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Archive pour la catégorie « Publifan »

LE MONDE D’ANDER

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Dans un futur lointain archaïque, la magie est presque omniprésente, sauf en Canamérie, le pays natal d’Ander. L’adolescent possède pourtant quelques aptitudes, héritées de sa mère disparue dix ans plus tôt, et prend des cours secrets auprès d’un magicien paria, malgré l’hostilité générale. Les ennuis se multiplient, et ses pouvoirs prennent une brutale et inexplicable ampleur… Sans parler de la guerre qui couve contre les sorciers du pays voisin.
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L’auteur : D’origine française et vivant depuis 2013 en Nouvelle-Calédonie, Kévin GALLOT a commencé à partager son écriture via des concours de nouvelles depuis 2016, dont certains lui ont valu prix et publications (1er prix au concours de nouvelles du Sci-Fi Club / Maison du livre en 2016). Son premier roman, Le Monde d’Ander a bénéficié de l’aide de la Province-Sud de la Nouvelle-Calédonie, en étant lauréat du dispositif en 2019, permettant son accompagnement par l’écrivain et réalisateur local Roland ROSSERO.
Le Monde d’Ander est disponible ICI.


JEU VIDÉO – Chrono Trigger

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Certaines œuvres ont un pouvoir captivant, celui de marquer durablement celles et ceux qui la découvrent pour la première fois et qui, bien souvent, n’auront de cesse de la redécouvrir et de la partager. Je pense que nous avons tous à l’esprit une telle œuvre, cela peut être un film, un roman, une peinture, ou bien encore un jeu vidéo. Pour ma première chronique sur le site, j’ai choisi de vous parler de Chrono Trigger, qui est pour moi cette œuvre qui me procure toujours autant de plaisir à mesure que je me replonge dedans.

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Chrono Trigger est un jeu de rôle sorti en 1995 sur Super Nintendo, développé et publié par Square. Une version Playstation en bundle avec Final Fantasy 6 verra le jour quelques années plus tard (non distribuée en Europe), puis une version Nintendo DS traduite officiellement en Français pour la première fois sortira en 2009.

Les créateurs du jeu ne sont autres que Yûji Horii (Dragon Quest), Hironobu Sakaguchi (célèbre pour la saga Final Fantasy) et Akira Toriyama, créateur de Dragon Ball, qui va totalement influer le design des personnages et de l’univers. Chrono Trigger, ce sont aussi des musiques majestueuses composée par Yasunori Mitsuda, et en partie par Nobuo Uematsu (Final Fantasy).

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L’aventure commence !

L’histoire commence dans le royaume de Gardia, qui fête actuellement son millénaire. Le jeune Chrono se rend à la fête donnée à cette occasion pour y retrouver son amie Lucca, inventrice de génie, qui expose sur la foire sa toute dernière création mystérieuse. Sur la route, Chrono fait la connaissance d’une jeune femme nommée Marle à la suite d’une malencontreuse bousculade. Ils décident alors de profiter ensemble de la fête avant de rejoindre Lucca. Après s’être amusés sur les stands, ils arrivent au moment où Lucca fait la démonstration de son téléporteur, qui a pour but de déplacer des objets de quelques mètres. Ne lui laissant pas vraiment le choix, Lucca propose à Chrono de tester l’appareil sur lui ! Il accepte et tout se passe pour le mieux. Enthousiaste à l’issu du résultat probant, Marle souhaite essayer à son tour, et se place dans le téléporteur. Au bout de quelques secondes, le médaillon de Marle se met à scintiller, puis d’un coup, un mystérieux portail apparaît et aspire Marle, laissant derrière elle le médaillon. Ni une ni deux, Chrono et Lucca se lancent à son secours en utilisant de nouveau le médaillon et le transporteur, sans vraiment savoir qu’ils se lancent dans une aventure épique à travers les âges.

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Chrono et Marle s’entraînent au combat à la fête foraine.

Je n’en dirai pas plus, si ce n’est que nos héros vont rencontrer d’innombrables protagonistes et antagonistes hauts en couleur et affronter une foule de péripéties.

Si vous aimez les graphismes 16 bits à la sauce Dragon Ball, les jeux de rôles avec des musiques envoûtantes, un scénario bien ficelé et des combats au tour par tour dynamiques et pleins de combos, alors foncez !

Pour celles et ceux qui sont fan de V.O et sont familiers avec l’anglais, je vous recommande la version Super Nintendo, sinon, la version Nintendo DS en Français est très bien traduite et intègre les cinématiques version “anime” qui ont vu jour sur la version Playstation, avec aussi un gameplay revisité spécialement pour la console portable de Nintendo.

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Le portail temporel aspire Marle, laissant Lucca et Chrono sans voix.

Je vous remercie toutes et tous d’avoir lu cette première chronique et je vous retrouve prochainement pour découvrir un nouveau jeu !

- Thibault -

(Les screenshots sont de jeuxvideo.com)

Autres jeux vidéo présentés dans la catégorie Jeu Vidéo :

Wing Commander, la saga / Final Fantasy XIII-2 : Final Test / Sword Art Online : Hollow Fragment / Tearaway / Test : Gravity Rush / Test : Dragon Age, Inquisition / Teenage Mutant Ninja Turtles : Fall of the Foot Clan / Alien Isolation / Dragon Ball Z : Shin Budokai / Super Mario Land 2 : 6 Golden Coins / Star Wars Republic Commando / One Piece : Unlimited World Red / The Witcher 3 : Wild Hunt / Ryse Son of Rome / Test Star Wars Battlefront / Test Tomb Raider Definitive Edition / Sword Art Online : Lost Song / Test Dragon Ball Xenoverse / Halo 5 : Guardians / Transformers Devastation / Final Fantasy XV / Dragon Ball Xenoverse 2

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LA QUÊTE D’EREKOSË – Tome 1 – de Michael Moorcock (1970)

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« Avais-je flotté une éternité dans les limbes ? Étais-je vivant – mort ? Y avait-il le souvenir d’un monde existant dans le passé lointain ou l’avenir éloigné ? D’un autre monde apparemment plus proche ? Et les noms ? Étais-je John Daker ou Erekosë ? Étais-je l’un et l’autre ? Bien d’autres noms – Corum Bannan Flurrun, Aubec, Elric, Rackhir, Simon, Cornelius, Asquinol, Hawkmoon – s’enfuyaient sur les rivières spectrales de ma mémoire. Désincarné, je flottais dans l’obscurité. »

De la vie de John Daker, le lecteur du Champion Éternel n’apprendra que peu de choses avant que ce père de famille, a priori cultivé, de la fin du 20e siècle ne voit son sommeil troublé par d’étranges visions. Grâce à un antique sortilège, le vieux roi Ringaros et sa fille Iolinda parviennent à réincarner l’esprit de Daker dans le corps du guerrier légendaire Erekosë. Afin d’accomplir sa destiné cosmique, l’ultime défenseur de l’Humanité va devoir choisir son camp dans une guerre génocidaire qui oppose, depuis des millions d’années, sa race à celle des inhumains Xenans. Mais a-t-il réellement la liberté de ce choix ?

19070707234315263616302297 dans LittératureSouvent considérée comme une œuvre mineure dans l’Hypercycle du Multivers, bricolé par Michael Moorcock pendant près de quarante ans, La Quête d’Erekosë mériterait sans doute d’être réévaluée par certains adeptes exclusifs d’Elric, l’empereur albinos névrosé de Melnibonée. Recyclant avec un certain bonheur les clichés de la science fantasy façon Burroughs[1] – transmigration de l’âme du héros dans le corps d’un guerrier intrépide, civilisation extra-humaine, cités exotiques à l’architecture débridée, science mystérieuse qui confine à la sorcellerie… – ce premier tome offre surtout une réflexion pertinente sur la notion de libre arbitre, dans un univers en perpétuelle recherche d’équilibre entre la Loi et le Chaos.

