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Archive pour la catégorie « Science-fiction »

2312 – de Kim Stanley Robinson (2012)

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Kim Stanley Robinson restera certainement dans les annales de la science-fiction pour sa Trilogie martienne, seuls bouquins parmi la vingtaine qu’il a écrit à ce jour, à traîner encore sur les rayonnages de la Fnac et des espaces culturels Leclerc. Une œuvre-monde, « planétaire » pourrait-on dire sans abus de langage, qui envisage la colonisation de la Planète Rouge (puis Verte, puis Bleue) avec un tel luxe de détails qu’on applaudit encore bien bas ses lecteurs capables d’immersion dans un récit d’une telle ampleur, à une époque où, Internet oblige, notre capacité d’attention se rapproche dangereusement de celle d’une crevette d’Encelade (s’il s’avère, un jour, qu’elles existent).

19031705350315263616162089 dans Science-fictionInitialement, et comme il le confiait dans un entretien accordé à la revue Structo, l’aède du régolite voulait juste raconter une histoire d’amour entre une Mercurienne et un Saturnien, aux sens astrologique et astronomique des termes. Pour que le public adhère à ce concept, il lui a fallu inventer « one more future history ». Le bonhomme s’intéressant notamment à la science, sans pour autant sombrer dans la technophilie béate, à la politique (de gauche) et à l’écologie, 2312 lui offrait l’opportunité de décrire une utopie plausible comme cadre à son intrigue. Un cadre et pas seulement un arrière-plan.

En effet, le roman se compose de courts chapitres – à deux exceptions près, lesquelles se font d’ailleurs écho – qui alternent entre fiction pure : l’enquête de Swan (la Mercurienne) et Warham (le Saturnien) pour tenter de déterminer la cause d’un acte terroriste perpétré contre une cité mercurienne, cela va bien au-delà, mais on va la faire courte, et bribes de documents futuristes ayant trait à l’histoire du système solaire, à la bio-ingénierie, à l’astronomie et autres procédés de terraformation. Évidemment, chapitres narratifs et encyclopédiques s’articulent de manière à former une trame suffisamment cohérente, et captivante, pour que le lecteur arrive à remplir par lui-même, les zones d’ombre laissées par l’auteur.

19031705370915263616162090Nul ne sait si, dans trois siècles, l’humanité aura effectivement colonisé le système solaire, ni si elle voyagera à bord de gigantesques astéroïdes-terrariums, mais une chose est sûre : si un homme du futur tombe sur le roman de Robinson, il constatera qu’au début du 21e siècle, les préoccupations de ses ancêtres tournaient autour de la crainte du réchauffement climatique, du développement de l’intelligence artificielle et de la nécessaire collaboration entre les peuples. Parviendra-t-il à se reconnaître dans ces personnages post-humains, portés au rang de demi-dieux par le pouvoir du génie génétique, détachés des contingence spatiales, temporelles, matérielles et de sexuation ? Si c’est le cas, l’écrivain aura prouvé, à titre posthume, qu’il avait su pressentir l’évolution de notre espèce. Sur ce point, on pourra dire que son œuvre faisait bien preuve de la « véracité parfaite » vantée sur la quatrième de couverture des éditions Actes Sud.

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2312 connaîtra-t-il un jour la notoriété d’un 1984 ? Difficile à croire, pour passionnant qu’il est. En attendant, il reste un brillant roman de science-fiction, qui – conformément à la définition du genre qu’en proposait John W. Campbell au début des années 1960 – permet au lecteur « d’envisager le passé, le présent et l’avenir depuis un point de vue différent, et de réfléchir à la façon dont nous pourrions agir autrement » en formant « un système d’analogie commode pour réfléchir à de nouvelles idées scientifiques, sociales et économiques, et pour réexaminer de vieilles idées ».

- Le Hangar Cosmique -

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SPACE COMMAND : L’ÉPISODE PILOTE

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Si vous n’avez jamais entendu parler de SPACE COMMAND, c’est normal. Il s’agit d’une série de science-fiction financée par des fonds participatifs et destinée uniquement aux aficionados du genre space opera ! Le premier épisode de près d’une heure est disponible gratuitement sur YouTube depuis le 1er janvier 2019 avec des acteurs issus de STAR TREK et de BABYLON 5, alors ne nous privons pas !

SPACE COMMAND est une création de Marc Scott Zicree, qui a travaillé sur quelques-unes des plus prestigieuses séries de science-fiction (BABYLON 5, STAR TREK : THE NEXT GENERATION, STAR TREK : DEEP SPACE NINE, THE NEW TWILIGHT ZONE…) et qui est un fan absolu de la SF rétro de l’âge d’or des pulps, de celle des films des années 1950 comme PLANÈTE INTERDITE, LES SURVIVANTS DE L’INFINI ou LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA, mais aussi de celle du début des années 1960 avec, pour la télévision, LA QUATRIÈME DIMENSION ou AU-DELÀ DU RÉEL (THE OUTER LIMITS). Il est à ce propos l’auteur du livre de référence The Twilight Zone Companion.

