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Archive pour la catégorie « Tom »

RETOUR VERS LES 80′s : WAXWORK

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Et pendant que Morbius délaisse allègrement ses blogs pour d’autres aventures, c’est dans un musée pas comme les autres que vous convie Tom pour ce « Retour vers les 80′s ». Là, caché entre une créature de Frankenstein et un Comte Dracula (en triste cire, bien évidemment), poignard caché dans le dos, il vous prévient que la visite risque de ne pas être de tout repos… Suivons-le ! 

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WAXWORK

États-Unis – 1988 – de Anthony Hickox

Avec : Zach Galligan, Joe Baker, Deborah Foreman, Michelle Johnson, David Warner, Miles O’Keeffe, Patrick Macnee…

Le Comte Dracula, la créature de Frankenstein, le loup-garou, la momie, et bien d’autres… En voilà des icônes sacrées unanimement adulées par de nombreux amateurs de cinéma d’épouvante. Lancés au début des années 30 par les Studios Universal par le biais, notamment, du DRACULA de Tod Browning et de FRANKENSTEIN version James Whales, ces personnages cultes connaîtront au fil des ans un 18072009122515263615814378 dans Retour vers les 80'stel succès que les scénaristes vont finir, certes pas toujours avec une finesse extrême, par les faire se rencontrer dans parfois d’improbables récits. Pour la plus grande joie des fans de ces monstres intemporels, penchons-nous un instant sur un hommage aussi respectueux, qu’il n’est maîtrisé, via une visite pas tout à fait comme les autres dans un musée de cire un peu plus dangereux que le Grévin parisien (quoique, la statue de Kev Adams c’est flippant quand même…), avec le génial WAXWORK…

Mis en scène par Anthony Hickox, dont le paternel n’est autre que Douglas Hickox, réalisateur pour ne citer que celui-ci de THÉÂTRE DE SANG avec Vincent Price, WAXWORK est le premier passage derrière la caméra pour le jeune anglais alors âgé de 24 ans. Issu d’une famille baignant dans le 7ème art, en plus de la profession de son père, sa mère Anne V. Coates est monteuse, Anthony fait rapidement figure de petit prodige au futur très prometteur. Ces promesses vont être en partie tenues dans les quelques années qui suivront la sortie de la péloche dont nous allons nous intéresser de plus près. En effet, avant de tomber en désuétude au crépuscule de la décennie 90, Anthony Hickox nous aura tout de même gratifié d’un sympathique SUNDOWN : LA GUERRE DES VAMPIRES, d’un amusant WAXWORK 2 et d’un excellent HELLRAISER 3. Pas mal quand même…

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Présenté pour la première fois en France au mythique festival d’Avoriaz en janvier 1989, où il remporta le prix de la section peur là où concourait aussi le PHANTASM 2 de Don Coscarelli,WAXWORK nous narre les aventures d’un groupe de jeunes étudiants issus de la fine bourgeoisie américaine et qui, suite à l’invitation d’un homme à l’attitude mystérieuse, décident d’aller visiter un étrange musée où sont présentées différentes effigies de cire à l’image des êtres les plus abominables ayant sévi sur notre planète. Mais, il semblerait que le propriétaire des lieux médite d’obscurs projets de fin du monde en redonnant vie à son armée infernale. Et pour arriver à ses fins, il va devoir prendre l’âme de quelques malheureux visiteurs…

Partant sur cette idée scénaristique très ouverte et assez jubilatoire, Anthony Hickox va donner un rythme dynamique à un récit qu’il n’hésitera pas à imprégner d’une dose d’humour parfois très noir. Aidé il est vrai par un casting intéressant, le réalisateur va intelligemment travailler la psyché de ses protagonistes afin de leur donner l’épaisseur nécessaire pour l’histoire qu’il va développer. On reconnaîtra en tête d’affiche Zach ‘j’ai mouillé Gizmo’ Galligan, dont la carrière ne décollera guère par la suite (des épisodes de série télé comme DOCTEUR QUINN ou LA CROISIERE S’AMUSE, après avoir tater du GREMLINS sous la direction de Joe Dante c’est un peu dommage quand même…), la carrément canon Michelle Johnson (LA MORT VOUS VA SI BIEN, DR RICTUS) en vampiresse envoûtante et diablement sexy, l’expérimenté David Warner, à la filmographie très conséquente, et quelques  »gueules » incontournables du cinéma bis tels l’impayable Miles O’Keeffe (ATOR L’INVINCIBLE, IRON WARRIOR, DOUBLE TARGET… ça calme quand même !). Ce dernier, découvert en train de se frotter la liane contre Bo Derek dans le TARZAN de John Derek au début des années 80 trouve, en incarnant un prince des ténèbres à la beauté glaciale mais pas très bavard, un rôle correspondant plutôt bien à son jeu d’acteur assez monocorde.