« Ce n’était pas mon destin de faire éternellement la guerre – c’était le destin de toute ma race. Comme j’appartenais à cette race – mieux : comme je la représentais -, je devais, moi aussi, faire éternellement la guerre. Et c’était ce que je voulais éviter. L’idée de me battre toujours, partout où l’on me le demandait, m’était insupportable. Et pourtant, tous mes efforts pour briser ce cercle seraient inutiles. »

Inhérente à la figure du Champion éternel, telle que Moorcock la développe dans la plupart de ses autres récits directement liés au concept de Multivers (les cycles d’Elric, Hawkmoon et Corum), cette réflexion est rendue ici d’autant plus prégnante par à une narration prise en charge par le héros lui-même – dont le titre se confond, au passage, avec celui du roman – un héros aux rêves perpétuellement hantés par le souvenir de ses incarnations passées et à venir, qui vient remettre en question la portée morale de ses actes présents.
_______________________________________________________________
[1] Notamment son fameux Cycle de Mars, auquel Moorcock a par ailleurs rendu hommage, au milieu des années 1960, avec une trilogie du Cycle du guerrier de Mars plus distrayante qu’originale.

- Le Hangar Cosmique -

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ARC-BOUTAGE – chapitre 7

Reprise de notre nouvelle fantastique participative, ou « histoire sans fin », lancée il y a fort longtemps sur Les Échos d’Altaïr. Et c’est à Art Pour que nous la devons à l’occasion de cette année des 10 ans du blog. Si vous souhaitez vous aussi y participer, contactez nous sur morbius501@gmail.com. En attendant vous trouverez tous les précédents chapitres ici.

Arc-Boutage – chapitre 7

ARC-BOUTAGE - chapitre 7 dans Histoire sans fin 19050308470315263616221764

« Il n’est pas revenu. »
« Il n’est toujours pas revenu. »
L’odeur du brûlé emplissait la pièce. Les enfants sur le balcon regardaient, fascinés. Un immense feu brûlait la mangrove lointaine, donnant en spectacle ses féeries destructrices et ses cauchemars brûlants. Les enfants sur le balcon le regardaient, fascinés. Clarisse, immobile, comme anéantie, regardait le feu lécher les habitations sur son écran de télévision. Elle était confortablement assise dans son salon. Et ce malgré le fait que son appartement du Quartier Latin était en première loge pour admirer l’incendie.
L’odeur du brûlé emplissait la pièce. La fumée aussi, bien que irrégulièrement chassée par le vent. On aurait dit que toute la maison, voire tout le Quartier Latin, brûlait. Clarisse avait du mal à distinguer la télévision.

« Il n’est pas revenu. »
« Il n’est toujours pas revenu. »
Il était parti faire son habituelle promenade nocturne. Dominique aimait marcher la nuit. Il partait au coucher du soleil, faisait son tour, puis revenait. Toujours. Il avait commencé à prendre cette habitude en France. Elle s’était affirmée en Nouvelle-Calédonie. Il ne lui avait jamais vraiment dit pourquoi il aimait tant ces promenades nocturnes. Il en revenait généralement épuisé, comme s’il rentrait d’un dur travail. Mais sur son visage s’exprimait une telle béatitude, une telle jouissance de l’être, qu’il était difficile de lui interdire ces promenades. Lui-même reconnaissait que celles-ci pouvaient être « néfastes » pour sa santé, mais il en avait « besoin ». C’était même un « devoir ». Clarisse n’aimait pas ces promenades. Elle les trouvait « trop longues » et « dangereuses ». Chaque soir elle attendait Dominique, et ne se couchait que lorsque celui-ci était rentré. Elle avait même cru pendant un temps que son mari la trompait. Plusieurs nuits de suite elle avait en effet entendu son mari parler à une certaine « Sarah » dans ses rêves. Elle s’était imaginé qu’il profitait de ses escapades pour la voir, et qu’elle devait être cocue depuis au moins son arrivée en Nouvelle-Calédonie, si ce n’est plus. Elle s’était même préparée à le suivre discrètement un soir donné, afin de les surprendre, lui et sa maîtresse. Mais le quiproquo fut rapidement résolu. Un jour que toute la famille était à table, Dominique s’était soudainement levé, et horrifié, comme si il voulait prévenir quelqu’un d’un grave danger, avait crié « Sarah ! », tout en pointant un coin obscur de la salle, où il n’y avait bien sûr personne. Puis il s’était écroulé sans connaissance. Par la suite, les médecins diagnostiquèrent une légère schizophrénie, ayant pour principale caractéristique de mélanger « le Rêve avec la Réalité ». Ainsi Sarah n’était qu’une simple créature fantasmée, « un ange » comme disait Dominique, qui après lui être apparue en rêve, s’était matérialisée dans la réalité grâce à son pauvre cerveau malade. On le mit aux médicaments. Sa santé globale s’améliora rapidement, et il fut admis hors de l’hôpital. Bientôt, il reprit même ses habituelles promenades nocturnes, bien que ses visions n’eussent pas totalement disparues. Cet effort physique était très bien vu des médecins. Clarisse, elle, continuait à se faire du sang d’encre.
Et aujourd’hui, il n’était pas revenu.

Elle s’était endormie à minuit, après l’avoir longtemps attendu. Le matin, elle s’était levée plus tôt que d’habitude, espérant le découvrir à ses côtés dans son lit. Elle ne fut accueillie que par une forte odeur de brûlé, venant de l’extérieur. C’était le feu de mangrove qui tout juste commençait son spectacle. Au petit déjeuner, il apparut que du fait de la fumée qui avait envahi la ville, tous les établissements scolaires étaient fermés pour la journée, pour question de sécurité. De même il était conseillé de ne pas aller au travail ce matin-là. La fumée devenait de plus en plus dense. On ne distinguait plus la rue depuis le balcon, bien qu’on voyait fort bien, en face, le feu de mangrove. Clara et Samuel jubilaient. Les réseaux sociaux, quant à eux, étaient sans dessus dessous. Les rumeurs les plus folles s’y propageaient. Ducos et Rivière Salée étaient pratiquement rasés de la carte, la RT1 et la SAV étaient coupées, et on signalait plusieurs départs de feu à Nouville. On se serait cru au début de l’apocalypse. Tout cela ne faisait qu’augmenter l’inquiétude de Clarisse au sujet de Dominique. Elle finit par délaisser son téléphone pour la télévision. Quant à Clara et Samuel, ceux-ci observaient le feu depuis le balcon. Comme captés par celui-ci.

Dix heures sonna à l’horloge du salon (cadeau de mariage des parents de Dominique). Depuis une heure, personne n’avait bougé de sa place. Les enfants regardaient le feu depuis le balcon, fascinés. Clarisse, immobile, comme anéantie, regardait le feu lécher les habitations sur son écran de télévision. La fumée lui picotait les yeux. Elle avait envie de pleurer. Elle avait peur pour Dominique. Elle espérait de tout son cœur qu’il était quelque part, vivant, entre de bonnes mains. Il avait peut-être eu des problèmes, s’était fait agresser ou avait agressé quelqu’un (tout peut arriver à un schizophrène !) Et maintenant il était peut-être dans un commissariat, ou un hôpital, loin d’elle, sans doute sous la menace de ce feu… Et il n’avait pas pris son téléphone ! Lui, qui le prenait toujours, ne l’avait pas pris ! Elle se faisait un sang d’encre pas possible.
Sarah, assise dans le coin pointé par Dominique, s’amusait des pensées de Clarisse. Elle, elle savait. Comme Zarathoustra. Elle se remémora rapidement la magnifique torche humaine qui barbotait dans l’eau marécageuse de la mangrove. Il avait gagné, mais à quel prix ? Au prix de sa trahison et de celle de Zarathoustra ? Au prix de la découverte de ce plan ? Dominique aurait dû lui dire qu’il fallait toujours se méfier des Apparitions, surtout de celles qui mystifiaient. Mais bien sûr il s’était fait avoir, bien que tout cela était déjà prévu. Car il en avait décidé ainsi.
« Je suis folle », se dit soudain Clarisse. « Elle n’existe pas. À part moi, personne ne se trouve dans cette pièce. Je suis seule. Ce doit être la fumée… »
Des yeux malicieux continuaient à la regarder, bien qu’effectivement il n’y avait personne dans la pièce. Il faisait froid.
« Maman, maman ! cria Samuel qui était soudainement entré dans le salon. Pourquoi papa disait toujours qu’il avait les jambes qui s’arc-boutaient ?
- Qui quoi ?
- Qui s’arc-boutaient. Qu’est ce qu’il veut dire ce mot ?
- Je ne sais pas mon chou. Je ne sais pas. »

Le feu continuait au loin à danser sur la mangrove, tout en projetant ses braises, comme des feux d’artifice, en l’air. La fumée continuait à s’épaissir. Sarah continuait à regarder.

