Les Mondes Perdus de Kevin Connor (1) : Le Sixième Continent

Posté le Vendredi 18 décembre 2009

Les Mondes Perdus de Kevin Connor (1) : Le Sixième Continent dans Cinéma 14122912000915263612830701

Civilisations disparues, mondes oubliés, cités perdues au cœur de jungles hostiles ou cachées au centre de la Terre constituent les ingrédients propres aux films de Kevin Connor, cinéaste britannique né en 1937. Grand admirateur d’Edgar Rice Burroughs, il s’inspirera très librement des œuvres de l’écrivain de renom pour les adapter à sa façon au cinéma. Avec peu de moyens mais beaucoup d’ingéniosité, Kevin Connor parviendra tout de même à offrir au spectateur sa dose de dépaysement mêlant exotisme, aventure et monstres de toutes espèces, cela principalement à travers quatre films : LE SIXIÈME CONTINENT (1975), CENTRE TERRE : 7ème CONTINENT (1976), LE CONTINENT OUBLIÉ (1977) et LES SEPT CITÉS D’ATLANTIS (1978). Amateurs de séries B, suivez-moi ! Nous partons explorer à travers plusieurs chapitres ces contrées sauvages et inconnues !

14122912035315263612830708 dans Dossier

LE SIXIÈME CONTINENT : LE PAYS DES TEMPS OUBLIÉS

Le premier film de notre série des mondes perdus, laquelle fut entièrement produite par l’Amicus, s’intitule LE SIXIÈME CONTINENT (THE LAND THAT TIME FORGOT / 1975). L’histoire s’inspire vaguement de celle écrite par Edgar Rice Burroughs. Ainsi, en pleine Première Guerre mondiale, après un long périple, un sous-marin allemand parvient par accident en plein cœur d’un continent inconnu où le temps semble s’être figé à l’ère préhistorique. L’équipage part alors explorer cette terre vierge peuplée de dinosaures et de tribus guerrières, et il y découvre peu à peu son étrange secret…

14122912093315263612830739 dans Dossier : Les Mondes Perdus de Kevin Connor

LE SIXIÈME CONTINENT représente avec LES SEPT CITÉS D’ATLANTIS le meilleur de Kevin Connor. Bien entendu il serait vain, voire ridicule, d’aller y chercher un scénario complexe et des effets spéciaux élaborés. Nous sommes en 1975, et le film de Connor s’inscrit en droite ligne de ces bonnes séries B typiques de l’époque, où l’intrigue n’a pas d’autre prétention que de distraire le spectateur et lui offrir son lot de monstres, règle de base également valable pour tous les autres films de notre réalisateur anglais. L’amateur de ce genre de cinéma savait ce qui l’attendait, l’affiche du film était d’ailleurs toujours très parlante. LE SIXIÈME CONTINENT regroupe à cet égard bon nombre de séquences dignes de ravir les adeptes du cinéma Bis.

14122912093515263612830740 dans Fantastique

Faisant preuve de beaucoup d’efficacité dans son travail, Kevin Connor utilise habilement le peu de moyens accordés pour mettre en images une histoire où l’on ne s’ennuie pas. Ainsi, la première vue du pays des temps oubliés nous plonge directement au cœur de l’aventure et du mystère : sur fond montagneux où des volcans crachent une lave rougeoyante, on découvre une jungle environnante dans laquelle broute un paisible diplodocus alors que nagent, tout autour du sous-marin, d’inquiétantes créatures géantes.

14122912093715263612830741

Les effets spéciaux des maquettes employées (bateau, sous-marin) furent confiés à un grand spécialiste en la matière, Derek Meddings, également responsable des miniatures des THUNDERBIRDS, COSMOS 1999, SUPERMAN (1978), STAR TREK THE MOTION PICTURE, GOLDENEYE… Quant aux dinosaures, malgré leur texture caoutchouteuse (utilisation de la plastoïde) et leur aspect parfois figé (le vol du ptérodactyle ou l’attaque des tyrannosaures ils répondent correctement aux normes d’une bonne série B d’époque ! À noter que LE SIXIÈME CONTINENT date de plus de trente ans !

