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Archive pour la catégorie « Publifan »

MAN OF STEEL : D’AUTRES CRITIQUES

MAN OF STEEL : D'AUTRES CRITIQUES dans Cinéma 13063009172615263611338908

J’ai beaucoup d’affection pour le personnage de Superman, c’est le premier « Super-héros » et il est aujourd’hui iconique. Tout le monde connaît son histoire, son costume et les valeurs qu’il véhicule (son symbole est le deuxième plus connu au monde). J’attendais donc impatiemment son retour au ciné avec MAN OF STEEL, d’autant plus que le premier film que j’ai vu sur grand écran fut SUPERMAN de Richard Donner en 1978. Je n’avais pas tout compris à l’époque (j’avais 4 ans) mais il m’avait profondément marqué.

Pour cette nouvelle adaptation, le choix de Christopher Nolan comme producteur ne me rassurait pas vraiment, sa trilogie sur BATMAN est très surestimée (à part le premier). Par contre le scénariste David Goyer est excellent et j’aime tous les films du réalisateur Zack Snyder (surtout WATCHMEN et GA’HOOLE). Les styles du producteur et du réalisateur étant diamétralement opposés, je craignais que cela nuise au film et que le résultat fait de compromis ne soit fade. Pourtant c’est Snyder qui a gardé la main et tant mieux , Man of Steel porte bien sa patte.

13063009190415263611338909 dans PublifanLes auteurs ont visiblement cherché à se démarquer du film de 78. C’est le meilleur choix qu’ils pouvaient faire afin d’éviter la comparaison et de permettre au film d’exister par lui-même. Choix qu’aurait dû faire Bryan Singer pour son SUPERMAN RETURNS en 2006, embourbé dans la nostalgie du film de Richard Donner .

Les deux films commencent sur Krypton mais MAN OF STEEL s’y attarde plus longuement, cette « Krypton cuvée 2013 » est visuellement grandiose, elle semble sortie d’un STAR WARS, on est en plein dans un délire SF comme j’aime. Russel Crowe campe un Jor El impérial, beaucoup plus développé et présent que ne l’était celui de Marlon Brando. Il en est de même pour le Genéral Zod de Michael Shannon par rapport à celui de Terence Stamp, on comprend mieux ses motivations, il est moins mégalo, plus humain et bien plus intéressant.

Cette Krypton est visiblement une société de castes rigides où les naissances sont artificielles et où les individus sont génétiquement programmés au rôle qu’ils auront dans la société. Ce à quoi s’oppose Zod et Jor El. Les dirigeants ont également surexploité les ressources de leur planète , ce qui aboutira à sa destruction . Les thèmes de l’eugénisme et de l’écologie sont brillamment abordés.

Toute l’intrigue prend racine dès le début et l’ensemble du film est plus « kryptonien » et SF que celui de 78, peut-être un peu moins « comics books » également.

La deuxième partie du film nous montre le jeune Clark Kent en quête de ses origines. Je reconnais que Henry Cavill est remarquable. S’il n’a pas la classe et le charisme de Christopher Reeve, son Superman paraît plus vulnérable, en proie au doute, ce qui le rend sympathique et peut-être plus humain que lors de ses précédentes incarnations. Tous les éléments du « mythe » du Kryptonien sont bien présents (Lois, la forteresse de solitude, le costume…) mais présentés différemment de ceux que l’on connaît, pourtant tout s’assemble parfaitement.

13063009213715263611338914 dans Science-fictionCe sont des flashbacks qui nous montrent l’enfance de Clark auprès de ses parents terriens (Kevin Costner et Diane Lane ). Cette partie du film est la plus réussie, elle prend le temps de mettre en place ses personnages et son intrigue, c’est rare dans un blockbuster actuel et c’est tout bénéfice pour l’implication émotionnelle du spectateur .

Comme dans le film de 78, il y a des sous-entendus à connotation religieuse. Certaines répliques de Jor El /Russel Crowe et Jor El / Marlon Brando en sont un bon exemple :
- en 78 : « Ils sont capables de grandeur, Kal-El, ils en ont la volonté. Il ne leur manque que la lumière pour leur montrer la voie. Pour cette raison d’abord, et pour leur aptitude au bien, c’est toi que je leur ai envoyé… toi, mon fils unique. »
- en 2013 : « Tu donneras aux hommes un idéal à atteindre. Ils se précipiteront derrière toi, ils trébucheront, ils tomberont. Mais le moment venu, ils te rejoindront dans le soleil. Le moment venu, tu les aideras à accomplir des miracles. »

Superman représenterait-il le messie ? L’allusion est claire en tout cas. Le réalisateur le dit lui- même « Superman est une figure christique, c’est comme ça ». Pourquoi pas ? Superman est un mythe moderne qui fait écho à des mythes et des croyances plus anciennes.

La dernière partie commence avec l’arrivée de Zod sur terre et à partir de là c’est du grand spectacle non-stop. Dans le genre destruction massive, explosions et bastons titanesques, c’est ce que j’ai vu de mieux. La concurrence est loin derrière, en comparaison AVENGERS c’est LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE. Il y en a peut-être un peu trop, c’est un des rares défauts du film, mais c’est extrêmement spectaculaire.

En tout cas le film est bon, voire très bon. Zack Snyder s’est presque hissé à la hauteur du classique de Richard Donner et ce n’est pas un mince exploit, son film est entièrement maîtrisé. Tous les amateurs du genre devraient y trouver leur compte et surtout l’homme d’acier a enfin compris qu’il fallait mettre son slip rouge dessous son pantalon.

- Ju Galliano -

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Man of steel ou Man off style…

Le voilà donc le reboot tant attendu de SUPERMAN… Le voilà donc ce scénario issu de l’imaginaire de celui qui a rendu ses lettres de noblesses à BATMAN, secondé pour la mise en image par celui qui a fait de Léonidas un demi-dieu aux yeux de tous.

Nolan & Snyder, les Batman & Robin du blockbuster d’action couillu mais intelligent…

On savait tous qu’il allait être très difficile de faire oublier le film de Donner avec Christopher Reeve, mais qu’il serait facile de prendre l’ascendant sur le film de Singer… On savait aussi que Nolan allait devoir trouver l’inspiration s’il voulait faire aussi bien que les derniers Marvel en date, surtout après AVENGERS… Fort de sa trilogie « Batmanesque » et ayant déjà la confiance des fans, des critiques et du public en général, Nolan se devait de réussir là où d’autres se serait vautrés lamentablement… L’intérêt d’un Nolan à ce stade était de retrouver un héros plus profond, en proie à ses démons, mais surtout de tempérer un Snyder doué (même après ses échecs précédents : WATCHMEN & SUCKER PUNCH) et qui a tendance à en faire un peu trop dans la démesure… Ménager l’action et la sensibilité, équilibrer le sensationnel et l’émotionnel.