Tordre l’âme des êtres vivants dans le seul but de les briser. Un grand pouvoir pour un schizophrène. Mais ce n’était pas le seul pouvoir de l’Arc-bouteur.

- Art Pour -



CONAN LE CIMMÉRIEN

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En 1984, deux ans après le film CONAN LE BARBARE de John Milius, est paru aux éditions J’ai Lu , dans une collection appelée Science-Fiction (mais réunissant aussi d’autres genres), le premier volume d’une série relatant les aventures d’un Cimmérien nommé Conan, personnage sorti tout droit du cerveau de Robert E. Howard. Après ce premier livre de poche, tout simplement titré « Conan », suivront plusieurs autres : Conan le cimmérien, Conan le flibustier, le vagabond, l’aventurier, le guerrier, l’usurpateur, le conquérant, le vengeur, l’Aquilonien, l’explorateur, le boucanier, le brigand, le justicier, le sabreur et enfin le libérateur (ouf!). Une collection au premier abord très attrayante pour les amateurs d’heroic fantasy qui pouvaient, par la même occasion, profiter de couvertures signées Frazetta pour une grande partie des volumes sortis.

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J’ai Lu ne fut pas le premier éditeur à publier des nouvelles de Conan. Si le tout premier texte de Howard traduit en France fut « Le Phénix sur l’épée », dans le n° 24 de la revue Planète en 1965, les 3 premiers recueils de nouvelles sont sortis chez Edition spéciale en 1972. Ceux-ci avaient comme principal intérêt de proposer des couvertures de Philippe Druillet. En 1980, c’est au tour de Lattés qui éditera une dizaine de livres sur le Cimmérien avec des illustrations de J-M Nicollet.

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Frazetta, Druillet, Nicollet… C’est bien beau tout ça mais le lecteur un peu méfiant sait que les belles couvertures ne font pas forcément les bons livres. Et justement, il s’avéra que ces versions n’étaient pas tout à fait fidèles aux textes écris par Howard, on était même loin du compte pour certains volumes de la collection. Mais il faut avouer qu’à l’époque on ne s’en souciait pas vraiment car on était déjà bien content de pouvoir découvrir ce héros musclé au regard sombre. On ne faisait donc pas trop attention à ce qu’on pouvait lire sur les couvertures des premiers volumes, sous le nom de Robert E. Howard, c’est-à-dire « Textes mis au point et complétés par L. Sprague de Camp et Lin Carter ». Les noms de ces derniers prenant de plus en plus de place sur les couvertures, Howard disparaissant même sur Conan le boucanier au profit de Sprague de Camp ; non content d’avoir tripatouillé les textes originaux et sentant le bon filon, ce dernier est allé jusqu’au bout de son idée en s’appropriant le personnage. 

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Comme le dit Patrice Louinet, spécialiste mondial de Howard et qui œuvre depuis de nombreuses années à la reconnaissance de son travail :

« Lyon Sprague de Camp (essentiellement), était devenu la bête noire des fanatiques d’Howard et de son plus célèbre personnage, dans la mesure où il s’était permis de « retoucher » les textes originaux, coupant ici, rajoutant là, et réécrivant entre les deux, pour livrer finalement un Conan assez différent de l’original, et bien moins convaincant ; d’autant que le bonhomme, qui avait trouvé là semble-t-il un commerce juteux, s’opposait avec tous les moyens à sa disposition à toute réédition des textes originaux… » (BD Conan le Cimmérien – Tome 1 – Glénat, 2018).

On nous avait trompé ! Le vrai Conan n’est pas le personnage présenté par Sprague de Camp (ni d’ailleurs le Conan joué par Schwarzenegger), celui qui conquiert et tue, « une sorte de parvenu de l’âge hyborien, partant de moins que rien (barbare et voleur) pour se hisser au sommet de l’échelle sociale et du prestige (roi d’un pays civilisé) ».

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Conan c’est avant tout celui qui survit à tous les périls, qui vit au jour le jour sans ambition, si ce n’est celle de rester en vie et de profiter des plaisirs de la vie (vins, femmes, batailles). Howard n’a jamais voulu raconter l’histoire d’un jeune barbare qui va évoluer d’épreuves en épreuves pour finalement finir roi :

« On retrouve cette image d’un Conan roi et quelque peu assagi dans le film de Milius, mais c’est surtout à Sprague de Camp que l’on doit cette modification de la vie du Cimmérien, transformée d’hymne à la liberté en plan de carrière. En créant le mythe de la « lente ascension » du barbare (voleur, guerrier, mercenaire, roi) on donne l’illusion d’une progression logique à la vie du Cimmérien. Or, on ne dit rien de tel dans les récits de Howard » (Le Guide Howard – ActuSF, 2015).

Heureusement, à partir de 2008, Patrice Louinet et les éditions Bragelonne nous sortiront des intégrales en tout point respectueuses de l’œuvre de Robert E. Howard. À partir de ce moment nous avons enfin pu découvrir (en français) ce qu’avait réellement écrit l’auteur texan, et on peut dire que ce fut un choc.

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SÉLECTION DE LIVRES

Voici une sélection des livres en français sur l’œuvre de Robert E. Howard en général et Conan en particulier qu’il vous faut posséder (si c’est encore possible pour certains) :

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- Le Guide Howard (ActuSF, 2015) : si vous n’avez jamais lu du R.E.H., ou très peu, il est vivement conseillé de commencer par ce guide de Patrice Louinet dans lequel il est évidemment question de Conan mais aussi des autres personnages qu’il avait créé. Un livre de poche grâce auquel vous saurez qui était l’auteur, les idées reçues, quel est le vrai et le faux, les nouvelles à lire absolument, etc.

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- Les intégrales : elles existent en plusieurs éditions : ce sont d’abord les trois volumes sortis en 2008 chez Bragelonne : Le Cimmérien, L’Heure du dragon et Les Clous rouges, en édition brochée (ainsi 19040607363615263616189124qu’une autre édition reliée, à tirage limité et aujourd’hui introuvable) regroupant toutes les aventures de Conan présentées dans l’ordre de leur rédaction, restituées dans leur version authentique à partir des manuscrits originaux, avec des traductions nouvelles ou entièrement révisées. Elles s’accompagnent de nombreux inédits, ainsi que d’articles et de notes sur l’œuvre de Robert E. Howard et l’univers de Conan par Patrice Louinet. Ensuite, en septembre 2019, le même éditeur sortait ce qu’on pourra appeler l’intégrale des intégrales, c’est-à-dire un gros livre relié (1312 pages) regroupant les trois volumes cités précédemment mais enrichi de 251 illustrations dont 21 pleines pages couleur. Une édition exceptionnelle à tirage limité. Et enfin, en janvier 2019, les éditions Le Livre de poche auront la bonne idée de proposer les mêmes livres au format poche, illustrés par Mark Schultz, permettant ainsi de rendre cette collection accessible à tous.

