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Archive pour la catégorie « Science-fiction »

SUPERZAM EL INVENCIBLE (1971)

SUPERZAM EL INVENCIBLE (1971)

SUPERZAM EL INVENCIBLE (1971) dans Cinéma bis 18110907291215263615987660L’intrigue : Trois extraterrestres atterrissent sur Terre et se lient d’amitié avec un petit berger. À l’aide de pistolets laser, ils font disparaître les humains qu’ils croisent sur leur chemin. Mais, toujours à l’affut, Superzam veille au grain…

À mi-chemin entre Superman et un catcheur mexicain masqué, Superzam est le type-même du super-héros costumé old-school, délivrant de jeunes et jolies femmes ligotées et attachées sur les rails des trains. Il a une super-ouïe et vole littéralement au secours de la veuve et de l’orphelin (de préférence orpheline), pour les sauver… mais seulement après avoir rossé leurs agresseurs. Son torse arrête les balles des revolvers et il tord les armes à feu comme des tiges de caramel mou. Le film de Federico Curiel ne s’embarrasse pas vraiment de logique, ici les héros masqués sont forts, musclés, machos et ont des voix de velours lorsqu’ils poussent la chansonnette.

Entre deux matchs de lucha libre, Superzam survole Mexico à la recherche des gangs de maffiosi armés jusqu’aux manches et avec les visages et les bouches figés sous des bas de nylon trop serrés.

Mentions spéciales pour le costume doré de Superzam, dont la cape se noue au niveau du cou et se termine en cravate, et pour la déco futuriste super ringarde de l’assistant de Superzam qui surveille la ville à l’aide de caméras de surveillance.

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Quand à nos trois extraterrestres, ce sont trois nains en costumes d’astronautes avec des ampoules clignotantes sur le haut des casques. Après quelques quiproquos, ils communiquent avec Superzam à l’aide de la télépathie pour lui demander de l’aide après leur crash accidentel et leur manque d’oxygénation. L’histoire de THE MAN FROM PLANET X (1951) n’est pas loin…

Superzam ou Ssuperzam n’est autre que le catcheur masqué Superzan qui a officié dans une poignée de films fantastiques après celui-ci (EL CASTILLO DE LAS MOMIAS DE GUANAJUATO, SUPERZAM Y EL NINO DEL ESPACIO, LOS VAMPIROS DE COYOACAN, LA MANSION DE LAS 7 MOMIAS…).

- Trapard -

LA BANDE-ANNONCE DU FILM :

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DRIVE-IN : MONSTRES INVISIBLES (1958)

DRIVE-IN : MONSTRES INVISIBLES (1958) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

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MONSTRES INVISIBLES (Fiend Without a Face)
Année : 1958

Réalisateur : Arthur Crabtree
Scénario : Herbert J. Leder
Production : John Croydon & Richard Gordon (Amalgamated Productions)
Musique : Buxton Orr
Pays : États-Unis
Durée : 77 min
Interprètes : Marshall Thompson, Kynaston Reeves, Michael Balfour…

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MONSTRES INVISIBLES, plus connu sous son titre original FIEND WITHOUT A FACE, est sûrement l’un des meilleurs films de science-fiction horrifique pour drive-in des années 50. Le scénario d’Herbert J. Leder, adapté d’une nouvelle d’Amelia Reynolds Long, tourne autour d’un scientifique azimuté, le docteur Warren, persuadé de pouvoir matérialiser, dans le plus grand secret, ses dons de télékinésie sous une forme physique. Les dons inconscients du professeur Morbius de PLANÈTE INTERDITE (1956) ne sont pas très loin… Mais les radiations émises dans la région par un radar expérimental donnent une forme finalement monstrueuse à la pensée du docteur Warren.

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L’intrigue : Durant les essais d’un radar expérimental dans une base militaire au Manitoba au Canada, des fermiers du voisinage meurent dans d’étranges circonstances. L’autopsie révèle que les cadavres n’ont plus de cerveau ni moelle épinière et, pour toute blessure, un tout petit trou à la base de la nuque. Le major Jeff Cummings va mener une enquête afin de comprendre les raisons de ce phénomène…

Entre cerveaux tentaculaires et les « face-huggers » de la saga ALIEN, mais avec des cervicales étrangleuses en plus, les créatures de MONSTRES INVISIBLES sont particulièrement sympathiques. Sympathiques, mais très craignos tout de même, surtout lorsqu’elles se déplacent en stop-motion ou lorsqu’elles sont invisibles et que leur approche se caractérise par une sorte de long suçotement lugubre mais amusant. Mais en dehors de cet humour involontaire, les passages de suspense et d’angoisse sont particulièrement réussis, surtout pour les scènes nocturnes.