14122912132415263612830755

Doug McClure incarne le héros britannique, Bowen Tyler, rescapé d’une attaque menée par les Allemands. Acteur fétiche de Kevin Connor, il sera abonné à tous les mondes perdus existants sur terre ! C’est ainsi qu’on le retrouvera dans les trois autres films de l’Amicus. À chaque fois il interprète un personnage plutôt sympathique, très éloigné des prototypes du genre « beau-blond-musclé » fréquemment rencontrés dans les films d’un registre semblable. On peut même avouer qu’il serait d’un naturel bedonnant, style capitaine Kirk en fin de carrière… Même si Doug McClure n’est pas un grand acteur, on ne peut se résigner à être aussi sévère que Gérard Lenne dans son superbe ouvrage Cela s’appelle l’Horror, lequel déclare : « Blond Californien, légèrement empâté, il pourrait dire à l’instar de Snoopy : « You know what ? I’m the hero. »"

14122912162915263612830757

LE SIXIÈME CONTINENT / THE LAND THAT TIME FORGOT / 1975 / Prod. : John Dark / Scén. : James Cawthrone, Michael Moorcock (oui, lui-même !) d’après le roman d’Edgar Rice Burroughs / SFX : Derek Meddings / Mus. : Douglas Gamley / Photo : Alan Hume / Int. : Doug McClure, Susan Penhaligon, John Mc Enery / 91 min / Amicus / Disponible uniquement en DVD Zone 1

- Morbius -

Bande-annonce américaine du film :

Image de prévisualisation YouTube

OVNI en Nouvelle-Calédonie (1) : Une « chose » tombée dans la mer…

Posté le Jeudi 17 décembre 2009

ovnienattente.jpg

J’ouvre une petite série d’articles consacrés aux OVNI ayant été aperçus sur mon île, la Nouvelle-Calédonie. Les éventuels ufologues de passage sur mon blog apprécieront peut-être.

A l’époque, c’est-à-dire dans les années 1970, lorsque j’étais âgé d’une dizaine d’années, je découpais dans les journaux locaux et internationaux tout ce que je pouvais trouver sur les OVNI. J’avais même réquisitionné mes cousins de France pour éplucher les journaux du pays ! Tous ces articles de presse étaient alors soigneusement rassemblés et collés dans des cahiers que j’avais créés pour cela.

Peu d’articles de notre quotidien local, Les Nouvelles Calédoniennes, ont présenté des témoignages de Néo-Calédoniens sur le sujet. Ce qui ne veut pas dire pour autant que peu de personnes en Nouvelle-Calédonie ont vu des OVNI. Certains rapports sont même parvenus au GEIPAN (Groupe d’Etude et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés http://www.cnes-geipan.fr/geipan/index.html ) et sont classés catégorie D (phénomènes non identifiés). Voici un premier article paru dans l’édition des Nouvelles Calédoniennes du 7 décembre 1978… Cliquez dessus pour le lire.

 

ovni0001.jpg

 

morbius @ 22:40
Enregistré dans Ufologie
Le cube roi !

Posté le Jeudi 17 décembre 2009

cube3.pngcube2.pngcube.png

« Cubeecraft » est un site très original qui propose des personnages célèbres, issus de films ou de dessins animés, à imprimer et monter sous la forme de cubes ! On y trouve ainsi R2-D2, Gundam, Garfield, Spiderman, Dick Tracy, les EVA d’Evangelion et des dizaines d’autres ! Les réalisations paraissent faciles, cependant je ne les ai pas encore testées… Allez y faire un tour ! Le lien : http://www.cubeecraft.com/

morbius @ 11:09
Enregistré dans Anime, Fantastique, Papertoy, Science-fiction
DVD Star Trek 2009