19040607410215263616189125- Les nombreuses vies de Conan, Simon Sanahujas (Les moutons électriques – coll.  »Bibliothèque Rouge », octobre 2008) :  ce livre de référence comporte une longue biographie de Conan comme s’il avait vraiment existé (une des spécificités de cette collection avec d’autres personnages célèbres traités comme Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou même Cthulhu), une chronologie retraçant l’histoire de l’âge hyborien et une étude géopolitique de cette période (avec cartes), des essais sur les thématiques de sa saga, sa psychologie et son évolution, ses rivaux (les autres grandes figures de la fantasy héroïque et les influences qui menèrent à la naissance de Conan), et sur les relations qui lient cette création littéraire à son auteur. Le tout largement illustré, avec notamment les très rares dessins de Weird Tales. Une somme inégalée sur les univers de la sword and sorcery.

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- Conan le Texan,  Simon Sanahujas et Gwenn Dubourthoumieu (Les moutons électriques, novembre 2008) : le Texas de R.E.H. comme si vous y étiez. Ce beau livre est le récit, abondamment illustré de photographies, du voyage de deux Français égarés entre la Cimmérie et le Texas. En parcourant le Lone Star State à la recherche des lieux qui inspirèrent l’Âge hyborien de Conan, les deux compagnons découvrent les richesses d’un État sans nul pareil et les liens aussi étonnants qu’intimes qui le lient au personnage phare de Robert E. Howard. Du canyon de Palo Duro aux rives du Rio Grande en passant par les collines de Fredericksburg, ce livre suit les aléas de ce voyage un peu fou et ses 7 000 kilomètres de surprises, d’écueils et de découvertes insoupçonnées.

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- Échos de Cimmérie, Fabrice Tortey (Les éditions de l’Œil du Sphinx, 2009). De nombreuses études, des textes inédits en français et une bibliographie exhaustive. Le tout illustré par Frank Frazetta, Philippe Druillet, Jean-Michel Nicollet et Christian Broutin. Un ouvrage très pointu pour en savoir toujours plus sur le sujet.

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- Bifrost n° 84 (octobre 2016) : un gros dossier R.E.H. avec au sommaire l’histoire de sa (courte) vie, les genres qu’il a abordés autre que le fantastique, l’épique parcours de son œuvre, un parallèle avec Tolkien, ses rapports avec Lovecraft, les années Néo, un guide de lecture de ses œuvres, les inédits, curiosités et indispensables, etc.

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- Conan, sur les traces du barbare de Paul M. Sammon (Huginn & Muninn, 2014) : plutôt intéressant, même si incomplet, ce livre grand format et richement illustré est idéal pour tout lecteur néophyte ou voulant en savoir plus sur ce que le personnage de Conan a enfanté de sa création jusqu’à nos jours. Des luttes juridiques pour perpétuer l’héritage littéraire de Robert E. Howard à la gloire cinématographique en passant par les comics (car dans les 70′s, Conan était une des meilleures ventes de Marvel).

19040608063415263616189142À côté de ces livres et essais on trouve bien évidemment les publications en français traitant des nombreux Comics américains publiés depuis les années 70. On citera Les Chroniques de Conan (Panini Comics, depuis 2008), qui reprennent en plusieurs volumes et par année The Savage Sword of Conan, tout comme Hachette (depuis 2017) avec une collection sortie en kiosque de manière bimensuelle, appelée tout simplement The Savage Sword of Conan, la collection. Et aussi Conan les Comic Strips Inédits,  un très joli album reprenant les comics strip parus dans la presse américaine en 1978 et 1979 (Neofelis, 2018).

Mais pour rester dans les adaptations fidèles aux écrits d’Howard on retiendra surtout les sorties BD récentes chez Glénat, chaque volume paru, ou à paraître, dessiné à chaque fois par un dessinateur différent, le tout supervisé comme toujours par P. Louinet.

Voilà, avec tout ça, plus d’excuses quand on vous questionnera sur Conan et Robert Erwin Howard. Cependant ne vous débarrassez pas trop vite de vos anciens livres J’ai Lu, NEO ou autres Lattès ! Ceux-ci avaient au moins l’avantage d’avoir de belles couvertures, ce qui n’est pas négligeable !

Bonne lecture !

- Laurent Faiella -

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RETOUR VERS LES 80′s : FRIGHT NIGHT 2

RETOUR VERS LES 80's : FRIGHT NIGHT 2 dans Cinéma bis 17081301103915263615215517

Tom se penche aujourd’hui sur des saigneurs de la nuit, pas trop près tout de même car il sait qu’il risque croc, pardon, qu’il risque gros. On le retrouve ainsi aux prises avec la belle Regine de VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? 2, tandis qu’un Peter Vincent tente de le convaincre de prendre ses pieds à son cou, ne serait-ce que pour se protéger des morsures… 

18081708514515263615850898 dans Cinéma bis américain

VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? 2

États-Unis – 1988 – de Tommy Lee Wallace

Avec : William Ragsdale, Roddy Mc Dowall, Traci Lind, Julie Carmen, Jon Gries, Russell Clark, Brian Thompson, Ernie Sabella, Merritt Butrick, Matt Landers, Alexander Folk, Scanlon Gail, Josh Richman, Karen Anders, John Lafayette…

18081708150515263615850887 dans FantastiqueÂme damnée se nourrissant de sang humain et ayant juré fidélité à la lune, le vampire fait partie de ces monstres populaires ayant été bien aidé, il est vrai, par le célèbre roman de Bram Stoker bénéficiant d’un puissant potentiel propre à envoûter une intrigue teintée de fantastique. Souvent mis en lumière dans l’histoire du septième art, bon, pas trop quand même sinon ils clamsent, les anges de la nuit ont connu quelques apogées particulièrement marquantes au cinéma. Des premiers métrages muets en noir et blanc en passant par le regretté Christopher Lee et les productions de la Hammer, ces morts-vivants pas comme les autres, enchaînant les succès critiques et commerciaux, vont pourtant connaître un petit passage à vide au milieu des années 70. Afin qu’ils ressortent efficacement leurs canines, ils leur faudra pour cela attendre 1985 que Tom Holland réalise l’un des grands films de cette décennie avec son extraordinaire FRIGHT NIGHT. Mais aujourd’hui, on va s’intéresser de plus près à la suite de ce chef-d’oeuvre…

18081708175815263615850888 dans PublifanÀ l’orée des glorieuses 80′s, l’attente du public en matière d’épouvante a considérablement évolué et, clin d’œil évident au contexte, ce n’est surement pas Peter Vincent qui va me contredire… Le Comte Dracula, incarné de main de maître par Sir Christopher, aux yeux injectés de sang et arpentant les couloirs interminables d’un château sinistre, ne fait malheureusement plus école. Les amateurs veulent désormais faire face à des terreurs concrètes qui se fondent naturellement dans le quotidien de chacun. À Georgetown, quelques années auparavant, il faut dire qu’une jeune ado étonnamment souple a dévoilé au monde que sa tête était capable de tourner à 360 degrés ; donc ça devient difficile après un tel choc d’effrayer le cinéphile en herbe en quête de sensations fortes avec un spectre rôdant dans quelques lugubres cimetières afin de mordre une poignée de donzelles à peine dévêtues… À moins que…

Avant de laisser place à nos accros à l’hémoglobine favoris, c’est tout d’abord le lycanthrope qui sera mis en valeur avec, en 1981, deux bandes essentielles qui vont définitivement ancrer les créatures mythiques dans la vie de tous les jours avec les imparables HURLEMENTS et LE LOUP-GAROU DE LONDRES. Suivront d’autres tentatives très intéressantes, telle que le PEUR BLEUE de Daniel Attias et son prêtre poilu, avant que Tom Holland ne redonne de la visibilité à la légende des suceurs par le biais de son VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ?. Instantanément culte, cette péloche va réhabiliter les descendants de Nosferatu et ouvrir la voie à d’autres réalisations de ce genre. On citera par exemple l’excellent VAMP de Richard Wenk, l’émouvant et tellement beau, et oui, je suis sensible comme gars, AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE de Kathryn Bigelow, ou encore le très réussi GÉNÉRATION PERDUE du père Schumacher, pour en arriver finalement à la création d’une suite inévitable à la petite perle de Tom Holland.