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Les Échos d’Altaïr avaient déjà consacré en 2012 un article sur le projet balbutiant de SPACE COMMAND, disponible ICI. Nous vous conseillons vivement de le lire si vous souhaitez en apprendre davantage sur les origines de la série. Cependant si SPACE COMMAND opte pour un virage à 180° en délaissant finalement la SF rétro pour sa version high-tech, elle en conserve, heureusement, le fameux sense of wonder et aussi ses vaisseaux fusées !

Et quelle brochette d’acteurs ! Marc Scott Zicree (qui aime se faire surnommer Mr. Sci-Fi…) a tout bonnement employé les services de… Robert Picardo (STAR TREK : VOYAGER), Bruce Boxleitner (TRON, BABYLON 5…), Milra Furlan (BABYLON 5), Bill Mumy (PERDUS DANS L’ESPACE, la série des 60′s, BABYLON 5) et Doug Jones (Saru dans STAR TREK : DISCOVERY, LA FORME DE L’EAU…) ! Un plaisir de les retrouver tous !

Si cet épisode pilote de SPACE COMMAND s’avère un peu bavard (il faut dire que comprendre la V.O. n’arrange pas les choses…), parfois très hésitant en matière d’effets spéciaux (néanmoins la scène d’ouverture est plutôt réussie) et flanqué d’une musique atroce, on peut saluer le courage de Marc Scott Zicree d’avoir su mener à bien son fabuleux projet en s’aidant non seulement d’acteurs chevronnés mais aussi d’une équipe de techniciens assez doués pour nous offrir un spectacle fort sympathique. On attend la suite !

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

L’ÉPISODE PILOTE COMPLET (EN V.O.S.T.) :

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ROBOT-COOL (52) : LES NON-LINÉAIRES

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Comme leur nom l’indique, les « Non-Linéaires » sont différents, et dans le cas de la co-production polonaise, estonienne et ukrainienne, L’ENQUÊTE DU PILOTE PIRX (1978), ils sont différents des humains. Différents, mais pourtant parfaitement identiques physiquement, d’où leur côté cool. Mais ce serait présomptueux de ma part de les considérer comme cools parce qu’ils ressemblent aux humains. Mais c’est justement parce que les humains ne peuvent pas les dissocier que les « non-linéaires » sont parfaits.

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L’intrigue du film : Le commandant Pirx est sollicité pour prendre le commandement d’un vol spatial à destination de Saturne. La mission officielle consiste à mettre en orbite deux satellites autour de la planète en évitant les anneaux. Mais en réalité le but de la mission consiste à tester la fiabilité d’un nouveau produit électronique : des androïdes parfaitement identiques à des être humains mais dotés d’une force physique et d’un pouvoir de cognition bien supérieurs. Le commandant du vaisseau spatial et les membres de l’équipage devront ignorer qui est un « non-linéaire » et qui est un humain. Le commandant Pirx d’abord réticent, accepte finalement la mission lorsqu’il est victime d’une tentative de meurtre…

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Donc un an avant que l’androïde Ash sème la paranoïa dans le vaisseau Nostromo, L’ENQUÊTE DU PILOTE PIRX animait déjà le même sentiment mais avec plusieurs androïdes indissociables des passagers humains au sein du vaisseau Goliath que vous pouvez apercevoir ici https://pics.imcdb.org/0is227/statek7dg8.8394.jpg et ici https://pics.imcdb.org/0is227/statek9ub2.5230.jpg . L’enquête du commandant Pirx, parallèlement à sa mission, consiste donc malgré lui à les démasquer. À moins qu’ils ne se démasquent eux-mêmes. Leur but étant de réussir leur mission en faisant preuve d’une sociabilité sans faille pour pouvoir participer à des missions plus importantes, quitte à montrer leur dévouement à Pirx. Mais alors que les passagers du Goliath constatent le sabotage du système, Pirx découvre un enregistrement anonyme réalisé par un non-linéaire » qui dévoile ses véritables intentions : éliminer les humains en faisant croire à un accident et ramener seul l’appareil sur Terre afin de démontrer l’importance des siens…

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Ainsi, il règne dans le film un peu de cette paranoïa en huis-clos qui était déjà présente dans les adaptations de SOLARIS de Stanisław Lem. L’ENQUÊTE DU PILOTE PIRX étant adapté de la nouvelle « Rozprawa » (L’audience) du même Stanisław Lem, par le réalisateur Marek Piestrak.

- Trapard -

Autres vedettes de la catégorie Robot-Cool :

 Robby / Maximilian / Hector / Gort / Twiki / Cylon / Maria / Robot (Perdus dans l’Espace) / V.I.N.CENT / Tobor / Robot de Silent Running / Androïde de MondwestC-3PO et R2-D2 / Terminator / Data / Androïdes de THX-1138 / Robocop / Steve Austin et Jaimie Sommers / Numéro 5 / Ilia / Robot-John / Nono / WALL-E / Robot Bikini / A.P.E.X. / Peepo / Chalmer / REM / Servante du Gardien / Danguard Ace /Géant de Fer / Protector 101 Killbot / Robot de Total Recall (2012) / Mechagodzilla / Zero / Inspecteur Gadget / MARK 13 / AMEE / Goldorak / Robot Sentry / Marvin / Olga / Questor / Robot de Xenogenesis / Robots de Pyrite / Evolver / Mycènes / Yoyo / Bio-droïdes / Bender / Isaac / K-Tron

Robot « cool » ou « craignos » ?

