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Archive pour la catégorie « Star Wars »

SOLO : A STAR WARS STORY – Vu par Morbius

( Star Wars )

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Si dès les cinq premières minutes LES DERNIERS JEDI avaient réduit à néant tous mes espoirs, ce n’est absolument pas le cas de SOLO. Ce western galactique aux accents parfois mad-maxiens, voire même de série B (c’est dire, pour un film STAR WARS !) m’a instantanément plongé dans l’action et fait vibrer ! Grâce à quoi ? Grâce à qui ? Mais grâce à une histoire rondement menée, pleine de surprises et de clins d’œil bienvenus, un casting excellent (saluons également les doublages français très réussis), une musique plutôt bonne et une mise en scène efficace, Ron Howard oblige !

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Non, le catastrophique tournage de SOLO à ses débuts ne m’avait pas rassuré du tout…

Non, le premier teaser de SOLO : A STAR WARS STORY ne m’avait pas vraiment convaincu…

Non, Alden Ehrenreich dans le rôle de Han ne me paraissait pas le meilleur choix…

Ce sont finalement les nouvelles bandes-annonces et les quelques extraits vus par-ci par-là qui ont fini par me motiver, et c’est plutôt confiant que je suis allé voir ce nouveau spin-off. J’espérais aussi pouvoir y retrouver tout ce que j’avais perdu à travers STAR WARS VIII : des personnages attachants et non déshumanisés, un vrai humour star warsien et non des répliques à la c… dignes des Chevaliers du Fiel, de l’action efficace et non des scènes d’un ennui mortel. Bingo ! SOLO : A STAR WARS STORY remplit parfaitement son contrat.

18052609353715263615729919Et à l’arrivée, ce que j’ai le plus apprécié, c’est la façon de se démarquer de ce spin-off, un film à part parmi les autres STAR WARS avec un visuel souvent bien différent (les décors de Corellia, les lieux visités sur d’autres planètes…), avec ce petit côté, comme je l’ai dit plus haut, volontairement (?) série B, comme si ce film avait bénéficié d’un budget beaucoup moindre. Peu de décors grandioses, peu de scènes épiques, mais un beau travail autour des personnages qui nous semblent dès lors plus proches de nous, contrairement à ceux de ROGUE ONE qui m’ont paru un peu plus fades, malgré toute mon admiration pour cet autre spin-off, certes, supérieur à SOLO. Alden Ehrenreich est parfaitement convaincant dans la peau de notre célèbre contrebandier, Donald Glover est merveilleux dans son rôle de Lando qui lui va à ravir et chaque apparition d’Emilia Clarke est un réel plaisir. Sans compter Thandie Newton que j’adore particulièrement et bien sûr Woody Harrelson. Ah ! Et j’allais oublier notre Wookie, toujours égal à lui-même ! Enfin un rôle à sa mesure, dans tous les sens du terme d’ailleurs !

L’histoire ? L’histoire est celle d’une BD, ni plus ni moins. Légère, pleine de raccourcis et de facilités, mais on s’en fout royalement ! On est là pour passer un bon moment en compagnie de Han, Chewie et Lando, pour retrouver l’esprit STAR WARS piétiné par Rian Johnson.

18052609373215263615729925Du fan-service ? Oui, il y en a, et beaucoup même. Et c’est très bien ainsi. SOLO s’adresse d’abord aux fans, pour ne pas dire exclusivement aux fans… Il prend des risques. Il les paye déjà au box-office. Trop de références à la saga et son univers étendu. Je comprends que les journalistes du Point, du Monde et de tant d’autres journaux n’aient pas du tout apprécié le film de Ron Howard. Alors qu’ils sachent qu’on les abandonne avec plaisir à leur éternel festival de Cannes, et qu’ils nous laissent enfin tranquilles avec notre saga préférée.

SOLO : A STAR WARS STORY n’a pas à rougir. On vibre, on rit, on sourit, on est parfois aussi un peu ému. On y découvre la jeunesse de l’un de nos personnages fétiches et de son copilote Wookie, ses espoirs, ses réussites, ses échecs. Il fait souvent gris, très gris dans ce spin-off crasseux où l’on ramasse des coups et où l’on rampe dans la boue. Mais le sourire de Han, éternel optimiste, est là pour nous dire que demain sera meilleur, que finalement il ne faut jamais désespérer. Et SOLO : A STAR WARS STORY en est la preuve flagrante…

- Morbius -  (morbius501@gmail.com)

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SOLO : A STAR WARS STORY – Vu par Skarn

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Dire que ce film est attendu au tournant est un doux euphémisme. Après avoir essuyé les critiques pendant le tournage, en avoir repris une couche suite à la présentation mondiale, on peut dire que tout était réuni pour faire détester ce film avant même l’avoir vu.

18052607563115263615729811 dans Star WarsC’est un peu inquiet que j’ai donc franchi les portes du cinéma, d’autant que je ne suis pas vraiment fan du personnage. D’entrée, je dois avouer que j’ai été gêné par la photographie du film. C’est sombre, très sombre, trop sombre, et les lunettes 3D n’arrangent pas les choses. Le scénario est honnête, mais les raccourcis sont nombreux. Quelques personnages sont mal exploités, et auraient mérités d’être plus approfondis (Enfys Nest). D’autres auraient pu être supprimés du film, comme L3 qui est complètement hors sujet.

Au niveau design, le film tient ses promesses. On a de très jolis passages et de belles idées de décors. Les acteurs sont bons, j’ai vraiment vu Han Solo et pas un rigolo qui essaye de faire du Ford. Glover est charmant, et Clarke intéressante dans ce rôle. La musique est superbe, j’ai dressé l’oreille plus d’une fois. Les caméos 18052607581015263615729814sont nombreux, je pense même en avoir raté quelques-uns.

Au final, j’ai passé un bon moment. En plaçant l’action au plus près des habitants des planètes, on sort un peu de l’habituelle magie des scènes spatiales, mais ça n’est pas un mal. Le film est loin d’être parfait, scénario perfectible, et surtout image trop sombre, mais j’ai souri, j’ai ri, j’ai été ému parfois. J’y retournerai pour apprécier les arrières plans.

- Skarn -

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SOLO : A STAR WARS STORY – Vu par Di Vinz

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Après un Épisode VIII très décrié mais que j’ai personnellement adoré (et dont vous pouvez retrouver ma critique ici), voici le nouveau spin-off de STAR WARS ! Attendu au tournant du fait de sa production chaotique, on peut dire que SOLO n’est pas le désastre annoncé, cependant je pense qu’il sera lui aussi clivant et créera une division chez les fans à l’instar de THE LAST JEDI car non exempt de défauts, mais à un niveau peut-être moindre du fait de son importance et de sa portée plus faibles. Pour cette petite critique je vais d’abord m’arrêter sur ce qui m’a déplu dans le film avant de développer ses bons points. Attention spoilers !

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Alors, pour commencer j’ai un gros problème avec ce spin-off. Si jusqu’ici le dosage avait été parfaitement équilibré dans les trois premiers films produits par Disney, on a cette fois affaire à un film qui joue sur le fan-service dans le mauvais sens du terme. On flatte le fan et on le brosse dans le sens du poil, sans réel intérêt ou la moindre profondeur derrière. Si LES DERNIERS JEDI jouait sur les références de façon subtile, notamment en faisant apparaître Yoda et en émettant un jugement sur le bien-fondé de l’Ordre Jedi, et si ROGUE ONE avait su les distiller de façon équilibrée, comme lorsque Jyn Erso et Cassian croisent Cornelius Evazan sur Jedda, là on a vraiment de la référence ultra simpliste. Par exemple, l’évocation de Bossk, d’Aura Sing ou d’autres personnages et planètes telles que Glee Anselm sont des références beaucoup trop faciles, uniquement là pour faire plaisir aux fans plus que pour relier les différentes œuvres entre elles, mettant de côté le reste du public de façon déplacée.

« On a cette fois affaire à un film qui joue sur le fan-service dans le mauvais sens du terme. »

18052508300815263615728483À l’apogée de ce fan-service superficiel, l’apparition d’un vieux méchant de la prélogie en fin de film est venue m’agacer plus qu’autre chose. D’ailleurs, si vous n’avez pas vu les séries d’animation THE CLONE WARS ou REBELS, cette apparition aura de quoi vous laisser perplexe. Pour ma part, ce fut le facepalm. Ce retour aurait dû être cantonné aux séries, mais avec SOLO il est bien entériné, ce qui ne me plaît pas forcément. Si encore cela avait été fait avec sobriété, mais notre ami va sortir son double-sabre histoire de bien enfoncer le clou alors que, disons-le clairement, ça ne sert absolument à rien de le mettre en scène ainsi, surtout en hologramme. Si, comme on peut le pressentir, il est utilisé dans une potentielle suite à SOLO ou dans un spin-off sur Kenobi, je dis pourquoi pas. Néanmoins le souci de mise en scène et le stéréotype demeurent.