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Pour mettre en images tout cela, Anthony Hickox va soigner sa mise en scène en lui donnant parfois une ambiance quasi-atmosphérique. Les incursions dans les univers respectifs des célèbres entités sont fidèlement reconstituées et bénéficient d’incroyables effets spéciaux signés par le magicien Bob Keen. Son loup-garou, probablement l’un des plus beaux jamais vus sur grand écran, est redoutable et va être particulièrement mis en lumière dans une séquence absolument cultissime. Alors qu’un chasseur venu l’éliminer lui casse une chaise sur le dos, le lycanthrope se retourne vers son agresseur, le fixe, s’essuie l’épaule des quelques poussières émanant des débris du siège, et attaque son adversaire en le mordant au visage puis en le déchirant en deux dans le sens de la longueur. Simplement imparable ! Sa momie, qui une fois n’est pas coutume, n’est pas du genre molle de la bandelette, se livre à quelques exécutions très graphiques et méchamment gores telle la tête écrasée d’un serviteur en train de se prosterner devant son apparition. Génial !

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Œuvre bénéficiant de deux montages aux différences très légères, WAXWORK ne dispose pas vraiment de version cut ou uncut. C’est lors du passage avec les vampires que tout se joue. Dans le format dit coupé, il manque en fait un effet sanglant concernant une tête de suceur de sang qui explose. La séquence de l’empalement sur des bouteilles de l’une des femmes de Dracula est aussi un peu plus courte. Par contre, une toute petite partie avec les comtesses est manquante sur la copie dite intégrale. Donc, hormis le maquillage spécial sanguinolent avec l’une des goules, pas de grandes différences notables entre les deux.

Véritable déclaration d’amour à un cinéma de genre qu’il semble particulièrement aimer, le fiston Hickox réalise là un métrage parfaitement réussi. Subtil mélange d’horreur et d’humour, WAXWORK est un coup d’essai qui se transformera en véritable coup de maître. Encore aujourd’hui, le film fait figure de petit classique estampillé so 80′ dans le cœur des cinéphiles branchés tendance horrifique et, n’ayant pas pris une ride, se laisse (re)découvrir avec toujours le même plaisir. Allez, cela (re)vaut bien une petite visite…

- Tom Phénix -

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RETOUR VERS LES 80′s : LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS

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C’est à Tom Phénix de Monsters Squad que nous devons aujourd’hui ce Retour vers les 80′s ! Et pour son arrivée sur Les Échos d’Altaïr, Tom nous balance carrément du zombie en amuse-gueule avec la récente parution en DVD/Blu-Ray du RETOUR DES MORTS-VIVANTS chez le Chat qui Fume. On le remercie et on espère le revoir bien vite sur Altaïr IV.

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LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS

Dan O’Bannon – États-Unis – 1985

Avec : Clu Gulager, Don Calfa, James Karen, Thom Matthews, Miguel A. Nunez Jr., Beverly Randolph, Jewel Shepard, Linnea Quigley…

La comédie horrifique est un exercice de style assez périlleux, pour ne pas dire parfois carrément casse-gueule. Être et rester respectueux du genre que l’on aborde, garder une certaine justesse dans le propos et ne pas tomber dans le grand n’importe quoi, sont autant de pièges qu’il faut astucieusement contourner pour garder un ensemble cohérent. Si la créature que représente le zombie se prête plutôt bien au jeu, parvenir à obtenir un équilibre harmonieux est une chose qui n’est pas forcément à la portée du premier metteur en scène venu. Mais avec Dan O’Bannon aux commandes, il semblerait que les morts soient particulièrement prédisposés à aller trasher sur nos tombes…

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Franck et Freddy sont employés dans un entrepôt de fournitures médicales. Un soir, afin d’impressionner son jeune collègue, Franck va lui faire découvrir d’étranges barils égarés par l’armée dans lesquels sont emprisonnés des cadavres n’ayant pas encore franchi le cap du repos éternel. Par maladresse, ils vont heurter l’un des tonneaux qui laissera s’échapper un gaz hautement toxique. Cerise sur le gâteau pour parfaire cette soirée, ils vont découvrir que ladite substance aurait pour effet de redonner vie à ceux qui ne l’ont plus. Et c’est d’autant plus dommageable lorsque cela se produit aux abords d’un vieux cimetière…

18030306384115263615591564 dans TomD’un point de vue cinématographique, 1985 va marquer un tournant décisif chez nos revenants en putréfaction favoris. Quelques années seulement après la bombe ZOMBIE et le sillon creusé au napalm laissé par nos amis transalpins, nos barbaques ambulantes allaient nous offrir un dernier coup d’éclat avant une longue traversée du désert qui ne fut que trop rarement entrecoupée de quelques fulgurances (merci Michele). Car si le macchabée est redevenu tendance à l’orée de la décennie 2000, force est de constater qu’entre LE JOUR DES MORTS-VIVANTS et 28 JOURS PLUS TARD, ben… hormis le joyeux bordel qu’a fichu un singe-rat du côté de la Nouvelle-Zélande, le cercueil a sonné plutôt creux tout de même.