18081708195715263615850889 dans Retour vers les 80's

C’est donc en 1988 que Tommy Lee Wallace, ayant fait ses classes comme monteur du côté de chez John Carpenter sur HALLOWENN et FOG puis, se faisant un petit nom en passant derrière la caméra pour les besoins du très original HALLOWEEN 3 et, un peu plus tard, via l’incontournable ÇA, va mettre en chantier cette séquelle carrément attendue. À défaut de révolutionner la franchise, Tommy Lee Wallace va, avant tout, chercher à porter à l’écran ce que les nombreux fans du premier opus ont l’envie, et le besoin, de voir ou de redécouvrir. Pour cela, ce dernier va utiliser une trame narrative quasi-18081708225315263615850890similaire à celle d’Holland en y injectant tout de même quelques éléments novateurs qui vont se montrer d’une efficacité redoutable. De prime, afin de changer dans la continuité, Wallace va pouvoir compter sur la présence de William Ragsdale, qui rempile pour jouer le personnage de Charlie Brewster, mais surtout, sur l’étonnant Roddy Mc Dowall (LA MAISON DES DAMNÉS, SHAKMA) qui renfile sa tenue de chasseur de goules dans le but d’interpréter de nouveau l’amusant et incontournable Peter Vincent. Complétant son casting avec quelques gueules de série B facilement identifiable, comme la mâchoire très carrée de l’imposant Brian Thompson (Night slashers dans le COBRA de George Cosmatos), le réalisateur va surtout être confronté à un délicat défi de taille. Dans cette suite, c’est la sœur de Jerry Dandrige qui va venir venger la mort de son bien-aimé frère. Qui va donc pouvoir prendre le relais du beau et ténébreux Chris Sarandon dans le rôle principal du démon nocturne ? L’enjeu est conséquent, Sarandon étant sans aucun doute l’un des vampires les plus charismatiques imprimés sur pellicule. Wallace va littéralement réussir un véritable coup de génie en donnant à Regine, la sœurette de Jerry, la beauté des traits de Julie Carmen. D’ascendance hispano-18081708254215263615850891cubaine, cette infernale prédatrice va devenir rapidement l’attraction principale de la bobine en imprégnant chacune de ses apparitions, aussi dangereuses soit-elles, d’une sensualité envoûtante presque palpable.Substituant avec brio l’absence de Chris Sarandon, la somptueuse Julie, qui accédera définitivement à la postérité en 1994 avec L’ANTRE DE LA FOLIE de Big John, va se montrer indispensable et contribuer activement à la réussite indéniable de cette séquelle pas forcément évidente.

Du côté des nouveautés, on aura le plaisir d’avoir cette fois à faire à non pas un, mais trois assoiffés de sang. La divine créature précitée venant à bout des élastiques de caleçons les plus résistants, mais aussi l’androgyne Belle, suceur monté sur rollers et adepte des morsures bien gerbantes et enfin, un être étonnant répondant au nom de Louie, mi-vampire mi-lycan, adepte de l’humour morbide et donnant un véritable panache à l’ensemble de l’œuvre.

Grâce à une mise en scène remarquable, sombre et particulièrement soignée, étonnant qu’un tel artiste fût cantonné par la suite à filmer les aventures de FLIPPER LE DAUPHIN pour la télévision, Wallace va pouvoir s’appuyer également sur l’expérience de solides techniciens. Superbement photographié, c’est le Canadien Mark Irwin, fidèle collaborateur de David Cronenberg dans sa période dorée, qui est aux commandes et qui sublimera de par son talent quelques plans assez saisissants. Bénéficiant en sus du sympathique score de Brad Fiedel (TERMINATOR 1 et 2), rescapé lui aussi du premier épisode, VAMPIRE VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? 2 va, techniquement et qualitativement parlant, se loger avec aisance dans le glorieux sillage de son prédécesseur.

18081708292315263615850892Bon, au final ça donne quoi ? FRIGHT NIGHT 2 est certes, une séquelle à qui l’on peut reprocher un petit manque d’originalité, du fait qu’il calque sa trame de manière parfois assez explicite sur l’opus précédent. Ça, c’est certain mais parfaitement volontaire. En contrepartie, le soin apporté à la création du film en règle générale, la subtilité des éléments nouveaux, la psyché des protagonistes ou encore l’humour omniprésent, font de ce VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? 2 une péloche qui, même si elle est loin d’égaler la prouesse de Tom Holland, en même temps la barre est placée assez haute, demeure néanmoins une suite maîtrisée, vraiment réussite ; et qui, si elle est encore loin de faire de l’ombre à son illustre modèle, ne demeure en aucun cas un prolongement embarrassant, bien au contraire. Pour ma part, si toutes les productions estampillées numéro 2 pouvaient être aussi abouties, honnêtement, je signe dans la foulée…

- Tom Phénix -

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RETOUR VERS LES 80′s : WAXWORK

RETOUR VERS LES 80's : WAXWORK dans Cinéma bis 17081301103915263615215517

Et pendant que Morbius délaisse allègrement ses blogs pour d’autres aventures, c’est dans un musée pas comme les autres que vous convie Tom pour ce « Retour vers les 80′s ». Là, caché entre une créature de Frankenstein et un Comte Dracula (en triste cire, bien évidemment), poignard caché dans le dos, il vous prévient que la visite risque de ne pas être de tout repos… Suivons-le ! 

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WAXWORK

États-Unis – 1988 – de Anthony Hickox

Avec : Zach Galligan, Joe Baker, Deborah Foreman, Michelle Johnson, David Warner, Miles O’Keeffe, Patrick Macnee…

Le Comte Dracula, la créature de Frankenstein, le loup-garou, la momie, et bien d’autres… En voilà des icônes sacrées unanimement adulées par de nombreux amateurs de cinéma d’épouvante. Lancés au début des années 30 par les Studios Universal par le biais, notamment, du DRACULA de Tod Browning et de FRANKENSTEIN version James Whales, ces personnages cultes connaîtront au fil des ans un 18072009122515263615814378 dans Fantastiquetel succès que les scénaristes vont finir, certes pas toujours avec une finesse extrême, par les faire se rencontrer dans parfois d’improbables récits. Pour la plus grande joie des fans de ces monstres intemporels, penchons-nous un instant sur un hommage aussi respectueux, qu’il n’est maîtrisé, via une visite pas tout à fait comme les autres dans un musée de cire un peu plus dangereux que le Grévin parisien (quoique, la statue de Kev Adams c’est flippant quand même…), avec le génial WAXWORK…

Mis en scène par Anthony Hickox, dont le paternel n’est autre que Douglas Hickox, réalisateur pour ne citer que celui-ci de THÉÂTRE DE SANG avec Vincent Price, WAXWORK est le premier passage derrière la caméra pour le jeune anglais alors âgé de 24 ans. Issu d’une famille baignant dans le 7ème art, en plus de la profession de son père, sa mère Anne V. Coates est monteuse, Anthony fait rapidement figure de petit prodige au futur très prometteur. Ces promesses vont être en partie tenues dans les quelques années qui suivront la sortie de la péloche dont nous allons nous intéresser de plus près. En effet, avant de tomber en désuétude au crépuscule de la décennie 90, Anthony Hickox nous aura tout de même gratifié d’un sympathique SUNDOWN : LA GUERRE DES VAMPIRES, d’un amusant WAXWORK 2 et d’un excellent HELLRAISER 3. Pas mal quand même…