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Le réalisateur du film n’est autre qu’Arthur Crabtree qui fut surtout directeur de la photographie avant de devenir cinéaste. Et pour ce qui nous intéresse sur ce blog, il est le réalisateur du classique grand-guignolesque, CRIMES AU MUSÉE DES HORREUR (1959, Horrors of the Black Museum) avec Michael Gough. MONSTRES INVISIBLES lui est évidemment très inférieur, mais son histoire et ses cerveaux tueurs méritent tout de même le détour.

- Trapard -

LE FILM COMPLET EN V.O. :

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FIRESTORM : L’ÉPISODE PILOTE

FIRESTORM : L'ÉPISODE PILOTE dans Science-fiction 18102801281115263615966605

Si vous êtes fan des séries télévisées de Gerry Anderson (THUNDERBIRDS, CAPTAIN SCARLET, COSMOS 1999, UFO…), nul doute que ce premier minisode de la web série (série TV ?…) FIRESTORM va vous plaire avec ce retour aux marionnettes et décors à la James Bond !

C’est en 2014 que la société de Gerry Anderson, Anderson Entertainment, a lancé une campagne de financement participatif pour sa nouvelle série intitulée FIRESTORM. Il faut tout de même signaler que FIRESTORM avait déjà fait l’objet d’une série TV de 26 épisodes diffusés en 2003 et réalisés uniquement pour la télévision japonaise (TV Tokyo). Ce fut cependant un échec qui interrompit brutalement le show.

18102801311015263615966607 dans Série TVLe FIRESTORM de 2018, sorte de remake, à moins qu’il ne s’agisse d’un reboot, se base sur les documents originaux de feu Gerry Anderson. L’action se déroule en 2202 et l’on retrouve les personnages principaux de la série de 2003 : Sam Scott, Nagisa Kisaragi et Drew McAllister. L’histoire est la suivante :

Après des années sombres suivies d’une période de paix et de prospérité, l’humanité voit resurgir le spectre du terrorisme sur plusieurs continents. Au départ timide et peu coordonnée, la lutte contre ce fléau qui menace la paix dans le monde se voit bientôt doté d’une organisation conçue spécialement pour l’éradiquer : la Storm Force. Celle-ci lance alors son opération Firestorm avec les moyens technologiques les plus avancés. Son but est d’éliminer le groupe terroriste Black Orchid…

FIRESTORM 2018 est tourné en Ultramarionation, c’est-à-dire que le show utilise à la fois les marionnettes chères aux formidables séries de Gerry Anderson, des décors réels et des effets CGI. Mais attention, plus que tout, les marionnettes dorénavant utilisées sont animés par des techniciens « gommés » par ordinateur au moment du montage de l’épisode. Cela permet quelques mouvements nouveaux, parfois plus fluides et réalistes, notamment lorsque les personnages courent. En outre, il n’y a plus de ficelles visibles ! On retrouve dans l’équipe des effets spéciaux Steve Begg et Bill Pearson, qui ont travaillé sur quelques-uns des derniers James Bond (CASINO ROYAL) et aussi sur la nouvelle série DOCTOR WHO.

Il est temps pour vous de découvrir à présent le passionnant premier minisode (9 min) de FIRESTORM disponible depuis seulement hier sur YouTube ! Un délicieux retour aux sources  !

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir l’épisode.

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DRIVE-IN : INDESTRUCTIBLE MAN (1956)

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INDESTRUCTIBLE MAN
Année : 1956

Réalisateur : Jack Pollexfen
Scénario : Vy Russell, Sue Dwiggins
Production : Jack Pollexfen (C.G.K. Productions / Allied Artists Pictures
Musique : Albert Glasser
Pays : États-Unis
Durée : 72 min
Interprètes : Lon Chanet Jr., Max Showalter, Marian Carr…

Dans la lignée de MAN-MADE MONSTER (1941) aka L’ÉCHAPPÉ DE LA CHAISE ÉLECTRIQUE, de SHOCKER (1989) de Wes Craven, et d’ELECTRIC DRAGON 80 000 VOLTS (2001) de Sogo Ishii… ou comment l’électricité peut arriver à prendre le contrôle d’un corps humain.