Posté le Jeudi 17 décembre 2009

DVD Star Trek 2009 dans Cinéma 14122903432015263612830832Même si ce Star Trek est parfois loin de ressembler à du Star Trek, peu importe. J’avoue m’être laissé emporter par ce spectacle grandiose, et j’ai particulièrement apprécié les nouveaux acteurs qui m’ont souvent épaté dans leur jeu, en particulier Chris Pine. Et je l’avoue aussi : la nouvelle Uhura me plaît davantage… c’est ainsi… malgré tout le respect que je dois à la précédente. Les effets spéciaux sont irréprochables, ILM oblige, et la musique fabuleuse (une réussite quand on voit de quoi sont capables nombre de compositeurs de B.O. aujourd’hui). Par contre les décors m’ont parfois surpris et déçu. Avec une salle des machines qui ressemble plus à celle du Nautilus qu’à celle d’un prestigieux vaisseau spatial, les ordis font tache au milieu des chaudières à vapeur ! Ridicule au possible. Je n’aurais jamais cru voir ça un jour dans un space opera de plus de 150 millions de dollars de budget. Il fallait oser ! C’est d’ailleurs ce qui a toujours été le grand problème des Star Trek au cinéma : les décors. Mis à part la passerelle et quelques intérieurs de l’Enterprise, les magnifiques paysages de Vulcain et ceux de Starfleet à San Francisco, je suis loin d’apprécier des néons qui s’allument dans un couloir avec des portes à l’ancienne et des carreaux le long des murs (cf. la base de Starfleet sur la planète de glace)…

L’Enterprise est superbe, mais souvent mal filmé, ou peu mis en valeur je trouve. Le dernier plan du film est cependant grandiose lorsque la caméra nous montre le vaisseau dans toute sa beauté. On dira ce que l’on voudra de l’histoire, du peu de crédibilité scientifique, du méchant et de l’action non-stop, ce film est d’abord un pur divertissement qui n’a d’autre ambition que de nous émerveiller, et c’est avec lui enfin le grand retour du space opera, avec une scène qui me rappelle étrangement les couvertures des pulps des années 1930, celle où Kirk et Sulu volent avec leur « jet-pack » dans l’espace avant d’atteindre l’atmosphère de la planète ! Encore un hommage du geek Abrams à l’âge d’or de la SF ?…

En tout cas, désolé, mais il aura fallu un fan de Star Wars pour réveiller la franchise Star Trek ! Quelle ironie du sort ! Je comprends finalement que le film déplaise autant à certains…

- Morbius -

morbius @ 9:46
Enregistré dans Cinéma, Science-fiction, Star Trek
Spam ?…

Posté le Jeudi 17 décembre 2009

Désolé si certains commentaires récents ne paraissent pas sur mon blog. Mon panneau d’administration m’indique gentiment qu’il s’agirait de spams… je préfère donc ne pas autoriser leur publication, dans le doute.Mecontent

morbius @ 8:09
Enregistré dans Blog
Publication Sci-Fi Club : La Dernière Fugue

Posté le Mercredi 16 décembre 2009

Le second recueil de nouvelles de science-fiction, lauréat des Nickels de l’Initiative, publié par le Sci-Fi Club en 1996.

Publication Sci-Fi Club : La Dernière Fugue dans Littérature 14082201244115263612469520

14082201253115263612469524 dans Nouvelle-Calédonie

morbius @ 17:13
Enregistré dans Littérature, Nouvelle-Calédonie, Sci-Fi Club, Science-fiction
Publication Sci-Fi Club : En d’autres Temps, en d’autres Lieux…

Posté le Mercredi 16 décembre 2009

Le premier recueil de nouvelles de science-fiction publié par le Sci-Fi Club en 1994.

