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Archive pour la catégorie « Série TV »

SIBERIA : SAISON 1

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Synopsis

Sur le lointain territoire de Toungouska, en Sibérie, 16 candidats de télé-réalité sont expédiés dans cette zone anéantie en 1908 par une énorme explosion, suite à l’impact d’une mystérieuse météorite avec la Terre. Quand l’un des participants est grièvement blessé, et qu’aucune aide n’arrive, l’inquiétude monte d’un cran. D’autant que certains événements ne semblent pas liés au show. Face au danger, les compétiteurs doivent se serrer les coudes pour survivre…

Un mélange de télé-réalité version Koh-Lanta et de série TV, voilà une idée pour le moins originale. Ajoutez à ça un trailer choc, un bon accueil de la part des spectateurs outre-Atlantique, des critiques positives dans les médias, et vous voilà devant un menu alléchant. Alors, SIBERIA, véritable bonne surprise ou soufflé dégonflé ? Les choix très audacieux pris pour cette série seront-ils payants ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble.

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Un casting de jeunes premiers

Présenter le casting de SIBERIA, c’est un peu faire un pas dans l’inconnu. C’est bien simple, le choix de la chaine NBC a été de choisir des acteurs inconnus pour coller au mieux avec l’esprit télé-réalité. On se retrouve donc face à un parterre de parfaits inconnus, seule Joyce Giraud ayant déjà participé à des productions télévisuelles (AMOUR, GLOIRE ET BEAUTÉ, JOEY ou encore ALERTE À MALIBU). Mais ce choix n’est peut-être pas si innocent qu’il en a l’air. Carolina, son personnage à l’écran, est-elle ce qu’elle prétend être ? Tous les acteurs, à l’exception de Joyce Giraud, incarnent donc leur propre rôle, portent leur prénom dans la série, et jouent leur premier rôle (dans une production américaine en tout cas) afin de coller au mieux aux codes de la télé-réalité. Même leur pays d’origine est respecté. Mais si tous ces acteurs ne sont pas ou peu connus du grand public, n’allez pas croire pour autant qu’ils sont amateurs : Sabina Akhmedova, par exemple, est une actrice russe  ayant déjà participé à quelques séries dans son pays. Il en est de même pour l’Australienne Esther Anderson ou l’Américain Sam Dobbins. En effet, en cherchant bien on peut noter leur apparition aux castings de nombreuses productions peu connues. Johnny, Daniel, Miljan ou Irene vous invitent donc à participer au jeu avec eux pour le meilleur, mais surtout le pire. À la production, en revanche, on retrouve un nom bien connu en la personne de Michael Ohoven qu’on a déjà vu œuvrer sur PUSH ou TRUMAN CAPOTE.

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Un univers unique

Avec SIBERIA, la production a voulu coller au plus près des émissions de télé-réalité. Outre les acteurs peu connus, toute la série sent le petit budget. Le générique est calqué sur ceux des émissions TV, présentant sommairement les participants de l’émission dans une petite vidéo. Les prises de vues sont identiques à ce qu’on voit dans un Koh Lanta ou un Star Academy, comprenez par là une caméra fixe, un acteur et son nom apparaissant à l’écran. Même les « Bips » de censure habituels aux productions américaines sont présents. La partie « jeu » en elle-même se situe en pleine forêt aux abords de deux ou trois cabanes en bois : simple et efficace. Pour rentrer encore plus en immersion avec le groupe de participants, la technique du  found-footage est ici utilisée et le principe de caméra  subjective  identique au style des films LE PROJET BLAIR WITCH ou CLOVERFIELD fait des merveilles. Les premiers épisodes font tout simplement croire à une véritable émission de télé-réalité pour les spectateurs innocents. Mais très vite l’histoire prend le dessus avec le grave accident de l’un des participants. L’aventure peut enfin commencer.

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Une psychologie digne d’une émission TV

On ne peut pas parler de télé-réalité sans évoquer quelques codes si chers au genre. On retrouvera donc avec plaisir (ou pas d’ailleurs) des personnages aux caractères bien trempés qu’on a l’habitude de voir devant les caméras des émissions de ce style. Bienvenue donc à la jolie bimbo blonde et (presque) écervelée et au vieux sage sur qui l’on peu compter. Bienvenue également au marginal qui se défend d’être le meilleur ou encore au manipulateur prêt à toutes les bassesses. Les seize participants vous rappelleront tous quelqu’un que vous avez vu à la télévision ces dernières années, que ce soit dans leur paraître à l’écran ou dans leur façon de parler. Bien entendu, tout ce petit monde va se déchirer ou s’allier pour la plus grande joie des spectateurs. À mesure que l’intrigue avance nous verrons donc des couples se faire ou se défaire, les disputes apparaitront et les complicités naitront. Mais le véritable danger vient-il véritablement de l’intérieur du groupe ?

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Vers un scénario effrayant

L’histoire peut paraître simple au premier abord : seize candidats sont isolés du reste du monde au milieu de la forêt sibérienne sans moyen de communication avec l’extérieur, sans eau, sans électricité ni nourriture. Leur but : devoir survivre à l’environnement hostile qui les entoure et être le dernier à jeter l’éponge pour empocher 500 000 $. La seule règle de l’émission, c’est qu’il n’y a pas de règle. Comme dans tout bon show de télé-réalité qui se respecte, le groupe va donc devoir s’adapter et trouver de quoi boire et manger et adopter des stratégies lui permettant de faire capituler les autres. Mais très vite des évènements extérieurs au groupe vont bouleverser la donne. Y a-t-il d’autres personnes autour du camp ? Est-ce la production du jeu qui fait tout pour effrayer les candidats ou un monstre sanguinaire les a-t-il pris pour cible ? Au bout de quelques épisodes, donc, la série change résolument de style pour passer de la fausse télé-réalité à l’angoisse digne du PROJET BLAIR WITCH.

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Quelques coquilles rédhibitoires

Ce changement de style fait certainement toute la force de la série. SIBERIA aurait en effet été très rébarbative si elle en était restée au simple fait d’une fausse télé-réalité. En adoptant un ton résolument plus sombre, elle en devient par là-même plus immersive et prenante. Il est rare en effet de tomber sur un programme aussi angoissant dans les séries télé, le coté « found footage » étant très peu exploité dans ce style télévisuel. On assistera à certaines scènes d’anthologie, telle la lente épopée à travers une étendue neigeuse de l’épisode 8 ou le « final season » qui propose un retournement de situation supplémentaire. Mais ce virage à 180° volontaire est également la base de toute une série d’incohérences qui auront du mal à passer auprès de beaucoup de spectateurs exigeants. On se demande par exemple pourquoi les caméramans n’interviennent pas lorsque leur vie en dépend. Comment dorment-ils ou mangent-ils ? Que devient la production ? Ces quelques erreurs sont dommageables pour l’intégrité de la série, à moins que là encore cela ne soit volontaire en vue de la suite de la série.

