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Archive pour la catégorie « Science-fiction »

ROBOT-CRAIGNOS (112)

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Je crois qu’on trouvera peu de robots plus craignos que celui-ci avec son allure de corbeille de salle de bain en plastique et son sourire bricolé avec trois bouts de moquette synthétique. Il est plus ou moins le héros du film post-apocalyptique et pornographique, STAR VIRGIN (1979).

L’intrigue du film : Un robot explique le sexe à la dernière personne vivante sur terre, permettant une reconstitution complète du jardin d’Éden…

19061912560115263616278893 dans TrapardSeul le début du film est un pastiche de science-fiction, le reste étant constitué d’une succession de scènes hards. Le réalisateur de STAR VIRGIN n’est autre que Howard Ziehm, à qui l’on doit un certain nombre de parodies X à l’humour rock’n'roll comme CITY OF SIN (1971) parodiant la série DRAGNET (1967-1970), ou NAUGHTY NETWORK (1981) parodiant M*A*S*H (1970). Mais on lui doit surtout l’incroyable mais soft FLESH GORDON (1974) co-réalisé avec son compère de plusieurs tournages, Michael Benveniste. FLESH GORDON possédait déjà un bestiaire extraterrestre extravagant ainsi qu’une armée de robots aux sexes redoutables qui ont dû inspirer un certain Shin’ya Tsukamoto pour son TETSUO (1989).

En revanche, le robot de STAR VIRGIN n’a pas dû laisser de traces indélébiles dans l’histoire de la science-fiction, l’alibi du film de Howard Ziehm étant se focaliser sur une vierge seule perdue au milieu d’un monde déserté et refaisant le monde du X dans sa tête. Et au vu de sa filmographie, les vierges nymphomanes (!!) semblent être légions dans l’imaginaire de Mister Ziehm (VIRGIN RUNAWAY, MONA THE VIRGIN NYMPH, THE INCREDIBLE BODY SNATCHERS…).

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Le cinéma indépendant d’Howard Ziehm n’est pas extraordinaire, mais il nous reste au moins son humour débridé qui fit les belles années de la firme Troma.

- Trapard -

Autres vedettes de la catégorie Robot-Craignos :

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Robot « cool » ou « craignos » ?

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MONSTRES SACRÉS : SIL

MONSTRES SACRÉS : SIL dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

19060909154015263616266773 dans Cinéma bis américain

SIL

Une civilisation extraterrestre répond aux messages envoyés par le SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence). Elle donne à la Terre la combinaison permettant de joindre de l’ADN extraterrestre à de l’ADN humain. Une équipe gouvernementale américaine débute l’expérience génétique sur un des cents ovules expérimentaux, préférant opter pour un embryon féminin. En effet, l’équipe pense qu’un hybride femelle sera plus docile et contrôlable.

Baptisé Sil, l’hybride connaît une croissance accélérée. Âgé d’une douzaine d’années, il parvient à s’échapper du laboratoire de recherche alors que les scientifiques s’apprêtaient à le détruire. Désormais en liberté, Sil poursuit sa croissance et devient une femme d’une vingtaine d’années dont le seul but est de s’accoupler afin d’assurer sa descendance et de permettre ainsi la domination de la Terre. 

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Extrêmement agile et rapide, et dotée d’une force extraordinaire, Sil est une redoutable créature qui n’hésite pas à tuer de sang froid tout individu faisant obstacle à sa mission. Son apparence humaine est celle d’une jeune femme blonde à la beauté sensuelle. En réalité, Sil est une sorte de créature reptilienne humanoïde dotée de tentacules répréhensibles et d’épines dorsales.

19060909191515263616266781 dans Science-fictionSil apparaît dans le film LA MUTANTE (Species, 1994) réalisé par Roger Donaldson. La créature hybride est jouée par la superbe Natasha Henstridge (mannequin et actrice canadienne, spécialiste des arts martiaux et ceinture noire de taekwondo…). L’apparence reptilienne de Sil a été conçue par le grand Giger, déjà à l’origine de l’un des monstres les plus célèbres de toute l’histoire du cinéma, l’Alien.

Natasha Henstridge reprendra son rôle de la créature dans deux autres suites : LA MUTANTE 2 (1998) et LA MUTANTE 3 (directement sorti en vidéo en 2004).

