Vaisseaux et Véhicules STAR WARS des éditions Atlas

Posté le Dimanche 10 janvier 2010

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Débutée il y a environ deux ans, Vaisseaux et Véhicules Star Wars des éditions Atlas est une collection qui regroupe, comme son nom l’indique, tous les vaisseaux, véhicules et engins de la saga de George Lucas en miniatures. Vendue par abonnement, en librairie ou sur commande, il s’agit d’une collection pour adulte qui s’adresse véritablement aux fans purs et durs ! 

Paraissant à un rythme d’un numéro tous les quinze jours, l’objet de collection est vendu dans un boitier plastique transparent d’exposition avec un décor de fond, il est posé sur un socle et accompagné d’un petit fascicule en couleur, format A5, d’une trentaine de pages, lequel présente l’histoire du vaisseau ou du véhicule, ses caractéristiques, etc. Chaque miniature, en métal, est superbement détaillée et peinte. Rares sont les pièces de cette immense collection qui m’ont déçu. On y trouve des merveilles comme le Tantive 4, le chasseur Tie de Vador, le Wheel Bike de Grievous, le V-Wing, la capsule de sauvetage de C3-PO et R2-D2, le T-16 Skyhopper de Luke, la barge à voiles de Jabba, l’esquif des sables… Un grand soin est apporté aux finitions. Malheureusement, le prix est quelque peu prohibitif (14,99 €…). La collection, qui se sera étalée sur l’ensemble des six films de la saga, devrait s’achever dans les semaines qui viennent après une soixantaine de numéros. Je tiens à préciser qu’aucun vaisseau ou véhicule de l’univers étendu n’est disponible. Deux adresses utiles :

- celle des éditions Atlas qui présentent la collection : http://www.editionsatlas.fr/uploads/fr/minisites/6606%20-%20Star%20Wars%20V2/spot.html

- celle d’un site de vente de journaux par correspondance où l’on trouve encore toute la collection disponible : http://www.journaux.fr/

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morbius @ 18:54
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La SF selon Jean-François Revel

Posté le Dimanche 10 janvier 2010

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Jean-François Revel (1924-2006) fut un philosophe, journaliste et écrivain français.

Jean-François Revel :

« La haine profonde que les hommes de notre époque vouent à la connaissance scientifique, dans la mesure où elle affaiblit la peur des dieux dont Epicure avait déjà dit le lien avec le refus du plaisir, a sécrété entre autres choses ce germe culturel intensément inepte et grossier : la science-fiction. Rien n’est fait pour dégoûter de la connaissance objective et de ses prolongements pratiques comme ces tueries intergalaxiques, où d’ahurissants primates élèvent à la hauteur d’un principe cosmique les habitudes présidant aux règlements de comptes entre gens du milieu. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_Revel

morbius @ 12:08
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La Galaxie de la Terreur

Posté le Samedi 9 janvier 2010

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LA GALAXIE DE LA TERREUR (GALAXY OF TERROR)

Année : 1981
Réalisation : Bruce D. Clark
Scénario : Bruce D. Clark et Marc Siegler
Production : Roger Corman et Mary Ann Fisher
Musique : Barry Schrader
Pays : Etats-Unis
Durée : 81 min
Interprètes : Edward Albert, Erin Moran, Ray Walston, Bernard Behrens, Zalman King, Robert Englund, Taaffe O’Connell, Sid Haig, Grace Zabriskie, Jack Blessing, Mary Ellen O’Neill

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L’HISTOIRE :
« Quelque part aux confins d’une galaxie, une planète stérile : Morganthus. Celle-ci est aux mains du Maître, un être impitoyable au pouvoir immense. Attiré par un champ de force, le vaisseau spatial Rebus s’écrase sur la surface de Morganthus… Sur Xercès, on s’inquiète de la disparition du vaisseau Rebus et la décision est prise d’envoyer une équipe de sauvetage à la recherche de survivants éventuels. En arrivant en vue de Morganthus, le vaisseau sauveteur  est attiré à la surface de la planète par un champ magnétique puissant… L’équipage comprend comment leurs camarades ont été obligés de se poser, et la découverte de leurs cadavres atrocement mutilés leur font comprendre qu’à leur tour, ils sont en danger. Pour repartir et vaincre ce champ magnétique, un seul moyen : venir à bout du Maître de Morganthus… De dures épreuves attendent les membres d’équipage, ils devront affronter mille dangers dont une machiavélique machine à matérialiser les peurs et les fantasmes… »

