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Archive pour la catégorie « Science-fiction »

ZONE 39 (1996)

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ZONE 39 (1996)

Réalisation : John Tatoulis

Production : Colin South

Scénario : Deborah Parsons

Musique : Burkhard von Dallwitz

Pays : Australie

Année : 1996

Interprétation : Carolyn Bock, Peter Phelps, William Zappa…

18030507133715263615595925 dans Science-fictionVoilà une bonne série B australienne d’anticipation dystopique qui change un peu des films post-apocalyptiques musclés et des nanars de l’espace sortis en DTV dans les années 90. Le budget est plutôt léger mais l’histoire est plutôt bonne.

L’intrigue : Au bout du monde, dans un désert qui semble infini, il y la zone 39, une frontière entre les Républiques Fédérées et l’Union des Nouveaux Territoires. Quarante ans après la Troisième Guerre mondiale, la paix règne, précaire. Le lieutenant Megaw est chargé de la surveillance de la Zone et de l’élimination des intrus…

Voici aussi une petite traduction d’une interview du réalisateur australien John Tatoulis, pour donner un peu le ton du film :

« Dans ZONE 39, j’ai exploré un certain nombre de thèmes. L’un d’eux était la façon dont une personne traite le chagrin, comme la perte d’un être aimé. Je crois que quelqu’un ne meurt vraiment que lorsqu’on arrête de penser à lui. Je pense qu’une fois que nous avons oublié cette personne, une fois que cette personne cesse de vivre dans nos souvenirs, alors cette personne est vraiment morte. Souvent, cela prend beaucoup de temps pour que cette personne meure vraiment dans le cœur des gens. Je voulais explorer ce thème dans un environnement vers lequel je pense que nous nous dirigeons, celui d’exister dans une société qui est particulièrement hostile à l’individu et qui le contrôle et l’isole totalement. »

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D’un côté, le film montre une forme de déshumanisation à travers une société qui laisse imaginer un monde libre au-delà d’une certaine zone 39. Mais une fois celle-ci transgressée, le héros n’y trouve finalement que solitude, isolement et démons intérieurs. Au final, cela donne un film très sombre, que seuls le manque de budgets et les défauts du film, arrivent à relativiser.

Vous pouvez le trouver sur YouTube, en version complète, mais uniquement en V.O.

- Trapard -

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LOST IN SPACE NEXT GENERATION

Première bande-annonce pour le reboot attendu de la série LOST IN SPACE (Perdus dans l’Espace) qui sera diffusée par Netflix en avril de cette année.

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LUNAR COP (1995)

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LUNAR COP (1995)

Réalisateur : Boaz Davidson

Producteur : Danny Lerner

Producteur délégué : Avi Lerner

Pays : États-Unis

Année : 1995

Avec Michael Paré, Billy Drago, Walker Brandt, Robin Smith, Gavin Van Der Berg…

L’intrigue : Au XXIème siècle, sur la Lune. Une catastrophe écologique a détruit la Terre, et quelques riches survivants sont venus s’installer dans une colonie lunaire totalement corrompue. L’agent Brody reçoit pour mission de retourner sur Terre, devenue un No Man’s Land, pour y chercher une substance chimique capable d’y ramener la vie. Mais la Terre que découvre Brody ne ressemble pas exactement à ce qu’on lui a raconté…

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La société NU IMAGE a été en quelque sorte la relève israelo-américaine de la CANNON GROUP au milieu des années 90. Créée en 1992 alors que la CANNON déposait les bilans en 1994, de nouvelles personnalités comme Boaz Davidson, Isaac Florentine, Avi & Danny Lerner sont apparues dans les génériques des films musclés ou de science-fiction sortis en DTV.