Au rang des défauts on ajoutera les interprétations d’Emilia Clarke, de Paul Bettany et même de Woody Harrelson dans le rôle de trois personnages « outils » qui n’inspirent aucune émotion à aucun moment. Qi’ra est en effet un personnage qui se veut intriguant et qui sert de motivation à Han Solo, mais elle m’a personnellement gâché mon plaisir. Si elle n’avait pas été dans le film, cela n’aurait pas été plus mal, on aurait peut-être évité une référence à la taille du sexe de Lando, la réplique la plus débile et inélégante de tout STAR WARS. Dryden Vos est un des plus gros clichés de méchant qui m’ait été donné de voir, je le trouve pathétique et pas crédible du tout. 18052508361215263615728489Ce gangster classieux n’est jamais effrayant, Bettany ne semblait pas être le meilleur choix pour le jouer, un peu comme Eddy Redmayne dans Jupiter. Woody Harrelson en Beckett nous fait du Woody Harrelson, aucun attachement particulier à ce personnage ne naît même lors de ses moments d’émotions (ou censés l’être), la faute à un jeu très limite (la deuxième mort la plus nulle du cinéma après Marion Cotillard) et à un rythme effréné qui ne laisse que peu de place au développement des personnages. On ne parlera que très brièvement de Val et Rio, deux membres de l’équipe de base de Beckett qui y passent rapidement sans qu’on en ait quelque chose à faire, ou de Enfys Nest, qui est badass au début puis perd de son ampleur rapidement. Heureusement qu’il ne s’agit là que de seconds rôles, j’aurais préféré qu’on voit plus de Han, Chewie et Lando, que ces personnages sans saveur et sans intérêt.

« L’histoire de Han paraît bien anodine quand on pense au personnage emblématique de la trilogie originale STAR WARS. »

On termine sur les mauvais points avec le scénario trop simple et trop prévisible. Rien de passionnant, rien de particulièrement captivant ou étonnant. Une origin story très classique, trop sûrement, avec son lot de détails pas toujours bien vus (le nom de Solo trouvé par un officier impérial, c’est franchement décevant…) et encore une fois, complètement négligeables 18052508391315263615728491voire insignifiants. Cela ne manque pas de consistance mais cela manque d’âme, d’un souffle épique ou de magie. Même l’aspect buddy-movie spatial ou western n’est pas plus étoffé que ça. On joue sur le fun sans humour efficace. Il y a trop de raccourcis et de facilités. On enchaîne les événements sans se soucier de ceux qui ont eu lieu précédemment et c’est là le reproche principal que je ferais au film. Il est oubliable, aussi oubliable que la scène précédente quand on arrive à la suivante. L’histoire de Han paraît bien anodine quand on pense au personnage emblématique de la trilogie originale STAR WARS.

Mais il n’est pas pour autant dénaturé ! Passons aux choses positives !

Tout d’abord l’interprétation de Alden Ehrenreich est plus ou moins à la hauteur. Il n’est pas exceptionnel, il est loin d’avoir le charisme de Harrison Ford, ce à quoi on pouvait s’attendre, mais il a le mérite de jouer un Han Solo à peu près crédible, ce qui n’était pas une mince affaire et on peut le féliciter pour ça. En effet, quelques mimiques et postures rappellent notre contrebandier favori et si l’on prend en compte qu’il est censé avoir une petite vingtaine d’années, on peut l’imaginer ainsi, un peu plus foufou et insouciant qu’à ses trente ans. Ce sont justement les événements qu’il vit qui vont le transformer jusqu’au Han que l’on connait, le problème réside donc dans les événements en eux-mêmes et leur déroulement à l’écran que dans l’interprétation du héros. Seul bémol, la scène de la mort de Beckett. Que ce soit Harrelson ou Ehrenreich, les deux n’y sont pas et ça plombe le dénouement, ce qui est dommage compte tenu de l’interprétation tout à fait honorable qu’Alden avait livré jusque là.

« L3 est un personnage qui change, rafraîchissant et unique dans la saga. »

Les autres personnages que je n’ai pas encore cités sont excellents ! Donald Glover alias Child Gambino nous offre un Lando Calrissian que je trouve un poil trop maniéré mais dans l’ensemble il joue parfaitement le contrebandier classe et roublard, avec en prime le développement de sa personnalité profonde, une des rares séquences émotion qui marche, la seule en vérité. C’est aussi grâce au droïde L3, deuxième meilleur personnage du film qui n’apparaît pas assez longtemps à mon sens. L’idée du droïde qui milite pour les droits de ses semblables ne date pas de ce film, on a pu la voir dans d’autres 18052508423415263615728494œuvres de l’univers étendu, mais elle est vraiment bien retranscrite ! L3 est un personnage qui change, rafraîchissant et unique dans la saga, un droïde féminin d’une part, et un droïde emprunt d’une certaine folie qui a un but propre autre que celui de servir son maître. Elle vole la vedette aux autres à l’instar de K-2SO dans ROGUE ONE.

On termine par Chewbacca qui éclipse le casting ! Dans chaque scène il apporte quelque chose en plus, on aurait aimé le voir à l’œuvre plus souvent et on regrettera qu’il soit laissé en arrière-plan à de nombreux moments. Son développement n’est pas extraordinaire mais le voir aux côtés de ses congénères reste une belle idée, tout comme sa relation avec Han qui est assez réjouissante et pleine de sincérité. Niveau humour, il n’y a que lui qui fera mouche et cela joue forcément en sa faveur.

Le plus gros point positif c’est sa réalisation ! Le scénario a beau tenir en quelques lignes et certaines scènes peuvent manquer de crédibilité, Ron Howard a tout de même fait le taf au niveau du rendu. Les cuts et le montage sont fluides, le tout est bien rythmé. La photo et l’esthétique en général sont de très bonne facture, les décors sont beaux et variés, que ce soit en ville ou dans de vastes étendues montagneuses ou désertiques, bien que manquant d’exotisme. Le bestiaire et les aliens sont travaillés et abondants, notamment dans certaines scènes comme le salon de Dryden Vos avec un duo de chanteurs très sympatiques ou dans le bouge où Lando joue au Sabbacc. On retrouve du Twi’lek, du Rodien, du Wookie, même si c’est furtif ça fait toujours plaisir de revoir des espèces connues.

« Le plus gros point positif c’est sa réalisation ! »

Les effets spéciaux sont de qualité, mais pouvait-il en être autrement pour une si grosse production ? Mention spéciale au passage du raid de Kessel en 12 parsecs, avec le maelstrom et cette créature gigantesque. Une menace de plus qui tombe à plat mais qui nous donnera la scène la plus épique du film.

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En conclusion, non SOLO n’est pas une daube sans nom, tout comme LES DERNIERS JEDI n’est pas un sacrilège indigne, mais il est clairement en deçà de mes attentes et très loin du dernier épisode cité, sur le fond uniquement car dans la forme c’est plutôt réussi. STAR WARS se veut un peu plus spirituel, plus dramatique et plus comique en même temps. Des critères qui me semblent essentiels et qui sont absents de cette STAR WARS STORY trop largement destinée à un public enfantin. Le fun est là mais le fun seul ne suffit pas et ne suffira jamais pour STAR WARS. Cette balade spatiale ne marquera donc pas les esprits à cause de ce manque important, notamment du jeu de certains acteurs et de son scénario insipide, couplés à un fan-service primaire. La réalisation, en terme purement technique, quelques scènes d’actions mouvementées, des mondes dépaysants, Chewie et L3 sauvent les meubles et réhaussent le tout mais je ne saurais réprimé ma déception car c’est la première fois que je sens le « produit » plus que l’oeuvre d’art dans ma saga préférée, peut-être à cause des déboires subis pendant sa création. Je le place donc bon dernier de mon classement de mes films STAR WARS préférés. J’espère que Disney et Lucasfilm prendront plus de temps pour peaufiner les futurs spin-off et nous livrer de vrais films originaux et emprunts d’une âme comme le furent le premier spin-off ou l’épisode VIII et pas des blockbusters fast-food complètement lambda comme Hollywood sait les faire et en abuse, avec une formule déjà usée comme c’est parfois le cas chez Marvel Studios. Car STAR WARS a droit au meilleur et ne doit pas se contenter de ça.

- Di Vinz -

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LA PAGE STAR WARS (n°13) : SPÉCIAL SOLO

LA PAGE STAR WARS (n°13) : SPÉCIAL SOLO dans La page Star Wars 16012311192115263613918609

C’est dans quelques jours que sort SOLO : A STAR WARS STORY, second spin-off de la saga après ROGUE ONE. Centré sur l’un des personnages les plus charismatiques et appréciés de la galaxie STAR WARS, ce dernier hors-série star warsien va nous permettre de découvrir la jeunesse de Han Solo, sa rencontre avec Chewie, mais aussi comment notre Corellien a gagné son Faucon Millenium face à Lando et comment il est devenu le célèbre contrebandier que nous aimons tant. Tout comme nous l’avions fait pour la sortie de ROGUE ONE, cette Page STAR WARS est entièrement dédiée à SOLO, the movie : synopsis, acteurs, personnages, bandes-annonces, featurettes, affiches, premières critiques… May the Solo be with you !