Sorti quelques semaines juste avant DAY OF THE DEAD, le premier film en tant que réalisateur de Dan O’Bannon a connu pour sa part pas mal de soucis juridiques. Imaginé comme une suite de l’effort initial de Romero, le scénario de base signé par John Russo, l’homme qui a coécrit l’histoire de la nuit la plus 18030306521015263615591565célèbre que Big George ait mis en scène, va être considérablement remanié et repensé par O’Bannon. Afin de se démarquer et de prendre une certaine distance avec le travail du réal’ de CREEPSHOW, le Dan va insuffler un certain nombre de changements concernant la façon dont vont évoluer ses sacs à barbaques. Tout d’abord, même si cela n’est pas forcément une nouveauté (il n’aurait pas fallu aller en causer à l’Umberto, remember les infectés de L’avion…), ils courent le 100 mètres à une vitesse qui aurait fait pâlir plus d’un Carl Lewis en herbe. Contrairement à ce que l’on a pu voir dans le passé, nos gloumoutes suintantes sont désormais quasiment invincibles. Si avant une bonne charge dans la caboche suffisait à les refroidir définitivement, désormais, seul le feu semble venir à bout de leurs carcasses. Et encore… Pour couronner le tout, ils causent maintenant et leurs goûts culinaires paraissent s’affirmer. Ils ne croquent plus machinalement dans de la bidoche, mais notre boîte à neurones semble être pour eux un 18030306535815263615591568mets particulièrement prisé. Malgré cette très nette démarcation, Richard Rubinstein, le producteur de ZOMBIE et de sa séquelle, va attaquer en justice pour que soit changé le titre du film. Le prod’ fera chou blanc, et John Russo aura le droit d’utiliser le vocable « of the living dead », là où pour ces bandes Romero devra se contenter d’un « of the dead ».

Dan O’Bannon est un patronyme souvent associé à la science-fiction et au genre horrifique made in America. S’illustrant dès 1974 avec le scénar’ du DARK STAR de John Carpenter, c’est sous l’égide de Ridley Scott qu’il va gagner en 1979 ses titres de noblesse en écrivant l’intrigue de ce classique de l’épouvante qu’est LE HUITIÈME PASSAGER. S’ensuivra l’excellent RÉINCARNATIONS de Gary Sherman, et entre autres les très chouettes LIFEFORCE et L’INVASION VIENT DE MARS par Tobe Hooper. Lorsqu’il décide de passer derrière la caméra pour les besoins de ce RETOUR DES MORTS-VIVANTS, O’Bannon va nous faire regretter de ne pas avoir tenté 18030307001615263615591569l’expérience plus souvent. Parfaitement ancrée dans cette mythique décennie, cette péloche est un petit bijou d’humour noir magnifié par une mise en scène flirtant avec la perfection. L’ambiance y est travaillée au possible, avec ses éclairages glauques sublimant ce bâtiment morbide côtoyant une morgue accolé à un vieux cimetière dont le portail est recouvert de tags, et les effets spéciaux sont une pure merveille. Ce lieu de repos pour les défunts ne demande juste qu’à se réveiller, et les différents protagonistes qui vont être amenés à le visiter, un groupe de punks amis de la poésie portant des pseudos très raccord avec leurs personnages (Trash, Spider, Suicide…), vont devenir les instruments de cet amusant massacre à venir. Les séquences gores sont légions, et le tout se déroule dans un esprit second degré parfaitement assumé. En sus, O’Bannon va nous gratifier d’un passage, que dis-je, DU passage complètement culte de cette bobine nous dévoilant la belle Linnea Quigley (CREEPOZOIDS, HOLLYWOOD CHAINSAWHOOKERS), se lancer dans un strip où elle finira entièrement nue dans une séquence carrément hallucinante. Et quand la sculpturale Linnea danse à poil sur une tombe, ben y a pas que les morts qui se lèvent ! Et indirectement, O’Bannon anticipera l’aura sulfureuse, en beaucoup moins sombre bien entendu, de la divine Melinda Clarke dans le troisième opus de la série. Dommage simplement que Trash, le perso de Linnea, ne soit pas davantage exploité dans sa version zombiesque…

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Edité il y a peu en zone 2 (novembre 2017) via un superbe collector DVD/Blu-ray gorgé de bonus chez Le chat qui fume, RETURN OF THE LIVING-DEAD est clairement l’une de ces pépites intemporelles du cinéma bis, que l’on se plaît à juste titre à prendre en référence, et ayant profondément marqué les générations de cinéphiles qui l’ont découvert. S’il endossa que trop peu la casquette de réalisateur, Dan O’Bannon peut se targuer d’avoir inscrit en lettres de sang ce petit joyau dans la catégorie classique estampillé so 80′.

- Tom -

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