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ALITA : BATTLE ANGEL – LA CRITIQUE

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Synopsis

Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé – elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

Voilà plusieurs années que James Cameron a annoncé la mise en chantier de l’Œuvre Culte de Yukito Kishiro. Las, ses multiples projets l’ont obligé à reporter sans cesse cette adaptation ô combien attendu des fans, multipliant au passage le risque d’augmenter les déçus. Et je sais de quoi je parle : dire que j’apprécie Gunnm est très en dessous de la vérité… Je suis un fan de la première heure et la belle Gally a passé de nombreuses heures sous mes doigts. Autant dire que j’attendais ce film avec une grande impatience (une très grande même) et c’est ainsi que j’ai tout fait pour assister au plus vite à une séance de diffusion, en ayant tout de même une énorme appréhension sur la déception que j’allais peut-être vivre.

Alors, cette adaptation américaine est-elle à la hauteur des attentes des fans ? Sera-t-elle juste bonne à oublier très rapidement ? Qu’y ai-je donc bien trouvé pour sortir (enfin) de ma retraite et vous proposer cette critique ? Mais surtout, la Raclette est-elle meilleure lorsqu’elle est poivrée ? Autant de questions auxquelles je vais m’efforcer de répondre ici (SANS SPOILER) et pas ailleurs : sur Les Échos d’Altaïr. Accrochez-vous bien à votre déjeuner, c’est parti !

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De Gunnm à Alita

Avant de nous attaquer au film, un petit rappel sur le manga Gunnm s’impose.

Gunnm est une série de mangas de Yukito Kishiro en neuf volumes. La version française est publiée en intégralité par Glénat entre 1995 et 1998. Gunnm est la première série de l’auteur et également celle qui le révèle au Japon.

Les deux premiers tomes de Gunnm sont adaptés en deux OAV en 1993 et commercialisés en français sous format VHS en 1995. Le manga connait également une suite alternative, Gunnm Last Order, publiée entre 2000 et 2014, ainsi qu’une troisième série, Gunnm Mars Chronicle, en cours de publication. L’univers de Gunnm est également enrichi par un roman sorti en 1997, par le jeu vidéo Gunnm Kasei no kioku sorti en 1998, ainsi que par deux mangas inspirés de l’histoire principale, le one shot Ashman et le recueil d’histoires courtes Gunnm Other Stories, sortis respectivement en 1997 et en 2007.

En 2003, le réalisateur James Cameron annonce la préproduction d’une adaptation de Gunnm dont il a acquis les droits plusieurs années auparavant. Fin 2008, l’artiste numérique Mark Goerner affirme qu’il travaille sur le projet depuis environ un an et demi mais que, bien qu’une bonne partie de la préproduction soit terminée, aucune sortie n’est alors programmée même après la sortie du film AVATAR.

En 2009, James Cameron déclare que le travail sur AVATAR, avec les différentes technologies utilisées, est bénéfique pour l’adaptation de Gunnm, et que l’équipe de production possède déjà un bon scénario et a réalisé beaucoup de travail sur le design. Il déclare quelque temps plus tard qu’il souhaite adapter les premiers chapitres du récit, notamment le motorball. En 2013, la production du film est annoncée pour 2017, après la sortie du deuxième volet de la franchise AVATAR.

Finalement, les quatre suites d’AVATAR prévues ne permettant pas à Cameron de se consacrer au projet, il en devient producteur en compagnie de Jon Landau, et Robert Rodriguez est choisi pour en assurer la réalisation sur un script de Laeta Kalogridis. La date de sortie du film, nommé ALITA : BATTLE ANGEL (tiré du nom américain du manga : Battle Angel Alita), est annoncée par la 20th Century Fox pour le 20 juillet 2018.

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Un casting impeccable

Est-il besoin encore de présenter James Cameron ? Le producteur et scénariste du film qu’on a déjà vu crédité aux génériques de films si peu connus comme NEW YORK , TERMINATOR, ALIENS, ABYSS ou encore AVATAR ?

Celui-ci laissera donc les commandes du film au non moins connu Robert Rodriguez, plutôt habitué aux frasques déjantées comme DESPERADO, UNE NUIT EN ENFER ou SIN CITY.

Pour le rôle principal de Gal… pardon, Alita, c’est Rosa Salazar qui s’y colle. On a pu l’apercevoir dans DiIVERGENTE 2, LE LABYRINTHE ou AMERICAN HORROR STORY.

Ido, quant à lui, est interprété par Christoph Waltz qui a au moins le mérite d’être très ressemblant à la version papier. Cet acteur d’origine allemande à déjà été vu dans INGLORIOUS BASTERDS, SPECTRE ou même INSPECTEUR DERRICK.

Keean Johnson, peu connu en France, interprète quant à lui Hugo. Il est apparu au casting de quelques séries américaines (NASHVILLE, SPOOKSVILLE…).