Après une petite série de films de SF à budgets serrés (CYBER COP 1, 2 & 3, LUNAR COP, CHASSE À L’HOMME…) ou de mockbusters d’action (DANGER ZONE, SANS ALTERNATIVE, LE DERNIER DES DRAGONS…) dans les années 90, NU IMAGE a lancé sa célèbre saga des SHARK ATTACK après le succès de PEUR BLEUE (1999, Deep Blue Sea). Mais là où NEW IMAGE semble avoir dépassé les 18021806154015263615564438 dans Trapardmaîtres Golan & Globus, c’est en produisant, sous le label Millennium Films, des séries B rivalisant avec les blockbusters comme le dernier RAMBO (2008) et le nouveau CONAN LE BARBARE (2011). Ainsi que la série à succès des EXPENDABLES, offrant même à quelques personnalités en vue de passer derrière la caméra, comme Sylvester Stallone (RAMBO, le premier EXPENDABLES), Marcus Nispel (CONAN), ainsi qu’aux deux Français, Julien Maury and Alexandre Bustillo pour LEATHERFACE (2017).

Pour en revenir à LUNAR COP, la science-fiction semble n’être qu’un argument de vente puisque très tôt déjà, l’équipe de NU IMAGE est passée maîtresse 18021806180015263615564440dans l’art de filmer les scènes d’action et de bastons. Le reste du film accumulant surtout des situations psychologiques éculées jusqu’à la sève. On y croise aussi cette éternelle impression de déjà vu, quand le gentil agent Brody doit affronter des méchants pas du tout gentils. La même année, STEEL FRONTIER ou WATERWORLD racontaient finalement exactement la même histoire, mais dans des décors différents.

Reste Michael Paré qui est assez crédible en cette sorte de Mad Max motard du futur, à la belle gueule et au grand cœur. Le méchant, lui, est incarné par un Billy Drago déjanté, et rescapé de la CANNON (INVASION USA, DELTA FORCE 2). Mais son indéniable charisme reste, comme souvent dans la série B, assez mal employé à l’écran.

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STEEL FRONTIER (1995)

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STEEL FRONTIER (1995)

Après les deux films post-apocalyptiques,  DUNE WARRIORS (1991) et  NEON CITY (1991) qui étaient librement adaptés des westerns, LES SEPT MERCENAIRES (1960) et LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE (1939), STEEL FRONTIER pousse le vice en plongeant ses racines dans la guerre de Sécession américaine.

L’intrigue : Après que la civilisation se soit effondrée, la terre ne ressemble plus qu’à un vaste champ de bataille. En dépit du règne de la violence, une poignée de survivants fondent NewHope, la ville de tous les espoirs. Une cité de paix menacée par le général Quantrell et son armée de tueurs. Personne n’est en mesure de lutter. Personne, sauf Yuma qui attaque l’ennemi de l’intérieur, qui gagne la confiance du vénéneux Quantrell pour mieux débarrasser la planète de sa présence…

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Pour le point d’Histoire, le général J.W. Quantrill serait un lointain descendant du hors-la-loi William Quantrill. Tout comme les gangs des frères James (Jesse et Frank) et Younger, le gang Quantrill du Missouri, dirigé par William Quantrill, semait la terreur entre les États du Missouri esclavagiste et le Kansas abolitionniste entre 1861 et 1865. Une époque lointaine qui devait sentir bon le bois et le fer qui chauffe, et qu’on retrouve pourtant dans STEEL FRONTIER (donc littéralement, « Frontière d’acier ») qui se voudrait une reconstruction post-apocalyptique lente de l’Amérique des cowboys solitaires, des shérifs, des barbiers et des éternels hors-la loi. En même temps, 2019, c’est l’année prochaine, mais passons…

18020907144215263615545331 dans TrapardLa référence la plus évidente de STEEL FRONTIER au genre western ne se trouve finalement pas du côté du continent américain, mais plutôt en Europe. Le héros du film se nomme Yuma comme le Larry Yuma des bande-dessinées italiennes de poche, et il porte un long manteau cache-poussière dans le style de ceux des héros de MON NOM EST PERSONNE (1973). Puis ce personnage ténébreux, peu bavard mais méthodique se rapproche assez d’un autre cowboy italien, « L’homme sans nom », joué par Clint Eastwood dans UNE POIGNÉE DE DOLLARS (1966) de Sergio Leone.