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Quelques bonnes raisons d’apprécier SIBERIA

1. Le concept : Le « found footage » dans une série TV, c’est loin d’être habituel. Le style se prête parfaitement au scénario de SIBERIA.

2. L’ambiance : Ce petit coin de nature est idéal pour se ressourcer ou se faire tuer, c’est au choix.

3.  Joyce Giraud : Deux fois Miss Porto Rico et deuxième dauphine de Miss Monde, rien que ça. Et en plus elle est bonne actrice la bougresse.

4. La scène : L’épisode 8 est la lente ascension des participants dans la neige vers ce qui semble être la seule possibilité pour leur survie. Ça calme direct !

5. L’ensemble du casting : Rien à redire, ils sont tous excellents. Certains professionnels devraient en prendre de la graine.

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Conclusion personnelle

Vous pouvez être certain d’une chose : SIBERIA ne laissera personne indifférent. Certains passeront leur chemin car réfractaire au style télé-réalité, d’autres fuiront les mouvements de caméras saccadés cher au « found footage ». Pour les quelques personnes qui auront envie de rester, le spectacle les captivera au bout de quelques épisodes, même si le rythme de la série est parfois un peu lent. Pour une fois je déconseille vivement la V.O.S.T. : trop de parole en même temps (comme dans la vraie vie en fait) rendent les sous titres difficiles à lire. La V.O.  conviendra aux initiés, pour les autres patientez jusqu’à une hypothétique diffusion en V.F.

En tout cas, on ne pourra pas reprocher à SIBERIA son originalité. 

NotaSkarn : 15/20

-Skarn-

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INDEX DU BLOG



UNDER THE DOME : SAISON 1

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Synopsis

Les habitants d’une petite communauté se réveillent un matin, coupés du monde et piégés dans la ville à cause d’un immense dôme transparent. Certains tenteront, de manière dissimulée, de tirer profit de cette situation inquiétante et inexpliquée afin de prendre le pouvoir. Mais une résistance va s’organiser autour d’un vétéran de la guerre en Irak pour empêcher ces personnes malveillantes de parvenir à leur fin.

Stephen King qui rencontre Steven Spielberg pour adapter l’un de ses meilleurs roman, Dôme,  ça donne forcément envie de voir ce que ça va donner à l’écran. D’autant que le format série TV, ici en 13 épisodes, se prête particulièrement bien à l’exercice. Alors adaptation réussie ou pétard mouillé ? Le choix des acteurs sera-t-il à la hauteur ? C’est ce que vous allez découvrir en lisant ces quelques lignes.

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Un casting de premier choix

UNDER THE DOME, c’est un peu les plus grands noms qui rencontrent les jeunes premiers. Inutile en effet de présenter Stephen King, l’auteur le plus vendu au monde. Pas la peine non plus de revenir sur la carrière exceptionnelle de Steven Spielberg, sauf pour ceux qui sortent d’un long sommeil de plus de 50 ans. Avec une équipe de production comme celle-ci, on ne peut que partir sur une bonne base. CBS a également choisi de faire confiance à des acteurs ayant pas mal de métier, mais pour la plupart peu connu du grand public. La chaîne introduit également son lot de jeunes premiers. On retrouvera donc Brittany Robertson (présentée dans THE SECRET CIRCLE et vue dans SCREAM 4). Alexander Koch dont c’est le premier rôle joue le très dérangé Junior. Quelques apparitions dans diverses séries TV (HAWAII 5-0, ou plus récemment REVOLUTION) pour Colin « Joe » Ford. Pas mieux pour Mackenzie Lintz qui n’a promené sa jolie frimousse que dans HUNGER GAMES. Mike Vogel (PAN AM ou CLOVERFIELD tout de même) incarne un Dale Barbara convaincant alors que Natalie Martinez (vue dans LES EXPERTS : MANHATTAN ou encore dans COURSE À LA MORT) campe le rôle du Sheriff Linda Esquivel. Les plus perspicaces auront tout de même reconnu Dean Norris (peu de grands rôle mais beaucoup d’apparitions TV, de WALKER TEXAS RANGER à True Blood en passant par X-FILES ou TERMINATOR 2) et la très jolie Rachelle LeFevre (BONES, VERONICA MARS ou encore la saga TWILIGHT).

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Un personnage inattendu

En abordant UNDER THE DOME, les téléspectateurs savent immédiatement qu’il ne va pas falloir être claustrophobe. Le synopsis est clair, les habitants de la ville sont bel et bien enfermé sous une cloche immense. Dès lors, la petite ville de Chester Mills devient plus qu’un terrain de jeu, ses moindres recoins seront visités et retournés dans l’espoir d’y découvrir un moyen de sortir de l’enfer. Une petite communauté va donc devoir survivre, enfermée dans les bras de l’inquiétante bourgade, révélant au passage les noirceurs de ses habitants. On ne va pas échapper aux traditionnelles habitudes des séries américaines : on trouvera donc un poste de police, une ferme et ses puits, un bar et un nombre incalculable de maison en bois. En creusant un peu, on y trouvera même des abris anti-atomiques, un réseau de souterrains et une île paradisiaque. La petit ville est tenue de main de maître par son maire « Big Jim » Rennie qui tente par tous les moyens de garder le calme dans la ville. Du moins en apparence. Parmi la population, on trouvera bien entendu les gens du cru et leurs spécificités, mais également quelques visiteurs dont Dale « Barbie » Barbara ou Norrie Calvert-Hill et ses deux mamans qui se sont trouvées au mauvais endroit au mauvais moment. Quoique…

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Une psychologie développée

Enfermer tout un petit monde à l’intérieur d’une prison invisible va forcément faire ressortir les vieilles rancœurs et les inimités mais également favoriser les rapprochements. On s’attend donc à voir fleurir de la violence et de la romance dans les rues de Chester Mills. Et sur ce point, on ne sera pas déçu. La psychologie des personnages et les liens qui les lient sont omniprésents dans l’aventure. Du héros torturé par son passé à la jeune femme cherchant son mari, du jeune amoureux fou en passant par la responsable mafieuse, et bien entendu un nombre incalculable de familles divisées, séparées par le Dôme, rien ne nous sera épargné. Très rapidement les protagonistes se mettent en place et les clans se créent, rivalisant de subtilités pour affaiblir leurs adversaires, pour le plus grand plaisir du spectateur. Les intrigues apparaissent alors au grès des scénaristes tantôt sur la résolution de l’énigme du Dôme, tantôt impliquant la recherche du moyen de survie.