Publication Sci-Fi Club : En d'autres Temps, en d'autres Lieux... dans Littérature 14082201201315263612469515

14082201213815263612469516 dans Nouvelle-Calédonie

morbius @ 17:07
Enregistré dans Littérature, Nouvelle-Calédonie, Sci-Fi Club, Science-fiction
LE SCI-FI CLUB DE NOUVELLE-CALÉDONIE

Posté le Mercredi 16 décembre 2009


LE SCI-FI CLUB DE NOUVELLE-CALÉDONIE  dans Nouvelle-Calédonie 14081201374415263612448121

LE « MINICLUB »…

En 1985, alors que j’avais 19 ans, je décidais pour mes futurs 20 ans de fonder, en compagnie de quatre copains passionnés, un fan club sur la saga Star Wars. Mais nous nous sommes vite rendus compte que nous n’allions malheureusement jamais être assez nombreux pour le remplir… La saga venait de s’arrêter en 1983 avec Le Retour du Jedi, et Lucas semblait nous abandonner définitivement comme de pauvres orphelins. Alors, changement de cap ! Comme les fans de Star Wars aiment forcément la science-fiction en général, nous optâmes finalement pour la création de la première association de SF de l’île, association appelée naïvement au départ Sci-Fi « Miniclub »… « mini »… pourquoi « mini » ?… tout simplement parce que le local que nous avions à notre disposition pour nous réunir n’était autre qu’une toute petite pièce de 4 mètres sur 4 située chez moi…

Cependant, et malgré ce « mini » très cucu-mimi, nos projets étaient déjà plutôt ambitieux : le Sci-Fi Miniclub allait avoir pour objectif de promouvoir la SF et le Fantastique sous toutes leurs formes d’expression : cinéma, littérature, arts plastiques, jeux… Problème : nous étions tous des cinéphiles… Même si nous lisions aussi de temps à autre de la SF ou du Fantastique, même si  nous connaissions quelques grands auteurs appartenant à ces genres, nous ne nous considérions absolument pas comme des spécialistes de la littérature de l’Imaginaire.

De même, nous n’avions personne de qualifié pour s’occuper des arts plastiques ou des jeux de rôle (très en vogue alors à cette époque)… Qu’importe ! Le Sci-Fi Miniclub ouvrit malgré tout ses portes un glorieux 4 janvier 1986 avec une pièce entièrement aménagée et  décorée pour la circonstance ! Et cette pièce allait rester le sanctuaire de l’association jusque vers 1989. Dès le départ, Robby le robot devenait la mascotte officielle du Sci-Fi Miniclub. Sur la photo ci-dessous on voit le petit local qui accueillit au début nos réunions et un petit Robby qui trône fièrement dans le coin…

14082201273215263612469532 dans Sci-Fi Club

DU CINÉMA ET DES DRAGONS…

Pendant longtemps, le Sci-Fi Miniclub ne proposa à ses membres que des présentations et des projections de films suivies de débats. Le magnétoscope tournait à fond chaque samedi après-midi, moment sacré où nous nous retrouvions tous.

Les inscriptions se firent de plus en plus nombreuses grâce au bouche à oreille et « radio-cocotier » (normal sur une île, me direz-vous !). La moyenne d’âge demeurait (et demeurera longtemps) très jeune : environ 16 ans. 

La section cinématographique finit par se scinder en deux groupes : SF & F (faisant la part belle au cinéma uniquement consacré à ces nobles genres que sont la Science-Fiction et le Fantastique) et Bloodzone, la section du cinéma d’horreur et d’épouvante.

Arriva ensuite vers la fin 1987 la section jeux de rôles, d’abord appelée tout simplement Donjons & Dragons (en l’honneur de ce que vous connaissez peut-être) puis rebaptisée Dragons du Lagon (bien plus océanien comme nom !). Dirigée par un rôliste fan des premiers jeux vidéo (Atari et compagnie…), la section démarra timidement, avec un cercle restreint d’initiés et de quelques curieux. Elle connaîtra cependant des années plus tard un tel essor qu’elle « parasitera » quelque peu le fonctionnement normal de l’association.

LE FANZINE…

Nous publiions alors chaque mois le bulletin du club, Sci-Fi News, en compagnie de notre fierté : notre fanzine CosmoFiction. Ce dernier était tiré en une centaine d’exemplaires vendus dans les librairies de la ville.