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L’intrigue : Charles ‘Butcher’ Benton, un criminel dangereux, est condamné à mort sur la chaise électrique. Après son exécution, son corps est soumis à une expérience scientifique inédite : des chercheurs vont tenter de ramener le psychopathe à la vie à l’aide de courant électrique à haute tension…

INDESTRUCTIBLE MAN réutilisant sa star vedette (Lon Chaney Jr) ressemble presque à un remake de  MAN-MADE MONSTER. Mais derrière l’épopée tragique de cet homme électrique indestructible, s’ajoute une longue intrigue policière chère au « Film noir » très en vogue dans les années 40 (et ce, jusque dans le cinéma d’Ed Wood, mais de manière moins subtile).

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INDESTRUCTIBLE MAN est un film de série B, parfois maladroit, mais prenant de bout en bout. Lon Chaney Jr, déjà vieillissant, était dans cette période des Fifties, un peu dans l’ombre de ses grands succès de la Universal Pictures. Et cela s’en ressent jusque dans son jeu, souvent intense mais peu appliqué, certaines de ses interventions étant à la limite de la caricature ou du nanar.

- Trapard -

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DRIVE-IN : CINQ SURVIVANTS (1951)

DRIVE-IN : CINQ SURVIVANTS (1951) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

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CINQ SURVIVANTS (Five)
Année : 1951

Réalisateur : Arch Oboler
Scénario : Arch Oboler
Production : Columbia Pictures
Musique : Henry Russell
Pays : États-Unis
Durée : 93 min
Interprètes : William Philipps, Susan Douglas Rubes, James Anderson, Charles Lampkin, Earl Lee…

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CINQ SURVIVANTS est sûrement l’un des tout premiers films post-apocalyptiques, si ce n’est le premier. Je crois que ce film d’Arch Oboler pouvait encore être classé en 1951 dans la rubrique des « Films Noirs » de séries B, les thèmes inhérents aux débuts de la Guerre Froide commençant à peine à dénaturer le genre vers la science-fiction. On y retrouve en tout cas beaucoup de thèmes chers au Film Noir : les violences intérieures, la drogue, la jeunesse, le viol…

L’intrigue : Après une catastrophe nucléaire, cinq survivants, 4 blancs et un noir, trouvent refuge dans une maison abandonnée : une femme enceinte, un guide de l’Empire State Building, un caissier de la banque de Santa Barbara, un employé de la même banque et un explorateur. Des tensions se forment dans le groupe, certains prônent un retour à la terre et à l’agriculture quand d’autres souhaitent vivre du pillage des restes de l’humanité…

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En plus d’être un socle pour beaucoup de futurs films post-apocalyptiques, CINQ SURVIVANTS semblent aussi avoir influencé pas mal de classiques. Le début du film d’Oboler avec le personnage féminin terrorisé qui, une fois arrivé dans le chalet, alterne entre mutisme et hystérie, ressemble beaucoup aux péripéties de Barbara (« Ils viennent te chercher, Barbara ! ») au début de NIGHT OF THE LIVING DEAD (1968) de Romero. Et même le début de  TARGET EARTH (1954), où l’on voit une jeune femme errer seule dans une ville dévastée jusqu’au moment où elle croise un homme agité qu’elle prend instantanément pour un violeur. Puis concernant ce fameux groupe de survivants constitué d’une seule femme et d’un seul afro-américain, cela ramène évidemment à THE LAST WOAN ON EARTH (1960) de Roger Corman, et à la thématique de LE MONDE, LA CHAIR ET LE DIABLE (1959) avec Harry Belafonte, bien qu’il ne soit jamais question de racisme mais plutôt de solidarité face aux différences. Une question alors essentielle pour Hollywood face aux nouvelles propagandes soviétiques.

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Mais le vrai thème du film ce sont finalement les vieilles valeurs américaines d’après la Crise monétaire : faut-il patiemment repartir à zéro et tout reconstruire ? Ou peut-on céder aux nouvelles facilités des grandes mégapoles en pillant son prochain, même mort ? Les films post-apocalyptiques des années 1970 aux années 2010 ont réglé depuis longtemps ces questions d’éthique. Et entre-temps, Rick Grimes a même appris au père Gabriel Stokes à tuer son prochain zombie dans THE WALKING DEAD.

Mais en 1951, les films américains avaient une portée internationale dans l’après-guerre. Et nos survivants plantent finalement le même drapeau de futurs labeurs aspergés d’huile de coude sur la terre dévastée de CINQ SURVIVANTS que sur la planète Zyra du CHOC DES MONDES (1951, When Worlds Collide) de Rudolph Maté.