13063009274815263611338926La réussite de l’entreprise est mitigée au premier abord. Avec une entrée en matière étonnamment typée SF, la découverte de Krypton se fait progressivement par des plans ressemblant parfois a ceux d’AVATAR. La première espèce kryptonienne faisant elle référence aux animaux de STARGATE. Avec cette caméra virevoltante nous emmenant assister à la naissance de KAL, Russel Crowe prend possession du personnage de Jor avec une aisance qui fait presque oublier la prestation de Marlon Brando dans le métrage de 78. D’une classe incroyable, on nous présente Jor comme un scientifique doublé d’un guerrier, ce qui lui permettra de sauver son enfant en l’envoyant vers la Terre. À part le traitement donc (exceptionnel tout de même), rien de nouveau dans l’histoire de SUPERMAN. Sauf peut être l’intervention du Général Zod, soldat dévoué à son peuple, aussi intègre que Jor mais peut être trop, qui sera par la suite l’élément qui va intensifier et précipiter le chaos sur la Terre.

En choisissant de reléguer l’enfance de Kal/Clark au second plan par flashbacks pour se concentrer sur la recherche de ses origines, Nolan prend le public a contre pied en évitant une énième relecture de la période Smallville. Il concentre justement ces flashbacks sur les vrais enjeux émotionnels de la famille Kent. Le relationnel entre son père adoptif (un Kevin Costner à l’humanité débordante) et Clark est abordé sous divers angles à plusieurs moments clefs d’une vie. L’amour, la haine, le rejet, l’acceptation, le manque, le regret… toute la palette d’émotion est passée en revue avec une maestria propre aux grands réalisateurs. Le point culminant étant cette scène où pour protéger le secret de son fils, Costner arrête les intentions salvatrices de ce dernier d’un geste de la main et, d’un regard, lui fait comprendre que c’est le meilleur choix qu’il puisse faire avant de disparaître dans le tourbillon du cyclone. Cette fragilité du personnage, du super-héros le plus puissant de la Terre, mais impuissant face au choix de son père, reste un moment d’intense sensibilité qui fait de lui quelqu’un de plus humain que les humains eux-mêmes.

13063009331115263611338933Henry Cavill incarne d’ailleurs le personnage aussi bien ado qu’adulte de façon déconcertante. Cette première scène de sauvetage sur une barge pétrolière est d’ailleurs un monument d’action par la seule présence de l’acteur. On est loin d’un Superman lisse et propre, on est en présence d’un homme à la virilité exacerbée (là c’est ma femme qui parle) et qui, lorsqu’il défonce une porte métallique, le corps couvert de flammes, se présente barbu et loin d’être imberbe pour plaire aux midinettes de 15 ans. Il s’approche d’ailleurs plus d’un Wolverine que d’un Justin Bieber, et heureusement… Tout comme lorsqu’il découvre ses origines, son histoire, le passé de ses ancêtres, et la combinaison avec les armoiries de sa famille sur la poitrine (le fameux « S » qui n’en est pas un, mais qui veut dire espoir), on est très loin de la combinaison kitch avec le « slip par dessus le pantalon »… De même on est en présence d’un héros qui en impose par sa présence physique mais aussi par SON physique, donnant par là-même une légitimité à sa puissance exceptionnelle.

Charismatique Henry Cavill l’est, tout comme son ennemi le général Zod qui, après des années de recherche dans l’espace, retrouve celui qui représente le but ultime de sa vie.

Quelle magnifique idée d’injecter dans le seul survivant d’une planète à l’agonie les codes génétiques de tout un peuple pour qu’il puisse revivre un jour. Le CODEX donc, étant l’objet de convoitise du général Zod qui voit en la Terre une nouvelle colonie kryptonienne quitte à éradiquer la race qui y est déjà présente, se trouve en fait dans le corps de Kal/Clark et celui-ci ne le sait pas.

13063009375715263611338940Zod, sans pitié, ne veut qu’une chose : récupérer ces codes génétiques. Les combats dantesques qui s’ensuivent sont impressionnants de puissance autant physique que visuelle. Que dire de ce mouvement de camera qui décadre à chaque coup les protagonistes pour mieux faire comprendre l’incroyable pouvoir de ces extraterrestres sous un soleil jaune. L’œil humain étant trop lent pour les suivre, les sensations procurées sont vertigineuses mais parfois un peu lourdes à digérer. On est donc entre le génie et l’overdose lorsque les combats durent trop longtemps, et la 3D n’arrange en rien la chose. Ceci dit, c’est la première fois que Superman rencontre des adversaires à la hauteur de sa puissance et c’est tout bonnement impressionnant. Là où AVENGERS avait fait très fort, MAN OF STEEL fait dans le démesuré. Cela plaira à certains, beaucoup même, cela en agacera d’autres, mais une chose est certaine : le film est réussi et la suite devrait être encore meilleure. Je me demande même si un spin-off sur Krypton ne pourrait pas être sérieusement envisagé pour approfondir encore plus l’héritage laissé par Jor-El a son fils Kal-El…

Définitivement, ce film, même s’il ne pourra pas faire oublier le côté poétique du film de Donner, est sans aucun doute une belle mise en bouche pour la suite des aventures de l’homme en bleu et rouge.

Je passerai volontairement sur le score de Zimmer qui ne peut être a la hauteur de celui de John Williams qui restera LE thème de SUPERMAN.

À consommer sans modération….

- Crôm’s Butcher -



ROBOT-COOL (30) : LE GÉANT DE FER

ROBOT-COOL (30) : LE GÉANT DE FER dans Publifan 13061309574815263611288444

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Le Géant de Fer est un robot extraterrestre qui apparaît dans le dessin animé de 1999 portant son nom. Ses origines ne seront pas dévoilées. Il arrive sur Terre tel un météorite, et l’on n’en saura pas plus. De par sa taille (au moins 30 mètres) et son aspect « rétro SF » il est vraiment impressionnant. Sa première apparition est spectaculaire : debout en pleine mer, au milieu d’une tempête, deux lumières jaillissent de ses yeux… En cherchant à se nourrir, le robot se retrouve dans une centrale électrique près d’une petite ville du Maine. Empêtré dans les câbles à haute tension, il est sauvé de l’électrocution par le jeune Hogarth, un ado passionné de science fiction. L’arrivée de ce robot ayant lieu en pleine paranoïa de la guerre froide, Hogarth devra le dissimuler pour le protéger du gouvernement et de l’armée. Il le cachera tant bien que mal chez lui puis chez son ami le ferrailleur (pratique, car le robot mange du métal).