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:::::::::::::::::::::::::::::::::: SOLO : LE SYNOPSIS ::::::::::::::::::::::::::::::::::

À travers une série d’escapades dans un monde criminel sombre et dangereux, Han Solo rencontre son puissant futur co-pilote Chewbacca et fait la connaissance du célèbre parieur Lando Calrissian, dans une aventure qui établira la destinée de l’un des héros les plus atypiques de la saga STAR WARS…

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::::::::::::::::::::::::::: SOLO : LA BANDE-ANNONCE :::::::::::::::::::::::::::

Aux accents d’un western galactique, la bande-annonce de SOLO : A STAR WARS STORY nous en met plein la vue. Si l’on peut être quelque peu dérouté à sa première vision qui nous présente un STAR WARS comme on n’en a encore jamais vu, le style, l’ambiance, les décors et les personnages nous promettent une aventure unique et originale dans l’univers star warsien, et c’est tant mieux !

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::::::::::::::::::::::::::::::::: SOLO : LES ACTEURS :::::::::::::::::::::::::::::::::

empire20.gifHAN SOLO : C’est le jeune Alden Ehrenreich qui incarne Han Solo. Même si l’on peut légitimement douter de la ressemblance physique avec Harrison Ford, notre acteur âgé de 28 ans (et censé en avoir 19 dans le film…) a fait ses preuves dans une dizaine de longs métrages comme TETRO de Coppola (2009) ou AVE, CÉSAR ! de Hobie Doyle (2016). Il est apparu dans l’épisode 2 de la première saison de la série SUPERNATURAL (épisode « Wendigo », en 2005) et dans LES EXPERTS (2006). Beaucoup de rumeurs négatives ont couru sur Alden Ehrenreich et son rôle de Solo, l’acteur ayant, soi-disant, constamment besoin d’être conseillé pour incarner le personnage. Mais à l’arrivée, on nous parle d’un Alden Ehrenreich tout à fait à l’aise dans son rôle. On est soulagé…

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empire20.gifLANDO CALRISSIAN : Notre charmeur invétéré et expert roublard est joué par Donald Glover. Acteur de 34 ans, il est décrit comme « une figure incontournable de la culture pop » de la fin de années 2010. Il a joué à la télévision dans LATE NIGHT WITH CONAN O’BRIEN (2005), ATLANTA (2016) et bien d’autres séries, tandis qu’au cinéma on a pu le voir dans THE SEX LIST (2013) et LAZARUS EFFECT (2015) pour ne citer qu’eux. On nous dit qu’il vole la vedette à Alden Ehrenreich dans SOLO. On veut bien le croire…

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empire20.gifQI’RA : C’est la séduisante Emilia Clarke de GAME OF THRONES qui interprète Qi’Ra, une jeune femme « mystérieuse, élégante malgré la coupe simple et sobre de ses tenues plus appropriées aux soirées mondaines qu’à la vie de criminelle. » Elle connaît une aventure amoureuse avec Solo. Rappelons qu’Emilia Clarke a également joué dans l’horrible reboot TERMINATOR : GENISYS (2015). Elle incarnait alors Sarah Connor…

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empire20.gifTOBIAS BECKETT : « Tobias Beckett était un criminel qui servit de mentor au jeune Han Solo. » Notre Tobias est incarné à l’écran par Woody Harrelson. Pour la petite histoire, « Woody Harrelson est le fils du tueur à gages Charles Harrelson (1938-2007) né à Huntsville (Texas) qui prétend avoir participé au complot de l’assassinat de John F. Kennedy avec Lee Harvey Oswald. » (Wikipédia). Rien de moins… On pourra dès lors comprendre que le rôle de Tobias lui va à ravir. Woody Harrelson possède une longue carrière cinématographique débutée en 1978. Il a joué dernièrement dans LA PLANÈTE DES SINGES : SUPRÉMATIE (2017).

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empire20.gifVAL : « Val était une Humaine qui faisait partie de l’équipe montée par Tobias Beckett à l’époque de sa collaboration avec Han Solo. » C’est l’excellente Thandie Newton, surtout connue pour son rôle de l’androïde Maeve Millay dans la série WESTWORLD, qui incarne la redoutable Val. 

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empire20.gifL3-37 : « L3-37, aussi appelé L3 ou Elthree, était un droïde travaillant avec Lando Calrissian durant le règne de l’Empire Galactique. Elle s’améliorait en utilisant les morceaux d’autres droïdes. » C’est donc à un droïde féminin auquel nous avons affaire, le féminisme gratuit s’étant même infiltré dans la galaxie STAR WARS… L3-37 est joué par Phoebe Waller-Bridge, actrice et scénariste anglaise.

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:::::::::::::::: SOLO : VISITE DU FAUCON AVEC LANDO ::::::::::::::::

Dans cette featurette, Donald Glover-Lando vous fait visiter son Faucon Millenium ! La classe !

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:::::::::::::::::::::::::: SOLO : LE RÔLE DE HAN SOLO :::::::::::::::::::::::::::

Ron Howard, le réalisateur de SOLO : A STAR WARS STORY, Donald Glover et Alden Ehrenreich nous parlent du rôle de Han Solo…

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:::::::::::::::::::::::::::::::: SOLO : MAKING SOLO ! ::::::::::::::::::::::::::::::::

Un petit making of SOLO avec le directeur de la photographie, le réalisateur, les maquilleurs, le spécialiste des effets spéciaux sur les créatures, le créateur des costumes…

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:::::::::::::::::::::: SOLO : COMME SI VOUS Y ÉTIEZ ! ::::::::::::::::::::::

Plongez dans la scène où Solo et Lando se rencontrent pour la première fois à l’occasion de la partie où le Faucon Millenium est en jeu ! La vue est à 360°, faites tourner l’image en tous sens afin de faire le tour de table et d’y découvrir tous les protagonistes !

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:::::::::::::::::::::: SOLO : PREMIÈRES CRITIQUES ::::::::::::::::::::::

Comme d’habitude, il y a les pour et les contre. Et comme pour tous les derniers STAR WARS version Disney, SOLO : A STAR WARS STORY ne fait pas l’unanimité. Mais rassurons-nous : le film ne pourra jamais atteindre la médiocrité d’un STAR WARS VIII. On fait le tour des premières critiques (sans spoilers) tombées récemment sur les sites spécialisés ou non, sachant que la meilleure chose sera pour vous d’aller voir le film afin de vous en faire votre propre idée. C’est pas vrai ça ?

Journal du Geek : « C’est un honnête divertissement qui remplit consciencieusement son cahier des charges, mais sans vraiment chercher à aller plus loin. »

Écranlarge : « En essayant de contrôler deux auteurs brillants perçus comme trop indépendants Disney a décapité un projet prometteur et offert aux fans un des pires Star Wars jamais vus. »

Le Point : « Ce récit des origines du contrebandier est d’un ennui intersidéral. En cause ? Son héros falot et un scénario sans identité ni panache. »

Le Monde : « Léger problème : tout le monde semble ailleurs, à commencer par l’avenant Alden Ehrenreich qui fait hélas un Solo désespérément insipide. Encore heureux que celui-ci soit mort avant de se voir ainsi ressuscité. »

IGN : « Rogue One avait au moins les enjeux de son récit, Solo ne dispose quant à lui que d’un univers visuel aux petits oignons pour réussir à se démarquer, et c’est bien tout ce que l’on retiendra de lui. »

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Première : « C’est un bon film d’aventures, une bonne BD, un bon divertissement. Ce n’est pas Les Derniers Jedi. »

Les Toiles Héroïques : «  Cela aurait pu être mieux, cela aurait pu être pire. Compte tenu du contexte, Solo : A Star Wars Story est un blockbuster satisfaisant, malgré un dernier acte frustrant. »

Télérama : « Pas complètement réussi, car manquant parfois d’originalité, le film réalisé par Ron Howard offre toutefois quelques séquences réjouissantes. »

Planète Star Wars : « Au final « Solo » s’en sort avec les honneurs quand on connait tous les problèmes rencontrés lors de sa production. Il est au final tout ce qu’on lui demande : un bon divertissement qui enrichi une fois de plus notre chère saga Star Wars ! »

Paris Match : « Sans posséder la magie des meilleures épisodes de la saga intergalactique, «Solo, A Star Wars Story» de Ron Howard est un western galactique fun et hautement divertissement. »

Le Blog du Cinéma : « Le Solo : A Star Wars Story de Ron Howard s’avère être une bonne surprise ! »

::::::::::::::::::::::::::::::::: SOLO : DES AFFICHES :::::::::::::::::::::::::::::::::

Pour finir, quelques belles affiches comme on les aime.