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

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Autres Monstres Sacrés présentés sur Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir /Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de « It ! The Terror from Beyond Space«   / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs /Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger / L’Homme au masque de cire / Godzilla / Zoltan / Les fourmis géantes de « Them ! » / Les Demoni / Shocker / Green Snake / It, le Vénusien / Bourreau de Xerxès / The Creeper / Ginger et Brigitte, les sœurs lycanthropes / Tarantula / Intelligence Martienne / She-Creature / Gorgo / La princesse Asa Vajda / Ed Gein, le boucher de Plainfield / Quetzalcoatl / Le fétiche du guerrier Zuni / Octaman / Lady Frankenstein / Les rongeurs de l’apocalypse / Le baron Vitelius d’Estera / Les Tropis / Sssnake le cobra / Pazuzu

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CITATION CÉLÈBRE : LA HANSE GALACTIQUE

CITATION CÉLÈBRE : LA HANSE GALACTIQUE dans Citation célèbre 19052909304315263616254556« C’était un anachronisme d’avoir une réceptionniste humaine dans ce bureau de plastique lumineux, au milieu de machines qui se parlaient en clignotant entre des colonnes de jade disparaissant dans des hauteurs obscures… mais un anachronisme des plus agréables quand on considérait les longues jambes et les cheveux d’un roux flamboyant de la réceptionniste. Le capitaine Torres se planta devant elle et déclina son identité. Comme il parcourait du regard ses galbes somptueux, il tomba en arrêt devant le pistolet à fléchettes passé à sa ceinture… »

(La Hanse Galactique – t.1 : Les Princes Marchands – Poul Anderson)



CITATION CÉLÈBRE : LE GUIDE DU VOYAGEUR GALACTIQUE – TOME 3

CITATION CÉLÈBRE : LE GUIDE DU VOYAGEUR GALACTIQUE - TOME 3 dans Citation célèbre 19040209214315263616184694« D’après mon médecin, je souffre d’une malformation de la glande altruiste assortie d’une déficience de la fibre morale et en conséquence je suis dispensé de sauver les Univers. »

(Le Guide du Voyageur Galactique – Tome 3 / Douglas Adams)



2312 – de Kim Stanley Robinson (2012)

2312 - de Kim Stanley Robinson (2012) dans Le Hangar Cosmique 14072703494415263612413227

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Kim Stanley Robinson restera certainement dans les annales de la science-fiction pour sa Trilogie martienne, seuls bouquins parmi la vingtaine qu’il a écrit à ce jour, à traîner encore sur les rayonnages de la Fnac et des espaces culturels Leclerc. Une œuvre-monde, « planétaire » pourrait-on dire sans abus de langage, qui envisage la colonisation de la Planète Rouge (puis Verte, puis Bleue) avec un tel luxe de détails qu’on applaudit encore bien bas ses lecteurs capables d’immersion dans un récit d’une telle ampleur, à une époque où, Internet oblige, notre capacité d’attention se rapproche dangereusement de celle d’une crevette d’Encelade (s’il s’avère, un jour, qu’elles existent).

19031705350315263616162089 dans Science-fictionInitialement, et comme il le confiait dans un entretien accordé à la revue Structo, l’aède du régolite voulait juste raconter une histoire d’amour entre une Mercurienne et un Saturnien, aux sens astrologique et astronomique des termes. Pour que le public adhère à ce concept, il lui a fallu inventer « one more future history ». Le bonhomme s’intéressant notamment à la science, sans pour autant sombrer dans la technophilie béate, à la politique (de gauche) et à l’écologie, 2312 lui offrait l’opportunité de décrire une utopie plausible comme cadre à son intrigue. Un cadre et pas seulement un arrière-plan.

En effet, le roman se compose de courts chapitres – à deux exceptions près, lesquelles se font d’ailleurs écho – qui alternent entre fiction pure : l’enquête de Swan (la Mercurienne) et Warham (le Saturnien) pour tenter de déterminer la cause d’un acte terroriste perpétré contre une cité mercurienne, cela va bien au-delà, mais on va la faire courte, et bribes de documents futuristes ayant trait à l’histoire du système solaire, à la bio-ingénierie, à l’astronomie et autres procédés de terraformation. Évidemment, chapitres narratifs et encyclopédiques s’articulent de manière à former une trame suffisamment cohérente, et captivante, pour que le lecteur arrive à remplir par lui-même, les zones d’ombre laissées par l’auteur.

19031705370915263616162090Nul ne sait si, dans trois siècles, l’humanité aura effectivement colonisé le système solaire, ni si elle voyagera à bord de gigantesques astéroïdes-terrariums, mais une chose est sûre : si un homme du futur tombe sur le roman de Robinson, il constatera qu’au début du 21e siècle, les préoccupations de ses ancêtres tournaient autour de la crainte du réchauffement climatique, du développement de l’intelligence artificielle et de la nécessaire collaboration entre les peuples. Parviendra-t-il à se reconnaître dans ces personnages post-humains, portés au rang de demi-dieux par le pouvoir du génie génétique, détachés des contingence spatiales, temporelles, matérielles et de sexuation ? Si c’est le cas, l’écrivain aura prouvé, à titre posthume, qu’il avait su pressentir l’évolution de notre espèce. Sur ce point, on pourra dire que son œuvre faisait bien preuve de la « véracité parfaite » vantée sur la quatrième de couverture des éditions Actes Sud.