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Produit par le célèbre Roger Corman (celui qui, à partir de rien, peut tout faire), LA GALAXIE DE LA TERREUR est un film de science-fiction horrifique très recherché par les collectionneurs. Introuvable en DVD zone 2, disponible en zone 1 puis désormais épuisé, rares sont ceux qui ont la chance de posséder cette petite merveille de série B dans leur vidéothèque, sauf s’ils ont la VHS, comme moi, ou s’ils sont passés par des moyens détournés (chasseurs de primes, espions Bothans, commandos spéciaux…). Mais pourquoi un petit film aussi génialissime que celui-là demeure encore aujourd’hui absolument introuvable en France ? Qui pourra m’expliquer pourquoi il n’est JAMAIS diffusé à la télévision ? Encore un mystère à élucider…

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Car LA GALAXIE DE LA TERREUR mérite absolument d’être connu ! En effet, surfant sur la vague d’ALIEN sortit en 1979, Roger Corman (celui qui, à partir des gros succès, peut pondre une bonne surprise) a produit un étonnant film de SF horrifique au suspense haletant (ça n’atteint pas le niveau d’ALIEN, mais tout de même !), aux trouvailles ingénieuses (la pyramide géante extraterrestre où se déroulent les épreuves), aux décors réussis (les intérieurs du vaisseau, l’extérieur de la pyramide et ses tunnels intérieurs), aux effets gores bien crades (les morts sont plus horribles les unes que les autres !) et à la musique assez stressante (du synthé-morbide). Mettez-y quelques acteurs plutôt corrects, voire bons (Robert Englund-Freddy est de la partie !), des créatures repoussantes (monstres indescriptibles), secouez-moi tout ça, et vous obtenez un délicieux cocktail d’hémoglobine assez épicé et fort en ketchup !

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Parmi les scènes les plus marquantes de LA GALAXIE DE LA TERREUR, on pourra sans conteste retenir le viol de l’une des femmes de l’équipage par un énorme ver baveux et gluant (non, non, il ne s’agit aucunement de Jabba). La scène, dégoûtante au possible, révèlerait-elle en fait un fantasme refoulé du réalisateur… ou du producteur ?… Seul le Dr Freud pourrait nous répondre… Une autre scène particulièrement « douloureuse » s’avère celle où Cos, sorte de guerrier solitaire et muet de l’équipage, voit son arme muée par une sorte d’intelligence se retourner contre lui. Celle-ci (qui ressemble à une étoile de cristal à trois branches, voir l’extrait vidéo plus bas) lui transperce le bras. Cos, tentant de la retirer, casse malencontreusement la lame enfoncée dans sa chair, mais elle poursuit alors sa progression dans son bras, se mouvant lentement sous sa peau… On pourrait également citer la scène où un autre membre d’équipage finit enlacé et broyé par des sortes de lianes organiques dans un étroit tunnel (voir l’extrait vidéo plus bas)… Quelles trouvailles ! Ces épreuves, plus effrayantes les unes que les autres, représentent la matérialisation des fantasmes des différents protagonistes, « fantasmes qui se retournent contre leurs auteurs en prouvant que le danger ne vient pas tant de l’intérieur que du tréfonds même des êtres » (Les Nouvelles Calédoniennes). La révélation finale du film éclaircit bien des interrogations…

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LA GALAXIE DE LA TERREUR fut entièrement tourné à Los Angeles. Dans son générique, on y retrouve un certain James Cameron, alors à ses débuts en tant que réalisateur de seconde équipe. Le film réutilisa beaucoup de matériel, de décors d’intérieurs de vaisseaux et de bruitages issus d’un autre film produit par Corman, LES MERCENAIRES DE L’ESPACE (BATTLE BEYOND THE STARS / 1980) qui bénéficia quant à lui d’un buget conséquent. Avec peu de moyens, LA GALAXIE DE LA TERREUR est une réussite du genre, une vraie perle rare que l’on apprécie de revoir et qui n’a pas trop vieilli.

Le film ayant été INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS à sa sortie en France, les deux extraits qui suivent sont vivement déconseillés aux âmes sensibles !