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SOLO : A STAR WARS STORY

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SOLO : NOUVEAU TRAILER, NOUVELLE AFFICHE

( Star Wars )

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UTOPIC FASHION : DU MAUVE POUR LA RÉSISTANCE

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Et si on s’attardait parfois sur les vêtements à travers les films et les séries de science-fiction ? Et si on explorait les tendances ou les fantasmes exprimés à travers les designs les plus fous, les plus kitchs ou les plus provocants de la SF, mais aussi à travers les plus austères, les plus sérieux ou les plus envisageables dans un avenir plus ou moins éloigné ? Place à Utopic Fashion !

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Tout droit échappée d’un gala, à moins que ce ne soit d’un manga, la vice-amiral Holdo promène sa robe longue au milieu des militaires de la Résistance. Et c’est visiblement d’une résistance à toute épreuve dont ils font preuve pour ne pas éclater de rire et lui dire : « Euh… vous savez, m’dame, vous avez le look qui tue ! »

18022408551915263615576512Prenant de grands airs sévères et contrariés, Holdo, de STAR WARS VIII : LES DERNIERS JEDI, se la joue très préoccupée par la situation de la Résistance face au Premier Ordre. En fait il n’en est rien. En effet, le joli mauve de ses cheveux bien coiffés, qui furent d’abord verts nous dit-on ici, s’avère pour elle bien plus préoccupant que le sort même de la galaxie, car il lui faudra bientôt choisir une nouvelle couleur adaptée à ses tenues militaires. Eh oui, après un vert piquant et ce mauve fluo, que choisir ?… un jaune pipi ?… un bleu schroumpfien ?… Ne parvenant pas à se décider, tourmentée et totalement désespérée dans ce choix cornélien, Holdo préférera finalement se suicider en faisant s’écraser son vaisseau contre un bâtiment ennemi. Certes, une fin un peu tirée par les cheveux, me direz-vous, mais un sacrifice ô combien appréciable pour la Résistance… et les spectateurs.

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

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DEUXIÈME BANDE-ANNONCE DE « SOLO »

( Star Wars )

DEUXIÈME BANDE-ANNONCE DE

Plus longue (1’28 !), plus alléchante (des planètes, de l’action, des femmes, des Impériaux, un Lando et un Wookie !), plus mad maxienne (des bolides pourris, ça fonce, ça cogne !), plus grise (une époque sombre que celle de l’Empire !), plus naze dans sa musique (ouf ! Ce n’est que celle de la bande-annonce !), voici la seconde bande-annonce de SOLO : A STAR WARS STORY, un film de Ron Howard. On demande à voir…

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LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE – 7

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Nous voilà donc parvenus à la septième et dernière partie de la très longue analyse-critique des DERNIERS JEDI par Di Vinz. La sixième est à lire ICI si vous l’avez oubliée. Aujourd’hui au programme : « L’Épisode IX et le retour de JJ Abrams », « La guerre des fans » et « Rian Johnson et cie ».

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L’Épisode IX et le retour de JJ Abrams

Lorsque les derniers survivants de la Résistance s’enfuient à bord du Faucon Millenium, on comprend qu’on arrive à la scène finale dans la plus pure tradition : les héros sont ensemble, réunis dans un même plan. Nouvelle transition et nous voilà surpris une ultime fois : il y a une autre scène à la fin. Nous retrouvons le petit garçon de Canto Bight, admiratif devant la dernière aventure de Luke Skywalker comptée par un camarade qui a dû en entendre parler. L’esclavagiste auquel ils appartiennent les interrompt et le jeunot par balayer les box des fathiers. On remarque alors une chose étonnante : le garçonnet attrape son balai… à distance grâce à la Force ! Voici un nouvel exemple de ce qui est expliqué dans le film : la Force peut se réveiller en n’importe qui ! Ce petit gars l’a donc en lui et parvient à s’en servir, avant d’observer le ciel étoilé et un vaisseau le traversant tel une étoile filante pour passer en hyperespace. Avec cette envie de partir explorer la galaxie, tel le jeune Luke sur Tatooïne, son regard se fait intense et il lève son balai pour le tenir comme un sabre laser.

« j’attends beaucoup de l’Épisode IX et j’espère qu’il ne sera pas trop classique. »

Cette merveilleuse image de fin est proche de la fin de l’Épisode III avec les Lars qui tiennent bébé Luke dans leurs bras. Elle annonce surtout une suite pleine de promesses ! Je pense que l’Épisode IX se déroulera plusieurs années après le 8e, on y retrouvera Rey en préceptrice et sûrement plusieurs jeunes padawans : le Nouvel Ordre Jedi renaîtra enfin ! Face à lui se dresseront Kylo Ren et les Chevaliers de Ren, absents de cet épisode pour mieux apparaître dans le suivant. Cette fois nous aurons les batailles de sabre que beaucoup réclament, des Jedi affrontant des adeptes du côté obscur, une histoire peut-être plus simple menant à un dénouement incertain.

JJ Abrams est de retour aux commandes de la saga pour conclure ce qu’il a commencé. Un choix évident tant JJ a su remettre STAR WARS au goût du jour, sans toutefois prendre aucun risque. Cette fois, compte tenu du remake du IV par le VII, suivi d’un remake des V et VI avec cet Épisode VIII, il n’y a plus de marge de manœuvre pour refaire les mêmes choses. Il devra innover même si je pense qu’on aura un épisode disons plus ordinaire. Un côté trivial ne sera pas pour déplaire à la masse, à mon avis je préférerais LES DERNIERS JEDI, tellement audacieux, mais j’attends quand même beaucoup de l’Épisode IX et j’espère qu’il ne sera pas trop classique. Je salue l’initiative de Lucasfilm d’avoir congédié Colin Trevorrow pour le remplacer par Abrams, tant le premier cité m’a plus que déçu sur JURASSIK WORLD et avait prit un boulard pas possible.

La guerre des fans

18012808043315263615509923LES DERNIERS JEDI a plus que déchaîné les foules, notamment sur les réseaux sociaux inondés de messages plus que négatifs, allant de la critique simple au déferlement de haine gratuite. Chacun y va de son petit commentaire : « Rose n’est là que pour séduire le marché chinois », « Finn n’a aucun développement », « Canto Bight ne sert à rien », « le traitement de Luke est un sacrilège », « Snoke meurt comme une merde », « Rian Johnson a ruiné la saga », « Disney a tué STAR WARS », « Trop d’humour », j’en passe des vertes et des pas mûres en prenant soin de ne pas prendre certains commentaires mots pour mots tant ils sont vulgaires, prétentieux et emprunts d’un égoïsme fou, mon préféré restant le fameux « C’est un bon film de SF mais pas un Star Wars ». Aucune place pour la nuance là-dedans, c’est comme si le film était un ratage complet, une purge à peine regardable.

Partagé entre circonspection et indignation, j’en ai fini par être écœuré par la communauté dite de fans de STAR WARS ressemblant plus à une communauté de trolls pensant détenir la vérité suprême sur la saga. Loin de moi l’idée de me placer au-dessus de ces personnes qui n’ont pas aimé ce STAR WARS, je ne souhaite pas tomber dans la même arrogance, la même prétention, mais il me paraît important de défendre le film pour ceux qui comme moi l’ont adoré et condamner cette mode du bashing tant elle porte préjudice aux créations d’aujourd’hui et à leurs auteurs. Comme je l’ai signalé, il y a des problèmes dans le film, c’est un fait, mais ils sont minimes. De là à cracher dans la soupe comme c’est le cas de nombreuses personnes, allant jusqu’à l’insulte facile, je trouve que c’est vraiment exagéré. Je sens de la mauvaise foi, un manque d’ouverture d’esprit et surtout, j’ai l’impression qu’il n’y a jamais eu autant de « fans » de STAR WARS se permettant de tacler à tout va un film pourtant très star warsien.

« Partagé entre circonspection et indignation, j’en ai fini par être écœuré par la communauté dite de fans de STAR WARS. »

Qu’est-ce qu’un fan ? C’est une personne qui éprouve une très forte admiration pour une personne, un groupe de personnes, une équipe de sport, ou ici un film, une série de films, un univers, une licence. Un groupe de fan d’une même entité ou d’une même personne constitue son fandom et j’ai bien l’impression que le fandom de STAR WARS s’est démocratisé jusqu’à se vouloir la licence de tout le monde et finalement, de n’importe qui. Car STAR WARS n’est pas qu’un film. 18012808053615263615509924C’est pour cela que je dis qu’il y a fan et fan. Le fan de STAR WARS est passionné par l’univers de STAR WARS et pas uniquement par l’histoire de Luke Skywalker. Le fan de STAR WARS ne voit pas Star Wars uniquement à travers le prisme des films. Le fan de STAR WARS sait qui sont Revan, Traya, Exar Kun, Kit Fisto, Ventress, il connait les origines et l’histoire de tous les persos secondaires. Il peut vous raconter les guerres mandaloriennes (quasi 4000 ans avant Yavin IV) jusqu’à l’histoire de Cade Skywalker et de Dark Krayt (quasi 200 ans après Yavin IV). Il est capable de vous sortir une trentaine de planètes en un clin d’œil. Sans en connaitre la totalité, ce qui est réservé à une petite niche de véritable puristes hardcore, il a lu quelques romans, certaines BD, joué à quelques jeux (pour ma part, vu que c’est mon registre, je les ai – presque – tous pratiqués), il a vu les séries animés, peut-être qu’il collectionne, qu’il fait du cosplay, et que son rêve est de visiter le futur parc d’attraction quitte à se ruiner pour acheter son billet pour la Californie.