Et de nombreuses situations dans le film sont inspirées des western italiens ou des classiques hollywoodiens, tandis que la réalisation et les éclairages rappellent assez un style de bande-dessinée. D’ailleurs, l’année de la sortie de STEEL FRONTIER est une grosse période de sorties d’adaptations de BD post-apocalyptiques comme TANK GIRL et JUDGE DREDD. L’ambiance de western sur fond de décors post-apocalyptique, donne aussi à STEEL FRONTIER une dimension vaguement steampunk qui doit sûrement beaucoup à la diffusion de la série BRISCO COUNTY (1993-1994).

18020907170115263615545332Pour en revenir au personnage de Yuma, il est interprété par Joe Lara, un acteur chevelu à la belle gueule et à la carrière ancrée dans les années 90. Il est comme une sorte de Jon Bon Jovi dont le temps qui passe laisse la silhouette s’oublier derrière lui. Il m’a surtout laissé une bonne impression en héros dur mais au grand cœur, secourant la dernière femme fertile dans le monde dévasté d’AMERICAN CYBORG, STEEL WARRIOR (1993). Depuis les années 2000, il semble ne plus tourner dans aucune production et se consacrer uniquement à son second métier : la musique.

Les deux autres fortes présences de STEEL FRONTIER sont Bo Svenson déjà plus très jeune (DELTA FORCE, LE MAÎTRE DE GUERRE) et Brion James (qui était surtout Léon, le réplicant à la fierté mal placée, qui n’appréciait pas les questions sordides sur les tortues retournées, au début de BLADE RUNNER). Avec son visage pincé, il incarne le général Quantrill.

Apparemment, STEEL FRONTIER serait sorti en DVD  mais on peut aussi visionner le film en V.O. sur YouTube.

- Trapard -



LE CYCLE DE SACLYD : Premières Intrusions

LE CYCLE DE SACLYD : Premières Intrusions dans Littérature 14072703494415263612413227

Philippe Morineau se présente et nous présente son premier roman publié aux Éditions Complicités, Le Cycle de Saclyd, dont nous aurons certainement l’occasion de reparler sur le blog.

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« L’histoire nous apparaît comme un fleuve s’écoulant inlassablement sans que nous puissions le détourner ou le ralentir. Il existe cependant des êtres pour qui le fleuve s’est transformé en un océan qu’ils nomment l’Uchronomicon. Ils l’explorent sans relâche tout en se combattant. L’un d’eux, Saclyd, grâce aux connaissances millénaires héritées de ses ancêtres, manipule les variables de l’équation originelle qui lui permettent de contrôler le destin de plusieurs monde plus ou moins semblables à la Terre que nous connaissons. À l’abri de sa forteresse sous-marine, protégé par des créatures terrifiantes et perverses qu’il a lui-même créées grâce au génie génétique, il lutte depuis peu contre une menace grandissante qu’il ne peut encore circonscrire. Mais si sa vie a déjà été mise en danger à plusieurs reprises, c’est la toute première fois qu’il n’est plus le seul à sauver. »

Premières Intrusions entame le Cycle de Saclyd des Chroniques de l’Uchronomicon.

« J’ai l’ambition avec mon premier roman d’inaugurer un style littéraire à la croisée de l’uchronie, de la fantasy et de la science fiction. »

Le Cycle de Saclyd est une série de trois ou quatre tomes qui j’espère sera suivie d’un ou deux autres cycles. Sans spoiler la trame du roman, il raconte des aventures sur des mondes qui sont plus ou moins semblables à notre propre Terre et disséminés dans l’Uchronomicon que seuls maîtrisent les descendants d’Uchros. Le liant entre ces univers est l’un des descendants d’Uchros : Saclyd.
 