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- Morbius -

morbius @ 17:55
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La SF selon Damon Knight

Posté le Samedi 9 janvier 2010

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Damon Knight :

« La science-fiction est mal nommée et la seule chose que puissent gagner deux fans essayant de s’accorder sur une définition de ce terme, c’est des jointures sanglantes. De meilleures dénominations ont été proposées (et celle suggérée par Heinlein, « spéculative fiction », me semble la plus judicieuse), mais il nous faut nous contenter de celle-là ; et cela ne nous fera pas grand mal si nous nous souvenons que, comme quand nous disons The Saturday Evening Post, elle signifie ce que nous désignons au moment où nous en parlons. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Damon_Knight

morbius @ 11:08
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Star Trek remasterisé

Posté le Vendredi 8 janvier 2010

Star Trek remasterisé dans Science-fiction 14012708415615263611933240

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Il n’y a pas que V et Le Prisonnier qui ont droit à leurs « liftings », il y a aussi Star Trek ! Sauf que dans ce cas précis, il ne s’agit pas d’un remake mais seulement de retouches par-ci par-là, et uniquement au niveau des effets spéciaux ! Ouf !

La plus grande série TV de SF a eu droit à un ravalement de façade avec de tous nouveaux effets spéciaux numériques ! Finies les séquences avec un Enterprise arthritique, les planètes avec des nuages en coton ou les villes en peintures sur verre, désormais les mouvements du célèbre vaisseau de Starfleet sont limpides, amples, majestueux. Les planètes n’ont jamais paru aussi vraies, avec des atmosphères si crédibles qu’on croirait des photos prises par la NASA. Les villes sont presque aussi impressionnantes que des Coruscant ou des Cités des Nuages de Bespin. Pour bien faire, il aurait fallu aussi, et surtout, effacer digitalement quelques créatures dignes des « craignos-monsters », style le Gorn, les chiens E.T., et tant d’autres, et les remplacer par des personnages en images de synthèse, mais bon… je vais me faire massacrer par les puristes et les trekkies en tenant de tels propos ! Pourtant je suis trekker ! Mais il est vrai que les trekkers et les trekkies, ce n’est pas la même chose ! Si les effets spéciaux (fauchés) de l’époque des années 1960 possédaient leur charme, il faut bien admettre que les nouveaux, numériques, ne dénaturent en rien les épisodes de Star Trek. Et ils ne font même pas « tache » malgré le look très kitch de la cultissime série de Gene Roddenberry ! Star Trek 2009, le film, nous avait préparé à ça !

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Ce sont donc les trois saisons, au total 79 épisodes, de la série Star Trek Classique, celle des années 1960, qui ont bénéficié de cet apport numérique, et, je le répète, uniquement au niveau des effets spéciaux. Les DVD Star Trek, The Original Series sont disponibles depuis un moment déjà alors que les Blu-ray viennent de sortir il y a seulement quelque temps. Ce rafraîchissement est appréciable, mais tout fan se doit de posséder les deux versions : non numérique et numérique !

Pour un petit aperçu d’ensemble, voilà une belle compilation des effets numériques opérés sur la série. Jugez par vous-même :

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morbius @ 22:59
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Nouvelles versions de V et du Prisonnier

Posté le Vendredi 8 janvier 2010

Nouvelles versions de V et du Prisonnier dans Fantastique 14012708415615263611933240

Deux des plus célèbres séries TV de tous les temps, V et Le Prisonnier, viennent d’avoir droit à leur remake version années 2000. Pour le meilleur ou pour le pire ? Visiblement pour le pire d’après les premiers échos du net recueillis sur les divers forums de SF et de fantastique. Les fans crient déjà au scandale !

On ne présente plus V, série culte des années 1980, où des extraterrestres reptiliens ayant revêtu une apparence humaine venaient sur terre en « amis ». En fait, ces « amis » révèleront bientôt leur véritable plan… Divisée en deux parties, la première minisérie de V présentait des épisodes de 100 minutes chacun. La seconde minisérie s’intitulera V : La Bataille Finale. Sorte de transcription moderne de la résistance contre le nazisme, V obtiendra à l’époque un franc succès, amplement mérité. Les acteurs principaux étaient Marc Singer, Faye Grant, Jane Badler, Robert Englund et Michael Ironside. Que nous réserve le nouveau V, mis à part des effets spéciaux numériques et un nouveau look pour nos si sympathiques E.T. reptiliens ? Nous devrions le voir bientôt… En attendant, pour les nostalgiques, le générique de l’ancien V et, pour les nouvelles générations, la bande-annonce (tout de même bien alléchante !) du nouveau V !