CosmoFiction était un peu notre « ambassadeur », il était fait avec amour et passion, et réalisé avec les moyens du bord (pas d’ordi à l’époque !). L’équipe de rédaction me donnait les textes des ‘articles, et je les tapais à la machine tout en les illustrant de diverses photos découpées dans des magazines spécialisés (Mad Movies, L’Écran Fantastique, …). Mais pour CosmoFiction, c’est une autre histoire que je développerai dans un prochain article. Sur une des photos ci-dessous, on peut voir une partie du matériel « hétéroclyte » nécessaire pour accoucher d’un numéro du fanzine du Sci-Fi Miniclub !

14081201404815263612448122 dans Science-fiction

13122508335315263611842531

L’ARRIVÉE DE MANDRAGORE…

Ce fut grâce au numéro 2 de CosmoFiction, notre « ambassadeur » en librairie, qu’un professeur de collège, fan de SF et de Fantastique, vint nous retrouver un beau jour de l’année 1988 pour s’inscrire dans notre association.

Passionné de littérature, en particulier celle qui nous intéressait tous alors, et écrivain à ses heures, Mandragore (pseudo qu’il utilisera toujours au club) allait apporter sa pierre à l’édifice, et quelle pierre ! Bouleversé de ne pas trouver au sein de notre association la place que devait mériter la littérature de l’Imaginaire, il proposa illico presto de créer une section littéraire, la fameuse branche qui nous manquait tant depuis le début ! Impossible de refuser ! Ce fut donc Les Feuillets d’Hypnos, section qui revint désormais régulièrement en alternance avec les autres.

Les activités étaient très diverses : présentations d’auteurs et d’ouvrages, ateliers d’écriture avec cadavres exquis, histoires sans fin, méthode S + 7, et tant d’autres délires qui nous firent passer de sacrés bons moments ! Tout comme pour les sections cinématographiques, des journées à thème étaient parfois organisées : Lovecraft, Jules Verne, Stephen King…

LES 24 HEURES DU FANTASTIQUE…

Mandragore contribua énormément au développement du club. Très à l’aise pour entrer en contact avec les divers services administratifs, il permit au Sci-Fi Club de connaître ses premières subventions. C’est ainsi que nous pûmes lancer fièrement en 1987, en collaboration avec les cinémas Hickson, notre festival cinématographique appelée Les 24 Heures du Fantastique, événement qui allait revenir chaque année et connaître un immense succès ! Comprenez : 13 films de SF et de Fantastique pour seulement 1000 CFP (8 €) ! Bien sûr, ces films n’étaient que des reprises, mais le public venait chaque année toujours plus nombreux, certains spectateurs attendant même impatiemment l’événement pour tout voir d’un coup !

On démarrait à 9 H le samedi pour finir le lendemain dimanche à 9 H ! Des entractes réguliers permettaient aux spectateurs d’aller se restaurer ou fumer une cigarette.

14081201423115263612448125

LA CONVENTION DE JEUX DE RÔLES…

Cette autre manifestation organisée par le Sci-Fi Club eut lieu chaque année dans la salle d’honneur de la mairie de Nouméa. Elle regroupait les rôlistes, les amateurs, les novices et les curieux, les passants pouvant s’approcher des tables de jeux pour observer le déroulement d’une partie. À l’époque, Empire Galactique, Star Wars, L’Appel de Cthulhu, Paranoïa, Donjons & Dragons… étaient quelques-uns des jeux les plus célèbres que l’on pratiquait.

Le tournoi durait deux jours. À l’issue de la manifestation, le meilleur rôliste recevait une récompense et voyait son nom gravé sur un katana, celui de la convention, qui demeurait propriété de l’association. De même, le meilleur maître de jeu était récompensé. 

14082202033915263612469611

LE CONCOURS SCI-FI / LES NOUVELLES…

En 1989, le Sci-Fi « Miniclub » devint enfin le Sci-Fi « Club » ! Pourquoi plus de « mini » ? Parce que Mickey avait fini par divorcer de Mini et… pardon… Le « mini » disparut car nous avions obtenu une pièce supplémentaire pour notre association, le local initial étant devenu au fil du temps, on s’en doute, bien trop étroit pour contenir sa trentaine de membres réguliers, tout simplement ! 