On reconnaîtra également Jennifer Connelly (DARK CITY, LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA), Mahershala Ali (LES 4400, HUNGER GAMES) et les apparitions d’Edward Norton (AMERICAN HISTORY X, FIGHT CLUB), Ed Skrein (DEADPOOL, GAME OF THRONES) ou encore Eiza González (série UNE NUIT EN ENFER, BIENVENUE À MARWEN).

On a affaire ici à un casting mêlant donc des acteurs plus ou moins connus, voir pas du tout, mais tous sans exception jouent leur rôle à la perfection dans cette adaptation cinématographique. Mention spéciale à Rosa Salazar dont le visage a été modélisé en image de synthèse pour lui ajouter ses « gros yeux ». Elle interprète magnifiquement Alita, et ce n’est pas peu dire.

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Une belle adaptation…

C’est certainement l’un des points forts de ALITA : BATTLE ANGEL. L’interprétation sans faille de Rosa Salazar lors des combats est à couper le souffle. Les mouvements de l’héroïne sont retranscrits à la perfection et on retrouve certaines images du manga reproduites très fidèlement. On pourrait parfois même superposer les visuels du film aux dessins du manga comme un calque.

Les autres personnages en général sont criants de vérité. Ido semble tout droit sorti du papier et Hugo ne fait pas pâle figure. Zalem est resplendissante et la ville d’Iron City est également une bien belle représentation de celle du livre. On trouvera également un bon portage du scénario des trois premiers tomes. De la découverte de la tête de notre cyborg préféré jusqu’à l’image finale du film, on retrouve les éléments majeurs qui ont fait les heures de gloire de Kishiro. Le Motorball est très bien retranscrit également, sur ce point les attentes des fans sont assouvies.

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… Mais très propre !

Et c’est là le principal point négatif que tout fan de la première heure pourra reprocher à ALITA. On est loin, très loin de la violence des scènes du manga. La décharge s’est transformée en ville que l’on aimerait visiter (d’ailleurs bon nombre de figurants en arrière plan semble tout droit sorti d’un tour opérator), les nombreux cyborgs d’apparence fort peu recommandable disparaissent au profit de versions plus humanisées. De même, cette impression de crasse dans laquelle évoluent un grand nombre de pauvres types passent directement à la trappe.

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Voire même un peu trop.

Et que dire des combats, qui perdent la folie des protagonistes de la version papier ? Exit les shoots d’endorphine, rangées les têtes qui éclatent ! Film grand public oblige, Cameron et Rodriguez ont du rendre Kuzutetsu, son ambiance et ses combats beaucoup plus propres. Bien entendu, on comprendra parfaitement ce choix : un portage pur et dur serait tout bonnement impossible car censuré PG18…

Si celui qui découvre ALITA avec le film trouvera l’univers qu’il regarde fort sympatique, le fan de la première heure restera parfois un peu sur sa faim avec cette version édulcorée du monde qu’il connait bien.

De même, dans un soucis d’humanisation, le personnage de Chiren à été ajouté à l’histoire. Peu exploité et apportant une énorme incohérence avec l’histoire du manga, la femme d’Ido aurait peut être gagné à avoir un rôle plus évolué : ce n’est pas les possibilité qui manquent. Les fans regretterons également les écarts concernant les origines de la Lame de Damas, du corps du Berserker ou encore le manque de détail de la partie Mortorball. Il va falloir faire quelques pirouettes scénaristiques pour une éventuelle suite…

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Ou comment perdre en émotions…

Cet apport d’humanité se paye donc au prix fort : on y perd en émotions. Si on appréciera les phases de combat, je le répète, très proches de ce qu’on voit dans le manga, certaines scènes perdent énormément par le portage à l’écran. Cette image souriante de Hugo lors d’un point crucial de l’histoire est ici remplacée par un visage terrorisé, le spoil par Chiren d’une solution à un problème épineux qui aurait pu tirer les larmes du spectateur, … Autant d’erreurs qui auraient pu être évitées facilement et qu’on aurait véritablement aimé ne pas avoir à subir.

Et pourtant… Pourtant on en redemande. Car malgré ces points négatifs, il n’en reste pas moins que ALITA : BATTLE ANGEL est une véritable réussite. De part son univers, de part ses personnages, et de part son interprétation magistrale des personnages principaux.

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Quelques bonnes raisons d’apprécier Alita !

Rosa Salazar : parfaite dans le rôle de Gally, on ne pouvait rêver mieux. Parfois naïve comme une enfant, parfois agressive comme une guerrière, l’interprétation de Salazar est juste impeccable.

Le Motorball : nom de D… Et une suite centrée sur l’ascension d’Alita en tant qu’Ange de la Mort championne du jeu, c’est possible m’Sieur Cameron ?

Le casting : pas mauvais dans l’ensemble, voir excellent parfois. Dommage que certains seconds rôles ne soient pas plus exploités.

Les combats : et la maîtrise du corps de combat par un esprit de combat. On a des images splendides qui sont la parfaite adaptation de certaines planches du manga.

Les décors magnifiques : que ce soit la scène de la décharge au début ou la ville d’Iron City, c’est du beau travail. L’exemple même de la supériorité des décors réels sur les images de synthèse.