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Une réadaptation de l’histoire

Autant le dire tout de suite, le scénario de la série TV est totalement différent de celui du roman. Si les personnages rencontrés sont les mêmes, ils évoluent ici dans une sorte d’univers parallèle. A la base, la trame de fond est la même. Le Dôme et ses mystères restent bien présents. Big Jim Rennie fait tout pour garder le contrôle de la bourgade et on y trouve même quelques activités illégales qui font beaucoup parler dans le livre. La ville de Chester Mills est plus développée dans la série et quelques personnages secondaires y font leur apparition. Au rayon des différences, on notera l’apparition de personnages (secondaires principalement, mais qui ont un rôle important à jouer), des lieux inexploités dans le livre, mais surtout une psychologie de personnage bien différente. Big Jim est bien plus humain à l’écran que sur le papier. De même son fils, bien que dérangé, est en meilleure forme ici. Certaines personnes peu exploitées dans le livre prennent ici un rôle principal, ainsi Angie aura un destin totalement différent. Julia y est mise en avant, tout comme Linda. Par contre le personnage de Rose est presque totalement abandonné au profit du Dôme lui-même, plus présent. Cette humanisation aura certainement pour but de rendre la série plus « grand public ».

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Un parti pris volontaire

En recréant un huis-clos mélangeant autant de personnages, les scénaristes ont une mine quasiment intarissable d’inspiration. À chaque nouvel épisode son intrigue donc, et nos héros vont avoir fort à faire pour se tirer de toutes les mauvaises situations que le Dôme ou les autres occupants vont bien vouloir leur proposer. Ce Dôme, personnage à part entière dans l’histoire, n’aura en effet de cesse de guider un petit groupe vers la rédemption en leur imposant certaines tâches à effectuer, ou en tout cas c’est ce qu’il veut bien leur faire croire. En face, Big Jim Rennie mettra tout en œuvre pour s’accaparer de tous les pouvoirs lui permettant de garder la ville sous contrôle, et pour cela il n’hésitera pas à mouiller la chemise et à réaliser quelques opérations illégales. Il est clair qu’en déplaçant volontairement les personnages dans ce nouvel univers télévisuel, la production à joué la carte du long terme, alors qu’une adaptation « simple » du roman aurait finalement écourté la série.

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Quelques bonnes raisons d’apprécier UNDER THE DOME

  • Stephen King : Une adaptation d’un roman du King, c’est toujours un évènement en soit. En sachant que Dôme et le 3e au palmarès des romans les plus épais de l’auteur (après Le Fléau et Ça), on s’attend à du lourd.
  • Le Dôme : L’idée du huis clos dans lequel on enferme le pire et le meilleur, ce n’est pas nouveau, loin s’en faut. Mais quand les murs sont vivants, ça apporte tout de suite une dimension supplémentaire à l’intrigue.
  • Rachelle LeFevre : Véritable rayon de soleil à l’écran. Un jeu toujours juste et des émotions retransmises à la perfection.
  • Chester Mill : La petite bourgade américaine qu’on aimerait tous habiter. Avec ses champs et son architecture typique, elle sait comment nous séduire.
  • Britt Robertson : Après une interprétation en demi-teinte dans THE SECRET CIRCLE, voilà un rôle des plus convaincants. Saura t-elle continuer sur sa lancée ?

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Conclusion personnelle

En explorant l’univers de The Dome, certains pourront être déçus par une adaptation totalement infidèle. Cela dit, en abordant la série télévisée en tant qu’univers parallèle, on peut avaler la pilule plus facilement. Je regrette tout de même que les personnages se soient humanisés à ce point (en ce qui concerne Big Jim et son fils Junior notamment). J’ai également quelques difficultés à comprendre l’apparition de personnages inexistants dans le roman telle que Maxine qui n’apporte absolument rien à l’histoire si ce n’est faire passer un ou deux épisodes. Point négatif également pour « l’œuf », trop simple à approcher par rapport à « la plaque » du livre. Par contre, le développement des personnages de Julia et Angie, et l’ajout de sympathiques DJ sont véritablement des plus. Au final, on s’attache à cette petite équipe au jeu impeccable (seul Alexander Koch est en-dessous du lot, mais peut-on lui reprocher ce fait sachant qu’il s’agit de sa première apparition à l’écran ?) et l’envie d’explorer l’univers de Chester Mills prend le dessus sur la déception du choix de l’adaptation.

NotaSkarn : 14/20

-Skarn-

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UNDER THE DOME sera prochainement diffusé sur M6.

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THE SECRET CIRCLE : SAISON 1

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Synopsis

Cassie Blake, une adolescente californienne, part vivre chez sa grand-mère à Chance Harbor, suite à la mort prématurée de sa mère dans l’incendie de leur maison. Elle découvre alors qu’elle est la descendante d’une lignée de sorcières, et qu’elle ainsi que d’autres élèves de son lycée sont dotés de pouvoirs surnaturels et font partie d’un mystérieux cercle qu’ils doivent lier pour pouvoir maîtriser leurs pouvoirs devenus trop puissants et incontrôlables depuis l’arrivée de Cassie.

Ce cercle serait en réalité composé des descendants de six familles de sorciers et sorcières dont les pouvoirs sont transmis de génération en génération. Cassie appartient donc à l’une de ces familles, tout comme sa mère et sa grand-mère avant elle. C’est un groupe de six adolescents de son lycée qui vont l’aider à redécouvrir une partie jusqu’alors cachée de son histoire et de la vie de sa mère ainsi qu’à maîtriser ses fabuleux pouvoirs.

Des jolies filles, une histoire de sorcellerie, une Guest Star : Ok, n’en jetez plus, je vais jeter un œil intéressé à cette nouvelle série. Une seule et unique saison, c’est déjà un signe : l’œuvre n’a pas fait recette. Mais est-ce vraiment parce qu’elle est mauvaise ? Abordons le sujet avec un œil critique si vous le voulez bien.

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L’équipe de charme

THE SECRET CIRCLE est à la base une série de romans, et pas de n’importe quelle auteure puisqu’ elle est tirée de l’esprit torturé de L.J. Smith, déjà connue pour la saga « Vampire Diaries ». Les studios CW ont donc souhaité surfer sur le succès que connaissent Elena, Stephen et Damon en espérant le réitérer. Pour cela, on remarque d’emblée que les moyens mis en œuvres sont conséquents. Déjà, côté casting, la série s’offre le luxe d’accueillir Nathasha Henstridge : l’inoubliable Mutante de la trilogie du même nom y joue le personnage du proviseur du lycée. Le casting propose le rôle principal de Cassie à Brittany Robertson (vue dans LIFE UNEXPECTED, SCREAM 4 ou encore bientôt dans UNDER THE DOME) et introduit dans le métier la belle Shelley Hennig. Elles forment le Cercle avec Phoebe Tonkin (récupérée ensuite dans VAMPIRE DIARIES puis THE ORIGINALS), Jessica Parker Kennedy (SMALLVILLE, TIME OUT) et les compères Thomas Dekker, Louis Hunter et son remplaçant en cours de saison : Chris Zylka (Flash Thompson dans la nouvelle franchise THE AMAZING SPIDERMAN). On y croise donc des jeunes loups et des acteurs confirmés, et pourtant les meilleurs ne sont pas toujours ceux auxquels on pense au premier abord.