J’ai découvert tout jeune les récits de Jules Verne et plus tard Ambre de Roger Zelazny et le Cycle de Tschaï de Jack Vance notamment. J’ai également eu la chance de voyager étant jeune et de découvrir différentes cultures avec leurs mythologies. Enfin, plus tard j’ai eu l’occasion de lire mais également d’écrire des campagnes de jeu de rôle pour mes amis. Si une partie de mon inspiration venait de mes lectures, j’ai au fil du temps imaginé plusieurs univers et personnages que j’ai décidé de condenser dans mes romans. J’ai eu aussi la chance de bénéficier de l’inventivité de mes compagnons de jeu qui ont apporté leurs propres pierres à l’édifice. 
 
C’est peut-être présomptueux de ma part mais j’ai l’ambition avec mon premier roman d’inaugurer un style littéraire à la croisée de l’uchronie, de la fantasy et de la science fiction. J’a bien conscience que mon style s’améliorera avec l’expérience mais j’ai déjà eu le bonheur de bénéficier des conseils éclairés et avisés de plusieurs de mes connaissances.
 
- Philippe Morineau – (chroniquesuchronomicon.blogspot.fr)


NEW EDEN (1994)

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NEW EDEN (1994)

Réalisateur : Alan Metzger

Scénariste : Dan Gordon

Pays : États-Unis

Année : 1994

Interprètes : Stephen Baldwin, Lisa Bonet, Tobin Bell… 

En 2014, nous traitions du film de Martin Campbell avec Ray Liotta et Lance Henriksen, ABSOLOM 2022 (1994, No Escape ou Escape from Absolom) sur les Échos d’Altaïr dans un dossier dédié à la SF des années 90.

L’intrigue d’ABSOLOM 2022 : En 2022 donc, un ancien héros de guerre incarcéré pour assassinat arrive dans les quartiers de haute sécurité d’une prison, où règne en maître un directeur impitoyable. Le nouveau détenu lui tenant tête, il est immédiatement sanctionné : il sera banni, envoyé sur Absolom, une île-prison spécialement réservée aux récalcitrants. Cette île ne connaît qu’une seule règle : s’évader est interdit. Pour le reste, elle ne connaît pas d’autres lois que celle du plus fort…

Il se trouve que la même année, la chaîne Sci-Fi Channel produisait et diffusait NEW EDEN avec une intrigue quasi-similaire mais familiale : Deux compagnons de prison, Kyne et Adams, un renégat et un jeune ingénieur aux manières plus douces, sont envoyés sur une planète de sable nommé Terre 21-523 ou la plupart des nouveaux venus sont immédiatement tués par le peuple des sables, les survivant luttant pour leur survie. C’est jusqu’à ce qu’un nouveau prisonnier arrive avec des idées de fournir l’irrigation du désert. Mais d’abord il doit combattre le peuple des sables…

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Moins brutal qu’ABSOLOM 2022, NEW EDEN a, avant tout, été destiné à une télédiffusion dans un cadre familial. Du coup, au-delà du côté « Survival post-apocalyptique» où la barbarie règne un peu partout sur la planète, on y trouve ce message récurrent au genre, de vouloir recréer des communautés basées sur la logique du bien contre le mal, de l’engagement et du mariage, de la revitalisation du sol pour reconstruire l’humanité. Des messages auxquels tout le monde adhère, mais qu’il n’est pas forcément nécessaire d’ajouter à un cinéma de divertissement qui est censé proposer avant tout de l’aventure et de la brutalité. Mais l’affiche de NEW EDEN laissait tout de même présager un téléfilm bourré de bons sentiments avec le couple Stephen Baldwin au regard azur comme le reste de la fratrie Baldwin, et la jolie Lisa Bonet (COSBY SHOH, ANGEL HEART…). Les oreilles rondes de Mickey Mouse ne semblent pas si loin…

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Au-delà de ça, le téléfilm est plutôt agréable et parfois drôle. Et surtout, les comédiens jouent très bien leurs personnages, ce qui fait un peu oublier les costumes assez ridicules, la caricature des dialogues et la psychologie minimaliste de certains personnages destinés à un public très jeune.

Le point fort du téléfilm, c’est sa B.O. composée à partir d’une musique électronique mi-world, mi-hip hop créée par le compositeur Blake Leyh pour augmenter l’ambiance des scènes d’action et de suspense.