Le Sci-Fi Club changera encore de local, vers 1992, pour aller s’installer cette fois définitivement dans une vaste salle de la ville (à Magenta, sous le Parking Hickson). 

Alors, toujours portés par notre enthousiasme inébranlable et nos projets de plus en plus nombreux et ambitieux, aidés par la volonté fougueuse de nos jeunes adhérents très actifs et motivés, soutenus par les instances locales (mairie de Nouméa, Province Sud, Congrès du Territoire…) mais aussi par le représentant du Ministère de la Culture et de certaines boîtes locales comme la librairie Montaigne, l’imprimerie Gutenberg 2000, la Grande Brasserie Calédonienne, RFO, Télé 7 Jours et quelques autres, Mandragore accoucha d’un projet formidable de concours de nouvelles de SF et de Fantastique en partenariat avec notre unique quotidien local : Les Nouvelles Calédoniennes.

Ainsi, tous les deux ans, le concours Sci-Fi / Les Nouvelles eut lieu avec un évident succès. Les auteurs devaient s’efforcer, si possible, de situer leur récit en Nouvelle-Calédonie, ou du moins de faire en sorte qu’il ait un rapport avec la Nouvelle-Calédonie.

Par la suite le concours s’étendit à toute la zone Pacifique Sud. Les histoires pouvaient alors se dérouler n’importe où. Des Australiens, Néo-Zélandais et Vanuatais y participèrent, en anglais, of course.

Les membres du jury de ce concours littéraire venaient de divers horizons : service de la jeunesse de Nouméa, de la culture, on y trouvait aussi des journalistes, des libraires, des présidents d’autres associations… Toutes ces personnes n’avaient pas forcément d’affinités avec la science-fiction et le fantastique, et certaines allaient même jusqu’à clamer haut et fort qu’elles n’aimaient pas ces genres… Néanmoins il faut bien avouer qu’elles assurèrent toujours avec sérieux leur rôle, du moins pour la plupart, et qu’elles apportèrent finalement une vision plus neutre, moins partisanne que celle des passionnés.

14082201324915263612469547

LES ÉDITIONS SCI-FI CLUB…

Fort de son succès honorable, le concours littéraire Sci-Fi / Les Nouvelles déboucha quelques années plus tard, toujours à l’instigation de Mandragore, sur la publication de deux recueils regroupant les meilleures nouvelles des différentes éditions.

Le premier parut en 1994 sous le titre En d’autres temps, en d’autres lieux… (206 pages), puis le second, La dernière fugue (228 pages) fut publié en 1996, l’année des 10 ans de l’association, avec le soutien fort appréciable des Nickels de l’Initiative.

Mandragore avait créé pour la circonstance les Editions du Sci-Fi Club qui publièrent en tout et pour tout deux ouvrages durant leur courte existence, les deux cités précédemment.

Les chemins de la création, un recueil de conseils et de recettes d’écriture destiné surtout à l’usage des enseignants désirant faire écrire leurs élèves, fut édité en 1992 en partenariat avec le Centre Territorial de Recherche et de Documentation Pédagogiques alors que les Editions du Sci-Fi Club n’avaient pas encore été créées.

14122512353115263612822337

DES SOUS-SECTIONS…

Après le regroupement des deux sections cinématographiques en une seule (baptisée Fantasy, puis Métaluna), et la présence de la section Les Feuillets d’Hypnos et celle de Dragons du Lagon, apparurent progressivement des sortes de « sous-sections » (sortes de « branches » pas toujours utiles…) que l’on appela alors divisions (car elles dépendaient parfois d’une section).

Il y eut celle de Star Trek (USS Prometheus), celle consacrée aux réalisations de courts-métrages (Dreamfactory), celle dédiée aux phénomènes étranges (Walpurgis), celle des fans de dessins animés japonais et de mangas (Japanimation)…

Ce trop plein de divisions finit par enrayer le roulement régulier des sections du club.