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Une ville peu attirante

Quand on regarde la série, ce qui frappe au premier abord, c’est la noirceur de la ville de Chance Harbor. Oubliez les Smallville et autre Sunnydale, avec THE SECRET CIRCLE on est loin des villes ensoleillées dont les rues sont parcourues par des habitants souriants. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la ville respire la réalité. On n’a pas ici affaire au tout beau tout joli, et au niveau du climat, c’est pareil. L’état de Washington est en effet situé à l’extrême nord des États-Unis d’Amérique et la météo s’en ressent. On n’échappera pourtant pas aux clichés habituels des séries proposant un groupe d’adolescents en guise de héros. Revoilà donc un lycée et  sa salle de sport, un bar, une forêt et c’est à peu près tout. Tout au mieux on trouvera un côté « vieux manoir » à la maison de la grand-mère de Cassie, mais au final la seule chose sortant un peu du lot c’est la maison abandonnée où le Cercle à l’habitude de se réunir. Le reste des décors est vite vu, vite oublié. Un magasin de sorcellerie, un « magasin tripot » vaudou et les maisons des différents protagonistes. En tout cas, peu d’entres vous réserveront leurs prochaines vacances à Chance Harbor.

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Des personnages peu convaincants

THE SECRET CIRCLE met en scène une équipe de jolies filles, ça on ne pourra pas nier. Cassie en est la chef de meute, et bien entendu elle n’avait pas connaissance de ses pouvoirs avant d’arriver en ville. Elle s’avèrera en fait être la plus puissante des membres de son cercle, en toute bonne logique de séries TV. Si la belle sait jouer de ses charmes pour accrocher le spectateur, on ne peut pas dire que son jeu d’actrice soit pourtant le meilleur de la série. Tout au mieux elle joue bien, mais elle en fait parfois des tonnes pour rien, ou ne fait rien quand il le faudrait. On lui pardonnera toutefois cette erreur de jeunesse. Elle est épaulée dans son groupe par Faye Chamberlain et Melissa. Si la seconde présente un jeu convaincant, on ne peut pas en dire autant de Phoebe Tonkin qui incarne Faye. C’est simple, elle est tout simplement mono expressive du début à la fin de la saison. Et ce n’est guère mieux du côté des garçons : Adam, et Louis sont inexistants et Chris (interprété par Jake Amstrong) s’en sort à moitié. On se demande ce que vient faire Nathasha Henstridge dans cette galère, et a voir son interprétation, elle doit se poser la même question. La véritable bonne surprise vient contre toute attente de la Belle Shelley Hennig  alias Diana Meade qui, non contente d’être une bombe anatomique, se paye le luxe d’éclairer le reste du groupe par un jeu d’actrice impeccable pour sa première apparition à l’écran.

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Un parti-pris scénaristique

Une descendante d’une ancienne lignée de sorcier qui se découvre des pouvoirs surprenants en intégrant une équipe de son lycée. Un Cercle de Magicien pas si secret que ça, des parents anciens magiciens à la recherche de leurs pouvoirs perdus et des grands parents qui en savent plus qu’ils ne veulent bien le dire. Voilà en quelques mots le scénario de THE SECRET CIRCLE. L’idée revient à l’auteur de « Vampire Diaries »,  L.J.Smith, qui à écrit une série de roman sur Cassie et ses amis (six romans sont disponibles à ce jour mais seuls les trois premiers ont été écrits par Smith). On trouve d’ailleurs beaucoup de similitudes dans les deux séries, mais si VAMPIRE DIARIES réussi à garder un côté masculin à l’histoire, THE SECRET CIRCLE en est totalement dénué. C’est bien simple, tous les acteurs masculins passent au second plan pour laisser l’histoire se dérouler d’un point de vue strictement féminin. Si ce n’est pas désagréable en soit, c’est tout de même déstabilisant. Bienvenue aux pyjamas-parties donc et au revoir les sports collectifs. A noter également un nombre incalculable de fêtes (anniversaire, arrivée, charité et j’en passe) déjà fortement présentes dans VAMPIRE DIARIES, elles sont ici omniprésentes.

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Un scénario en demi-teinte

Si l’histoire de Cassie et de son groupe est de prime abord une bonne idée, il ne faut pas oublier les histoires adjacentes. En effet, plusieurs intrigues secondaires font leurs apparitions au fil des épisodes. Les parents cherchent à récupérer les pouvoirs perdus, les grands-parents surveillent tout ce petit monde, et un groupe de chasseurs de sorciers est bien déterminé à mettre un terme à la carrière de tous les sorciers de la ville. On y ajoutera ici ou là les quelques histoires personnelles des protagonistes, les romances, les triangles amoureux et les diverses addictions dont les personnages peuvent souffrir. Si à la base toutes ces idées sont bonnes, force est de constater que le tout manque de cohérence. Les intrigues vont et viennent à la guise des scénaristes, certains personnages disparaissent sans explication, et d’autres sont totalement relégués au second plan. Mais que viennent-ils faire dans cette histoire ? Bref, c’est fouillis et c’est bien dommage.

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Quelques bonnes raisons d’apprécier THE SECRET CIRCLE

1. Shelley Hennig : C’est bien simple, c’est LA bonne raison de regarder THE SECRET CIRCLE. Elle est tout simplement la seule à se sortir parfaitement de la situation alors que ce n’est que son premier rôle. Un bon point pour cette ex Miss Teen USA.

2. Le cercle : L’idée du groupe de sorcellerie n’est pas nouvelle, on a déjà vu. Mais celui-ci est certainement le plus sexy qu’on ait connu.

3. Nathasha Henstridge : Même si elle ne brille pas dans cette série, c’est toujours un plaisir de voir cette actrice trop peu présente à l’écran.

4. Les pouvoirs : Très peu mis en avant tout au long de cette série, ils sont néanmoins très crédibles. Plus que dans VAMPIRE DIARIES en tout cas.

5. Britt Robertson: Ce n’est certes pas sa meilleure interprétation, et elle est parfois hésitante, mais diable ! Qu’elle est charmante !