En exemple, voici un extrait de la B.O. de la série THE WIRE (2002-2008) composée par Blake Leyh.

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THE HEROIC TRIO 1 et 2

THE HEROIC TRIO 1 et 2

THE HEROIC TRIO 1 et 2 dans Cinéma 18011904300915263615477471

THE HEROIC TRIO 1

Titre original : Dung fong saam hap

Réalisateur : Johnnie To

Scénario : Sandy Shaw

Pays : Hong-Kong

Année : 1993

Interprètes : Michelle Yeoh, Anita Mui, Maggie Cheung et Anthony Wong…

EXECUTIONERS aka THE HEROIC TRIO 2

Titre original : Xian dai hao xia zhuan

Réalisateur : Johnnie To et Ching Siu-tung

Scénario : Susanne Chan

Pays : Hong-Kong

Année : 1993

Interprètes : Michelle Yeoh, Anita Mui, Maggie Cheung et Anthony Wong…

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Le trio héroïque, c’est la Femme Invisible (Michelle Yeoh), Wonder Woman (Anita Mui) et Thief Catcher (Maggie Cheung).

La base des super-héros hong-kongais c’est une dose de masques et de costumes, une dose de super-pouvoirs et beaucoup de kung-fu. Et évidemment beaucoup de charme dans les mouvements des comédiens, en particulier lorsqu’il s’agit de super-héroïnes. Et qui aime les chorégraphies des années 90-2000 à base de courroies et d’élévateurs mécaniques pour déplacer dans les airs les comédiens d’un point à un autre, frappant ou déplaçant des obstacles ou leurs adversaires dans leur élan, à la seconde près… ne peut qu’apprécier le HEROIC TRIO ou autres BLACK MASK (avec Jet Li). Stephen Chow montrait justement l’envers du décor de ce genres de tournages calibrés à la seconde près, dans son KING OF COMEDY sorti en 1999.

18011904325215263615477474 dans TrapardTHE HEROIC TRIO raconte l’histoire de trois de ces super-nanas, qui n’ont dès le départ aucune affinité entre elles et rien pour s’entendre, car trop individualistes. Et qui finalement, finissent par s’associer pour affronter un étrange kidnappeur d’enfants…

Et EXECUTIONERS réunit les trois super-nanas dans un futur apocalyptique, après une guerre nucléaire. Dans une ville isolée, où l’eau est devenue la ressource la plus rare, les trois héroïnes mènent maintenant des vies indépendantes. Tung (Wonder Woman) est devenue mère d’une petite fille ; Ching (la Femme Invisible) est maintenant au service du bien avec le bossu masqué, Kau ; et Chat est toujours chasseuse de primes. Des circonstances tragiques les contraignent à reformer leur association pour le salut de la ville…

EXECUTIONERS est entrecoupé d’intermèdes chantés comme beaucoup de films asiatiques comme par exemple le film post-apocalyptique taïwanais THE HOLE (1999, Dong), qui est connu en France car il a eu droit à une petite édition en DVD. Par contre, EXECUTIONERS n’a pas eu cet honneur et il a été exclusivement destiné à un public chinois et n’a pas été distribué en salles en Europe. Je pense qu’au début des années 90, l’effet Bollywood ne fonctionnait pas encore sur le public français, du coup le reste du cinéma asiatique « chanté » ne s’exportait pas encore. Mais on peut trouver EXECUTIONERS sur Internet, avec des sous-titres français créés par des fans.

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Pour en revenir à nos trois super-héroïnes, la carrière Michelle Yeoh a surtout explosé hors d’Asie au début des années 2000, avec TIGRE ET DRAGON de Ang Lee. Depuis, on croise de temps à autres son joli minois dans des films américains, en geisha dans MÉMOIRE D’UNE GEISHA (2005) ou en nonne post-apocalyptique dans BABYLONE A.D. (2008).