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Conclusion personnelle

Je l’ai déjà évoqué plusieurs fois dans ce texte, en tant que fan de la première heure il faut parfois se faire violence pour passer outre certains passage de ce film. Et pourtant, j’y suis retourné une seconde fois. Et si je n’ai pas pleuré à chaudes larmes, j’ai eu presque constamment le sourire aux lèvres et les yeux humides. D’abord parce que je l’attendais ce film, et pas qu’un peu. Et voir la belle Gally enfin en mouvement m’a procuré beaucoup de joie. Du coup, je suis passé outre les nombreux petits défauts du film et c’est un pur bonheur.

NotaSkarn : 18/20

- Skarn -

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SPIDER-MAN : NEW GENERATION – LA CRITIQUE

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SPIDER-MAN : NEW GENERATION

C’est sans attente spéciale que je suis allé voir ce film d’animation dont je ne connaissais à vrai dire pas grand chose, n’étant pas un grand adepte des comics Spider-Man. De ce super héros aux super pouvoirs arachnéens je retiens surtout les précédents films. Il y a eu l’excellente trilogie de Sam Raimi malgré un troisième épisode décrié, rapidement enchaîne des deux AMAZING SPIDER-MAN de Marc Webb, avec un premier opus qui m’a réellement déçu et une suite honorable, puis Marvel Studio a racheté la licence il y a quelque temps pour intégrer Spidey dans son gigantesque MCU mais n’a pas su me convaincre par sa propre adaptation, nouveau reboot avec un Peter Parker peut-être trop ado pour m’atteindre. Enfin débarque de nulle part le film dont il est question dans cet avis : SPIDER-MAN : NEW GENERATION ou SPIDER-MAN : INTO THE SPIDER-VERSE pour le titre original.

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Sans entrer dans les détails du scénario, nous voilà plongé dans une dimension parallèle à celle que l’on connait, dans laquelle plusieurs Spider-Héros de différentes dimensions devront s’unir pour sauver l’une d’entre elles et pouvoir rentrer chacun chez eux. L’histoire a bel et bien cette inspiration comics, elle est farfelue, grandiose, prétexte à toutes les folies, et cela fait du bien de retrouver cet aspect formidablement impossible là où tout est sujet à trop de réalisme dans les films live action. C’est simple, ce film là n’aurait pas pu marcher en live. Le visuel vient confirmer cette idée avec un rendu 19021408251415263616119605 dans Science-fictiongraphique absolument magnifique ! C’est coloré, léché, le dessin est soigné, les effets mêlant 2D et 3D sont du plus bel effet. Ajoutez ce petit « grain » à la photo sous certains effets de lumière rappelant le format papier, une animation légèrement saccadée faisant fit d’une fluidité outrancière pour se focaliser sur le style, une mise en scène dantesque, parfois illustrées sous forme de cases et de bulles avec des onomatopées, véritable hommage aux comics, et vous obtenez l’un des plus beaux films d’animation jamais réalisé !

Oui, ce Spider-Man enterre bien d’autres productions, ne serait-ce que par cet aspect, mais il ne se résume pas qu’à cela. Les personnages sont travaillés, drôles, charismatiques, ils ont chacun leur histoire, et bien que plusieurs Spider-Héros soient en retrait par rapport à d’autres, ils ont tous leur utilité, leur moment de gloire. J’ai tout simplement adoré chacun d’entre eux. Le fait qu’ils soient chacun issus d’univers différents marque un contraste graphique entre eux et vient nous rappeler le sujet à chaque instant. Dépaysante, rafraîchissante, surprenante à chaque instant, chaque séquence mêlant tous les héros se veut unique, que ce soit dans l’action ou dans les dialogues. Du jamais vu, diablement intéressant ! Même les vilains, qui n’apparaissent pas tant que ça, ont un traitement bien senti, 19021408272515263616119606notamment le Caïd. Mais les deux personnages qui m’ont vraiment marqué sont le Spider-Man de la dimension dans laquelle on se trouve, le tout jeune Miles Morales qui découvre ses pouvoirs et qui a une relation particulièrement touchante avec son père flic, et bien sûr le Spider-Man de notre dimension, le Peter Parker que l’on connait, qui pourtant est très différent dans cette adaptation. Mal luné, mal rasé, bedonnant, vieillissant, et pourtant il rappellera à tout un chacun le seul et unique Spider-Man, le vrai, car il n’a rien perdu de son humour et de son héroïsme.

On notera également une bande son mêlant orchestrations et soundtrack hip hop, moderne, collant bien à chaque scène, tout ce qu’il faut pour mettre le spectateur dans le bain et l’immerger comme il se doit à la fois dans les scènes d’exposition et les scènes de combat. Et ces phases d’action sont terribles ! Mouvementées, parfois pleines de détails, d’effets pyrotechniques ultra colorés mais toujours lisibles, la mise en scène fracassante vient rehausser encore davantage la qualité d’un film qui sait quand et où s’arrêter pour se concentrer sur les personnages et l’histoire. Rien de transcendant dans le fond, mais c’est exécuté de façon magistrale. On n’oublie pas le côté fendart de cet opus, de grands rires viendront me surprendre car les différentes vannes font mouche à de nombreuses reprises, enrobant une réal quasi parfaite dans un sirop de fun très sucré.