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Conclusion personnelle

Pour conclure, THE SECRET CIRCLE partait d’une intention louable. En voulant surfer sur le succès de sa grande sœur VAMPIRE DIARIES, les scénaristes ont oublié qu’il ne suffisait pas de faire du copier/coller pour plaire aux plus nombreux. Sans ce côté « dégoulinant de bons sentiments » la série aurait pu s’en tirer honorablement. À voir uniquement si vous êtes en manque de bon programme donc.

NotaSkarn : 12/20

- Skarn -

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EXPO « DOCTOR WHO » SYDNEY

Me voilà donc de retour sur Altaïr IV après un court séjour à Sydney, et comme promis voici quelques photos de la petite expo qui s’est déroulée au rez-de-chaussée de l’immeuble de la ABC. À signaler que le DOCTOR WHO fait l’objet d’un véritable culte en Australie car le merchandising autour de la célèbre série britannique est omniprésent ! Impossible d’aller dans une boutique sans tomber sur des dizaines d’articles et produits dérivés ! À tel point que j’en ai d’ailleurs oublié de me rendre à LA boutique du DOCTOR WHO… Enfin, pas grave, j’ai tout de même eu ma dose ! (merci à Starkiller pour les photos !)

EXPO

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DEFIANCE : SAISON 1

DEFIANCE : SAISON 1 dans Science-fiction 13080403594915263611436336

Synopsis

30 ans après l’arrivée soudaine de plusieurs espèces extraterrestres et après les guerres dévastatrices qui s’en suivirent, un monde très différent commence à renaître de ses cendres.

Parcourant ces vastes étendues désolées où chacun lutte pour sa survie, l’énigmatique Nolan (Grant Bowler) et sa fille adoptive d’origine extraterrestre, Irisa (Stéphanie Leonidas), s’établissent dans la ville de Saint Louis rebaptisée DEFIANCE, où extraterrestres et humains apprennent à cohabiter.

Saint Louis n’est plus ce qu’elle était. Seule son arche emblématique a subsisté. Amanda (Julie Benz), le maire de la ville, doit faire régner l’ordre et la paix et faire face à de nombreuses menaces environnantes. Le peuple de DEFIANCE, humains comme votans, sait maintenant que leur ville est devenue un symbole de courage et d’espoir.

Des extraterrestres, une Terre ravagée, une affiche attirante : voilà suffisamment d’arguments pour que je m’intéresse à cette nouvelle série. Alors, maintenant que la première saison est terminée, est-elle aussi convaincante que ce qu’on a bien voulu laisser entendre ?

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Le bal des vampires

Avec Defiance, la chaine américaine SyFy à vu les choses en grand, en très grand. Les effets spéciaux sont dignes des productions hollywoodiennes et les costumes qu’endossent les extraterrestres sont pour la plupart réussis et convaincants. Au niveau casting, on retrouve quelques têtes connues : Grant Bowler, vu dans Farscape ou encore True Blood, endosse ici son premier vrai grand rôle dans une série TV en incarnant un ancien militaire au passé trouble. Julie Benz, ancienne vampire dans Buffy et Angel, y croise Mia Kirshner, ancienne Nosferatu de Vampire Diaries et future Lost Girl, elles incarnent deux sœurs que tout oppose, l’une étant maire de la ville et l’autre patronne du bordel local. Tony Curran, Marcus dans la saga Underwold et Jaime Murray (vue dans Dexter) forment un couple manipulateur et ambitieux. Mais la véritable révélation de Defiance sera certainement la jeune Stephanie Leonidas( Mina dans l’adaptation TV anglaise de Dracula), la sympathique irathienne Irisa. Si  le jeu d’acteur de certains peut décevoir au premier abord, force est de constater qu’il se bonifie au fil des épisodes, en tout cas au moins celui des personnages principaux.

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Un univers recherché

Dès le départ, le ton est donné. Les créateurs de la série ne se sont pas contentés de lâcher un ou deux personnages dans un village reconstitué. Ici on croise une dizaine de races différentes et la ville elle-même semble presque vivante. Bienvenue sur Terre aux lunatiques et sauvages Irathients, aux séduisants et rusés Castithans, ou encore aux intelligents et scientifiques Indogènes. Tous sont réunis dans l’ancienne ville de Saint Louis et luttent contre la menace extérieure des Volges, effrayants et barbares, à l’aide des humains qui ont survécus. Mais la menace ne vient pas seulement de l’extérieur. Defiance constitue presque un personnage à part entière dans cet univers tant elle respire la trahison et rassemble les côté les plus sombres de l’humanité. Prenez la décharge si chère à l’univers de Yukito Kishiro dans le manga cyber punk Gunnm, ajoutez un zeste de ville digne d’un western où tripot côtoie marché aux produits douteux, saupoudrez le tout par les meilleurs quartiers mal famés où les clients du bordel croisent le fer avec les ouvriers avinés de la mine, et vous aurez un aperçu de ce qu’est la ville de Defiance : l’endroit idéal pour passer ses prochaines vacances.

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Une ambiance unique

C’est ce que possède avant tout Defiance. Fort d’une identité visuelle qui restera dans les souvenirs (l’arche en toile de fond, la mine, et le charisme des différentes races aliens qui en parcourent les rues), la série sait exploiter au mieux les clichés si chers aux spectateurs en leur apportant habilement un savant mélange d’exotisme, d’érotisme, de violence et de dépaysement. En explorant les traditions de certains extraterrestres, en mettant en valeur les us et coutumes parfois mystiques d’autres races, les créateurs de la série ont voulu vous faire pénétrer à l’intérieur d’un nouveau monde, celui où les technologies scientifiques vont de paire avec les traditions religieuses. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que cette série soit le point de départ d’un projet « multi-format » incluant également un jeu vidéo : l’univers de Defiance est suffisamment développé pour se prêter à ce genre d’exercice.

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Une mission difficile

Développer une ville qui regroupe autant d’ethnies différentes n’est pas un travail de tout repos, surtout quand on se veut intègre et au-dessus de toute manipulation machiavélique. C’est pourquoi notre équipe de héros va avoir du mal à faire respecter la loi dans la petite bourgade de Defiance. Car déjà, la loi d’une race n’est pas celle de l’autre. Les coutumes de l’une ne sont pas celle de l’autre. C’est là toute la difficulté des protagonistes de l’histoire : essayer de garder un climat de paix entre les différents peuples, sachant que l’évolution de ses membres au sein de la communauté va obligatoirement faire évoluer les mentalités de chacun, en bien ou en mal. L’intégration et l’acceptation des autres est un point central qui va rythmer bien des évènements au cours de la première saison de cette série. Ces évènements vont permettre à certains personnages d’expérimenter de nouvelles possibilités, et d’en subir les conséquences.

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Une histoire surprenante

A la lecture de ces ligne, on pourrait se poser une question légitime : faire tomber quelques extraterrestres charismatiques sur Terre et jouer sur la recherche de leur intégration sur notre planète serait-il en fait le secret d’une bonne série ?