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2312 connaîtra-t-il un jour la notoriété d’un 1984 ? Difficile à croire, pour passionnant qu’il est. En attendant, il reste un brillant roman de science-fiction, qui – conformément à la définition du genre qu’en proposait John W. Campbell au début des années 1960 – permet au lecteur « d’envisager le passé, le présent et l’avenir depuis un point de vue différent, et de réfléchir à la façon dont nous pourrions agir autrement » en formant « un système d’analogie commode pour réfléchir à de nouvelles idées scientifiques, sociales et économiques, et pour réexaminer de vieilles idées ».

- Le Hangar Cosmique -

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SPACE COMMAND : L’ÉPISODE PILOTE

SPACE COMMAND : L'ÉPISODE PILOTE dans Science-fiction 19030808261515263616149936

Si vous n’avez jamais entendu parler de SPACE COMMAND, c’est normal. Il s’agit d’une série de science-fiction financée par des fonds participatifs et destinée uniquement aux aficionados du genre space opera ! Le premier épisode de près d’une heure est disponible gratuitement sur YouTube depuis le 1er janvier 2019 avec des acteurs issus de STAR TREK et de BABYLON 5, alors ne nous privons pas !

SPACE COMMAND est une création de Marc Scott Zicree, qui a travaillé sur quelques-unes des plus prestigieuses séries de science-fiction (BABYLON 5, STAR TREK : THE NEXT GENERATION, STAR TREK : DEEP SPACE NINE, THE NEW TWILIGHT ZONE…) et qui est un fan absolu de la SF rétro de l’âge d’or des pulps, de celle des films des années 1950 comme PLANÈTE INTERDITE, LES SURVIVANTS DE L’INFINI ou LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA, mais aussi de celle du début des années 1960 avec, pour la télévision, LA QUATRIÈME DIMENSION ou AU-DELÀ DU RÉEL (THE OUTER LIMITS). Il est à ce propos l’auteur du livre de référence The Twilight Zone Companion.

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Les Échos d’Altaïr avaient déjà consacré en 2012 un article sur le projet balbutiant de SPACE COMMAND, disponible ICI. Nous vous conseillons vivement de le lire si vous souhaitez en apprendre davantage sur les origines de la série. Cependant si SPACE COMMAND opte pour un virage à 180° en délaissant finalement la SF rétro pour sa version high-tech, elle en conserve, heureusement, le fameux sense of wonder et aussi ses vaisseaux fusées !

Et quelle brochette d’acteurs ! Marc Scott Zicree (qui aime se faire surnommer Mr. Sci-Fi…) a tout bonnement employé les services de… Robert Picardo (STAR TREK : VOYAGER), Bruce Boxleitner (TRON, BABYLON 5…), Milra Furlan (BABYLON 5), Bill Mumy (PERDUS DANS L’ESPACE, la série des 60′s, BABYLON 5) et Doug Jones (Saru dans STAR TREK : DISCOVERY, LA FORME DE L’EAU…) ! Un plaisir de les retrouver tous !

Si cet épisode pilote de SPACE COMMAND s’avère un peu bavard (il faut dire que comprendre la V.O. n’arrange pas les choses…), parfois très hésitant en matière d’effets spéciaux (néanmoins la scène d’ouverture est plutôt réussie) et flanqué d’une musique atroce, on peut saluer le courage de Marc Scott Zicree d’avoir su mener à bien son fabuleux projet en s’aidant non seulement d’acteurs chevronnés mais aussi d’une équipe de techniciens assez doués pour nous offrir un spectacle fort sympathique. On attend la suite !

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

L’ÉPISODE PILOTE COMPLET (EN V.O.S.T.) :

Image de prévisualisation YouTube



ROBOT-COOL (52) : LES NON-LINÉAIRES

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Comme leur nom l’indique, les « Non-Linéaires » sont différents, et dans le cas de la co-production polonaise, estonienne et ukrainienne, L’ENQUÊTE DU PILOTE PIRX (1978), ils sont différents des humains. Différents, mais pourtant parfaitement identiques physiquement, d’où leur côté cool. Mais ce serait présomptueux de ma part de les considérer comme cools parce qu’ils ressemblent aux humains. Mais c’est justement parce que les humains ne peuvent pas les dissocier que les « non-linéaires » sont parfaits.