Bref, le fan de STAR WARS s’intéresse à l’univers de STAR WARS dans sa globalité, sinon c’est un cinéphile amateur de bonne SF, pas un fan. Chacun son rapport et sa sensibilité à STAR WARS, à la science-fiction et au cinéma en général, tout cela est subjectif, on peut être fan des films STAR WARS et seulement des films STAR WARS bien sûr – ce qui me semble réducteur – et ne pas comprendre ce 8e film parce qu’il s’inspire de l’Univers Étendu, mais en aucun cas on peut dire que ce film n’est pas un STAR WARS. En ce sens, c’est un métrage destiné aux fans les plus avertis (ce qui est la volonté première de Lucasfilm), qui peut donc paraître étranger, différent, à ceux qui n’ont vu que les films. Ceux-là se sentiront alors peut-être mis sur la touche et entreront dans une réaction de dénis, attaquant tout et n’importe quoi là où ils sont nourris par du cinéma fast food depuis vingt ans et s’en contentent largement. Pour une fois qu’on a un film plus personnel, on assiste à un acharnement fou, c’est vraiment dommage. Si d’un côté on doit comprendre que le film peut ne pas plaire à tout le monde, d’un autre côté on ne peut que s’insurger quand ceux qui ont aimé sont taxés d’être des vendus.

« STAR WARS : LES DERNIERS JEDI est un film incompris, à voir et à revoir, deux, trois, cinq, dix fois s’il le faut. »

J’aimerais aussi rappeler que STAR WARS a été initialement créé pour un public allant des enfants aux jeunes adultes, et il faut comprendre et accepter l’idée de renouvellement, les nouveaux films s’adressent à une nouvelle génération et privilégient le divertissement, peut-être, il est vrai, au détriment d’une certaine émotion plus présente dans la trilogie originale, ainsi l’esprit peut échapper aux plus anciens. De toute façon, il me semble impossible de faire mieux que la trilogie originale, quoi que tentent les nouveaux réalisateurs, il faut donc aussi savoir faire preuve d’indulgence. Mais les exigences du public sont toujours plus fortes et il n’y a pas de place pour la moindre subtilité, tout doit être servi dans le gosier du spectateur sans l’amener à se poser la moindre question ou à explorer au delà de ce qu’il voit. Cela devient une tendance actuelle, j’ai constaté le même phénomène avec une tempête de critiques grossières du dernier jeu vidéo Mass Effect Andromeda alors que les joueurs n’avaient visiblement exploré que 10% du jeu, là où les vrais testeurs l’ayant terminé entièrement s’accordent tous 18012808073215263615509926à dire que c’est un très bon titre. Même chose pour ALIEN COVENANT qui est soi-disant un film médiocre et raté gâchant toute la saga là où d’autres voient un nouveau coup de maître de Ridley Scott, faisant évoluer la série ALIEN dans un autre sens, vers quelque chose de neuf, en développant d’avantage les androïdes. Les œuvres appartiennent d’abord à leur auteur et non au public, je ne comprendrai jamais qu’on puisse autant manquer de respect aux créateurs en osant brandir des « C’est de la merde » sans la moindre réflexion derrière, ce qui équivaut à ne juger qu’un faible pourcentage des œuvres elles-mêmes, à rester en surface, dans la superficialité. C’est à mon sens le signe d’un changement dangereux des mentalités quant au cinéma, un déclin de l’analyse personnelle pour suivre un troupeau de moutons conduisant à un bashing bête et méchant.

STAR WARS : LES DERNIERS JEDI est un film incompris, à voir et à revoir, deux, trois, cinq, dix fois s’il le faut, pour en percevoir toute la portée et en savourer chaque détail, comme tout bon STAR WARS qui se respecte. L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE n’est pas devenu culte automatiquement, il a une histoire. Laissons le temps passer et on verra si l’Épisode VIII laisse une si mauvaise image de lui dans les mémoires. À mon humble avis ce ne sera pas le cas, je pense qu’une fois que tout le monde l’aura revu plusieurs fois, les avis seront plus mesurés. Si George Lucas a validé le film, ce n’est pas pour rien non plus.

Rian Johnson et cie

18012808105015263615509927Il se fait lyncher sur la place publique, traîner dans la boue, insulter de tous les noms sans une once de respect, pour avoir sacrifié la saga sur l’autel de Disney, mais moi je dis qu’il faut sauver le soldat Rian ! Le réalisateur de cet Épisode VIII en a dans le pantalon et c’est peu dire ! Il a su apporter sa vision à la saga tout en en respectant les codes, il y a insufflé tant de nouveauté, tant d’originalité, tout en respectant un cahier des charges forcément importants puisqu’il est question de STAR WARS. La course-poursuite qui est l’objet de son film est haletante et rondement menée, il manie la caméra comme un maître tel Spielberg ou Lynch ! Ceux qui parlent de Disney qui commanderait tout et tirerait chaque ficelle n’ont absolument rien compris. Johnson lui-même a dit qu’il était étonné de la liberté qu’on lui a laissé pour l’écriture et le tournage du film, cela se ressent !

Kathleen Kennedy est une dame de fer, elle ne fait confiance qu’aux meilleurs, gare à ceux qui essaieraient de prendre la saga trop à la légère. Chose que n’a pas faite Rian Johnson, il l’a prit au sérieux autant que possible comme l’ont fait JJ Abrams sur LE RÉVEIL DE LA FORCE et Gareth Edwards sur ROGUE ONE. Ce ne sont pas trois touches d’humour de ci de là qui insufflent un côté trop Disney ou dénaturent la saga, il y a toujours eu de l’humour dans STAR WARS (le duo R2-3PO en est l’exemple parfait) qui, il semble bon de le rappeler, a été créé pour un public jeune. Bien sûr qu’ils doivent faire attention à ce qu’ils font, qu’ils ne peuvent pas tout se permettre, bien sûr que chaque réalisateur d’un nouveau STAR WARS est sur un siège éjectable dès lors que sa vision est trop éloignée de celle de Kennedy, en étroite relation avec George Lucas qui lui susurrent ses idées à l’œil encore aujourd’hui. Pareil pour Kasdan, le scénariste historique de la saga. Tout ce beau monde doit réussir à travailler ensemble ! Cela ne doit pas être facile tous les jours. Rian Johnson a réussi ce pari. Après des films originaux tels que BRICK ou LOOPER, des épisodes de BREAKING BEAD salués par tous, presse ou spectateurs, il a hérité d’un très gros morceau et savait que les fans l’attendaient au tournant.

« Moi je dis qu’il faut sauver le soldat Rian ! »

Eh bien je le dis haut et fort : tu as fait quelques petites fautes mais dans l’ensemble je t’adresse un grand bravo ! Bravo Rian pour ne pas être tombé dans le blockbuster de base. Bravo pour avoir su rester fidèle à ta manière de faire, d’avoir fait TON STAR WARS et pas un film lambda auquel on s’attendait tous. Bravo pour m’avoir scotché à mon siège, pour m’avoir surpris, ému et fait 18012808143515263615509928rire comme beaucoup d’autres fans. Bravo pour avoir creusé l’univers au-delà de ce qu’on connaissait en t’inspirant des œuvres telles que Le Manuel des Jedi. Bravo pour ton audace ! On ne voit plus beaucoup ça aujourd’hui, surtout sur des films aussi importants, avec un tel budget, une telle attente. On est loin de toute complaisance, on ne tombe pas dans le surfait, LES DERNIERS JEDI a un propos intéressant, une mise en scène plus qu’excellente, un esthétisme hors du commun. Il sort des sentiers battus, il propose autre chose. Il casse les codes tout en les renouvelant. Il passe un bon coup de polish en conservant un certain classicisme. On est dans le top du top, avec un film digne de ses prédécesseurs, si ce n’est mieux, je n’en attendais pas tant.

Je salue aussi la performance des acteurs ! Mark Hamill (Luke Skywalker) et Carrie Fisher (Leia Organa) les premiers. Le premier est exceptionnel, la seconde ô combien touchante et on ne l’oubliera jamais. Tous deux sont de très grands acteurs. Mais je félicite aussi le reste du casting : Adam Driver (Kylo Ren), Daisy Ridley (Rey), Oscar Isaac (Poe Dameron), John Boyega (Finn). Ces quatre là s’en sortent plus qu’honorablement, ils ont bien cerné leur personnage et après la belle découverte de l’Épisode VII vient la confirmation avec cet Épisode VIII. Ce sont les nouveaux héros d’une nouvelle génération et je les trouve dignes des anciens même s’ils ont des rôles inégaux dans cet épisode. Domnhall Gleeson (Général Hux), Kelly Marie Tran (Rose), Benicio Del Toro (DJ), Laura Dern (Vice-Amirale Holdo), Andy Serkis (Suprême Leader Snoke), Gwendoline Christie (Capitaine Phasma) : tous n’ont pas à rougir, ils font le taf avec des rôles pourtant légers ou parfois mal écrits, dans l’ensemble il ne font aucune erreur et ce n’est pas donné à tout le monde. Difficile de parler d’Anthony Daniels (C3PO) ou de Lupita N’Yongo (Maz Kanata) car on ne les voit que trop peu, mais j’espère qu’ils auront un rôle plus important dans l’Épisode IX.