Eh bien pas tout à fait. Car si l’idée à la base et loin d’être mauvaise, si les moyens mis en œuvres sont conséquents, on ne peut au final que se demander ce que les personnages de Defiance font dans cette galère. Tout au long des 13 épisodes qui constituent cette première saison, les personnages se cherchent, les idées se succèdent sans qu’au final on y trouve un véritable intérêt. Car c’est bien l’absence de trame principale, ou tout du moins la lenteur avec laquelle elle se met en place, qui dessert totalement la fausse bonne idée qu’était au départ Defiance. Et l’ajout politico-mystico-prophétique qui la conclue ne constitue en rien un climax donnant au spectateur l’envie de poursuivre vers la seconde saison, ce serait plutôt un point déstabilisant supplémentaire qui n’apporte rien à l’histoire.

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Quelques bonnes raisons d’apprécier Defiance

  • Irisa l’Irathienne : petite nouvelle dans le monde cruel des séries à grand budget, son interprétation pêche quelque peu au début de la série, mais s’améliore au fil des épisodes, laissant présager le mieux pour la suite
  • Les sœurs Rosewater : deux pointures des séries TV américaines. Charmantes au possible et toujours aussi convaincantes dans leur rôles respectifs.
  • Defiance : la ville est plus qu’un décor. Magnifiquement sale, délicieusement dangereuse, elle est à elle seule une sorte de « pnj » de la série.
  • Les extraterrestres : chaque race a sa personnalité, ses règles, ses coutumes. Les spécificités de chacun sont mis en avant avec brio, y compris pour les Terriens.
  • Le message : pas facile de faire cohabiter autant de diversités sans créer de tensions et d’incompréhensions. Et pourtant Defiance semble bien calme… Un trompe l’œil ?

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Conclusion personnelle

Au final, Defiance est la véritable fausse bonne idée de ces dernières années. Le manque d’exploitation des différents protagonistes, la lenteur de l’histoire de la mise en place de la trame principale risquent d’en rebuter plus d’un. Est-ce véritablement étonnant que la série ait battu les records d’audience au début de la diffusion mais ait perdu autant de spectateurs au cours de la saison ? Dommage, l’univers était attirant et les personnages tout autant.

NotaSkarn : 12/20

- Skarn -

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INDEX DU BLOG



MST3K OU MYSTERY SCIENCE THEATER 3000

MST3K est une série TV américaine créée par Joel Hodgson et diffusée entre 1988 et 1999 sur KTMA, puis The Comedy Channel, Comedy Central, et enfin sur Sci Fi Channel, jusqu’en 1999.

MST3K OU MYSTERY SCIENCE THEATER 3000 dans Science-fiction 13062610422615263611328017Morbius avait déjà abordé cette émission, pour son univers de science-fiction reconstitué, et destiné à un jeune public. Personnellement, j’en avais déjà découvert quelques épisodes sur Youtube, en recherchant des séries Z des 50′s, puisque le but de cette émission, après son introduction en forme de sketches de SF, est de refaire découvrir les vieux classiques de SF et d’horreur oubliés, et souvent tombés dans le domaine public. Et ceci dans les années 90, à une époque de perte d’engouement des cinéphiles pour cette catégorie de films. Après quelques visionnages de ces classiques intégrés dans cette émission avec des comédiens en silhouettes en premiers plans, qui commentent le film qui se déroule, je perdais souvent le fil de l’intrigue, du fait des bavardages des commentateurs en question. Et à plusieurs reprises, je m’étais vu m’énerver devant mon écran, hurlant « mais vous allez fermer vos putains de gueules !!! ».

Mais après réflexion, et puisque grâce à internet les classiques présentés dans cette émission se trouvent plus facilement accessibles, je me laisse prendre un peu de recul face au principe de MST3K. En effet, je trouve désormais intelligente cette émission américaine qui m’irritait tant, et ceci parce que je trouve qu’en matière d’émissions destinées aux enfants, donc à des jeunes qui ne connaissent pas forcément ni le cinéma d’horreur ou angoissant, ni ces classiques des 50′s et des 60′s, je n’ai pas vu mieux. En tout cas, pas en France.

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Je m’explique : l’émission s’adresse donc à des tous petits qu’on familiarise à des comédiens de télévision déguisés pour l’occasion et accompagnés de sympathiques robots un peu craignos, mais très sympathiques, puis on les guide vers des films qui ne leur sont pas du tout destinés, avec des scènes de violences et d’horreur, mais toujours de manière « encadrée ». Chacune des diffusions de ces films est présentée à l’écran, comme des séances en salles de cinéma, nos sympathiques comédiens et robots visibles en silhouettes au premier rang, et leur humour est à l’égal de celui de ces sympathiques moniteurs de colonies de vacances. Le cadre presque « familial » étant posé, nos bambins seront forcément rassurés, même lors des scènes les plus difficiles, l’humour de nos encadreurs de « vacances cinématographiques » aidant toujours à rendre la projection agréable. Une émission finalement très intelligente pour faire redécouvrir le patrimoine cinématographique aux petits, et un accompagnement lucide pour leur apprendre à dédramatiser le cinéma d’horreur, et les aider à prendre du recul sur la violence télévisuelle.

- Trapard -



LOST GIRL

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Depuis trop longtemps, Bo est un succube qui s’ignore, aspirant l’énergie sexuelle de ses proies pour restaurer ses propres forces. Quand elle découvre sa vraie nature et l’existence d’une communauté secrète dont elle est issue, la jeune femme préfère garder son indépendance, refusant de se plier aux règles de ce monde composé de deux clans rivaux. Alors qu’elle apprend encore à maîtriser ses instincts meurtriers, Bo peut compter sur son amie Kenzi pour l’aider à s’adapter au mode de vie des humains. Ensemble, elles tentent de voler au secours de la veuve et de l’orphelin. Bo ne perd pas pour autant de vue son objectif : découvrir le secret de ses origines.

Une série qui met en vedette un démon et ses amis enquêtant sur des crimes paranormaux ? Voilà une idée pour le moins alléchante. Surtout si le démon en question est un succube.