Complètement amnésique, ce robot est apparemment conçu pour la guerre,  pourtant il aspire à faire le bien : Hogarth le compare à Superman. Il se comporte un peu comme un enfant. Hogarth et son ami l’artiste ferrailleur se chargeront de l’éduquer. Rapidement, il montrera des qualités humaines : bonté, sensibilité… Ce n’est que lorsque son programme guerrier s’active que l’on voit à quel point il peut être dangereux : dès qu’il se sent menacé par une arme ou autre, il perd sa conscience et devient une arme meurtrière. À la fin, pour faire face à des « crétins de militaires » (une habitude dans la SF ), il déploie un armement impressionnant. Le jeune Hogarth parviendra à le raisonner et il se sacrifiera afin de sauver toute la ville dans un final plutôt émouvant…

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LE GÉANT DE FER est le premier long métrage de Brad Bird qui confirmera par la suite son talent en réalisant chez Pixar les excellents : LES INDESTRUCTIBLES et RATATOUILLE. Il est récemment passé au cinéma live avec succès en réalisant le dernier MISSION IMPOSSIBLE. Sans atteindre la qualité de certains Disney, les dessins et l’animation sont remarquables. Des images de  synthèse ont visiblement servi pour le robot, mais elles se marient parfaitement avec les dessins classiques des autres personnages. C’est l’acteur Vin Diesel qui prête sa voix rauque au robot en VO.

Ce film s’adresse évidemment au petit garçon qui est en nous (qui n’a pas rêvé d’avoir son robot géant ?). Toutefois, la pertinence des thèmes abordés et l’humour omniprésent devraient permettre à tous de l’apprécier.

- Ju Galliano -



SUPERMAN-1-GENESE

 

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L’éditeur de bandes dessinées américain DC comics a fait repartir à zéro tout son univers en septembre 2011. Il faut dire qu’après 75 ans d’existence cet univers était devenu tellement complexe qu’il était pratiquement inabordable à de nouveaux lecteurs. Cinquante deux séries sont donc reparties au numéro 1 (the new 52). Un évènement, car certaines comme Action Comics ou Detective Comics existent depuis les années 30 et étaient au numéro 900. Le succès aux USA fut énorme, chaque numéro étant rapidement en rupture de stock. En plus de se débarrasser du poids de décennies de continuité, ce reboot a permis de donner un coup de jeune aux personnages DC : nouveaux costumes, origines et personnalités réactualisées. En France, c’est depuis le mois de mai qu’aux travers de 3 publications (DC Saga, Batman Saga et Green Lantern Saga ) nous pouvons découvrir en kiosque les séries les plus connues.

Contrairement à son concurrent (Marvel), DC a été édité de manière chaotique pendant des années en France, quelques mini séries ont été publiées en albums mais il était impossible de suivre une série mensuelle. J’ai donc été ravi de pouvoir enfin lire les aventures de tous ces personnages que je connaissais mieux dans leurs adaptations cinématographique et télévisuelles qu’en comics, d’autant plus que les scénarios et les dessins sont excellents. C’est surtout Superman qui m’intéresse chez DC, le film de 1978 avec Christopher Reeve m’a profondément marqué (c’est mon premier souvenir de cinéma). Son univers est le plus touché par le relaunch de DC, les auteurs ont visiblement voulu dépoussiérer ce personnage iconique et le rendre moins lisse. La série qui paraît mensuellement dans DC Saga nous montre un Superman aguerri qui est déjà en activité depuis quelques années, l’autre série le concernant (Action Comics) nous montre ses débuts. Les premiers numéros sont sortis en France dans un album paru le 28 septembre. L’histoire commence peu après l’arrivée de Clark Kent à Metropolis, sa naissance sur Krypton et ses origines sont racontées plus tard en flashback. Ce jeune Clark Kent est un journaliste fauché et idéaliste qui cherche à combattre les injustices. La façon dont il vit et ses problèmes de loyer ne sont pas sans rappeler un certain Peter Parker. Superman quant à lui ne porte pas encore son costume mais juste un T-shirt avec son symbole, sa cape et un jean. Il ne vole pas encore et n’est pas complètement invulnérable, il est maladroit, impétueux et assez brutal. On le voit se faire pourchasser par la police, les militaires le torturent et il se fait lyncher par les habitants de Metropolis… choquant mais pourtant assez réaliste. Dans le monde réel les réactions à l’arrivée d’un extraterrestre surpuissant seraient bien pires, même s’il est bien intentionné.

Bien que n’étant pas révolutionnaire, j’ai trouvé que cette réinterprétation du plus connu des super-héros était vraiment intéressante, le problème de cet album est que de nombreux dessinateurs s’y succèdent, chacun ayant un style très différent, c’est un peu gênant mais pas rédhibitoire. Je conseille donc à tous ceux qui veulent découvrir l’univers du Kryptonien de lire ce livre en attendant son grand retour au ciné l’année prochaine.

- Ju Galliano -



RETOUR VERS LES 80′s : RUNNING MAN (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : RUNNING MAN (1987) dans Cinéma 12090808410815263610294273

RUNNING MAN (THE RUNNING MAN) représente sans doute l’un des films les plus moyens de la grande carrière d’Arnold Schwarzenegger. Honnête, sans coup d’éclat, version américaine du PRIX DU DANGER d’Yves Boisset (1982), il fut réalisé par un certain Paul Michael Glaser, le célèbre Starsky de STARSKY ET HUTCH. Voici la critique de P.E.C. parue dans CosmoFiction Fanzine numéro 2 de juin 1988.