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Autre série culte qui a droit à son « lifting » : Le Prisonnier. Née dans les années 1960, la série tournée en 17 épisode de 45 minutes, avec Patrick McGoohan dans le rôle titre, racontait l’histoire d’un agent secret britannique qui, ayant démissionné, se retrouvait du jour au lendemain dans un étrange village. Affublé d’un numéro, le 6, il découvrait un monde où chaque personne était numéroté. Tentant à plusieurs reprises de s’en échapper, il était sans cesse poursuivi par une énorme boule blanche et ramené à la case départ… La nouvelle série, avec Ian McKellen (Gandalf) dans le rôle du Numéro 2 et Jim Caviezel dans celui du Numéro 6, atteindra-t-elle le niveau de qualité exemplaire de la prestigieuse série TV des années 1960 ?… J’en doute fort… Mais nous le verrons très bientôt sur Canal Plus ! En attendant, et une fois de plus pour les nostalgiques, voici le célèbre générique du Prisonnier, puis la bande-annonce de sa nouvelle version (la musique est moche, le village ne ressemble plus à rien et l’acteur principal semble être le parfait mauvais choix…).

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morbius @ 22:18
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La SF selon Kingsley Amis

Posté le Vendredi 8 janvier 2010

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Kingsley Amis :

« La science-fiction est un récit en prose, traitant d’une situation qui ne pourrait se présenter dans le monde que nous connaissons, dont l’existence se fonde sur l’hypothèse d’une innovation, d’origine humaine ou extraterrestre, dans le domaine de la science ou de la technologie. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kingsley_Amis

morbius @ 11:08
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Legend of the Seeker : bof !

Posté le Jeudi 7 janvier 2010

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« Legend of the Seeker : l’Épée de vérité, (Legend of the Seeker, traduisible par La Légende du sourcier), est une série télévisée américaine dont la première saison de 22 épisodes de 42 minutes est librement adaptée des romans du cycle de littérature fantastique L’Épée de vérité, de Terry Goodkind. Elle a été créée et produite à partir de l’année 2006 par Sam Raimi, réalisateur de cinéma connu pour la Saga Spider-Man et producteur entre autres de Hercule et Xena, la guerrière et est diffusée depuis le 1er novembre 2008 en syndication. En France, la série est diffusée depuis le 21 octobre 2009 sur TF6 et prochainement sur TMC. » (Wikipédia)

Pourquoi a-t-on voulu garder le titre en anglais alors que La Légende du Sourcier aurait parfaitement convenu en français ?

Pourquoi faut-il que l’on ait la désagréable sensation d’y retrouver une histoire que l’on connaît déjà, avec un jeune homme, Luke Skywalker, euh non… pardon, je sais plus son nom, qui découvre ses pouvoirs grâce à un sage qui va le former, Ben Kenobi, euh… zut !… encore une erreur de ma part… et qui devra affronter un super méchant, Dark Vador… ah, non ! Je me trompe ! Il s’appelle Dark machin-trucmuche, mais ça commence bien par Dark quelque chose…

Pourquoi faut-il que le lieu où les aventures se déroulent s’appellent la Terre du Milieu… euh, non, pardon : la Contrée du Milieu…

Pourquoi faut-il que, depuis LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, tout ce qui est fantasy doit être obligatoirement tourné en Nouvelle-Zélande et pas en Nouvelle-Calédonie ?… pardon, je m’égare…

Pourquoi faut-il qu’aujourd’hui des orchestres philarmoniques jouent de magnifiques morceaux épiques, flanqués de choeurs à faire frémir, dans des productions qui ne le méritent pas ?

Pourquoi devons-nous supporter la gueule de c… du super-méchant de Legend of the Seeker ?

Encore une série qui plaît tout en ayant rien à raconter. Eh ouais, le pire c’est qu’elle marche aux States… Personnellement, j’ai préféré m’arrêter au bout de trois épisodes. Peut-être aurais-je dû poursuivre pour m’en faire une meilleure idée, mais je n’en ai pas eu le courage. Une vie est si courte, et il y a tellement de choses plus intéressantes à faire.

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morbius @ 22:22
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Le cinéma Fantastique français existe-t-il ?…

Posté le Jeudi 7 janvier 2010

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J’avais écrit cet article il y a fort longtemps, en 1997, pour « Futur Immédiat », un journal gratuit qui n’a jamais dépassé le stade de projet. Comme je vois, effaré, qu’en 2010 les temps ont à peine changé, je me permets de le modifier légèrement et de le publier… Et s’il peut en faire bondir ou réagir certains, alors tant mieux !