- Trapard -

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HORROR OF THE BLOOD MONSTERS (1970)

HORROR OF THE BLOOD MONSTERS (1970) dans Cinéma 18100605245215263615927271

HORROR OF THE BLOOD MONSTERS

Je vous laisse choisir entre les différents titres d’exploitation de ce film d’Al Adamson, lequel vous conviendra le mieux après visionnage : ASTRO-VAMPIRE, BLOOD CREATURES FROM THE PREHISTORIC PLANET, FLESH CREATURES OF THE RED PLANET, HORROR CREATURES OF THE PREHISTORIC PLANET, SPACE MISSION OF THE PREHISTORIC PLANET, SPACE MISSION TO THE LOST PLANET, THE FLESH CREATURES, VAMPIRE MEN OF THE LOST PLANET… Ouf…

18100605273115263615927272 dans Science-fictionIl se trouve qu’à la fin des années 60, le cinéaste Al Adamson fut l’un des réalisateurs attitrés de l’AIP-TV de James H. Nicholson et Samuel Z. Arkoff pour la petite firme Independent International Pictures qui produisait aussi les films philippins d’Eddie Romero et de Gerardo de León. Des films consommables, vite tournés, vite montés, diffusés tardivement et qui sont désormais culte sous des appellations comme « grindhouse » et dont PLANÈTE TERREUR (2007) de Robert Rodriguez est le plus proche formellement parlant. Des centaines de séries Z ont vu le jour sur l’AIP-TV, produites par l’American International Pictures (originellement créée pour produire des films de drive-in), dont les productions américaines les plus connues étaient les remakes télévisés de Larry Buchanan (MARS NEEDS WOMEN, IN THE YEAR 2889, THE EYE CREATURES, ZONTAR THE THING FROM VENUS, CURSE OF THE SWAMP THING). Moins connue, la Crown International Pictures a aussi produit quelques classiques du Z pour l’AIP-TV dont THE BEAST OF YUCCA FLATS (1961), ORGY OF THE DEAD (1965) d’Ed Wood…et même ZOLTAN, LE CHIEN SANGLANT DE DRACULA (1978) et GALAXINA (1980), ce dernier film réutilisant même des extraits de films de SF diffusés sur l’AIP-TV… mais dans une salle de cinéma isolée sur une planète hostile. D’ailleurs, les films d’horreur des années 80 produits par Roger Corman, et intercalant des passages télévisés de films de SF de l’AIP, sont presque une marque de fabrique commerciale.

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Pour ce qui est de HORROR OF THE BLOOD MONSTERS, il fonctionne comme les autres films d’Adamson de cette période (DRACULA VS FRANKENSTEIN, BRAIN OF BLOOD, BLOOD OF GHASTLY HORROR) : le vieux John Carradine encore auréolé de ses anciennes gloires cinématographiques sert de bouche-trou à des scénarios décousus, comme le faisait autrefois Bela Lugosi. Et un patchwork de stock-shots de navets de l’AIP servent de remplissage coloré en violences diverses. Et HORROR OF THE BLOOD MONSTERS y va des effets colorés justement, en utilisant des filtres verts, jaunes ou rouges, trois couleurs qui me donnent l’impression, au vu de la folie visuelle et sonore de ce film, qu’Al Adamson ne fumait pas que du tabac de Virginie…

18100605350015263615927275Évidemment, l’utilisation de ce type de filtres (très démodée en 1970, mais bon…) est une référence directe à l’atmosphère rougeoyante de THE ANGRY RED PLANET (1959) d’Ib Melchior.

L’intrigue : Une vague d’attaques sanglantes par des suceurs de sang balaye la terre, incitant l’envoi d’une expédition terrienne vers la planète d’origine des assaillants. Les choses se compliquent lorsque ce mystérieux astéroïde dévoile un monde cauchemardesque peuplé de dinosaures, d’hommes-serpents, d’hommes-homards, de singes ailés et de tribus d’hommes des cavernes…