L’histoire : « Los Angeles, 2019. Des candidats, sélectionnés parmi la population carcérale, s’affrontent à mort dans le cadre d’une émission de télévision à succès. » (AlloCiné)

12090808452215263610294275 dans Fanzine CosmoFiction« Il court, il court le Schwarzy ! Oui, il court, et il va finir par s’épuiser à force d’enchaîner superproductions après superproductions. Bon, on ne peut tout de même pas lui reprocher de s’adonner à fond dans la SF, mais il faudrait peut-être qu’il songe à se sortir de ces personnages incorruptibles, inflexibles, toujours prêts à lutter pour le bon droit et qui finissent à chaque fois par gagner… On pouvait tout de même attendre quelque chose d’autre après TERMINATOR, non ? D’accord : je ne vais pas critiquer Schwarzy car RUNNING MAN est un très bon film qui se veut inspiré de BLADE RUNNER et du PRIX DU DANGER. Cependant, si RUNNING MAN est un spectacle efficace, il n’arrive pas à la hauteur de BLADE RUNNER, et si l’action se déroule à deux cents à l’heure, si la mise en scène est très stylisée et l’histoire originale, tout n’est que prétexte pour nous montrer l’inébranlable Arnold, seul, prêt à combattre pour la bonne cause et pour essayer de sauver ce monde de la pénurie ; car à cette époque, la pauvreté règne presque partout, et tout l’argent est misé dans des jeux télévisés, ou est concentré chez des riches. Enfin, tout cela a peu d’importance puisqu’en fait, durant tout le film, Arnold se dépatouille avec des traqueurs qui veulent le réduire à l’état de Monsieur Muscle Usagé. Cela pour le bonheur des télespectateurs de l’émission « Running Man ».

À noter que RUNNING MAN nous permet de retrouver Yaphet-ALIEN-Kotto en très grande forme, et nous fait quand même passer un excellent moment…

Pour vous, la grande question est encore : « Schwarzy va-t-il s’en sortir ? »… Ah, ah ! Je le sais, moi ! »

- P.E.C. -

Réalisation : Paul Michael Glaser / Scénario : Steven E. de Souza (d’après l’œuvre de Stephen King) / Acteurs : Arnold Shwarzenegger, Maria Conchita Alonso, Yaphet Kotto, Richard Dawson…

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Autres critiques publiées dans la catégorie « Retour vers les 80′s » :

Androïde / Cocoon / Retour vers le Futur / Les Goonies / Electric Dreams / Terminator / Lifeforce / 2010 / Les Aventuriers de la Quatrème Dimension / Brazil / Legend / Gremlins / Starman / Les Maîtres de l’Univers / Superman IV : le Face à Face / Princess Bride / Hellraiser

Aujourd’hui sur la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr : TEENAGERS FROM OUTER SPACE (V.O. / 1959)

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Jack Arnold (3e partie)

JACK ARNOLD (3e partie)

(1ère partie & 2e partie)

Jack Arnold (3e partie) dans Cinéma bis 16092701251415263614519520

L’HOMME QUI RÉTRÉCIT (THE INCREDIBLE SHRINKING MAN, 1957)

Écrit par Richard Matheson (STAR TREK, LA QUATRIÈME DIMENSION…) d’après son propre roman, le film nous invite à assister aux mésaventures de Scott Carey qui, après avoir été exposé à des radiations atomiques, voit sa taille décroître de jour en jour. Prisonnier de sa cave et réduit à la taille d’un dé à coudre, Carey doit livrer une dure bataille aux aléas de sa nouvelle dimension, et tout particulièrement à une féroce araignée.

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Sans doute la plus ambitieuse production de Jack Arnold, le tournage ne nécessita pas moins de 14 décors de grandeurs différentes afin de donner l’illusion de rétrécissement du héros. Mais ce ne sont pas ces derniers qui posèrent le plus de problèmes à notre réalisateur, mais plutôt la fin de son film. En effet, la Universal n’approuve guère le final de Jack Arnold où Carey reste réduit à sa petite taille. Craignant que le spectateur n’apprécie pas la fin plus ou moins noire, le studio demande au réalisateur de tourner une autre conclusion où le héros, grâce à un sérum miracle, retrouverait sa taille normale. Jack Arnold refuse de revoir son film et demande à ce qu’il soit soumis à une avant-première où le spectateur tranchera. Celle-ci remporte un accueil tellement favorable que la Universal décide finalement de sortir le film tel quel. Une décision qu’elle ne regrettera pas puisque le film est un succès phénoménal à travers le monde.

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La même année, Jack Arnold écrit le scénario de THE MONOLITH MONSTERS. Après s’être écrasé sur Terre, un météore libère un énorme rocher qui se propage et qui transforme les êtres humains en pierre. Réalisé par John Sherwood (THE CREATURE WALKS AMONG US), le film serait une excellente série B et l’une des plus sérieuses des années 60.

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Le sixième film de SF que réalisera Jack Arnold sera le dernier qu’il fera sous le parainage de la Universal.

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LE MONSTRE DE L’ABIME ( MONSTER ON THE CAMPUS , 1958)

Sur le thème du dédoublement de personnalité, l’histoire du film met en scène un professeur d’université qui, suite à la piqûre d’un poisson préhistorique, se transforme en homme de Néanderthal aux instincts particulièrement meurtriers.

De tous ses films fantastiques, MONSTER ON THE CAMPUS est celui que Jack Arnold aimera le moins. En effet, selon lui le scénario manquait d’épaisseur, mais le manque de temps souvent caractéristique de ce genre de petite production empêcha toute révision.

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Si MONSTER ON THE CAMPUS fut une déception pour Jack Arnold, ce dernier se montrera pleinement satisfait de son film suivant…

16092701251915263614519523 dans Fifties SF LES ENFANTS DE L’ESPACE (THE SPACE CHILDREN)

Véritable avertissement sur les dangers du nucléaire, THE SPACE CHILDREN nous raconte l’aventure d’un groupe d’enfants dont les parents travaillent sur l’élaboration d’un missile à tête nucléaire. Capable de détruire une ville entière, ce missile inquiète des extraterrestres qui entreront en contact avec ces enfants afin d’enrayer la menace pesante.

Produit par la Paramount, THE SPACE CHILDREN est le dernier film de SF que réalisera Jack Arnold.

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Après cette réalisation, il tournera encore plusieurs films surtout placés sous le signe de la comédie. Au début des années 80, il tentera un « come back » au fantastique par l’intermédiaire de deux grands projets. Le premier, un remake de CREATURE WALKS AMONG US dont il ne peut assurer la direction au profit de John Sherwood. Le script est écrit, le story board est dessiné, mais le film ne verra jamais le jour. Le second, une adaptation cinématographique de Sir Arthur Conan Doyle : THE LOST WORLD. Déçu de la version que réalisa Irwin Allen en 1960, Jack Arnold voudrait une traduction parfaite du roman. Là aussi le script est écrit, le story board dessiné, et même les mate paintings seront réalisées. Mais malheureusement Arnold tombe malade et la Universal abandonnera peu après le projet.

