture de la période Smallville. Il concentre justement ces flashbacks sur les vrais enjeux émotionnels de la famille Kent. Le relationnel entre son père adoptif (un Kevin Costner à l’humanité débordante) et Clark est abordé sous divers angles à plusieurs moments clefs d’une vie. L’amour, la haine, le rejet, l’acceptation, le manque, le regret… toute la palette d’émotion est passée en revue avec une maestria propre aux grands réalisateurs. Le point culminant étant cette scène où pour protéger le secret de son fils, Costner arrête les intentions salvatrices de ce dernier d’un geste de la main et, d’un regard, lui fait comprendre que c’est le meilleur choix qu’il puisse faire avant de disparaître dans le tourbillon du cyclone. Cette fragilité du personnage, du super-héros le plus puissant de la Terre, mais impuissant face au choix de son père, reste un moment d’intense sensibilité qui fait de lui quelqu’un de plus humain que les humains eux-mêmes.

13063009331115263611338933Henry Cavill incarne d’ailleurs le personnage aussi bien ado qu’adulte de façon déconcertante. Cette première scène de sauvetage sur une barge pétrolière est d’ailleurs un monument d’action par la seule présence de l’acteur. On est loin d’un Superman lisse et propre, on est en présence d’un homme à la virilité exacerbée (là c’est ma femme qui parle) et qui, lorsqu’il défonce une porte métallique, le corps couvert de flammes, se présente barbu et loin d’être imberbe pour plaire aux midinettes de 15 ans. Il s’approche d’ailleurs plus d’un Wolverine que d’un Justin Bieber, et heureusement… Tout comme lorsqu’il découvre ses origines, son histoire, le passé de ses ancêtres, et la combinaison avec les armoiries de sa famille sur la poitrine (le fameux « S » qui n’en est pas un, mais qui veut dire espoir), on est très loin de la combinaison kitch avec le « slip par dessus le pantalon »… De même on est en présence d’un héros qui en impose par sa présence physique mais aussi par SON physique, donnant par là-même une légitimité à sa puissance exceptionnelle.

Charismatique Henry Cavill l’est, tout comme son ennemi le général Zod qui, après des années de recherche dans l’espace, retrouve celui qui représente le but ultime de sa vie.

Quelle magnifique idée d’injecter dans le seul survivant d’une planète à l’agonie les codes génétiques de tout un peuple pour qu’il puisse revivre un jour. Le CODEX donc, étant l’objet de convoitise du général Zod qui voit en la Terre une nouvelle colonie kryptonienne quitte à éradiquer la race qui y est déjà présente, se trouve en fait dans le corps de Kal/Clark et celui-ci ne le sait pas.

13063009375715263611338940Zod, sans pitié, ne veut qu’une chose : récupérer ces codes génétiques. Les combats dantesques qui s’ensuivent sont impressionnants de puissance autant physique que visuelle. Que dire de ce mouvement de camera qui décadre à chaque coup les protagonistes pour mieux faire comprendre l’incroyable pouvoir de ces extraterrestres sous un soleil jaune. L’œil humain étant trop lent pour les suivre, les sensations procurées sont vertigineuses mais parfois un peu lourdes à digérer. On est donc entre le génie et l’overdose lorsque les combats durent trop longtemps, et la 3D n’arrange en rien la chose. Ceci dit, c’est la première fois que Superman rencontre des adversaires à la hauteur de sa puissance et c’est tout bonnement impressionnant. Là où AVENGERS avait fait très fort, MAN OF STEEL fait dans le démesuré. Cela plaira à certains, beaucoup même, cela en agacera d’autres, mais une chose est certaine : le film est réussi et la suite devrait être encore meilleure. Je me demande même si un spin-off sur Krypton ne pourrait pas être sérieusement envisagé pour approfondir encore plus l’héritage laissé par Jor-El a son fils Kal-El…

Définitivement, ce film, même s’il ne pourra pas faire oublier le côté poétique du film de Donner, est sans aucun doute une belle mise en bouche pour la suite des aventures de l’homme en bleu et rouge.

Je passerai volontairement sur le score de Zimmer qui ne peut être a la hauteur de celui de John Williams qui restera LE thème de SUPERMAN.

À consommer sans modération….

- Crôm’s Butcher -



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