« Personne ne peut dire que c’est moins bon que les autres épisodes, ce serait vraiment de la mauvaise foi. »

18012808173515263615509929Il faut aussi souligner le travail incroyable de toutes les équipes du film pour ce qui est des décors, objets, véhicules, costumes et surtout des créatures ! Les porgs, les fathiers, les chiens de cristal, tous les aliens présents dans le film, il y a un boulot monstrueux sur la conception de ces êtres venus d’ailleurs et leur animation. Personne ne peut dire que c’est moins bon que les autres épisodes, ce serait vraiment de la mauvaise foi, on est dans la veine de ROGUE ONE, c’est-à-dire à un très haut niveau, et l’univers de STAR WARS n’a jamais semblé si crédible. Il y a tellement de monde qui a bossé sur ce film, énormément de moyens déployés, une multitude de gens qui l’ont validé avant qu’il ne sorte, alors parfois je me demande ce qui trotte dans la tête des gens quand ils disent que l’empire Disney a gâché la saga. Je ne suis pas d’accord du tout, moi je dis merci et respect Disney pour avoir permis une belle renaissance à STAR WARS. Il faut continuer dans cette voix et y apporter encore plus de nouveauté ! En tout cas, tant que le spectacle sera d’une telle qualité, je serai au rendez-vous !

Et voilà ! J’en ai terminé ! J’ai certainement oublié tout un tas de choses tant le film regorge de détails, comme la connexion Rey-Kylo qui se poursuit même après le trépas de Snoke, l’analogie entre les visions de Luke et celles d’Anakin les poussant à commettre un acte irréparable, ou la nette différence de qualité entre la VO et la VF, mais je crois que l’analyse est assez longue comme ça, j’espère qu’elle saura vous éclairer sur certains points. Laissez un commentaire pour dire si vous êtes totalement d’accord, en partie ou pas du tout. Je reste ouvert au débat ! Merci aux Altaïriens qui auront eu la patience de me lire et à bientôt pour une rétrospective de l’année 2017 !

- Di Vinz -

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LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE – 6

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Sixième et avant-dernière partie de l’analyse-critique des DERNIERS JEDI par Di Vinz. Au menu du jour : « Maître Yoda : l’héritage des Jedi bafoué ? », « La bataille finale de Crait » et « Un duel d’anthologie ».

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Maître Yoda : l’héritage des Jedi bafoué ?

Revenons sur Ahch-To où Luke n’en finit plus de ruminer, tellement qu’il s’est décidé à cramer les textes sacrés des Jedi et l’arbre qui les protège. Il se ravise, alors qu’il allait passé à l’acte. On se demande à ce moment-là ce qui lui prend. Si son hésitation et son renoncement est expliqué en ce qui concerne le meurtre de Ben Solo, ici on ne comprend pas bien pourquoi il fait la girouette. Admettons, il s’est rendu compte qu’il allait faire une grosse bêtise, après tout on ne brûle pas des milliers d’années d’enseignements et de traditions Jedi comme ça… Oh, et puis si ! Maître Yoda fait son apparition sous une forme spectrale un peu plus présente physiquement que ne l’était le fantôme de Ben Kenobi et d’un clin d’œil il manipule l’orage et foudroie l’arbre millénaire qui part en fumée !

« Le retour de Yoda puis son acte m’ont surpris à plus d’un titre. »

Le retour de Yoda puis son acte m’ont surpris à plus d’un titre. On a beau s’appeler Yoda et avoir neuf cent ans d’appartenance à l’Ordre Jedi, cela semble un peu fou et irrespectueux de faire ça. Luke lui-même s’en formalise à juste titre. Évidemment, Yoda est plus malin qu’il n’en a l’air, son espièglerie est celle qu’il avait dans la trilogie originale, elle lui sert à éduquer Luke. Car Skywalker a beau 18012705035915263615506332avoir vieilli, il reste un jeunot si on garde en tête qu’il a plusieurs centaines d’années de différence avec Yoda, quand à ce dernier il sait ce qu’il fait. En cramant l’arbre et les textes sacrés, il donne une nouvelle leçon à Luke. « Venu est le temps… de voir plus loin qu’une pile de vieux grimoires. » Et il surenchérit avec un enseignement sur l’échec et ses bienfaits, renvoyant au propos fondamental du film. Ce que Luke ne sait pas, c’est que Rey a volé les textes ! On les aperçoit par deux fois dans le Faucon Millenium, la phrase de Yoda « Il n’y a rien que la jeune Rey ne possède déjà » prend donc tout son sens. Dans cette séquence, Frank Oz joue Maître Yoda dans sa forme de la trilogie originale. Il y en a qui se plaignent de la réalisation de la marionnette, pourtant nous avons été très nombreux à nous plaindre du tout CGI et à vouloir un retour aux sources avec de l’animatronique et des marionnettes. C’est à n’y plus rien comprendre.

Enfin, Yoda semble extrêmement puissant pour diriger la foudre d’un orage d’une telle manière, alors pourquoi il ne tue pas Snoke ? Parce que les spectres n’ont pas vocation à modifier le cours des choses à ce point, tout simplement. Ils doivent laisser la Force faire les choses et n’interagir qu’au minimum avec les « vivants », Ben le spécifie bien lorsque Luke part combattre Vador dans la cité des nuages sur Bespin : « Je ne pourrai pas t’aider ». Pour conclure là-dessus, j’ai retrouvé la relation Yoda-Luke de la trilogie originale, elle a été traitée avec beaucoup de respect et de fidélité et ça, ça n’a pas de prix !

La bataille finale de Crait

J’irai droit au but : une nouvelle fois cette bataille est l’une de mes favorites des 8 films STAR WARS ! La planète Crait m’a emballé à tous les niveaux. Le combat entre les vieux skispeeders bons pour la décharge et les AT-M6, sortes d’AT-AT next gen avec un canon dorsal et prenant appui sur leur bras avant comme des gorilles, est diablement séduisant ! La surface de sel recouvrant un sol poussiéreux rougeâtre donne lieu à un affrontement d’un esthétisme fabuleux. Les speeders dessinent des lignes rouges (comme sur l’affiche) tandis qu’un nuage écarlate s’envole à chaque explosion. Du jamais vu !

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Encore plus fort : les souterrains. Le Faucon Millenium piloté par Chewbacca, quelque peu dérangé par des Porgs qui ont élu domicile dans son cockpit (très fun sans en faire trop), va s’engouffrer dans les grottes de Crait, ou plutôt des mines de cristaux rouges, ce qui est assurément l’un des plans les plus beaux de la saga. À lui seul ce passage devrait a minima sauver le film sur le plan visuel aux yeux de ceux qui n’ont pas aimé pour X ou Y raison. Je manque de mots et de superlatifs pour le qualifier, je n’avais pas vu ça depuis la course-poursuite dans les méandres de la seconde Étoile de la Mort dans l’Épisode VI. Dommage qu’il soit si court !

« Franchement, j’aime bien Finn mais c’est dommage. J’aurais préféré qu’il se sacrifie. »

En surface, le combat fait rage, et Poe Dameron va comprendre qu’ils n’ont aucune chance de repousser les forces du Premier Ordre. On se rend alors compte que le personnage a évolué, il a cessé d’être une tête brûlée qui ne réfléchit pas après le sacrifice de Holdo, et pour sauver les siens il ordonne la retraite. Il embrasse ici son rôle d’héritier des chefs de la résistance. Mais Finn ne l’entend pas de cette oreille et motivé par sa rancœur contre le Premier Ordre s’apprête à se sacrifier pour détruire le « canon-bélier » qui est sur le point de défoncer la base des derniers résistants. On croit vraiment que l’ancien stormtrooper va y passer à ce moment-là en raison d’une mise en scène précisément faite pour ça, avec une ambiance musicale soulignant cette impression, mais au final c’est 18012705094715263615506334Rose qui va le sauver in extremis. Franchement, j’aime bien Finn mais c’est dommage. J’aurais préféré qu’il se sacrifie, cela aurait donné beaucoup plus de force au personnage et aurait créé énormément d’empathie pour lui. Là, on a juste une petite leçon de morale et l’illustration des sentiments de Rose pour Finn, ce qui est léger comparé au sacrifice d’un des personnages phares du nouveau casting. On se demande aussi pourquoi les deux rescapés qui viennent de se cracher aux pieds des AT-M6 ne se font pas pulvériser sur le champs. Une nouvelle facilité, que je juge pardonnable tant le reste est à un niveau d’exception.