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L’intrigue du film : Le commandant Pirx est sollicité pour prendre le commandement d’un vol spatial à destination de Saturne. La mission officielle consiste à mettre en orbite deux satellites autour de la planète en évitant les anneaux. Mais en réalité le but de la mission consiste à tester la fiabilité d’un nouveau produit électronique : des androïdes parfaitement identiques à des être humains mais dotés d’une force physique et d’un pouvoir de cognition bien supérieurs. Le commandant du vaisseau spatial et les membres de l’équipage devront ignorer qui est un « non-linéaire » et qui est un humain. Le commandant Pirx d’abord réticent, accepte finalement la mission lorsqu’il est victime d’une tentative de meurtre…

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Donc un an avant que l’androïde Ash sème la paranoïa dans le vaisseau Nostromo, L’ENQUÊTE DU PILOTE PIRX animait déjà le même sentiment mais avec plusieurs androïdes indissociables des passagers humains au sein du vaisseau Goliath que vous pouvez apercevoir ici https://pics.imcdb.org/0is227/statek7dg8.8394.jpg et ici https://pics.imcdb.org/0is227/statek9ub2.5230.jpg . L’enquête du commandant Pirx, parallèlement à sa mission, consiste donc malgré lui à les démasquer. À moins qu’ils ne se démasquent eux-mêmes. Leur but étant de réussir leur mission en faisant preuve d’une sociabilité sans faille pour pouvoir participer à des missions plus importantes, quitte à montrer leur dévouement à Pirx. Mais alors que les passagers du Goliath constatent le sabotage du système, Pirx découvre un enregistrement anonyme réalisé par un non-linéaire » qui dévoile ses véritables intentions : éliminer les humains en faisant croire à un accident et ramener seul l’appareil sur Terre afin de démontrer l’importance des siens…

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Ainsi, il règne dans le film un peu de cette paranoïa en huis-clos qui était déjà présente dans les adaptations de SOLARIS de Stanisław Lem. L’ENQUÊTE DU PILOTE PIRX étant adapté de la nouvelle « Rozprawa » (L’audience) du même Stanisław Lem, par le réalisateur Marek Piestrak.

- Trapard -

Autres vedettes de la catégorie Robot-Cool :

 Robby / Maximilian / Hector / Gort / Twiki / Cylon / Maria / Robot (Perdus dans l’Espace) / V.I.N.CENT / Tobor / Robot de Silent Running / Androïde de MondwestC-3PO et R2-D2 / Terminator / Data / Androïdes de THX-1138 / Robocop / Steve Austin et Jaimie Sommers / Numéro 5 / Ilia / Robot-John / Nono / WALL-E / Robot Bikini / A.P.E.X. / Peepo / Chalmer / REM / Servante du Gardien / Danguard Ace /Géant de Fer / Protector 101 Killbot / Robot de Total Recall (2012) / Mechagodzilla / Zero / Inspecteur Gadget / MARK 13 / AMEE / Goldorak / Robot Sentry / Marvin / Olga / Questor / Robot de Xenogenesis / Robots de Pyrite / Evolver / Mycènes / Yoyo / Bio-droïdes / Bender / Isaac / K-Tron

Robot « cool » ou « craignos » ?

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ALITA : BATTLE ANGEL – LA CRITIQUE

ALITA : BATTLE ANGEL - LA CRITIQUE dans Cinéma 19022307034915263616131299

Synopsis

Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé – elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

Voilà plusieurs années que James Cameron a annoncé la mise en chantier de l’Œuvre Culte de Yukito Kishiro. Las, ses multiples projets l’ont obligé à reporter sans cesse cette adaptation ô combien attendu des fans, multipliant au passage le risque d’augmenter les déçus. Et je sais de quoi je parle : dire que j’apprécie Gunnm est très en dessous de la vérité… Je suis un fan de la première heure et la belle Gally a passé de nombreuses heures sous mes doigts. Autant dire que j’attendais ce film avec une grande impatience (une très grande même) et c’est ainsi que j’ai tout fait pour assister au plus vite à une séance de diffusion, en ayant tout de même une énorme appréhension sur la déception que j’allais peut-être vivre.

Alors, cette adaptation américaine est-elle à la hauteur des attentes des fans ? Sera-t-elle juste bonne à oublier très rapidement ? Qu’y ai-je donc bien trouvé pour sortir (enfin) de ma retraite et vous proposer cette critique ? Mais surtout, la Raclette est-elle meilleure lorsqu’elle est poivrée ? Autant de questions auxquelles je vais m’efforcer de répondre ici (SANS SPOILER) et pas ailleurs : sur Les Échos d’Altaïr. Accrochez-vous bien à votre déjeuner, c’est parti !

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De Gunnm à Alita

Avant de nous attaquer au film, un petit rappel sur le manga Gunnm s’impose.

Gunnm est une série de mangas de Yukito Kishiro en neuf volumes. La version française est publiée en intégralité par Glénat entre 1995 et 1998. Gunnm est la première série de l’auteur et également celle qui le révèle au Japon.