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Présenté pour la première fois en France au mythique festival d’Avoriaz en janvier 1989, où il remporta le prix de la section peur là où concourait aussi le PHANTASM 2 de Don Coscarelli,WAXWORK nous narre les aventures d’un groupe de jeunes étudiants issus de la fine bourgeoisie américaine et qui, suite à l’invitation d’un homme à l’attitude mystérieuse, décident d’aller visiter un étrange musée où sont présentées différentes effigies de cire à l’image des êtres les plus abominables ayant sévi sur notre planète. Mais, il semblerait que le propriétaire des lieux médite d’obscurs projets de fin du monde en redonnant vie à son armée infernale. Et pour arriver à ses fins, il va devoir prendre l’âme de quelques malheureux visiteurs…

Partant sur cette idée scénaristique très ouverte et assez jubilatoire, Anthony Hickox va donner un rythme dynamique à un récit qu’il n’hésitera pas à imprégner d’une dose d’humour parfois très noir. Aidé il est vrai par un casting intéressant, le réalisateur va intelligemment travailler la psyché de ses protagonistes afin de leur donner l’épaisseur nécessaire pour l’histoire qu’il va développer. On reconnaîtra en tête d’affiche Zach ‘j’ai mouillé Gizmo’ Galligan, dont la carrière ne décollera guère par la suite (des épisodes de série télé comme DOCTEUR QUINN ou LA CROISIERE S’AMUSE, après avoir tater du GREMLINS sous la direction de Joe Dante c’est un peu dommage quand même…), la carrément canon Michelle Johnson (LA MORT VOUS VA SI BIEN, DR RICTUS) en vampiresse envoûtante et diablement sexy, l’expérimenté David Warner, à la filmographie très conséquente, et quelques  »gueules » incontournables du cinéma bis tels l’impayable Miles O’Keeffe (ATOR L’INVINCIBLE, IRON WARRIOR, DOUBLE TARGET… ça calme quand même !). Ce dernier, découvert en train de se frotter la liane contre Bo Derek dans le TARZAN de John Derek au début des années 80 trouve, en incarnant un prince des ténèbres à la beauté glaciale mais pas très bavard, un rôle correspondant plutôt bien à son jeu d’acteur assez monocorde.

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Pour mettre en images tout cela, Anthony Hickox va soigner sa mise en scène en lui donnant parfois une ambiance quasi-atmosphérique. Les incursions dans les univers respectifs des célèbres entités sont fidèlement reconstituées et bénéficient d’incroyables effets spéciaux signés par le magicien Bob Keen. Son loup-garou, probablement l’un des plus beaux jamais vus sur grand écran, est redoutable et va être particulièrement mis en lumière dans une séquence absolument cultissime. Alors qu’un chasseur venu l’éliminer lui casse une chaise sur le dos, le lycanthrope se retourne vers son agresseur, le fixe, s’essuie l’épaule des quelques poussières émanant des débris du siège, et attaque son adversaire en le mordant au visage puis en le déchirant en deux dans le sens de la longueur. Simplement imparable ! Sa momie, qui une fois n’est pas coutume, n’est pas du genre molle de la bandelette, se livre à quelques exécutions très graphiques et méchamment gores telle la tête écrasée d’un serviteur en train de se prosterner devant son apparition. Génial !

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Œuvre bénéficiant de deux montages aux différences très légères, WAXWORK ne dispose pas vraiment de version cut ou uncut. C’est lors du passage avec les vampires que tout se joue. Dans le format dit coupé, il manque en fait un effet sanglant concernant une tête de suceur de sang qui explose. La séquence de l’empalement sur des bouteilles de l’une des femmes de Dracula est aussi un peu plus courte. Par contre, une toute petite partie avec les comtesses est manquante sur la copie dite intégrale. Donc, hormis le maquillage spécial sanguinolent avec l’une des goules, pas de grandes différences notables entre les deux.

Véritable déclaration d’amour à un cinéma de genre qu’il semble particulièrement aimer, le fiston Hickox réalise là un métrage parfaitement réussi. Subtil mélange d’horreur et d’humour, WAXWORK est un coup d’essai qui se transformera en véritable coup de maître. Encore aujourd’hui, le film fait figure de petit classique estampillé so 80′ dans le cœur des cinéphiles branchés tendance horrifique et, n’ayant pas pris une ride, se laisse (re)découvrir avec toujours le même plaisir. Allez, cela (re)vaut bien une petite visite…

- Tom Phénix -

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LES CHRONIQUES DE GAÏA

LES CHRONIQUES DE GAÏA dans Littérature 14072703494415263612413227

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Dans un futur lointain,une intelligence artificielle méconnue a pris le contrôle de la Terre. Un groupe dirigé par les forces armées de l’I.A. se rend sur Chrome, le continent pénitentiaire. Parmi eux, la jeune et fougueuse Nelly Ray et son amie Sacha Doventa qui compte retrouver son mari mystérieusement disparu depuis plusieurs années. Elles feront la connaissance du cyborg et gouverneur de Chrome, Samuel Bartà, et de ses hommes de main qui décident de séquestrer le groupe sans se douter que cet acte va sceller le sort de Chrome.

Ce roman est inspiré de l’univers mecha japonais. Les personnages à la fois forts et attachants évoluent tout au long de cette aventure et une proximité se crée automatiquement entre eux. Les lecteurs se verront plongés dans une intrigue croissante au fur et à mesure de leur avancée dans chaque volume.

Quatre tomes seront issus du premier cycle : Prémices, Éréthisme et Suprématie.

Suprématie sera composé de deux volumes 1.1 & 2.0

- Orion – (edilivre.com)

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DESTINATION FANZINES SF

DESTINATION FANZINES SF fusees005

Si aujourd’hui il en reste très peu, il y eut entre 1970 et 1990 principalement, beaucoup de fanzines francophones traitant de Science-Fiction, que ce soit au niveau du cinéma, de la BD ou de la littérature. 

DESTINATION FANZINES SF dans Dossier 18052701565115263615730862

De ces trois genres, le plus largement représenté était certainement la littérature SF, avec énormément de titres dont on peut citer quelques principaux : Ailleurs et Autres, AOC, Brins d’éternité, Carfax, Géante Rouge, Lunatique, Mercury, Le Météore, Présences d’esprit, Vopaliec, etc. 

Pour la bande-dessinée on trouvait des titres exclusivement BD comme Le Citron Hallucinogène, Rivages, Altaïr, etc. 

Et enfin, il y avait les fanzines qui traitaient de cinéma de Science-Fiction mais en s’attachant aussi à d’autres sujets. C’est à cette catégorie qu’on va s’intéresser ici, quelques fanzines multi-genres qui furent édités bien avant l’arrivée des sites, blogs et autres webzines réunissant donc le ciné, la BD et la littérature et ayant un lien, petit ou grand, avec la SF et le fantastique.

erde003 A-Z erde003

18052701282415263615730848 dans Dossier : Destination fanzines SF

A-Z : A-Z était principalement consacré à la littérature, mais on y trouvait aussi quelques sujets cinéma. Entre 1985 et 1988 il y eu 23 numéros ainsi que plusieurs hors-série dont un consacré à Graham Masterton.

erde003 Chimères erde003

18052701335115263615730853 dans Publifan

Chimères : 50 numéros sur plus de 14 ans de 1987-2001, une belle longévité pour Chimères. Au programme : news cinéma, nouvelles, dossiers SF, Fantasy… et même une rubrique CD-Rom !

erde003 Crépuscule Galactique erde003

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Crépuscule Galactique : mélange de fantastique et d’horreur, Crépuscule Galactique connut 5 numéros de 1978 à 1980, dont un sur les rats dans le fantastique et un autre sur Satan. Tout un programme !

erde003 Faille temporelle erde003

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Faille temporelle : ce fanzine était lui plutôt spécialisé dans la BD, avec notamment ce n° 3 datant de janvier 1991 dans lequel on trouvait l’interview de Moebius. Chaque numéro proposait également un peu de cinéma.

erde003 Futura erde003

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Futura : ou Le Monde fou fou fou de la S.F. comme l’indique le sous-titre. Prometteur mais seulement 1 numéro paru en 1990.