On remarquera aussi les chiens de cristal dans la base rebelle, qui font partie du décor et ne servent qu’à mener les résistants vers une issue de secours, mais qui sont également très bien réalisés comme toutes les créatures du film. Dans l’ensemble j’ai aimé toute cette bataille, spectaculaire et d’une beauté à couper le souffle.

Un duel d’anthologie

Luke surgit de nulle part dans la base rebelle et se retrouve enfin face à Leia. Les retrouvailles sont émouvantes, même pour les acteurs dont on sent l’implication plus que jamais, bien qu’à travers une scène encore une fois trop courte à mes yeux. Mais il s’agit de ne pas trop en faire et de ne pas tomber non plus dans la sensiblerie. Chose étonnante, j’ai ressenti plus d’émotion avec le clin d’œil à C3PO, cette simple réplique « Maître Luke… » et le plan qui s’arrête sur le visage du droïde qui n’a jamais été aussi expressif me faire ressentir de l’empathie pour 3PO, il fallait le faire !

18012705131915263615506335Puis on en arrive au moment où Luke se présente seul face à l’armada du Premier Ordre. La première fois, je me demandais vraiment ce qu’il comptait faire au moment où Kylo Ren ordonne un feu plus que nourri sur sa pomme. Luke ressort du déluge de feu comme si de rien n’était et se permet même de s’épousseter l’épaule. La classe ultime. Et on est là à se demander comment il a fait. Un bouclier de Force ? Une téléportation ? On imagine tout et n’importe quoi sauf le véritable phénomène qui se produit sous nos yeux ébahis. Kylo Ren se décide à l’affronter en face à face. Pas un seul choc entre les sabres laser ne se produit lors de ce duel anthologique. Luke se contente d’esquiver les coups ! Dès lors on retrouve ces plans de profil que j’apprécie fortement, comme lorsque Rey et Kylo se disputent le sabre, soignant le face à face, avec le décor de Crait en fond. Superbe. Notons qu’à un moment Luke opère une esquive vrillée dans le style Ataru, la forme de combat utilisée par Yoda himself qui consiste à se ménager pour puiser fortement dans la Force au moment opportun, permettant des acrobaties de dingue.

« La première fois j’ai laissé une larme couler, la charge émotionnelle était trop grande, la mise en scène m’a complètement retourné. »

Je vais me répéter mais ce passage est une fois de plus trop court ! J’aurais vraiment aimé voir ces deux-là continuer leur petit jeu un peu plus longtemps. Mais, une fois que les résistants se sont échappés grâce à l’aide de Rey qui leur libère la voix en faisant léviter les rochers qui obstruaient la sortie (à nouveau le plan est magnifique), Luke dévoile son stratagème : une projection astrale ! Luke Skywalker se montre à la hauteur de son mythe en utilisant cette faculté depuis son île. Bluffant, encore, je ne m’attendais pas du tout à ça. Un tel pouvoir de la Force est possible bien sûr mais je n’y avais pas pensé une seconde ! C’est inspiré de l’UE et c’est bien vu pour combattre Kylo Ren sans prendre de gros risques, Luke désirait certainement donner une dernière leçon à son neveu avant de tirer sa révérence, sans lui laisser l’opportunité d’en finir lui-même.

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Un tel pouvoir a vidé le héros légendaire de ses forces, et, après avoir constaté que la relève était là et qu’il ne serait pas le dernier des Jedi, il disparaît, le couché des soleils jumeaux d’Ahch-To en fond, renvoyant à ceux de Tatooïne… La première fois j’ai laissé une larme couler, la charge émotionnelle était trop grande, la mise en scène m’a complètement retourné. Il n’y a pas de mort, il n’y a que la Force (extrait du code Jedi), ainsi Luke ne meurt pas, il se fond dans la Force et il n’y aucun doute possible sur le fait de le revoir dans le prochain épisode, sous forme spectrale. Il dit bien lui-même : « On se reverra, mon grand. » à l’intention de Kylo Ren lorsqu’il fait s’évaporer sa forme astrale.

Du début à la fin, j’ai trouvé que le traitement de Luke était idéal et qu’il n’aurait pas pu être meilleur, le final avec ce duel très bien tourné a fini de m’en convaincre. Même chose pour Kylo Ren. J’ose le dire au risque de me faire conspuer, il est bien plus travaillé et nuancé que ne l’était Dark Vador, un méchant dans sa forme la plus simple, imposant mais ultra monolithique, du moins jusqu’à l’Épisode VI.

- Di Vinz -

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Au programme de la septième et dernière partie prévue pour demain :

L’Épisode IX et le retour de JJ Abrams

La guerre des fans

&

Rian Johnson et cie

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LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE – 5

LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE - 5 dans Di Vinz 17121507083715263615414841

Pour cette cinquième partie de l’analyse-critique des DERNIERS JEDI, Di Vinz vous propose d’explorer ces trois nouveaux chapitres que sont « La connexion Rey – Kylo Ren », « La fin (expéditive ?) de Snoke » et « Tu n’es rien. » Les origines de Rey ». La quatrième partie est ICI si vous l’avez manquée hier.

18012604381715263615504057 dans Star Wars

La connexion Rey – Kylo Ren

Pendant ce temps sur Ahch-To, Rey en apprend plus sur les Jedi et sur les raisons de l’exil de Luke Skywalker. Dans le même temps, elle se retrouve confrontée à un phénomène étrange : elle semble « connectée » à Kylo Ren par le biais de la Force ! Depuis leurs mésaventures dans l’Épisode VII, un lien s’est créé entre eux, une évidence qui se verra questionnée plus tard. Voilà donc nos deux personnages principaux qui se parlent à des années lumières de distance, une chose que l’on n’avait encore jamais vue dans les films à un tel degré.

18012604423115263615504058Les liens de la Force sont très présents dans STAR WARS et son UE, notamment ceux qui relient les padawans à leur maître Jedi ou les membres d’une même famille comme c’était le cas entre Luke et Leia dès l’Épisode V, certes à des distances disons « réglementaires », mais rien n’a jamais contredit le fait qu’ils puissent être plus lointains. On nous le confirme ici avec une relation qui se noue entre Rey et Kylo Ren / Ben Solo, relation qui sera des plus tendues au début jusqu’à arriver à une certaine compréhension entre les deux protagonistes, si ce n’est plus. Chacun en apprend plus sur l’autre, c’est là que Rey découvrira la vérité de Ben selon laquelle Luke a essayé de le tuer à l’académie Jedi. Les choses sont en réalité plus compliquées que cela, et si Luke a bien été tenté d’en finir avec son neveu pour préserver la Force du côté obscur, ce ne fut qu’une pensée éphémère, trop tard cela dit car le mal était fait et Ben devint Kylo Ren. Un quiproquo malheureux qui nous éclaire d’autant plus sur ce qui pèse sur Luke et permet d’approfondir l’histoire de Ben Solo et les origines de Kylo. Notons qu’alors que Luke raconte qu’il sonda Ben dans son sommeil, il évoque Snoke en disant que ce-dernier avait déjà corrompu le jeune fils de Han et Leia. Comment donc ? Snoke était-il un professeur de l’académie qui a sombré du côté obscur et tenté d’emporter Ben avec lui ? Ou l’avait-il déjà combattu à ce moment là et il a tenté de le corrompre durant l’affrontement ? J’opterais pour la seconde option, on peut toujours spéculer, ça ne fait de mal à personne.

« J’ai adoré cette dualité entre les deux personnages, entre clair et obscur. « 

Quoi qu’il en soit cette histoire émeut Rey qui, à travers ses contacts répétés avec Ben, voit un espoir de le faire revenir du bon côté. Un sentiment accentué lorsque tous deux se touchent du bout des doigts, toujours à travers la Force. Alors les deux côtés de la Force, obscur et lumineux, se réunissent pour former l’équilibre ! C’est d’ailleurs à ce moment précis que le thème musical de la Force est le plus lisible et le plus sensé. J’ai adoré cette dualité entre les deux personnages, entre clair et obscur. Cela me rapelle Palpatine/Sidious affirmant que les Jedi et les Sith sont similaires, qu’ils se ressemblent en tous points. Rey et Kylo Ren sont les deux faces d’une même médaille, l’un ne peut exister sans l’autre, Luke le dit lui aussi lors de sa première leçon à Rey: « Sans obscurité, pas de lumière. » Ces deux-là étaient destinés à se rencontrer et à former ce tout, bien qu’ils ne soient pas forcément sur la même longueur d’onde. Ce sera encore plus explicite par la suite.

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Au delà du fond, j’ai aimé la forme que prennent ces scènes de dialogue à distance. Elles sont criantes de réalisme ! Rian Johnson a voulu qu’Adam Driver soit présent pour toutes les scènes de Daisy Ridley afin que l’actrice joue comme si elle avait son interlocuteur en face d’elle. Et vice-versa, elle était présente sur les décors du vaisseau pour donner la réplique à l’acteur. Ainsi leur jeu s’en est retrouvé bonifié, couplé à un sens de la mise en scène très pointu du réalisateur, cela donne de très bonnes scènes, crédibles et savamment orchestrées.