Les deux premiers tomes de Gunnm sont adaptés en deux OAV en 1993 et commercialisés en français sous format VHS en 1995. Le manga connait également une suite alternative, Gunnm Last Order, publiée entre 2000 et 2014, ainsi qu’une troisième série, Gunnm Mars Chronicle, en cours de publication. L’univers de Gunnm est également enrichi par un roman sorti en 1997, par le jeu vidéo Gunnm Kasei no kioku sorti en 1998, ainsi que par deux mangas inspirés de l’histoire principale, le one shot Ashman et le recueil d’histoires courtes Gunnm Other Stories, sortis respectivement en 1997 et en 2007.

En 2003, le réalisateur James Cameron annonce la préproduction d’une adaptation de Gunnm dont il a acquis les droits plusieurs années auparavant. Fin 2008, l’artiste numérique Mark Goerner affirme qu’il travaille sur le projet depuis environ un an et demi mais que, bien qu’une bonne partie de la préproduction soit terminée, aucune sortie n’est alors programmée même après la sortie du film AVATAR.

En 2009, James Cameron déclare que le travail sur AVATAR, avec les différentes technologies utilisées, est bénéfique pour l’adaptation de Gunnm, et que l’équipe de production possède déjà un bon scénario et a réalisé beaucoup de travail sur le design. Il déclare quelque temps plus tard qu’il souhaite adapter les premiers chapitres du récit, notamment le motorball. En 2013, la production du film est annoncée pour 2017, après la sortie du deuxième volet de la franchise AVATAR.

Finalement, les quatre suites d’AVATAR prévues ne permettant pas à Cameron de se consacrer au projet, il en devient producteur en compagnie de Jon Landau, et Robert Rodriguez est choisi pour en assurer la réalisation sur un script de Laeta Kalogridis. La date de sortie du film, nommé ALITA : BATTLE ANGEL (tiré du nom américain du manga : Battle Angel Alita), est annoncée par la 20th Century Fox pour le 20 juillet 2018.

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Un casting impeccable

Est-il besoin encore de présenter James Cameron ? Le producteur et scénariste du film qu’on a déjà vu crédité aux génériques de films si peu connus comme NEW YORK , TERMINATOR, ALIENS, ABYSS ou encore AVATAR ?

Celui-ci laissera donc les commandes du film au non moins connu Robert Rodriguez, plutôt habitué aux frasques déjantées comme DESPERADO, UNE NUIT EN ENFER ou SIN CITY.

Pour le rôle principal de Gal… pardon, Alita, c’est Rosa Salazar qui s’y colle. On a pu l’apercevoir dans DiIVERGENTE 2, LE LABYRINTHE ou AMERICAN HORROR STORY.

Ido, quant à lui, est interprété par Christoph Waltz qui a au moins le mérite d’être très ressemblant à la version papier. Cet acteur d’origine allemande à déjà été vu dans INGLORIOUS BASTERDS, SPECTRE ou même INSPECTEUR DERRICK.

Keean Johnson, peu connu en France, interprète quant à lui Hugo. Il est apparu au casting de quelques séries américaines (NASHVILLE, SPOOKSVILLE…).

On reconnaîtra également Jennifer Connelly (DARK CITY, LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA), Mahershala Ali (LES 4400, HUNGER GAMES) et les apparitions d’Edward Norton (AMERICAN HISTORY X, FIGHT CLUB), Ed Skrein (DEADPOOL, GAME OF THRONES) ou encore Eiza González (série UNE NUIT EN ENFER, BIENVENUE À MARWEN).

On a affaire ici à un casting mêlant donc des acteurs plus ou moins connus, voir pas du tout, mais tous sans exception jouent leur rôle à la perfection dans cette adaptation cinématographique. Mention spéciale à Rosa Salazar dont le visage a été modélisé en image de synthèse pour lui ajouter ses « gros yeux ». Elle interprète magnifiquement Alita, et ce n’est pas peu dire.

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Une belle adaptation…

C’est certainement l’un des points forts de ALITA : BATTLE ANGEL. L’interprétation sans faille de Rosa Salazar lors des combats est à couper le souffle. Les mouvements de l’héroïne sont retranscrits à la perfection et on retrouve certaines images du manga reproduites très fidèlement. On pourrait parfois même superposer les visuels du film aux dessins du manga comme un calque.

Les autres personnages en général sont criants de vérité. Ido semble tout droit sorti du papier et Hugo ne fait pas pâle figure. Zalem est resplendissante et la ville d’Iron City est également une bien belle représentation de celle du livre. On trouvera également un bon portage du scénario des trois premiers tomes. De la découverte de la tête de notre cyborg préféré jusqu’à l’image finale du film, on retrouve les éléments majeurs qui ont fait les heures de gloire de Kishiro. Le Motorball est très bien retranscrit également, sur ce point les attentes des fans sont assouvies.