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En bref, c’est drôle, c’est frais, c’est magnifique, c’est bien réalisé, on ne retiendra presque aucun défaut, si ce n’est un scénario assez prévisible, alors que demander de plus ? Une suite, probablement. Je le conseille plutôt deux fois qu’une si vous aimez l’animation stylisée ou les super héros, et si vous aimez les deux alors vous serez comblé.

- Di Vinz -

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LE MAÎTRE DU TEMPS (1970)

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LE MAÎTRE DU TEMPS (1970)

Oui je sais que le titre va immédiatement vous faire penser aux MAÎTRES DU TEMPS (1982) de René Laloux, mais il s’agit d’un tout autre film de science-fiction. Là, vous veniez de cliquer machinalement sur « j’aime » sans avoir ouvert cet article, puis vous vous êtes révisés en regardant l’affiche de plus prêt, en approchant votre nez vers l’écran. Mince, ce n’est pas le film que vous aimez et vous avez « liké ». Que faire ? Enlever votre « Like » ni vu, ni connu ? Pendant que vous réfléchissez sur ce grand dilemme existentiel, laissez-moi vous présenter le film du jour…

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LE MAÎTRE DU TEMPS est une co-production franco-brésilienne réalisée par Jean-Daniel Pollet qui traite de l’errance terrienne d’un extraterrestre arrivé là par erreur. Ce qui est plutôt étonnant de la part de ce réalisateur qui a plutôt tendance à ancrer les histoires de ses films dans une sorte de naturalisme implacable, mais toujours très fin (POURVU QU’ON AIT L’IVRESSE, GALA, L’ACROBATE). Le début du film est identique à celui de PROMETHEUS (2012) de Ridley Scott. Ou l’inverse… Mais en guise de cet Architecte géant et bleuté de l’univers d’ALIEN, c’est notre Jean-Pierre Kalfon national tout peint en bleu qui est projeté dans l’océan et qui semble sans cesse retomber à la mer et être ramené vers le rivage d’un nouveau présent. Il évolue ainsi, tout le long du film, vers un continuel futur et traverse l’Histoire du Brésil au grès des flots. L’idée du va-et-vient par le biais de l’océan est un artifice science-fictionnel assez connu, notamment dans la littérature de SF. Et même dans la musique. Vous pourrez d’ailleurs retrouver ce genre de boucle dans le clip du morceau  « Falling for You »  du jeune rockeur calédonien, Paul Cramet, sorte d’hommage à 2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE et à EYE WIDE SHUT de Stanley Kubrick. Vous m’y verrez d’ailleurs très brièvement, affalé et gloutonnant du raisin à 1’37.

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Derrière cet univers de science-fiction, le film de Jean-Daniel Pollet semble démarrer avec le syndrome de « l’Indien dans la ville », notre extraterrestre semblant découvrir le monde sauvage d’un côté, et civilisé de l’autre, se posant parfois même en médiateur. La suite du film évoluant finalement vers une quête initiatique humaine. Et disons-le franchement : une quête initiatique hippie.

L’intrigue : Un extra-terrestre, qui a la faculté de voyager dans le temps, visite notre planète à différentes époques….

Le début des années 70 était, en effet, le temps du cinéma hippie (pipe hourra ?) : QU’IL ÉTAIT BON MON PETIT FRANÇAIS (1971) de Nelson Pereira dos Santos, pour le Brésil. EL TOPO (1970) et LA MONTAGNE SACRÉE (1973) d’Alejandro Jodorowsky pour le Chili. Et il ne faut évidemment pas confondre SF hippie des années 70, et SF gnian-gnian de Coline Serreau et de LA BELLE VERTE (1996).

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À cette époque-là, Jean-Pierre Kalfon était aussi l’un des personnages centraux de l’un des plus grands films hippies de tous les temps, d’ailleurs tourné vers chez nous (en Papouasie-Nouvelle-Guinée) : LA VALLÉE (1972) de Barbet Schroeder, sur la musique culte des Pink Floyd. La musique du film de Jean-Daniel Pollet est d’ailleurs très sympa et aussi « haschement » psychédélique. Elle a été composée par le contrebassiste français, Guy Pedersen, dont voici deux de ses compositions,  ici et  . Mais il est surtout connu pour être à l’origine de la musique du générique de l’émission THALASSA, ce qui n’est vraiment pas ce qu’il a fait de mieux.

Et au début des années 70, le « Cinema Novo » (cette nouvelle vague du cinéma brésilien) battait son plein, avec des réalisateurs cultes comme Glauber Rocha (LE DIEU NOIR ET LE DIABLE BLOND, ANTONIO DAS MORTES) ou Ruy Guerra. Ce dernier jouant même l’un des rôles principaux du MAÎTRE DU TEMPS, ainsi que dans cet autre film oublié (mais surtout incompris) de la SF initiatique à la française : LES SOLEILS DE L’ÎLE DE PÂQUES (1972) que Pierre Kast a tourné aux quatre coins du monde. Kast qui travaillait alors au Brésil depuis les années 60, a d’ailleurs co-écrit LE MAÎTRE DU TEMPS avec Jean-Daniel Pollet. Mais contrairement à ses SOLEILS, il semble avoir misé sur la simplicité pour ce film-ci, ce qui le rend très agréable à regarder.