18011904370915263615477479Anita Mui a concentré sa carrière à Hong-Kong en tournant pour les plus grands réalisateurs hong-kongais et chinois, de Jackie Chan à Johnny To, en passant par Sammo Hung, Tsui Hark, décédant d’un cancer avant la fin du tournage du SECRET DES POIGNARDS VOLANTS de Zhang Yimou en 2003.

Ma petite préférée, qui n’est pas forcément la plus jolie des trois, mais qui en tout cas est la plus fascinante et la plus aventureuse, c’est Maggie Cheung. Alternant films de pure exploitation (comme POLICE STORY 1, 2 et 3 de Jackie Chan, L’AUBERGE DU DRAGON de Tsui Hark, ou HERO de Zhang Yimou), ou cinéma d’auteur (avec l’excellent CENTER STAGE de Stanley Kwan, ou encore NOS ANNÉES SAUVAGES, LES CENDRES DU TEMPS, IN THE MOOD FOR LOVE et 2046 de Wong Kar-wai), elle a aussi tourné quelques films costumés cultes comme GREEN SNAKE  ou les HEROIC TRIO. Et bien que je ne sois pas spécialement fasciné par le cinéma d’auteur du Français Olivier Assayas, j’ai néanmoins regardé son film français (IRMA VEP en 1996) et son film américain (CLEAN en 2004) qui ont servi de 18011904401415263615477482passerelle internationale à Maggie Cheung. Je trouve CLEAN plus captivant qu’IRMA VEP, mais ce dernier a le mérite de nous montrer Maggie Cheung dans son propre rôle, passant des entretiens devant un producteur avec des extraits des HEROIC TRIO et faisant des bouts d’essai pour le rôle d’Irma Vep, l’héroïne physique et masquée, pour un remake des VAMPIRES de Louis Feuillade.

Néanmoins, elle est excellente avec ses deux comparses, en justicière masquée dans le diptyque du HEROIC TRIO : action, combat, humour et sensualité assurés.

Elles sont aussi accompagnées dans les deux films des acteurs Damien Lee (belle gueule du cinéma hong-kongais) et Anthony Wong que j’adore autant en flic (la trilogie des INFERNAL AFFAIRS), qu’en gangster (VENGEANCE) ou en tueur psychopathe (THE UNTOLD STORY et EBOLA SYNDROME).

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VALÉRIAN : LES 3 RAISONS DE L’ÉCHEC AUX USA

Voici une vidéo intéressante d’un youtubeur analysant les trois raisons principales du malheureux échec de VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES aux États-Unis car, une chance, en France ce fut un joli succès. Luc Besson pourrait malgré tout réaliser une suite (trois films étaient prévus au départ). En attendant Europacorp a connu tout récemment quelques licenciements et changements de direction…

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FRAKTAAL

FRAKTAAL  dans Science-fiction 18011204251615263615444976

Pour un pur moment de bonheur visuel, envolez-vous grâce à FRAKTAAL, (très) court-métrage SF de Julius Horsthuis.

FRAKTAAL a été bien sûr conçu grâce à un logiciel 3D, mais Julius Horsthuis qui se dit « paresseux » s’est donc appuyé sur des modèles fractaux mathématiques complexes pour générer automatiquement les mondes extraterrestres et les villes visités dans son film. Le résultat est là, splendide, visuellement étonnant, sur une musique planante… Bon voyage aux confins de l’univers de la Science-Fiction.



LA SF À YOM – Interstellar

Yom a une passion : la science-fiction, SA science-fiction ! Films, séries télévisées, dessins animés, comics, serials… sur sa page Facebook, tout y passe, « juste pour le plaisir » nous dit-il. Et pour notre plaisir, Yom nous permet de publier ici certaines de ses critiques, de ses réflexions, de ses opinions, de ses pensées ou de ses interrogations. Aujourd’hui :

LA SF À YOM - Interstellar dans Cinéma 18010407554915263615435899

INTERSTELLAR

(de Christopher Nolan, 2014)

INTERSTELLAR, ou ce qu’on pourrait appeler « L’odyssée de l’espace pour les nuls ». Rien de péjoratif là dedans. C’est un bon film. Ce que je veux dire par là, c’est que c’est un film dans le style de 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE, mais beaucoup plus accessible pour le spectateur moyen.