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… Mais très propre !

Et c’est là le principal point négatif que tout fan de la première heure pourra reprocher à ALITA. On est loin, très loin de la violence des scènes du manga. La décharge s’est transformée en ville que l’on aimerait visiter (d’ailleurs bon nombre de figurants en arrière plan semble tout droit sorti d’un tour opérator), les nombreux cyborgs d’apparence fort peu recommandable disparaissent au profit de versions plus humanisées. De même, cette impression de crasse dans laquelle évoluent un grand nombre de pauvres types passent directement à la trappe.

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Voire même un peu trop.

Et que dire des combats, qui perdent la folie des protagonistes de la version papier ? Exit les shoots d’endorphine, rangées les têtes qui éclatent ! Film grand public oblige, Cameron et Rodriguez ont du rendre Kuzutetsu, son ambiance et ses combats beaucoup plus propres. Bien entendu, on comprendra parfaitement ce choix : un portage pur et dur serait tout bonnement impossible car censuré PG18…

Si celui qui découvre ALITA avec le film trouvera l’univers qu’il regarde fort sympatique, le fan de la première heure restera parfois un peu sur sa faim avec cette version édulcorée du monde qu’il connait bien.

De même, dans un soucis d’humanisation, le personnage de Chiren à été ajouté à l’histoire. Peu exploité et apportant une énorme incohérence avec l’histoire du manga, la femme d’Ido aurait peut être gagné à avoir un rôle plus évolué : ce n’est pas les possibilité qui manquent. Les fans regretterons également les écarts concernant les origines de la Lame de Damas, du corps du Berserker ou encore le manque de détail de la partie Mortorball. Il va falloir faire quelques pirouettes scénaristiques pour une éventuelle suite…

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Ou comment perdre en émotions…

Cet apport d’humanité se paye donc au prix fort : on y perd en émotions. Si on appréciera les phases de combat, je le répète, très proches de ce qu’on voit dans le manga, certaines scènes perdent énormément par le portage à l’écran. Cette image souriante de Hugo lors d’un point crucial de l’histoire est ici remplacée par un visage terrorisé, le spoil par Chiren d’une solution à un problème épineux qui aurait pu tirer les larmes du spectateur, … Autant d’erreurs qui auraient pu être évitées facilement et qu’on aurait véritablement aimé ne pas avoir à subir.

Et pourtant… Pourtant on en redemande. Car malgré ces points négatifs, il n’en reste pas moins que ALITA : BATTLE ANGEL est une véritable réussite. De part son univers, de part ses personnages, et de part son interprétation magistrale des personnages principaux.

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Quelques bonnes raisons d’apprécier Alita !

Rosa Salazar : parfaite dans le rôle de Gally, on ne pouvait rêver mieux. Parfois naïve comme une enfant, parfois agressive comme une guerrière, l’interprétation de Salazar est juste impeccable.

Le Motorball : nom de D… Et une suite centrée sur l’ascension d’Alita en tant qu’Ange de la Mort championne du jeu, c’est possible m’Sieur Cameron ?

Le casting : pas mauvais dans l’ensemble, voir excellent parfois. Dommage que certains seconds rôles ne soient pas plus exploités.

Les combats : et la maîtrise du corps de combat par un esprit de combat. On a des images splendides qui sont la parfaite adaptation de certaines planches du manga.

Les décors magnifiques : que ce soit la scène de la décharge au début ou la ville d’Iron City, c’est du beau travail. L’exemple même de la supériorité des décors réels sur les images de synthèse.

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Conclusion personnelle

Je l’ai déjà évoqué plusieurs fois dans ce texte, en tant que fan de la première heure il faut parfois se faire violence pour passer outre certains passage de ce film. Et pourtant, j’y suis retourné une seconde fois. Et si je n’ai pas pleuré à chaudes larmes, j’ai eu presque constamment le sourire aux lèvres et les yeux humides. D’abord parce que je l’attendais ce film, et pas qu’un peu. Et voir la belle Gally enfin en mouvement m’a procuré beaucoup de joie. Du coup, je suis passé outre les nombreux petits défauts du film et c’est un pur bonheur.

NotaSkarn : 18/20

- Skarn -

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SPIDER-MAN : NEW GENERATION – LA CRITIQUE

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SPIDER-MAN : NEW GENERATION

C’est sans attente spéciale que je suis allé voir ce film d’animation dont je ne connaissais à vrai dire pas grand chose, n’étant pas un grand adepte des comics Spider-Man. De ce super héros aux super pouvoirs arachnéens je retiens surtout les précédents films. Il y a eu l’excellente trilogie de Sam Raimi malgré un troisième épisode décrié, rapidement enchaîne des deux AMAZING SPIDER-MAN de Marc Webb, avec un premier opus qui m’a réellement déçu et une suite honorable, puis Marvel Studio a racheté la licence il y a quelque temps pour intégrer Spidey dans son gigantesque MCU mais n’a pas su me convaincre par sa propre adaptation, nouveau reboot avec un Peter Parker peut-être trop ado pour m’atteindre. Enfin débarque de nulle part le film dont il est question dans cet avis : SPIDER-MAN : NEW GENERATION ou SPIDER-MAN : INTO THE SPIDER-VERSE pour le titre original.