En fait Arnold ne fera un retour à la science-fiction que par l’intermédiaire de la télévision où il réalisera un épisode de la série WONDER WOMAN en 1977 et deux pour celle de BUCK ROGERS en 1981.

Victime d’une artériosclérose, il décédera en 1992 à l’âge de 80 ans.

- Dave Altout & Sandrine B.-

(Article publié dans le fanzine Midian numéro 2 de février 1994)



Jack Arnold (2e partie)

JACK ARNOLD (2e partie)

(première partie disponible ici)

Jack Arnold (2e partie) dans Cinéma bis 16092701114815263614519488

LA REVANCHE DE LA CRÉATURE (REVENGE OF THE CREATURE, 1955)

La créature n’est pas morte ! Découverte puis capturée, elle est enfermée dans un océanorium de Floride où deux savants tentent de lui apprendre à parler. Visiblement peu bavarde, la créature s’échappe et s’en va semer la panique en ville. Malgré le côté très commercial de cette suite, Jack Arnold s’en tire tout de même la tête haute, et réalise selon l’avis de plusieurs critiques une séquelle supérieure à CREATURE FROM THE BLACK LAGOON.

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Toujours interprété par Ricou Browning, la saga connaîtra un troisième volet en 1957 avec THE CREATURE WALKS AMONG US (LA CRÉATURE EST PARMI NOUS) sous la baguette du réalisateur John Sherwood. À signaler au générique de cette REVANCHE DE LA CRÉATURE, la première apparition cinématographique de Clint Eastwood dans le rôle d’un assistant de laboratoire. Ce dernier refera une brève apparition dans le film suivant de Jack Arnold…

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TARANTULA (1955)

Adaptation cinématographique plus ou moins fidèle d’un épisode que notre réalisateur tourne pour le feuilleton THE SCIENCE-FICTION THEATRE, TARANTULA exploite un thème cher à la SF des fifties : le gigantisme animal. Après les fourmis de THEM ! (DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE) en 1953, et avant les mantes religieuses de THE DEADLY MANTIS (LA CHOSE SURGIE DES TÉNÈBRES) en 1957, Jack Arnold nous propose une tarentule géante.

Craignant une future famine due à une surpopulation croissante, un scientifique découvre une formule capable d’augmenter la proportion d’un animal. Cobaye involontaire de ses expériences, une tarentule s’échappe de sa cage de verre et s’enfuit dans le désert où elle atteindra une dimension gigantesque. Heureusement pour le monde, Clint Eastwood veille en pilote d’avion. Il détruira l’imposante arachnide.

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Toujours sous l’aile du producteur William Alland, Jack Arnold retrouve pour les besoins de son nouveau film le scénariste Martin Berkeley (THE REVENGE OF THE CREATURE), mais surtout Clifford Stine qui signera les superbes travelling matt du film.

Si diriger des E.T. et une créature aquatique ne posa guère de problème à Jack Arnold, il n’en fut pas de même pour sa nouvelle vedette. Afin de sélectionner la tarentule idéale, la Universal dût importer du Panama plus de soixante spécimens. Sur ce nombre, une petite quantité fut retenue pour le tournage. Comment diriger une tarentule ? Jack Arnold trouve la solution grâce à un petit jet d’air qu’il utilise sur celle-ci pour la faire avancer où il désire.

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Jouant habilement sur l’une des plus grandes phobies de l’humanité, TARANTULA fait mouche et rapporte des millions dans le tiroir-caisse de la Universal.

Année bien remplie que celle de 1955 pour Jack Arnold. En effet, après REVENGE OF THE CREATURE et TARANTULA, il tourne, toujours à la demande de la Universal, les séquences additives à THIS ISLAND EARTH (LES SURVIVANTS DE L’INFINI). En fait, Arnold réalise les vingt dernières minutes du film où l’on découvre la planète Metaluna. Véritable morceau d’anthologie, tout y est : attaques de vaisseaux spatiaux, mutants au crâne hypertrophié et cités futuristes. Un vrai met de choix pour tous les mordus de space opera. Cependant Arnold n’est pas crédité au générique, et seul le nom de Joseph Newman y apparaîtra.

Pas de fantastique au programme de notre réalisateur en 1956, il ne tournera que deux petits westerns de série B.

Par contre 1957 sera une grande année pour lui. En effet, il tournera son film le plus célèbre et l’un des plus grands classiques de la SF des années 50.

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- Dave Altout & Sandrine B.-

(Article publié dans le fanzine Midian numéro 2 de février 1994)



Jack Arnold (1ère partie)

JACK ARNOLD (1ère partie)

Jack Arnold (1ère partie) dans Cinéma bis 16092712574515263614519451

En quelques films, Jack Arnold marque à jamais le cinéma fantastique de son empreinte. Spécialiste de la série B, il reste aujourd’hui le réalisateur le plus célèbre et le plus représentatif de la science-fiction des années 50.

Né le 14 octobre 1912 dans le Connecticut, Jack Arnold fait ses débuts artistiques à la fin des années 30 comme acteur de théâtre. C’est durant la Seconde Guerre mondiale qu’il fait ses premiers pas dans la réalisation par le biais de documentaires qu’il tourne pour l’US Air Force et le Département d’État. Après l’armée, il poursuit dans le court-métrage et sera nominé aux Oscars. Engagé par la Universal, il réalise son premier film en 1953.

LE RETOUR DE LA SF

C’est le début des années 50. Sur les écrans des cinémas américains déferlent westerns et comédies. Mais entre les coups de revolvers et les éclats de rire, un genre cinématographique renaît de ses cendres : la SF, peu présente durant les années 40. C’est à DESTINATION MOON (DESTINATION MOON, Irving Pichel, 1950), un film au budget modeste, que l’on doit cette renaissance. Produit par George Pal (producteur de LA GUERRE DES MONDES), cette histoire de voyage dans la lune rapporte gros et déclenche aussitôt un véritable raz-de-marée de productions SF à la qualité souvent inégale. Chaque studio nous propose alors son grand film. Pour la Fox, ce sera LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA (Robert Wise, 1951) ; pour la RKO, LA CHOSE D’UN AUTRE MONDE (Christian Nyby, 1951) et pour la Universal, LE MÉTÉORE DE LA NUIT que réalise Jack Arnold en 1953.