erde003 Gnomus erde003

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Gnomus : en 1984 sont sortis 3 numéros de Gnomus. Au programme : festivals, BD et nouvelles (2) et articles divers. Ce fanzine est pratiquement introuvable, d’ailleurs je n’ai pas d’exemplaire en ma possession mais j’ai quand même pu dénicher quelques infos de ci de là, comme cette image de la couverture du n°0 (de très mauvaise qualité malheureusement).

erde003 Nagual erde003

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Nagual : principalement des sujets sur le cinéma pour les 9 numéros de Nagual parus entre 1996 et 2003, mais pas que, avec des rubriques qui vont de la littérature aux jeux vidéo en passant par la BD.

erde003 Nyarlathotep erde003

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Nyarlathotep : de la science-fiction littéraire et du cinéma, des nouvelles et des bandes dessinées. 10 numéros parus en 7 ans. Nyarlathotep a évolué petit à petit vers la revue professionnelle.

erde003 Star&Space Magazine erde003

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Star&Space Magazine : que faisait Alain Carrazé, grand spécialiste des séries-TV, avant de présenter l’émission DESTINATION SÉRIES sur Canal, d’écrire des livres sur le sujet ou de devenir un chroniqueur régulier de Mad Movies ? Un fanzine pardi, qui date de la fin des années 70. Star&Space Magazine se concentrait donc surtout sur les séries TV mais abordait aussi d’autres thèmes. Il connut au moins 7 numéros.

erde003 Tri-solaires erde003

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Tri-solaires : ce fanzine des années 70 est intéressant par son sommaire varié : plusieurs nouvelles, une interview de Gérard Klein (directeur de la collection SF du Livre de Poche) et pour la partie cinéma, un dossier Stanley Kubrick. Ce numéro fut le seul édité semble-t-il.

erde003 65 ans de SF au cinéma erde003

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65 ans de SF au cinéma : avec son format particulier de 20×32 cm (difficile à ranger dans une fanzinothèque!) 65 ans de SF au cinéma est une publication un peu spéciale, un fanzine, ou plutôt un fanbook, consacré au genre. D’origine franco-belge, il était ronéotypé avec plus de 2OO pages dont 40 de photos. 65 ans de SF au cinéma est sorti en 1968 à l’occasion d’une rétrospective de la Cinémathèque de Bruxelles. De À DES MILLIONS DE KILOMÉTRÉS DE LA TERRE (Twenty Million Miles to Earth, 1957, Nathan Juran) à ZA DVE STE LAT KONGEM CERVNA (alias IKARIE XB1, film tchécoslovaque de 1962)…. c’était plus de 200 films de SF qui étaient passés au crible par une dizaine de rédacteurs.

erde003 Cosmofiction, Amazine, Fantastic Zone erde003

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Cosmofiction, Amazine, Fantastic Zone : on ne pouvait terminer sans citer des fanzines calédoniens, comme Amazine et Fantastic Zone, dont vous trouverez tous les détails sur le blog Cosmofiction à cette adresse, et bien évidemment Cosmofiction, premier fanzine calédonien consacré aux genres de l’Imaginaire, en particulier au cinéma fantastique et de science-fiction, il connut 23 numéros et fut publié pat les membres du Sci-Fi Club entre 1984 et 1991. Tout est également sur le blog.

- Laurent Faiella -

Et pour en savoir plus encore sur les fanzines et le fanzinat, consultez le site LE FANZINOPHILE !

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LA PAGE STAR TREK (n°7)

LA PAGE STAR TREK (n°7) dans La page Star Trek 16032610220515263614099487

Cette septième Page STAR TREK laisse la parole à un trekkie : Jean-Yves. Ce dernier vous raconte la belle histoire de l’Enterprise à travers le temps et l’espace…

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(((((( THE ENTERPRISE : A STAR TREK STORY ))))))

Petit clin d’œil à la saga STAR WARS, que j’affectionne aussi beaucoup, ne participant pas à la guerre intergalactique des Warsiens contre les Trekkiens. J’assume pleinement, puisque les deux n’ont jamais joué dans la même catégorie. STAR WARS est de la Fantasy pure et ne peut, par sa situation temporelle, être assimilée à de la Science-Fiction, puisqu’elle n’est pas projective, et STAR TREK flirte avec l’Anticipation, se présentant comme un futur acceptable et possible. Bref, ce n’est pas le sujet. Mais c’est ma publication, donc je fais ce que je veux. J’avais envie de vous parler de l’USS Enterprise. C’est curieux, tout le monde je pense connaît ce nom. Tout d’abord, il faut lui rendre ses racines. Attachons-nous à la partie non-fictionnelle tout d’abord.

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Enterprise est un nom historiquement fort pour les Américains. Lors de la Guerre d’Indépendance, ce fut un navire de guerre lancé en 1775 et qui finit brûlé pour empêcher sa capture en 1777. C’est à lui sûrement qu’ont pensé les scénaristes de STAR TREK : GENERATIONS en utilisant le Lady Washington, un brick qui reprend la structure générale des loops du milieu du 18e siècle et, plus personnellement cela raisonne pour le trekkie qui est en moi, comme un écho temporel à la destruction de l’USS Enterprise NCC 1701 dans STAR TREK III. Curieusement, dans le même temps, en 1776, une goélette portant le même nom et officiant comme navire corsaire fit son apparition.

18040102162515263615643858 dans Star TrekEn 1799, une nouvelle goélette, nommée Enterprise fera partie de la flotte engagée dans le tout premier conflit des États-Unis suivant leur indépendance, contre les États du Maghreb, qu’on nommera guerre Barbaresque ou Guerre de Tripoli (Libye).

On sait peu de chose sur le trois-mâts Enterprise lancé en 1874, si ce n’est qu’il sera revendu en 1909 et qu’il sera suivi d’un patrouilleur, mis en service durant la Première Guerre mondiale, de 1917 à 1919.

Mais le bâtiment qui forgera l’assise historique du nom Enterprise est sans conteste l’USS Enterprise CV-6, porte-avions héroïque de la campagne 18040102213915263615643860du Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale. Ce navire essuya les pires attaques et en ressortit parfois à la limite de la destruction, Il fut le premier à être surnommé Big E. Ce fut le navire le plus décoré de la Navy et reste considéré comme l’un des plus importants de l’Histoire des États-Unis, avec la frégate… USS Constitution (ça ne s’invente pas !) du 18e siècle, qui, 220 ans après son lancement, navigue toujours.

Enfin, en 1961, sera lancé le premier porte-avions à propulsion nucléaire, l’USS Enterprise CVN-65, qui fera son apparition dans STAR TREK IV et sera retiré du service actif en 2012. Voilà qui clôt l’histoire navale de l’Enterprise et nous amène à ce qui constituera le premier paradoxe temporel trekkien.

En effet, l’USS Enterprise fera sa première apparition télévisuelle en 1966 et pourtant, il sera à l’origine du nom d’un autre vaisseau spatial qui, paradoxalement, lui sera antérieur sur une ligne temporelle définie par la série elle-même, alors que celle-ci aura déjà disparu des studios de production depuis 6 ans. OV-101, c’est son petit nom officiel, fut la première navette spatiale américaine, Devant être initialement baptisée Constitution (décidément) elle fut renommée sous la pression des fans de la série qui inondèrent la Nasa de plus de 200.000 lettres en ce sens.

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Je parle de premier paradoxe car ce ne sera pas le seul dans l’Histoire de l’Enterprise, vous allez le découvrir ou le redécouvrir en entrant maintenant dans la partie fictionnelle de cette histoire.