19021408231315263616119604 dans Di Vinz

Sans entrer dans les détails du scénario, nous voilà plongé dans une dimension parallèle à celle que l’on connait, dans laquelle plusieurs Spider-Héros de différentes dimensions devront s’unir pour sauver l’une d’entre elles et pouvoir rentrer chacun chez eux. L’histoire a bel et bien cette inspiration comics, elle est farfelue, grandiose, prétexte à toutes les folies, et cela fait du bien de retrouver cet aspect formidablement impossible là où tout est sujet à trop de réalisme dans les films live action. C’est simple, ce film là n’aurait pas pu marcher en live. Le visuel vient confirmer cette idée avec un rendu 19021408251415263616119605 dans Science-fictiongraphique absolument magnifique ! C’est coloré, léché, le dessin est soigné, les effets mêlant 2D et 3D sont du plus bel effet. Ajoutez ce petit « grain » à la photo sous certains effets de lumière rappelant le format papier, une animation légèrement saccadée faisant fit d’une fluidité outrancière pour se focaliser sur le style, une mise en scène dantesque, parfois illustrées sous forme de cases et de bulles avec des onomatopées, véritable hommage aux comics, et vous obtenez l’un des plus beaux films d’animation jamais réalisé !

Oui, ce Spider-Man enterre bien d’autres productions, ne serait-ce que par cet aspect, mais il ne se résume pas qu’à cela. Les personnages sont travaillés, drôles, charismatiques, ils ont chacun leur histoire, et bien que plusieurs Spider-Héros soient en retrait par rapport à d’autres, ils ont tous leur utilité, leur moment de gloire. J’ai tout simplement adoré chacun d’entre eux. Le fait qu’ils soient chacun issus d’univers différents marque un contraste graphique entre eux et vient nous rappeler le sujet à chaque instant. Dépaysante, rafraîchissante, surprenante à chaque instant, chaque séquence mêlant tous les héros se veut unique, que ce soit dans l’action ou dans les dialogues. Du jamais vu, diablement intéressant ! Même les vilains, qui n’apparaissent pas tant que ça, ont un traitement bien senti, 19021408272515263616119606notamment le Caïd. Mais les deux personnages qui m’ont vraiment marqué sont le Spider-Man de la dimension dans laquelle on se trouve, le tout jeune Miles Morales qui découvre ses pouvoirs et qui a une relation particulièrement touchante avec son père flic, et bien sûr le Spider-Man de notre dimension, le Peter Parker que l’on connait, qui pourtant est très différent dans cette adaptation. Mal luné, mal rasé, bedonnant, vieillissant, et pourtant il rappellera à tout un chacun le seul et unique Spider-Man, le vrai, car il n’a rien perdu de son humour et de son héroïsme.

On notera également une bande son mêlant orchestrations et soundtrack hip hop, moderne, collant bien à chaque scène, tout ce qu’il faut pour mettre le spectateur dans le bain et l’immerger comme il se doit à la fois dans les scènes d’exposition et les scènes de combat. Et ces phases d’action sont terribles ! Mouvementées, parfois pleines de détails, d’effets pyrotechniques ultra colorés mais toujours lisibles, la mise en scène fracassante vient rehausser encore davantage la qualité d’un film qui sait quand et où s’arrêter pour se concentrer sur les personnages et l’histoire. Rien de transcendant dans le fond, mais c’est exécuté de façon magistrale. On n’oublie pas le côté fendart de cet opus, de grands rires viendront me surprendre car les différentes vannes font mouche à de nombreuses reprises, enrobant une réal quasi parfaite dans un sirop de fun très sucré.

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En bref, c’est drôle, c’est frais, c’est magnifique, c’est bien réalisé, on ne retiendra presque aucun défaut, si ce n’est un scénario assez prévisible, alors que demander de plus ? Une suite, probablement. Je le conseille plutôt deux fois qu’une si vous aimez l’animation stylisée ou les super héros, et si vous aimez les deux alors vous serez comblé.