1986 – 1996 : LES 10 ANS DU SCI-FI CLUB…

En 1996, voulant marquer les dix ans de l’association en beauté, nous fîmes venir en Nouvelle-Calédonie, à l’occasion de la manifestation Le Temps des Livres (organisée par la municipalité), trois grands auteurs de science-fiction : Gérard Klein, Jean-Pierre Andrevon et Norman Spinrad. Quel événement !

Ce fut aussi l’année où je devais me retirer du Sci-Fi Club après dix années de présidence. Beaucoup de tensions, de divergences et de moqueries blessantes envers les uns, les autres et moi-même avaient fini par me dégoûter. Les réunions n’étaient plus un plaisir. En outre, les proportions prises par la section des rôlistes, Dragons du Lagon, entraînaient l’association sur une voie qui n’était pas prévue au départ de sa création. Ainsi, certains ne venaient plus que pour les jeux de rôles au détriment des autres sections auxquelles ils n’accordaient strictement aucun intérêt.

AUJOURD’HUI…

Aujourd’hui le Sci-Fi Club existe toujours. Après avoir traversé une période difficile, il semble repartir sur de nouvelles bases. Il se réunit plus ou moins régulièrement dans un local qui ne lui appartient pas, et organise encore Les 24 Heures du Fantastique devenues La Nuit du Fantastique (programmation de 5 films).  L’association animait autrefois un forum sur Internet, mais il a disparu depuis longtemps déjà. Désormais Facebook est le lieu de prédilection du Sci-Fi Club. Quant au célèbre logo de l’association, il a été « revu et corrigé »…

14122512365315263612822338

L’aventure valut largement la peine d’être vécue. Elle fut riche en événements, en rencontres, en créations et projets de toutes sortes, riche d’enseignements aussi… Si le Sci-Fi Club d’aujourd’hui, Sci-Fi Club qui en sera bientôt à ses 24 ans d’existence, ne ressemble en rien à celui d’hier, je lui souhaite malgré tout de poursuivre éternellement son beau voyage dans les contrées de l’Imaginaire… Que la Force soit avec lui, et bien sûr :  longue vie et prospérité !

logoscificlub.jpg

morbius @ 16:06
Enregistré dans Nouvelle-Calédonie, Sci-Fi Club, Science-fiction
Horaires et commentaires

Posté le Mardi 15 décembre 2009

Je rappelle que dans le cas où vous posteriez un commentaire et qu’il n’apparaîtrait pas sur le champ : c’est normal !emoticone Je dois d’abord aller dans ma tour de contrôle pour le valider. C’est alors qu’il devient lisible sur le blog. J’en profite donc pour rappeler également que 11 heures séparent la Nouvelle-Calédonie de la France métropolitaine, et que, par conséquent, il ne me sera pas toujours possible de valider sur le champ les commentaires (lorsque vous dormez je suis éveillé, et inversement !). Néanmoins le commentaire ne met pas 11 heures pour me parvenir, bien évidemment (et heureusement !).emoticone En tout cas, une chose est sûre : je répondrai toujours !

morbius @ 22:28
Enregistré dans Blog
Avatar, l’événement

Posté le Mardi 15 décembre 2009

Avatar, l'événement dans Cinéma 14122903472815263612830833Demain sort en France le film événement de l’année, voire de la décennie (!) : Avatar, de James Cameron-Titanic-Aliens-Terminator ! A Nouméa il sera à l’affiche le 23 décembre et, incroyable mais vrai, projeté en 3D, chaque spectateur devant porter ses lunettes pour le regarder ! Cet effort des cinémas de la ville, plutôt inhabituel, est à souligner.

Je ne manquerai pas de courir voir Avatar, la bande-annonce et les nombreux extraits diffusés par-ci par-là ayant produit leur effet sur tout fan de SF normalement constitué ! Il est fort probable qu’il ne décevra pas vu les premières critiques très positives qui tombent sur le net. Alors, un futur chef-d’oeuvre du genre ? Il a toute ses chances à mon avis… Que les premiers qui l’auront vu n’hésitent pas à me dire en quelques mots ce qu’ils en pensent.emoticone

morbius @ 18:11
Enregistré dans Cinéma, Science-fiction
1...240241242243244