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Pour ma part, j’ai trouvé que 2001 avait fait pas mal de mal à la Science-Fiction grand public, car trop intellectualisé, bourré de non-dits, et se terminant un peu en eau de boudin en laissant le spectateur sur sa faim. Eh bien avec INTERSTELLAR, ce n’est pas le cas (même si, il faut l’avouer, ce n’est pas passé loin par moments).

INTERSTELLAR est un film de science-fiction qui commence comme un film d’anticipation et se termine en space opera, en passant par ce que les pointilleux appellent la Hard Science (ou plus simplement la science fiction réaliste). C’est un peu comme si SOLEIL VERT (1973) croisait LA CONQUÊTE DE L’ESPACE (1955) en passant par 2001 (1968), ou plus modestement par DESTINATION LUNE (1950). On passe donc par tout un tas d’ambiances, d’émotions, de suspens, d’action et même des scènes qui ont fait sursauter tout le monde dans la salle. Un plutôt bon mélange.

18010408143715263615435902 dans YomSi vous ne l’avez pas vu, je vous conseille donc de régler cela car finalement les presque trois heures de film passent plutôt vite, malgré quelques longueurs au début qui trouvent leurs explications vers la fin. Si vous l’avez vu, vous pouvez continuer à lire, car la suite contient plein de SPOILERS!

Bon, maintenant je vais éplucher un tout petit peu plus le film (mais malgré ce qui suit, cela reste un bon film) : tout est bien fait, aussi crédible que possible, et malgré tout il y a quelques failles (mais je ne doute pas que ce soit pour ne pas perdre le spectateur en route). Déjà, mais c’est également 18010408173215263615435905le cas dans beaucoup de films de science fiction, les héros ont des questions auxquelles ils devraient être capables de répondre eux-mêmes (sur le trou de ver par exemple, et c’est le co-équipier qui explique le pourquoi du comment). Je comprends que c’est pour l’expliquer au spectateur, mais c’est toujours un peu hors sujet à mes yeux (il y en a aussi de belles dans le film LA CONQUÊTE DE L’ESPACE dont je parlais plus haut, à se demander s’ils envoient vraiment des astronautes dans l’espace dans certains films, et pas des passants lambda qui passaient par là…).

Ceci mis à part, le vrai gros hic à mes yeux (et j’espère que vous avez vu le film parce que là je vais dévoiler la chute…), c’est que, d’après le héros en tout cas, c’est l’humanité du futur qui le sauve dans le trou noir… Ça ne vous pose pas un problème de paradoxe ? J’explique : Cooper va dans l’espace, il finit dans un pseudo trou noir ou l’humanité du futur lui permet de prévenir sa fille de comment fuir la planète 18010408191815263615435907pour sauver l’humanité, cette même humanité qui va évoluer et sauver son père, pour se sauver elle même donc… Mais comment peut elle exister tant qu’elle n’est pas sauvée de l’extinction sur Terre ? C’est bon, vous avez les neurones qui chauffent ?

Bon, ce n’est pas si grave. Peut être que finalement ce n’est pas l’humanité du futur mais une autre espèce… Bien que la famille Cooper ait le don de deviner qui est qui (comment sa fille devine que c’est Cooper qui est son fantôme ? Mystère et boule de gomme).

Ah oui, dernier point un peu gnan-gnan, le discours sur l’Amour qui permet de trouver le bon chemin… Très américain dans le style, mais dispensable dans le film.

Comme je le disais avant tous ces spoilers, le film reste bon, et j’ai vraiment beaucoup aimé les robots qui sortent vraiment de l’ordinaire et amènent une vraie touche de SF-Humour-Action. Un vrai plus sans lequel le film n’aurait peut être été aussi sympathique. En tout cas, j’en veux bien un à la maison.

- Yom -

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