- Di Vinz -

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LE MAÎTRE DU TEMPS (1970)

LE MAÎTRE DU TEMPS (1970) dans Cinéma bis 19013108121915263616100328

LE MAÎTRE DU TEMPS (1970)

Oui je sais que le titre va immédiatement vous faire penser aux MAÎTRES DU TEMPS (1982) de René Laloux, mais il s’agit d’un tout autre film de science-fiction. Là, vous veniez de cliquer machinalement sur « j’aime » sans avoir ouvert cet article, puis vous vous êtes révisés en regardant l’affiche de plus prêt, en approchant votre nez vers l’écran. Mince, ce n’est pas le film que vous aimez et vous avez « liké ». Que faire ? Enlever votre « Like » ni vu, ni connu ? Pendant que vous réfléchissez sur ce grand dilemme existentiel, laissez-moi vous présenter le film du jour…

19013108132015263616100329 dans Film des 70's

LE MAÎTRE DU TEMPS est une co-production franco-brésilienne réalisée par Jean-Daniel Pollet qui traite de l’errance terrienne d’un extraterrestre arrivé là par erreur. Ce qui est plutôt étonnant de la part de ce réalisateur qui a plutôt tendance à ancrer les histoires de ses films dans une sorte de naturalisme implacable, mais toujours très fin (POURVU QU’ON AIT L’IVRESSE, GALA, L’ACROBATE). Le début du film est identique à celui de PROMETHEUS (2012) de Ridley Scott. Ou l’inverse… Mais en guise de cet Architecte géant et bleuté de l’univers d’ALIEN, c’est notre Jean-Pierre Kalfon national tout peint en bleu qui est projeté dans l’océan et qui semble sans cesse retomber à la mer et être ramené vers le rivage d’un nouveau présent. Il évolue ainsi, tout le long du film, vers un continuel futur et traverse l’Histoire du Brésil au grès des flots. L’idée du va-et-vient par le biais de l’océan est un artifice science-fictionnel assez connu, notamment dans la littérature de SF. Et même dans la musique. Vous pourrez d’ailleurs retrouver ce genre de boucle dans le clip du morceau  « Falling for You »  du jeune rockeur calédonien, Paul Cramet, sorte d’hommage à 2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE et à EYE WIDE SHUT de Stanley Kubrick. Vous m’y verrez d’ailleurs très brièvement, affalé et gloutonnant du raisin à 1’37.

19013108132415263616100330 dans Science-fiction

Derrière cet univers de science-fiction, le film de Jean-Daniel Pollet semble démarrer avec le syndrome de « l’Indien dans la ville », notre extraterrestre semblant découvrir le monde sauvage d’un côté, et civilisé de l’autre, se posant parfois même en médiateur. La suite du film évoluant finalement vers une quête initiatique humaine. Et disons-le franchement : une quête initiatique hippie.

L’intrigue : Un extra-terrestre, qui a la faculté de voyager dans le temps, visite notre planète à différentes époques….

Le début des années 70 était, en effet, le temps du cinéma hippie (pipe hourra ?) : QU’IL ÉTAIT BON MON PETIT FRANÇAIS (1971) de Nelson Pereira dos Santos, pour le Brésil. EL TOPO (1970) et LA MONTAGNE SACRÉE (1973) d’Alejandro Jodorowsky pour le Chili. Et il ne faut évidemment pas confondre SF hippie des années 70, et SF gnian-gnian de Coline Serreau et de LA BELLE VERTE (1996).

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À cette époque-là, Jean-Pierre Kalfon était aussi l’un des personnages centraux de l’un des plus grands films hippies de tous les temps, d’ailleurs tourné vers chez nous (en Papouasie-Nouvelle-Guinée) : LA VALLÉE (1972) de Barbet Schroeder, sur la musique culte des Pink Floyd. La musique du film de Jean-Daniel Pollet est d’ailleurs très sympa et aussi « haschement » psychédélique. Elle a été composée par le contrebassiste français, Guy Pedersen, dont voici deux de ses compositions,  ici et  . Mais il est surtout connu pour être à l’origine de la musique du générique de l’émission THALASSA, ce qui n’est vraiment pas ce qu’il a fait de mieux.

Et au début des années 70, le « Cinema Novo » (cette nouvelle vague du cinéma brésilien) battait son plein, avec des réalisateurs cultes comme Glauber Rocha (LE DIEU NOIR ET LE DIABLE BLOND, ANTONIO DAS MORTES) ou Ruy Guerra. Ce dernier jouant même l’un des rôles principaux du MAÎTRE DU TEMPS, ainsi que dans cet autre film oublié (mais surtout incompris) de la SF initiatique à la française : LES SOLEILS DE L’ÎLE DE PÂQUES (1972) que Pierre Kast a tourné aux quatre coins du monde. Kast qui travaillait alors au Brésil depuis les années 60, a d’ailleurs co-écrit LE MAÎTRE DU TEMPS avec Jean-Daniel Pollet. Mais contrairement à ses SOLEILS, il semble avoir misé sur la simplicité pour ce film-ci, ce qui le rend très agréable à regarder.

- Trapard -

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