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Une série à part
Dès le début, la série impose un constat : c’est canadien. Pas de gros effets spéciaux à l’américaine ni de vedettes au casting. On voit d’emblée que les moyens sont limités. Dans le rôle principal : Anna Silk, vue dans quelques épisodes de séries de seconde zone. Une plantureuse brune de 39, sexy au possible, qui incarne Bo le succube. Déjà, ça en impose : avec elle on tombe directement sous le charme. Ses collègues ne dérogent pas à la règle : Kristen Holden-Ried le loup (K-19, LES TUDORS, UNDERWORLD), charismatique à souhait, fera chavirer le cœur de la gent féminine. Ksenia Solo incarne habilement Kenzi l’humaine amusante et (pas si) stupide. Et j’en passe, de Zoie Palmer sacrée meilleur interprète de personnage Lesbien/Bi à Rick Howland, acteur de petite taille mais au talent immense… Car si les moyens financiers sont limités, cela force les acteurs à donner le meilleur d’eux-même, et sur le coup LOST GIRL est un véritable concentré de talent. Chaque personnage y est incarné avec finesse et conviction, des principaux aux secondaires. Tous évoluent de manière naturelle dans le monde créé pour leurs soins.

Un univers particulier
13062307172915263611318071 dans SkarnLOST GIRL présente pléthore de chimères dans son bestiaire : du succube et son penchant masculin, l’incube à la goule. Du lycanthrope au vampire. Du leprechaun à la sirène, rien ne vous sera épargné. Tous ces monstres se divisent en deux clans : les Fées de l’Ombre et de la Lumière. Seule Bo ne se soumet pas aux règles de cet univers et préfère garder son indépendance (bien que penchant fortement vers la Lumière il faut l’avouer). Ce petit monde est soumis à des lois et des hiérarchies dignes des royautés ou empires que les humains ont pu connaître par le passé, dirigés par le Frêne pour la Lumière et la Maurrigan pour leur adversaire. Tous ces membres évoluent au beau milieu des humains sans que ceux-ci ne s’en aperçoivent grâce à une organisation plutôt habile des Fées. Bien évidemment, il arrive parfois que ce mécanisme bien huilé déraille, pour notre plus grand plaisir. Bo et Kenzi évoluent en tant qu’Enquêteurs privés spécialisés dans les enquêtes impliquant les fées, et sont épaulées par un lycan et une sirène flics placés là pour masquer les affaires aux yeux des humains.

Un univers très particulier
En choisissant un succube en tant que personnage principal, les auteurs ont pris le parti de jouer sur la carte sexy du personnage. En effet, Bo se nourrit d’énergie sexuelle, c’est un besoin vital pour elle. Et pour cela, elle joue de ces charmes, exhibant des tenues plus affriolantes les unes que les autres, et traquant ses proies sans retenue aucune, qu’elles soient masculines ou féminines. Car oui, c’est là toute l’ambiguïté d’un succube. Si celui-ci ne peut se passer de sexe pour vivre, il n’est pas moins doté de sentiments. Et en ce qui la concerne, Bo est tiraillée entre son amour pour Dyson le lycan et Lauren l’humaine. Triangle amoureux et quiproquos sont de rigueur donc, mais ajoutez à cela la nécessité du succube de se nourrir alors que ses deux amours sont loin, et vous comprendrez aisément la situation délicate dans laquelle il peut se trouver parfois.

Un univers très préservé
13062307202315263611318072Une femme succube qui aime un homme loup et une humaine, tout en étant fidèle à ses sentiments et devant pour autant se nourrir : voilà de quoi attiser les pulsions de tout téléspectateur qui se respecte. Et pourtant, si les sentiments gay y sont très présents (peu sont capables de résister aux charmes du succube), et si les scènes de « repas » sont présentes, on est très loin ici des scènes de nu que l’on peut trouver dans certaines séries. Ici les tableaux sont plus érogènes qu’érotiques. Pas l’ombre d’un téton, même dans les rapports lesbiens. Pas un poil qui dépasse quand l’homme se fait loup. Tout est filmé habilement et délicatement, de manière à attiser nos sens sans les gaver. Bref, ça charme.

Une histoire efficace
Chaque saison est habilement menée sur une trame principale : recherche familiale pour Bo, combat contre un démon majeur… Tous les personnages y jouent un rôle important et sont très présents car peu nombreux. Comptez six personnages principaux et deux ou trois récurrents. Ce qui permet au final d’aller à l’essentiel sans perdre le spectateur dans un imbroglio indigeste. Le bestiaire y est pour autant très conséquent, permettant de réviser la mythologie sans pour autant s’y perdre. Au final, alors que le genre sombre dans l’extrême, cette série est très rafraichissante, rappelant au passage certains bon moments de BUFFY ou ANGEL dans la présentation, mais sans toutefois y intégrer le côté niais et futile de lycéenne blonde qui a tant fait parler.

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Quelques bonne raison d’apprécier LOST GIRL
1. Bo le succube : actrice à la plastique parfaite et au jeu magistralement interprété. Vous serez sous le charme.
2. Kenzi l’humaine amusante : son jeu d’acteur s’améliore au fur et à mesure des épisodes. Assez maladroite au départ, son personnage prend de l’ampleur pour devenir une pièce maîtresse.
3. Dyson le loup : charmant et bestial, il saura attirer l’attention de la gent féminine mais pas que.
4. Combats sérieux : Bo et son équipes se battent contre le mal, mais est-ce leur plus grand ennemi ?
5. Malicieusement sexy : des Corps qui s’enlacent, des femmes qui s’embrassent, des hommes qui se dévoilent. L’univers sexy est très présent, et très attirant, sans parti pris aucun.

Finalement, on tient là la relève tant attendue des série de Whedon en attendant une hypothétique adaptation de BUFFY au cinéma. Je conseille vivement cette série, très rafraichissante tout au long des trois saisons qui la compose, par le discours qu’elle distille et le côté « petit budget » qui fait plaisir à voir.

NotaSkarn : 17/20

- Skarn -



HEX : LA MALEDICTION

HEX : LA MALEDICTION dans Fantastique 13052708085815263611234183

Cassie Hughes est une jeune étudiante qui suit ses cours au lycée privé de Mendenham Hall. Sous des apparences de fille tranquille et sérieuse, se cache un  terrible secret où plutôt une malédiction qui a frappé sa famille. Elle se découvre des pouvoirs de sorcière et lutte contre les Nephilim, des anges déchus, tout en essayant de mener sa vie d’étudiante le mieux possible…

Attention : Spoilers !