La fin (expéditive ?) de Snoke

Finalement, Luke reste campé sur sa position et bien que Rey lui botte les fesses en l’effrayant avec son propre sabre laser, il n’en démord pas : il ne prendra pas le risque de se mêler à nouveau des affaires galactiques. Rey n’a donc plus qu’à tenter de convaincre Ben Solo de revenir du bon côté, ce qui semble quand même assez risqué malgré leurs récents rendez-vous. Elle quitte enfin l’île d’Ahch-To pour se rendre directement sur le vaisseau de Snoke et se livrer d’elle-même à Kylo. Il en faut une sacrée paire pour faire ça, cela me rappelle un certain héros dans l’Épisode VI. Tous deux finissent donc par se retrouver et, tandis que Kylo mène Rey à Snoke, ils échangent une dernière fois sur leur lien. Chacun a eu la vision de l’autre le rejoignant de son côté. Rey est tout de suite 18012604475515263615504059moins emballée mais garde confiance et espoir. Comme le dira Snoke, elle a l’âme d’une vraie Jedi, c’est bien la digne héritière de leur dogme et de Luke Skywalker. Elle y croira jusqu’au bout, même quand Kylo Ren la laisse se faire malmener par le Suprême Leader. Cette scène est bien la plus importante du film, on y apprend pas mal de choses de la bouche de Snoke.

Tout d’abord, il explique l’apparition et la puissance de Rey : en entraînant un champion du côté obscur, la Force allait forcément se débrouiller pour faire naître son alter égo lumineux. Cela fait sens si l’on se dit qu’Anakin/Vador a lui aussi débarqué au moment où les Jedi et le côté lumineux étaient à leur summum au temps de la République de Valorum, afin d’équilibrer la balance jusqu’à finalement la faire pencher dans l’autre sens. C’est aussi Snoke qui selon ses dires a mis en contact les deux enfants de la Force, sachant que Rey foncerait tête baissée dans le piège et que Kylo n’était pas assez fort pour se rendre compte du subterfuge. Là, je n’y crois qu’à moitié car je pense que le lien s’est créé de lui-même et que Snoke n’avait plus qu’à le renforcer. Il faut noter, à ce moment précis, le changement brutal qui s’opère en Kylo Ren. D’un seul regard, il foudroie Snoke. Il n’a pas aimé se faire duper ainsi, et c’est ce qui influencera son geste prochain. Je ne pense pas que c’était prémédité, je pense qu’il l’a décidé au dernier moment.

« Je me suis d’ailleurs toujours demandé pourquoi les Sith continuaient de prendre des apprentis sachant le sort qui les attend si ces derniers s’élèvent à leur niveau. »

Tandis que Snoke fait une démonstration vraiment impressionnante de son pouvoir en faisant voler Rey à droite à gauche comme s’il s’agissait d’une simple marionnette, il palabre et se complaît dans son arrogance sans limite, signe d’un mégalomane encore plus sûr de lui que ne l’était Dark Sidious au moment d’éxécuter Luke par la foudre Sith. Et on sait comment l’Empereur a fini. L’histoire se répète et le Suprême Leader Snoke, aveuglé par sa puissance démesurée, est berné par Kylo Ren qui manipule ses propres pensées afin de le tuer sans qu’il ne comprenne comment. Quel choc pour le spectateur ! Moi le premier. On s’attendait tous à ce que Snoke soit le méchant numéro 1 de cette postlogie, mais il n’en est finalement rien. Ce n’est qu’un rôle secondaire, un maître pour le réel ennemi qu’est Kylo Ren. Une fois n’est pas coutume, c’est la première fois qu’on voit à l’écran une fameuse tradition chère à l’esprit Sith selon laquelle l’apprenti doit tuer son Maître 18012604515315263615504060pour accomplir sa formation, si souvent évoqué dans l’UE et même par Sidious dans l’Épisode III quand il parle avec nostalgie de la mort de Dark Plaiguis, tué dans son sommeil par son apprenti. Guère plus reluisant comme mort d’ailleurs. Je me suis d’ailleurs toujours demandé pourquoi les Sith continuaient de prendre des apprentis sachant le sort qui les attend si ces derniers s’élèvent à leur niveau. Toutefois, jamais Snoke n’aurait pensé que Kylo Ren puisse se retourner contre lui, il le jugeait trop faible pour faire un tel tour de passe-passe et se jugeait lui-même beaucoup trop fort « Personne ne me trahit ! Personne ne peut me battre ! ». Une fin digne de lui malgré un côté expéditif qui a dû en laisser plus d’un sur son séant.

J’avoue que la première fois, j’étais déçu de son sort trop rapidement scellé à mon goût, mais j’étais aussi bluffé d’un tel coup de théâtre ! Et finalement, comme le disent tour à tour Luke Skywalker et Kylo Ren, il y a une volonté d’en finir avec ces histoires d’anciennes religions. « Snoke, Skywalker, les Sith, les Jedi, la rébellion… Toutes ces vieilles choses doivent s’éteindre. » Une fausse piste, encore une fois, qui sera annihilée par la suite. On enchaîne avec un combat incroyable opposant un team-up Rey/Kylo Ren à la garde prétorienne de Snoke. Les fameux gardes rouges hyper badass aperçus au début du film viennent confirmer toute leur classe ! On assiste alors à l’un des combat les plus beaux et les mieux chorégraphiés de toute la saga, loin des échanges de sabre timides de la trilogie et des valses dansantes de la prélogie. Là, on a affaire à de sacrés professionnels en ce qui concerne les chorés ! L’affrontement est brutal, intense et réaliste à la fois, foutrement bien tourné et doté d’une mise en scène extrêmement pointilleuse ! J’ai vu le film quatre fois, quatre fois j’étais aux anges, ravi qu’enfin un combat ressemble à un vrai combat dans ma saga préférée.

« Tu n’es rien. » Les origines de Rey

Une fois les gardes rouges vaincus non sans mal, on assiste à une nouvelle séquence de dialogue entre Rey et Kylo. La première veut qu’il arrête de massacrer les résistants en fuite, le second n’en a que faire et souhaite attirer Rey de son côté pour créer un nouvel ordre. On en apprend enfin plus sur Kylo Ren qui restera LE méchant de cette trilogie. Enfin, il est lui-même. Enfin, il s’assume complètement comme un tenant du côté obscur. Cela renvoie à leur seconde connexion, lorsque Rey lui redit qu’il est un monstre et que Kylo rétorque « Je suis un monstre » ou plus justement « Oui, j’en suis un », « Yes I am » en VO. Il tente par tous les moyens de convaincre notre héroïne, en jouant sur sa recherche de liens de parenté chez Han Solo puis chez 18012604551915263615504061Luke. Finalement vient la révélation. Rey ne serait la descendante de personne en particulier. Ce n’est qu’une fille sans importance, vendue par ses parents sur Jakku, une laissée pour compte qui « n’a rien à faire dans cette histoire ». Alors, tentative de l’amadouer ou vérité ? C’est très difficile à dire. Malgré le dédain et la colère de Kylo Ren qui est le petit fils de Dark Vador et doit faire face à une sombre inconnue aussi forte que lui, ce qui le mènerait à la rabaisser volontairement, aussi pour la ramener de son côté, je pencherais plutôt pour la vérité.

« j’aime cette idée que Rey ne sorte de nulle part, comme Anakin en son temps. »

D’une part, j’aime cette idée que Rey ne sorte de nulle part, comme Anakin en son temps, et qu’il ne faut pas nécessairement descendre d’une célèbre lignée pour être un élu de la Force (sinon les Jedi seraient tous des consanguins), une notion qui se verra explorée de nouveau avec le petit bonhomme aperçu à Canto Bight et qu’on verra à la fin, d’autre part parce qu’elle semble elle-même l’accepter et le confirmer lorsque Kylo lui met la pression : « C’était des parias » lâche-t-elle péniblement, des larmes coulant sur ses joues.

Certains seront peut-être déçus de cette révélation, en ce qui me concerne je suis très satisfait et j’espère qu’on en restera là, mais on n’est pas à l’abri d’une surprise, tout comme pour ce qui est de Snoke, qui avec son crâne fendu en deux me semble capable de tout, même de revenir d’entre les morts. Finalement, Rey se détournera de Kylo Ren. C’était à prévoir. Tous les deux vont se disputer le sabre de Luke dans un duel de télékinésie plein de suspense, avec ce plan de profil où tous deux sont éloignés par la puissance qu’ils dégagent, jusqu’à l’implosion du sabre laser faisant écho à la destruction du vaisseau de Snoke par Holdo. Le rythme est ici calculé avec une grande précision.

- Di Vinz -

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Au programme de la sixième partie prévue pour demain :

Maître Yoda : l’héritage des Jedi bafoué ?

La bataille finale de Crait

et

Un duel d’anthologie

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