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LE MÉTÉORE DE LA NUIT (IT CAME FROM OUTER SPACE, 1953)

Pour ses débuts en SF, la Universal voit grand. Le scénario adapte une nouvelle du célèbre auteur Ray Bradbury. On opte pour une réalisation en trois dimensions (premier film SF en relief), un nouveau son stéréo ainsi qu’un nouveau format d’image. Pas de doute, la Universal croit fermement aux capacités de Jack Arnold qui en est seulement à sa deuxième réalisation. Une confiance qu’il ne trahira pas comme le prouvera le fulgurant succès du film au box-office.

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Produit par William Alland et adapté par Harry Essex, l’histoire du film tourne autour du crash d’un vaisseau spatial près d’une petite ville américaine. Afin de réparer leur astronef et de quitter au plus tôt la Terre, les extraterrestres, xénomorphes, utilisent leur pouvoir de dupliquer l’apparence de n’importe quel être humain. Mais bientôt le subterfuge est découvert par la population locale, qui décide aussitôt d’exterminer les étrangers. Heureusement pour les xénomorphes, un scientifique leur viendra en aide et leur permettra de quitter la Terre sains et saufs.

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Pour ses débuts en SF, Jack Arnold se voit attribuer un sujet classique du genre. Mais s’il est encore ici question d’extraterrestres, le film parvient néanmoins à se détacher du reste de la production actuelle par sa vision pacifique de ces derniers. Chose bien rare en ces temps de guerre froide où l’extraterrestre, à l’image du communisme, était souvent un agressif envahisseur pour le peuple américain (voir L’INVASION VIENT DE MARS et LA GUERRE DES MONDES).

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Sans doute séduit par cette originalité et par la mise en scène efficace, le film est un succès auprès du public et conforte Jack Arnold dans la chaise de réalisateur, place qu’il retrouve en 1954 pour…

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L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR (CREATURE FROM THE BLACK LAGOON, 1954)

C’est durant le tournage du MÉTÉORE DE LA NUIT que Jack Arnold entend parler pour la première fois ce cette histoire de créature aquatique. En effet, alors que notre réalisateur met en scène  ses xénomorphes, le producteur William Alland lui présente le premier jet d’un scénario écrit par un certain Maurice Zinn. Arnold trouve le sujet intéressant, et avec l’aide des scénaristes du MÉTÉORE DE LA NUIT il écrit le script définitif. Espérant renouer avec le succès de ses monsters movies des années 30 (voir DRACULA et autres FRANKENSTEIN), la Universal n’hésite pas un seul instant à acheter les droits du scénario et d’en confier la réalisation en 3D à son nouveau fils prodigue, Jack Arnold.

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Quelque part en Amazonie, le squelette fossilisé d’une main palmée est découvert. Intriguée par cette découverte, une équipe de scientifiques se mobilise et se rend sur place en espérant trouver le reste du squelette de ce qui pourrait bien être le chaînon manquant. Mais ils trouveront bien plus que de simples ossements puisqu’une de ces créatures est toujours vivante…

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Défi majeur du film : offrir aux spectateurs une créature originale et effrayante. C’est sur une suggestion de Jack Arnold lui-même que Bud Westmore (responsable du département maquillage de la Universal) réalisera le costume de cette dernière. En effet, Jack Arnold propose que l’on prenne la figurine des Oscars américains et que l’on y rajoute une tête de poisson et des nageoires. Westmore s’exécute et fabrique le costume dont le résultat final est en tous points remarquable. Pour enfiler la panoplie, le réalisateur choisit deux acteurs : Ben Chapman (cascadeur de son état, il interprète toutes les scènes terrestres) et Ricou Browning (aux capacités respiratoires prodigieuses, il se charge de toutes les scènes aquatiques). Ce dernier est devenu depuis le créateur de la série TV FLIPPER LE DAUPHIN et le responsable des séquences sous-marines de L’ESPION QUI M’AIMAIT.

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Fort de son exotisme, de son suspense et des charmes de Julie Adams, le film est une réussite à la fois commerciale et critique. Succès oblige, la Universal réclame immédiatement une suite à Jack Arnold…

- Dave Altout et Sandrine B.-

(Article publié dans le fanzine Midian numéro 2 de février 1994)



Wing Commander, la saga

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WING COMMANDER, LA SAGA (par Ju Galliano)

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Wing Commander est une série de jeux vidéo de combat spatial créée par Chris Robert. Un film, une série animée et des romans en ont été tirés .
C’est avec le deuxième opus que j’ai découvert cette série : Wing Commander II: Vengeance of the Kilrathi, en 1992. À l’époque je jouais à de nombreux jeux vidéo et je n’avais rien vu de semblable .
J’ai toujours rêvé de piloter un X-Wing comme Luke Skywalker, je me passionnais donc pour les jeux de combat spatial. Il y avait bien quelques jeux sympas dans ce style (X-Wing, Epic Inferno), mais aucun ne donnait l’impression de participer à un film comme Wing Commander II le faisait. Les cinématiques de ce jeu permettaient de s’immerger dans cet univers, et l’on s’intéressait réellement au sort des différents personnages. C’est certain qu’aujourd’hui cela doit paraître antique aux yeux des joueurs actuels mais à l’époque ce fut un événement dans le monde vidéoludique, non seulement pour sa mise en scène mais également techniquement : contrairement aux autres jeux, les vaisseaux de Wing Commander étaient colorés, ils n’étaient pas que des assemblages de polygones, on s’y croyait vraiment !
Quelque temps après est sorti un spin-off Wing Commander : Privateer, j’y ai assez peu joué, trop difficile, et l’histoire était moins développée .

La cinématique d’intro :

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Le jeu :

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Le choc Wing Commander III : Cœur de tigre

J’avais adoré Wing Commander II et j’étais persuadé qu’il serait difficile de faire mieux. Pourtant Chris Robert réussit cet exploit. Pour Wing Commander III, les cinématiques furent remplacées par des séquences filmées dignes d’un grand film de SF. Chris Robert eu l’idée géniale d’engager des acteurs connus pour incarner ses personnages : Malcolm McDowell, John Rhys-Davies, Thomas F. Wilson et surtout le génial Mark Hamill dans le rôle du héros, Chris Blair. Un casting pareil dans un jeu vidéo est déjà un événement, et rien que pour cela le jeu serait resté dans les mémoires, mais en plus l’histoire était passionnante, la mise en scène remarquable et les missions époustouflantes. C’est l’un des meilleurs jeux auxquels j’ai joué, une date dans l’histoire du jeu vidéo de science-fiction.