Penchons nous un peu sur la trame temporelle de la série et de ses dérivés. Si l’on s’en tient à ce que nous venons de parcourir, il n’y a pas de vaisseau Enterprise lancé entre 1975 et 2245, date à laquelle sera lancé le vaisseau fédéré immatriculé NCC-1701. STAR TREK se mettra elle-même des barrières, en instituant qu’il fut le premier vaisseau fédéré à porter le nom et plus tard, les scénaristes devront jongler avec ces jalons, ce que certains nomment le Canon. L’histoire de l’Enterprise se construira à travers quatre supports : la série, la série animée, qui établira Robert April comme le premier Capitaine de l’Enterprise, les films dérivés de la série originelle et enfin les séries dérivées. Je ne vais pas vous faire un cours sur la série elle-même, attachons nous à l’Enterprise. Tout au long des trois saisons de la série, nous apprendrons à connaître son fonctionnement ses règles mais le vaisseau lui-même ne subira pas de transformation visible. Il faudra attendre 1979 et la sortie de STAR TREK : 18040102303715263615643862THE MOTION PICTURE pour le voir évoluer et prendre la forme qu’affectionnent généralement le plus les fans. Mais, au-delà de cette mise à jour, le film apportera une nouvelle pierre a l’édifice : sur une des parois de la salle de détente du vaisseau, le Commandant Decker montre la lignée des vaisseaux Enterprise à Ilia. Et là, surprise, entre la navette américaine et le vaisseau fédéré, un nouveau vaisseau prend place. Il sera défini plus tard comme le XCV-330. Et encore une fois, STAR TREK sera visionnaire car la forme en anneau sera utilisée par la Nasa elle-même sur des recherches de propulsion en… 2015 ! C’est ce que je considère comme le second paradoxe de cette histoire, puisqu’elle construit son passé en avançant dans son futur.

Et ce n’est pas fini ! Star Trek n’aura de cesse d’être pourtant une fuite en avant. Gene Roddenberry voulait un monde qui ne soit pas uniquement centré sur des personnages aux incarnations jetables, mais plutôt une exploration sur la longueur de la Condition Humaine. Ainsi, de son vivant, et sur toute l’ère Harve Benett ou celle de Rick Berman, jamais l’équipage originel ou son vaisseau ne seront « recastés » STAR TREK restera exploratoire et non redondante. Dont acte. Ainsi donc, durant 25 ans, et même alors que la Nouvelle Génération aura éclos en 1987, l’Enterprise NCC 1701 (puis son pendant NCC 1701-A) et son équipage feront leur route ensemble de THE MOTION PICTURE à THE UNDISCOVERED COUNTRY.

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Dans la lucarne encore cathodique, faisant un bond de 80 ans dans le futur, et laissons ainsi une marge assez grande pour ne pas impliquer les acteurs de la série originelle tout en s’offrant l’opportunité de le faire en usant des subterfuges trekkiens au besoin. Nous découvrons l’Enterprise NCC 1701-D, lancé en 2363. Voilà qui laisse d’entrée supposer qu’il y a eu un B et un C. Nous y reviendrons.

18040102372515263615643864Comme toujours, STAR TREK construit en avançant son fabulaire à reculons. C’est ainsi que nous découvrirons dans Yesterday’s Enterprise (Saison 3, épisode 15) le prédécesseur du vaisseau de classe Galaxy, l’Enterprise NCC 1701-C, de classe Ambassador du Capitaine Rachel Garett.

Et c’est à nouveau à rebours, alors que la série aura cédé la place à sa première adaptation cinématographique, que nous découvrirons le chaînon manquant entre l’Enterprise de Kirk et celui du Capitaine Garett, l’Enterprise NCC1701-B, de classe Excelsior, sous le commandement du Capitaine John Harriman, un type de vaisseau introduit dans STAR TREK III.

La série s’effaçant dès lors au profit du grand écran, l’Enterprise D dut céder la place, tout comme l’exploration dut la laisser à l’action. Avec FIRST CONTACT, la franchise et TNG prennent un nouveau virage et l’Enterprise un nouveau visage, sous les traits de l’Enterprise NCC1701-E de classe Sovereign qui sera à l’affiche des trois derniers films de la Nouvelle Génération : FIRST CONTACT, INSURRECTION et NEMESIS.

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À cet instant de la trame, trois choix s’offrent à nous. Soit nous considérons que l’incident de Hobus décrit dans la mini-série IDW COUNTDOWN a eu lieu, et donc nous suivons la trame temporelle baptisée Kelvin Timeline, soit nous considérons qu’il n’a pas eu lieu et nous rebroussons chemin grâce à la série ENTERPRISE pour ajouter, aux deux extrémités de l’Histoire de la Fédération connue, deux nouvelles pierres à l’édifice. Soit on accepte les deux et on continue d’apprécier le voyage sans se poser de question.

18040102442115263615643865Considérons d’abord la trame ENTERPRISE. Lancée en 2001, la série a relevé le défi de nous faire accepter, 35 ans plus tard, que l’USS Enterprise de la série originelle était bien supérieur au vaisseau de Archer, lancé en 2251 soit presque un siècle avant le vaisseau iconique de Kirk, pourtant imaginé quarante ans plus tôt. Et les scénaristes de retomber sur leur pattes, avec cette assertion que l’Enterprise de Kirk était le premier vaisseau de la Fédération à porter le nom, en situant l’action juste avant la fondation de la dite Fédération. Ainsi, l’honneur est sauf. Voici donc le NX-01 premier vaisseau à atteindre la distorsion 5, première pierre à l’édifice USS Enterprise de la série.

18040102470815263615643866Car, comme STAR TREK seul sait s’y amuser et s’y aventurer, Archer, pourtant situé bien avant Kirk sur la ligne temporelle, pourra contempler un vaisseau bien postérieur à celui de Picard, l’Enterprise NCC 1701-J. Ce vaisseau est intéressant. Lancé au 26e siècle, il s’agit d’un vaisseau temporel. On peut donc légitimement se demander s ‘il ne sera pas le dernier de la lignée puisqu’une fois que les barrières de l’espace et du temps sont brisées, à quoi peut bien servir un vaisseau ? Avec l’Enterprise J, la fuite en avant s’arrête donc.. pour le moment. ENTERPRISE sera déprogrammée en 2005 et, quatre ans plus tard, lorsque les studios voudront relancer la franchise, ils n’auront pas, comme ce fut le cas auparavant, de série sur laquelle s’appuyer.

Ayant besoin d’un produit d’appel, Paramount choisira de rebooter la série originelle sur grand écran, en prenant soin de laisser la trame d’origine poursuivre sa route en situant la nouvelle dans un univers parallèle du multivers. Vous n’avez pas tout suivi ? Je vous rassure, eux non plus.

Les événements antérieurs à la naissance de James.T Kirk ayant été modifiés, les enjeux de la Fédération étant plus défensifs qu’exploratoires, la flotte et ses éléments s’en sont aussi trouvés modifiés, dans cet univers. Nous croiserons deux vaisseaux Enterprise : le NCC 1701 et le NCC1701-A qui lui succédera après la destruction de l’Enterprise dans l’attaque menée contre lui dans STAR TREK : BEYOND.

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Mais STAR TREK est toujours plein de surprises, et alors que la franchise revient sur le petit écran par le biais de DISCOVERY, mettant en scène la demi-sœur adoptive de Spock sur un vaisseau à propulsion sporique, procédé que la Fédération finira par abandonner car il implique un coût humain, la première saison s’achève sur l’apparition du vaisseau du Capitaine Christopher Pike, augurant de la fin de la guerre avec les Klingons et de la reprise de la mission exploratoire pacifique de Starfleet. Bien sur, les designers ont voulu réactualiser le vaisseau mais le résultat est plutôt agréable, même pour un vieux puriste, filant son rêve de meilleur.

Et laissant gonfler la voile
de cette Caravelle gris argenté
voguant vers cette obscure clarté
qui tombe des étoiles.

- Jean-Yves -

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(((((((((((((((( LIVE LONG AND PROSPER ! ))))))))))))))))

À bientôt pour la prochaine Page STAR TREK. En attendant, longue vie et prospérité, bien sûr !

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