- Trapard -

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SOLARIS de Stanislas Lem

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Roman de science fiction écrit par Stanislas Lem, auteur polonais, en 1961.
 
19011804344915263616080987 dans Science-fictionStanislas Lem (Satnislaw Lem) est né le 12/09/1921 à Lviv, l’actuelle Ukraine, et mort le 27/06/2006 à Cracovie en Pologne. Il est un des auteurs polonais les plus traduits avec son roman Solaris qui aura droit à une traduction en une quarantaine de langue. Étudiant en médecine d’abord, ensuite enrôlé pour la Seconde Guerre mondiale, il cessera ses études pour un poste de mécanicien-soudeur et prendra part à la résistance contre les Allemands. À l’issue de la guerre, l’Armée Rouge et l’Union Soviétique prennent possession du pays. En 1946, il reprend ses études de médecine et n’obtiendra qu’un certificat de fin d’étude.
 
Il sera l’auteur entre autres de La Cybériade, de L’Invicible, de Solaris et de bien d’autres.
Partisan de la civilisation occidentale et malgré la censure du régime stalinien, il se montrera très critique envers le collectivisme.
 
19011804361415263616080989En 1973, il sera intronisé membre de la Science Fiction and Fantasy Writers of America (SFWA) et perdra ce titre après ses critiques envers les auteurs de SF américains bas de gamme et kitsch, plus orientés vers le profit que l’originalité. Si la SFWA lui proposera tout de même une adhésion ordinaire, Stanislas Lem refusera et ne fera les éloges qu’à un auteur bien connu aujourd’hui : Philip K. Dick.
 
Solaris aura droit à une adaptation en trois opéras et trois films :
- Solaris (1995-1996), opéra, livret et composition de Michael Obst, commande de la biennale de Munich.
- Solaris (2010-2012), opéra, composé par Detlev Glanert, sur un livret de Reinhard Palm.
- Solaris (2013-2014), opéra-ballet, composé par Dai Fujikura et sur un livret, une mise en scène, une chorégraphie, des décors, des costumes et des lumières de Saburo Teshigawara
 
- Solaris, téléfilm de Boris Nirenburg et Lidia Isinbaïeva réalisé pour la télévision soviétique en 1968.
- Solaris,film d’Andreï Tarkovski, sorti en URSS en 1972.
- Solaris, film de Steven Soderbergh, sorti aux États-Unis en 2002.
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Système :
 
Solaris est une planète tellurique d’un cinquième plus grand que la Terre, gravitant autour de deux étoiles, une rouge et une bleue. Celle-ci est recouverte d’un immense océan protoplasmique et métamorphique dont les propriétés semblent faire de cet océan un organisme intelligent à part entière. Les habitants vivent sur une station totalement hermétique gravitant dans l’atmosphère de la planète étant donné la toxicité de celle-ci.
 
19011804405715263616080992Résumé :
 
Lorsque Kris Kelvin, psychologue, est envoyé sur la station Solaris, quelle surprise a-t-il lorsqu’il réalise que personne n’est là pour l’accueillir et que la station est dans un désordre indescriptible. Gibarian est aux abonnés absent, Sartorius est cloîtré dans son laboratoire et le seul présent, Snaut, est physiquement très mal en point est fait montre d’une hostilité manifeste à son égard.
Mais que ce se passe-t-il dans cette station, pourquoi tout le monde a l’air si tendu,  d’où vient Harey, sortie de nul part, ex-femme de Kelvin ? Ce visiteur a-t-il un lien avec l’Océan plasmatique ?
Et surtout la question, qu’est-ce que cet Océan ?
 
Le roman nous emmène dans une ambiance de claustrophobie où chacun vit avec ses regrets. Les personnages font face à un être et à une intelligence qu’ils ne comprennent même pas et avec laquelle ils ont tenté en vain de communiquer. Le style roman psychologique ne manquera pas de sauter aux yeux et l’enfer dans lequel vivent les protagonistes est matériellement palpable. D’autant que la masse de documents, d’études de références sur l’Océan et leur quantité fait montre d’une ignorance mal assumée de la part des chercheurs solaristiques.
 

Une découverte étonnante que je n’hésite pas à conseiller si un classique de SF vous tente et que vous souhaitez faire une pose des grandes sagas et des space operas habituels.

- Antipathes -

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ORSON SCOTT CARD A DIT…

ORSON SCOTT CARD A DIT... dans Littérature 19011307100815263616074752Orson Scott Card, célèbre auteur de La Stratégie Ender, a dit :

« La plus grande réussite de l’enseignement de la « grande littérature » ces cinquante dernières années, en Amérique, est d’avoir transformé une génération d’enfants en non-lecteurs parce qu’ils ont appris que tout livre qu’on leur donne en leur disant que c’est un bon livre sera ennuyeux à lire. Et comme la science-fiction était régulièrement tournée en ridicule, de même que la romance, ils ont appris que, si d’aventure ils aiment un livre, ils devraient en avoir honte parce que les livres qu’ils aiment sont de la mauvaise littérature. »



LA DIXIÈME VICTIME (1965)

LA DIXIÈME VICTIME (1965) dans Cinéma 19010904322515263616069697

LA DIXIÈME VICTIME (1965)

LA DIXIÈME VICTIME est un petit classique du cinéma de science-fiction italien, sorti la même année que le FAHRENHEIT 451 de François Truffaut, et là où le Français préférait adapter Ray Bradbury, Elio Petri s’est attaqué à l’œuvre de Robert Sheckley.