L’intro :

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La première mission :

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Ce jeu fut un succès et une suite assez réussie fut produite l’année suivante, Wing Commander IV : Le Prix de la Liberté.  J’y ai joué sur Playstation, un très bon jeu également, mais j’ai moins apprécié l’histoire.

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D’autres jeux furent produits auxquels je n’ai pas joué, la plupart sont disponibles en abadonware, je les ai téléchargés et j’ai bien bien l’intention d’y jouer, surtout à Wing Commander : Prophecy.

1990 : Wing Commander sur MS-DOS, Mega-CD (1994), Amiga (1994)
1992 : Wing Commander II: Vengeance of the Kilrathi sur MS-DOS
1993 : Wing Commander : Privateer sur MS-DOS
Par Origin Systems
1993 : Wing Commander : Academy
1994 : Wing Commander : Armada
1994 : Wing Commander III : Cœur de tigre sur MS-DOS, PlayStation (1996)
1995 : Wing Commander IV : le Prix de la liberté sur MS-DOS/Windows et PlayStation (1997)
1996 : The Kilrathi Saga
1996 : Privateer 2 : The Darkening
1997 : Wing Commander : Prophecy sur Windows puis Game Boy Advance (2003)
1998 : Wing Commander : Secret Ops sur Windows
2007 : Sortie du prologue de Wing Commander Saga sur Windows et Mac OS X, nouvel opus gratuit développé par des fans de la série (Wikipedia )

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Wing Commander, le film

En 1999, Chris Robert réalisa un film tiré de sa série de jeux vidéo. Malgré le succès des jeux, ce fut un échec commercial et il semblerait que ce soit cela qui ait mis fin à la saga.
J’avais moi-même été déçu par ce film lorsque je l’avais vu à sa sortie au ciné, j’en attendais peut-être trop, et les différences visuelles et scénaristiques qu’il y avait avec le jeu m’avaient rebuté.
Chris Robert semble avoir préféré une approche réaliste pour son film, en effet il fait plus penser à un film de guerre qu’à un space opera coloré. De plus on y voit assez peu les Kilrathi et ils n’ont pas le même aspect que dans les jeux, ça renforce leur côté menaçant car il est vrai que ceux des jeux faisaient un peu nounours. Le héros,Christopher Blair, possède dans le film des capacités extra sensorielles qu’il n’a pas dans les jeux, il descend d’une branche de la race humaine, les pélerins, qui avait développé la capacité de naviguer dans l’hyper espace d’instinct.
Aujourd’hui j’aime bien ce film et je trouve que ces petites différences par rapport aux jeux lui donnent une identité propre et le différencie des autres space operas.
Pour moi le gros points noir ce sont les acteurs, Freddie Prinze Jr et Matthew Lillard remplacent Mark Hamill et Thomas F. Wilson, et ils ne sont vraiment pas à la hauteur. Freddie Prinze Jr n’a aucun charisme, il a en permanence un air ahuri, et Matthew Lillard est trop cabotin et grimaçant. Je comprends ce choix de casting car ils étaient tous deux à l’affiche de quelques films ayant eu du succès à la fin des années 90. Quand je vois comment ces deux abrutis gâchent ce film je me demande ce que serait devenu Star Wars sans le talent de Mark Hamill et Harrison Ford.
C’est dommage en tout cas que cet univers n’ait pas connu d’autres développements. Chris Robert travaille aujourd’hui comme producteur dans le cinéma. Espérons qu’il puisse un jour rescussiter sa saga spatiale sous une forme ou une autre .

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- Ju Galliano -



David Guivant : parcours d’un cinéaste amateur calédonien passionné de SF

David Guivant : parcours d'un cinéaste amateur calédonien passionné de SF dans Anime 13100208544615263611602685

Certains le connaissent déjà à travers des forums, des sites américains ou YouTube. Qui ? Mais David Guivant, notre cinéaste amateur calédonien, fan de science-fiction et de STAR WARS, à qui l’on doit des courts-métrages réalisés avec une passion et une ferveur inébranlables, celles du genre à déplacer les montagnes ! THE SOLO ADVENTURES, IRON MAN et CAPITAINE FLAM figurent parmi ses réalisations ou projets. David nous fait l’honneur de présenter dans Les Échos d’Altaïr son parcours étonnant.

Je suis David Guivant, réalisateur calédonien indépendant ayant achevé un court-métrage en décembre 2006, une adaptation de la bande-dessinée L’INVINCIBLE IRON MAN TV SHOW diffusée sur le net et sortie 4 mois avant le film d’Hollywood (Screenrant, lien officiel).

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Ne possédant aucun budget pharaonique ou matériel professionel, les cinéastes amateurs voulant attirer l’attention des studios dans le but de décrocher un emploi dans le milieu cinématographique, font généralement des courts-métrages eux-mêmes comme Steven Spielberg (avec le court-métrage FIRELIGHT à ses débuts avant de décrocher un poste à Universal Studios pour réaliser un épisode de COLUMBO). D’après son complice, George Lucas, « Steven pouvait faire voler des avions à hélices qui se déplaçaient plus vite que la vitesse de la lumière comme des vaisseaux. »

Le succès de la saga STAR WARS a incité de nombreux fans, dont moi-même, à réaliser leur propre version de STAR WARS par le biais de décors, d’effets spéciaux et de scénarios souvent fort intéressants. J’avais réalisé avec mes amis GEORGE LUCAS : LEGEND OF THE FORCE, relatant la rencontre entre deux légendes du cinéma, Spielberg et Lucas, ainsi que PRIME OF THE JEDI, une suite fictive tournée à Yaté, Fort Tereka, mais aussi à Nouville, au Mont-Coffin, au Mont Vénus… L’acteur Abel Lasserre, qui interprète le rôle de Lucas, Boba Fett et Darth Nekrom, a été sculpteur et fabriquant de costumes pour le court-métrage PRIME OF THE JEDI. Lors de la diffusion du court-métrage au Grand Rex à Paris, son costume de Boba Fett a gagné le 4ème prix du meilleur costume STAR WARS de France.

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Mes projets sont en général des courts-métrages à but non lucratifs, réalisés sans aucun budget, mais avec le cœur à l’ouvrage, beaucoup de passion, et avec l’aide de mes amis tous fans de science-fiction.