En plus de THE ANGRY RED PLANET, les autres références évidentes d’HORROR OF THE BLOOD MONSTERS sont à chercher du côté de THE LOST CONTINENT (1951), WORLD WITHOUT END (1956), LA PORTE DU FUTUR (1964), LA PLANÈTE DES VAMPIRES (1965), VOYAGE TO THE PREHISTORIC PLANET (1965), THE ASTRO-ZOMBIE (1968) et j’en passe, tellement les références et les stock-shots s’entremêlent sans cesse, entre la scène de combat entre deux varans géants qu’on retrouve dans plein de films de SF, comme si les laboratoires de l’AIP ne possédaient que ces images-là avec des varans. Et ce mélange incroyable et confus entre scènes de films préhistoriques et de westerns avec des combats d’indiens, entre lesquelles des acteurs affublés 18100605332515263615927274de peaux de bêtes et de dents de vampires en plastique apparaissent ça et là comme pour semer la pagaille dans un film déjà bien bordélique. L’ensemble étant coloré avec les couleurs filtrés citées plus haut, HORROR OF THE BLOOD MONSTERS offre une impression globale de continuité, mais dans une joyeuse zizanie.

Au final, le film d’Al Adamson se laisse regarder comme un film d’action de science-fiction, sans jamais vraiment lasser. Mais gare aux migraines, puisque pour simuler l’intérieur d’un vaisseau spatial hyper-sophistiqué, le monteur du film ne n’est pas embarrassé de soucis de vérité quant au confort des passagers : la bande-son est comme une assourdissante et interminable pétarade de sons électroniques.

En gros, si tu voulais te faire un trip sous LSD, mais sans prendre de LSD , alors regarde HORROR OF THE BLOOD MONSTERS.

- Trapard -

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LES UNIVERS DE STEFAN WUL : L’EXPO EN VIDÉO

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Et pour faire suite à l’article sur la longue série de bandes dessinées Les Univers de Stefan Wul, voici une courte vidéo présentant l’expo consacrée à l’événement, en 2012. On annonce alors au moins 25 albums. Nous n’y sommes pas encore, même si le tome 1 de L’Orphelin de Perdide vient de paraître il y a tout juste quelques jours, mais cela ne saurait tarder vu l’ampleur du projet qui s’avère une belle réussite.

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DAN SIMMONS A DIT…

L’écrivain de SF Dan Simmons a déclaré au cours de sa conférence, lors des Galaxiales de 1997 : « La sci-fi est en train de tuer la science-fiction. La sci-fi brise notre fenêtre sur l’avenir telle une brique lancée sur un vitrail. »



BD : LES UNIVERS DE STEFAN WUL

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Les romans de Stefan Wul aujourd’hui introuvables en librairie pour la plupart, ont heureusement fait l’objet d’adaptations en bandes dessinées grâce aux éditions Comix Buro et Ankama. Publiés dans la belle collection Les Univers de Stefan Wul, on y trouve ainsi Rayons pour Sidar, Niourk, La Peur Géante, Odyssée sous Contrôle, Terminus, Piège sur Zarkass, Retour à 0, Le Temple du Passé, Oms en série et très prochainement (le 28 septembre) L’Orphelin de Perdide. C’est un régal pour les yeux et une jolie réussite à saluer car le résultat est là, avec la participation de nombreux et talentueux dessinateurs qui ont mis en images les œuvres littéraires du grand romancier français de science-fiction.

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« En BD, l’influence de Stefan Wul commence dans les années 1970 pour se poursuivre jusqu’à nos jours. Des « grands anciens » comme Moebius, Mézières ou Druillet aux plus récents, tous se réclament du maître. Druillet lui a emprunté quelques scènes, Mézières ses décors les plus flamboyants, Moebius la liberté d’invention ; tous lui ont rendu hommage, à un moment ou à un autre. » (Laurent Genefort)

Les titres de la collection sont édités dans de grands formats et se déclinent souvent en plusieurs tomes. On rêve de voir un jour toutes ces histoires adaptées en séries télévisées, mais ça c’est une autre histoire…

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

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CITATION CÉLÈBRE : L’HERBE DU TEMPS

CITATION CÉLÈBRE : L'HERBE DU TEMPS dans Citation célèbre 18082502090515263615862128« Je, moi, l’étincelle d’esprit qui est ma conscience vit dans un endroit qui n’est ni lieu ni temps. La durée objective de mon existence est de cent dix ans, mais de mon propre point de vue conscient je suis immortel – la conscience de ma propre conscience ne peut jamais cesser d’être. Je suis un bébé suis un garçon suis un jeune homme suis un vieillard agonisant entre des draps blancs. Je suis tous ces moi ai toujours été tous ces moi serai toujours tous ces moi dans le lieu où vit mon esprit dans un instant éternel détaché du temps… »

(L’Herbe du Temps / 1970 / Norman Spinrad)



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