À savoir que Sheckley a écrit deux nouvelles futuristes de chasse à l’homme face aux médias : « La Septième Victime » en 1953, qu’Elio Petri a adapté en 1965. Puis « Le Prix du danger » en 1958 dont la télévision allemande a produit « Le jeu des millions » en 1970, réalisé par Tom Toelle. Puis Yves Boisset en a réalisé le célèbre film éponyme, sorti en 1983. La même année, Joe D’Amato reprend le thème de la nouvelle pour le film futuriste, « Le Gladiateur du futur » (1983) et Luco Fulci fait de même avec « 2072, Les Mercenaires du futur » en 1984. Puis Stephen King a écrit une déclinaison de la nouvelle de Sheckley avec « Running Man » en 1982, dont est tiré le film de Paul Michael Glaser, avec Arnold Schwarzenegger sorti en 1987.

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La grande différence entre le FAHRENHEIT 451 de Truffaut et le film futuriste d’Elio Petri vient du style nerveux et « Arty » de la réalisation du cinéaste italien. D’ailleurs, ce même style nerveux ajouté à une politisation extrême remplaceront peu à peu l’univers graphique des films de Petri des Sixties, avec UN COIN TRANQUILLE À LA CAMPAGNE (1969), ENQUÊTE SUR UN CITOYEN AU-DESSUS DE TOUT SOUPÇON (1970) et LA CLASSE OUVRIÈRE VA AU PARADIS (1971). Mais la déshumanisation que peuvent engendrer le besoin de reconnaissance par les médias est déjà très présente dans LA DIXIÈME VICTIME. Les années 60 sont aussi les grands débuts de la télévision telle que la vouait déjà Silvio Berlusconi.

19010904350415263616069701 dans Science-fiction

L’intrigue : Dans un futur proche, les gouvernements ont décidé de canaliser les pulsions meurtrières de leurs concitoyens afin d’éviter de nouveaux conflits. Pour cela, une « grande chasse », à laquelle chacun peut participer, a été organisée. Les règles sont simples : chaque participant doit survivre à 10 chasses, en étant alternativement le chasseur et la proie, les rares personnes qui y parviennent devenant riches et célèbres. Caroline, une Américaine, en est à sa 10e et dernière participation. Pour triompher de cette ultime épreuve, elle doit tuer sa proie, un Italien nommé Marcello qui a 6 victoires à son actif. Désireuse de maximiser ses gains, Caroline passe un contrat avec une compagnie de thé pour que la mise à mort se fasse dans un lieu romain prestigieux, au beau milieu du tournage d’un spot publicitaire…

Les deux stars du film sont Marcello Mastroianni teint en blond, et Ursula Andress toujours aussi belle et d’apparence froide et dominatrice. Au début du film, elle n’hésite pas à tuer un homme avec deux revolvers cachés dans les balconnets de son soutien-gorge, comme le feront aussi la même année, les  BIKINI MACHINE du Docteur Goldfoot.

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Comme dans ses meilleurs films, ou en tout cas dans les plus connus en France (LA DOLCE VITA, LA GRANDE BOUFFE, FELLINI ROMA…), Marcello Mastroianni s’appelle… Marcello. Sûrement pour renforcer les conflits culturels italo-américains du couple.

On les suit une grosse partie du film, tel un duo « chasseur-chassé », flirtant ensemble pour apprendre à mieux se connaître, et comme pour chercher à déceler les failles de l’un et de l’autre. Jusqu’à en désacraliser même complètement l’image de l’affectif, du couple et de la famille à l’italienne.

19010904411615263616069703Plus définitif que les adaptations du « Prix du danger », LA DIXIÈME VICTIME montre le thème de la mort avec un recul blasé et amusant, l’élimination d’une « victime » se planifiant et s’orchestrant avec maestria, longtemps à l’avance. Ici, il n’est jamais question d’improvisation, ni de liberté de mouvements (un thème qui ressemble aux actuelles polémiques autours des caméras de surveillance). Et finalement, seuls les sentiments semblent vouloir se frayer un espace vital propre dans ce grand cirque politico-médiatique. Mais est-ce que cela ne fait pas partie des règles de ce grand jeu ?

Et d’une certaine manière, la « mort », le nombre de chasses, les chasseurs et les victimes, la tromperie et le regard d’autrui, tout cet ensemble ressemble très fort aux limites dans l’émancipation de la jeunesse au cours des années 1960.

- Trapard -

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LAURENT GENEFORT A DIT…

LAURENT GENEFORT A DIT... dans Cinéma 19010607221715263616066067Laurent Genefort, écrivain français de science-fiction et de fantasy, a déclaré :

« Le cinéma de SF reste foncièrement adolescent, alors que la littérature a continué de mûrir. Un fossé s’est peu à peu creusé, le cinéma a démocratisé une certaine SF et en a diffusé une image régressive auprès du grand public. »



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