Après une incursion dans STAR WARS, j’ai décidé de passer à l’univers « Marvelien ». Grâce à INVINCIBLE IRON MAN et un début de CAPTAIN FUTURE – CAPITAINE FLAM, j’ai pu intégrer la prestigieuse Digital Animation & Visual Effects School à Universal Studios, Orlando. Durant ma formation, j’ai pu participer à deux projets : ANTHRO du réalisateur Aristomenis Tsirbas (réalisateur de BATTLETECH et BATTLE FOR TERRA) et STAR WARS : THE SOLO ADVENTURES, mettant en scène Chewbacca et Han Solo. Ce dernier a gagné le prix du meilleur court-métrage animé au concours de fan films à Celebration V, la plus grosse convention STAR WARS de la planète, dont le juge est le fameux George Lucas lui même.

Je suis de retour sur mon projet CAPTAIN FUTURE, inspiré des Romans d’Edmond Hamilton et du dessin animé culte CAPITAINE FLAM. Le tournage s’est déroulé entièrement en Nouvelle-Calédonie, au Lycée Blaise Pascal, dans une salle d’histoire-géo transformé en plateau de cinéma ! Ce projet est une suite qui se déroule 5 ans après les événements décrits dans les romans ainsi que les dessins animés. Il est entièrement réalisé en 2D (aucune 3D n’a été utilisée) suivant les traces du réalisateur Kazuaki Kirya (CASSHERN, GOEMON) où le monde réel et le manga fusionnent entre eux.

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Paul Lasserre, qui fut le premier homme à interpréter Tony Stark en live dans le court-métrage IRON MAN, troque son armure de vengeur contre celle du Capitaine Flam. Abel Lasserre est également de retour dans le rôle de l’androïde Otho. Frédéric Lasserre, nouveau venu, incarne le Marshal « Starwolf » Ezra, chef de la police intergalactique, croisement entre un Jack Palance et un Lee Van Cleef futuriste. Le Capitaine Flam est aussi entouré de beautés diaphanes, telles que Joan Randall (Tehani Jeandot), la Comtesse Cydonia (Valentine Ollivaud), la Princesse Inana (Ophélie matkovic) ainsi que la reine Thiamat (Nania Turpin).

CAPTAIN FUTURE est toujours en phase de post-production. En attendant sa sortie, les fans peuvent visualiser le teaser sur le net ou bien le voir sur un grand écran au Tri-Cities International Fantastic Film Festival à Washington, Chicon 2012 à Chicago, Radcon Convention à Pasco et Northwescon 2012 à Seattle (voir également ici et).

Après CAPITAINE FLAM, je me lancerai prochainement dans une adaptation de MODULE D’ACTION SECRETE KOMMANDO (M.A.S.K.). Un petit souvenir de l’univers de M.A.S.K, générique inoubliable des années 80 :

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- David Guivant -



Myrihandes, le Secret des Âmes-Soeurs

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Etonnant de découvrir au gré de mes flâneries nocturnes sur la grande Toile du web cet auteur français, dont le nom ne vous dira peut-être rien, et pourtant… Guilhem Méric, ce romancier sétois sorti de l’ombre en 2010 avec sa saga Myrihandes (éditions Au Diable Vauvert), est un ovni de la littérature francophone.

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La Fantasy est un genre de prédilection chez nos compatriotes anglais et américains, et après lecture de cet ouvrage narrant une mystérieuse légende sur des âmes-soeurs capables de fondre leurs corps en un être unique, je n’ai pu m’empêcher de penser à l’oeuvre mythologique de Platon qui, dans le Banquet, et en particulier le Discours d’Aristophane, expliquait comment les êtres merveilleux que nous étions jadis se sont trouvés tranchés en deux moitiés par Zeus pour être enfin implorés par les Hommes.

Mêler ce mythe de l’Antiquité, traditionnellement étudié par les chères têtes blondes de nos collèges, avec l’univers magique de la Fantasy, était déjà en soi ingénieux. Car Guilhem Méric, plutôt que de se contenter d’adapter simplement ce conte, s’en est librement inspiré pour créer sa propre mythologie et bâtir un monde époustouflant, qui possède le double mérite de divertir l’enfant qui est en nous et de faire réfléchir l’adulte sur sa propre nature, sur ses relations avec autrui, qu’il s’agisse d’amitié, de haine ou d’amour.

Mais l’originalité de l’auteur ne tient pas seulement à l’oeuvre du livre. Et c’est là que j’en reviens à ce mot « ovni » qui s’est imposé à moi à sa découverte.

En poussant la curiosité, j’ai pu découvrir que Guilhem Méric oeuvre depuis plusieurs années sur l’adaptation cinéma de son roman. Et pas en dilettante. En consultant le site web consacré au projet, on tombe littéralement des nues : des dizaines d’illustrations de décors et de personnages (la plupart sous les traits de comédiens célèbres), des thèmes musicaux originaux (d’une qualité indéniable), et même un documentaire vidéo – dont certaines images sont saisissantes – présentant le projet ainsi qu’une partie de l’équipe de « préproduction ». Encore une initiative de l’auteur.

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Quand on peut voir que ce documentaire, flanqué d’un teaser bien ficelé, est déjà présent sur Allociné, partenaire du projet du film, on se demande encore comment le nom de Myrihandes n’est pas encore sur toutes les lèvres, notamment celles des aficionados d’Harry Potter et autre Seigneur des Anneaux.

Ajoutez à cela que Myrihandes est présent sur la plupart des grands réseaux sociaux, et vous pourrez imaginer le travail titanesque de l’auteur, de son éditeur et de toute l’équipe d’Harmonia Productions !

Peut-être faudra-t-il attendre la sortie des autres tomes de la saga pour qu’explose Myrihandes ? C’est tout le mal que je souhaite à Guilhem Méric, sélectionné pour le prestigieux Prix Méditerranée des Lycéens 2012. A mon sens, il tient là entre ses mains matière à rivaliser avec les plus grands du genre.

C’est là bien sûr mon avis, mais je tenais à vous le faire partager, car une fois n’est pas coutume : la Fantasy made in France, quand elle est bonne, mérite d’être aussi bien défendue, sinon mieux, que l’anglosaxonne !

- Silmarilla -

Pour en savoir plus :

http://www.myrihandes.com/

http://www.myrihandes-lefilm.com/home.htm



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