Difficile de ne pas se souvenir de l’ovni HEX : LA MALÉDICTION. Cette série datant de 2004 est en effet, culture anglaise oblige, beaucoup plus directe dans les messages qu’elle souhaite faire passer. On ne sent pas ici le côté politiquement correct des productions américaine. On parlera donc ouvertement de drogue, alcool et sexualité, qu’elle soit hétéro ou homo. Dès le premier épisode, le ton est donné. L’actrice principale de la série, la très charmante Christina Cole (Cassie Hughes), s’y dévoile nue, ce qui constituait une première à l’époque (et reste en ce sens le seul cas que je connaisse). Dans le second, c’est le second rôle, Thelma (incarnée par l’excellente Jemima Rooper) qui meurt, et là encore c’est plutôt inhabituel pour une série d’il y a 10 ans. Celle-ci reviendra tout de même hanter les couloirs de l’école et vivre pleinement son homosexualité. Je n’évoquerai que très brièvement les séances de shoot et autres beuverie, celles-ci sont tournées de manière subtile, de telle sorte que ces actes ne soient pas encensés, mais néanmoins évoqués. Mais ce qui tient véritablement le spectateur en haleine, c’est l’ambiance que dégage cette série. Passé le générique pop-rock de Garbage, l’angoisse prend la part belle grâce à une partition musicale digne des films les plus noirs. Quelques notes de piano, des mélodies jouées à la boîte à musique, et surtout une interprétation magistrale de Christina Cole dans son rôle de sorcière tourmentée. Ne cherchez pas de joie, oubliez l’action, la série se tourne résolument vers le dramatique et le psychologique. Christina Cole y est éblouissante et saisissante de vérité, peut-être est-ce parce qu’elle n’aimait pas son rôle qu’elle y a tant brillé ?

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Mais c’est peut-être également cela qui a précipité la chute de la série. En début de saison 2, Christina Cole claque la porte de HEX : LA MALÉDICTION. Son personnage de Cassie meurt de façon tragique, tuée des mains de celle qui deviendra sa remplaçante dans le rôle principal. Laura Pyper y campe Ella Di, la dernière des clairvoyantes chargée d’une mission : tuer Malachi, l’enfant de Cassie. Laura Pype, dont c’est le premier grand rôle à l’écran, oscille entre l’excellent et le médiocre, et peine à nous faire oublier Miss Cole. Je retiendrai tout de même l’excellent jeu d’acteur dont elle fait preuve en incarnant une malade shootée aux calmants, soulignerai son interprétation de battante, mais passerai volontiers sur les instants tragiques tant elle les fait virer au comique : on y croit pas une seule seconde. Un doublage français totalement surjoué d’Ella n’améliorant pas la situation, loin de là.

Ce manque cruel de crédibilité ajouté à un changement radical de scénario aurait-il causé le départ de certains rôles majeurs ? Je n’en ai pas trouvé la preuve, mais toujours est-il que Michael Fassbender (qu’on verra plus tard dans X-MEN : LE COMMENCEMENT ou encore PROMETHEUS) disparaît mytérieusement. Idem pour Joseph Morgan (qui deviendra Klaus dans VAMPIRE DIARIES et THE ORIGINALS).

Finalement cette saison 2 et sa sempiternelle bataille entre le Bien et le Mal est tellement différente de la 1ère qu’elle finira par ne plus se relever au bout de 13 épisodes (dont la moitié au moins sans grand intérêt). Un final laissant le peu de fans qui lui reste sur un goût amer de queue de poisson.

Le rêve de beaucoup ? Un retour de Chritina Cole et Michael Fassbender pour foutre un magistral coup de pied au cul de leur rejeton et mettre un point final à la série.

NotaSkarn : 18/20 pour la saison 1, 10/20 pour la seconde.

- Skarn -



UN DOCTEUR EN 7e SAISON

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore (mais j’en doute…), la septième saison de DOCTOR WHO débute ce soir sur France 4 pour les Calédoniens ! Des dinos, des cow-boys et des reines égyptiennes sont au programme, bref c’est la foire comme toujours avec le Docteur ! Montez vite dans le Tardis !

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THE ROBINSONS : LOST IN SPACE

LOST IN SPACE (Perdu dans l’Espace), série télévisée de science-fiction créée par Irwin Allen, a connu dans les années 60 son heure de gloire, bien avant STAR TREK. Celle qui fit les beaux jours des gamins de cette époque eut même droit, en 1998, à son long métrage tourné pour le cinéma avec, dans les rôles principaux, William Hurt, Gary Oldman et Matt Leblanc. Mais saviez-vous qu’en 2004 une nouvelle série télévisée devait relancer LOST IN SPACE ? Voici l’épisode pilote jamais diffusé à la télévision de ce qui devait s’appeler : THE ROBINSONS : LOST IN SPACE…

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Pourquoi cet épisode ne fut-il jamais diffusé à la télévision américaine ? Et pourquoi se donner autant de mal si c’est finalement pour annuler une série avant même son baptême télévisuel ?… Voilà une énigme de plus à ajouter à la longue liste des séries américaines mort-nées ou abandonnées en plein cours de diffusion… Peut-être est-ce dû à la fin mouvementée d’une autre série de space opera diffusée à l’époque : ENTERPRISE… Fox Television Studios, Warner Bros. Television et Regency Television préférèrent larguer définitivement la famille Robinson dans l’espace. Les décors du Jupiter 2 seront cependant récupérés pour le Pegasus dans BATTLESTAR GALACTICA…

Et pourtant, cela s’annonçait plutôt intéressant : En l’an 2082, la Terre a connu une invasion extraterrestre qui a détruit la plupart des capitales des pays monde. Mais le Colonel John Robinson est néanmoins parvenu à repousser l’envahisseur grâce à des forces armées déterminées. Devenu un héros, on parle désormais du raid John Robinson. 15 ans plus tard, John Robinson a quitté l’armée pour se consacrer pleinement à sa famille et ses enfants. Un jour, celle-ci est choisie parmi d’autres pour un programme spatial destiné à installer les premiers colons sur une planète appelée Nova. Au cours du long voyage interstellaire, le gigantesque vaisseau abritant les familles est attaqué par des aliens reptiliens. Les Robinson parviennent à quitter à temps le vaisseau à bord du Jupiter 2 avant de s’engouffrer dans un vortex. Ils sont désormais… perdus dans l’espace.

L’épisode pilote, présenté ici en cinq parties (en V.O.), fut réalisé par le célèbre John Woo (PAYCHECK, MISSION IMPOSSIBLE 2, BROKEN ARROW…), sur une histoire écrite par Douglas Petrie. Dans les rôles principaux nous trouvons Brad Johnson (John Robinson), Jayne Brook (Maureen Robinson), Ryan Malgarini (Will Robinson), Adrianne Palicki (Judy Robinson) et Mike Erwin (Don West). Point de Professeur Smith. Le robot est par contre bien présent, mais en cours de finition (et l’on ne peut pas dire qu’il soit réussi sur le plan du design). En outre, l’épisode semble quelque peu inachevé, notamment dans la scène où le jeune Will tente de ne pas être propulsé dans l’espace : des cables parfaitement visibles le maintiennent… Enfin, si la qualité de l’image laisse à désirer, profitez malgré tout de l’opportunité de découvrir cet épisode inédit car je ne garantis pas que l’internaute qui l’a mis en ligne sur YouTube ait payé les droits de diffusion… cela devrait donc vite disparaître…

- Morbius -

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