A l’heure des sempiternels blockbusters américains de science-fiction et de fantastique, on est en droit de se demander : mais que font les Français ? Vont-ils enfin se décider à réaliser des films appartenant à l’imaginaire ?…

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Nous sommes en 1997… pardon, en 2010, est-ce pour autant que notre doux pays s’investit dans le film de SF ou de fantastique ? Non. A l’ère de l’ordinateur-roi, du numérique bon marché, la France demeure complètement réfractaire au space-opera, à l’heroic-fantasy, au merveilleux, à tous ces genres qui lui paraissent sans doute encore trop « sous-genres » et donc loin de ses préoccupation d’un cinéma figé, lequel se borne à évoluer uniquement dans les domaines du policier, de la comédie, du drame psychologique et autres registres à des années lumière du rêve. Certains vont déjà brandir leur Planète Sauvage, Bunker Palace Hotel, Delicatessen, La Cité des Enfants Perdus, La Machine, etc. Mais peut-on franchement parler de « cinémaginaire » ici tant ces oeuvres, non dénuées parfois d’une certaine poésie, il est vrai, font preuve d’un pessimisme et d’une noirceur typiquement de chez nous ! Souvent ancrés dans des dialogues interminables qui compriment l’action  à sa plus simple expression, ces films fantastiques « nouvelle génération » engendrent vite l’ennui et le désintéressement.

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Le défaut inhérent à l’ensemble de la production française, s’il y a « production » (ce n’est pas à un rythme de deux à trois films fantastiques français par an, et encore lorsque c’est le cas, que l’on peut réellement parler de production !) se caractérise par une intellectualisation permanente des sujets traités. On ne peut pas s’empêcher de faire réfléchir le spectateur, ou de donner l’impression qu’on le fait réfléchir, sinon rien ne va plus, c’est forcément mauvais comme toutes ces grosses pointures hollywoodiennes qu’on montre du doigt avec un air de dégoût, Independence Day étant bien sûr devenu le symbole de ce qui se fait de pire dans le genre ! Le cinéma fantastique français, s’il en existe un, à besoin de se montrer au-dessus de tout ça, plus intelligent, plus beau, plus raffiné, en un mot : plus « racé ». C’est vrai, nous sommes « l’exception culturelle »… Et dire que nous avons été les premiers dans l’histoire du septième art à réaliser un film de science-fiction avec Le Voyage dans la Lune, de Méliès, ou que nous sommes les parents de chefs-d’oeuvre tels que La Belle et la Bête, de Jean Cocteau, et Les Yeux Sans Visage, de Georges Franju !

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Malheureusement pour nous, dès les années 1940 nos réalisateurs l’ont compris : la France n’est pas un pays ouvert au cinéma fantastique. C’est ainsi que Jacques Tourneur a préféré mettre en scène ses oeuvres en terre étrangère… les Etats-Unis, of course. Avec La Féline (Cat People / 1942), Vaudou (I Walked with a Zombie / 1942), Rendez-vous avec la Peur (Curse of the Demon / 1957) et tant d’autres merveilles, il a su prouver, plus que quiconque, ce qu’un Français était capable de faire si on lui laissait sa chance. Et Besson dans tout ça ? me direz-vous. Besson n’a finalement réalisé en tout et pour tout que son Cinquième Elément et ses deux Minimoys, en anglais, avec des acteurs américains, films tournés en Amérique, et avec plus ou moins de capitaux français et/ou européens. C’est mieux que rien, certes, mais on aimerait peut-être le voir plus productif car il prend de la bedaine, le bougre, à force de ne rien faire ! Et on aimerait surtout le voir tourner des films fantastiques en France avec des acteurs français et en français !

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Oui, les Français pourraient se montrer certainement aussi bons que les Américains si on leur en offrait enfin la chance ! Nul n’affirme qu’il faille obligatoirement prendre modèle sur les productions hollywoodiennes actuelles pour devenir efficace. Le cinéma fantastique et de SF français peut, et doit, s’épanouir de lui-même. Mais pour cela il a besoin de se lancer vraiment, ce qu’il n’a jamais osé faire. L’étiquette même « Film Fantastique » lui déplaît : combien de réalisateurs français ont en effet refusé cette appellation, comme s’il s’agissait d’une tare ! Ils préfèrent la contourner hypocritementen parlant de « comédie », de « thriller » ou autre. Il est vrai que tant que notre cinéma fantastique lui même ne se prendra pas au sérieux, personne ne pourra lui accorder une part de crédibilité… et quand on voit des niaiseries du style La Soupe aux Choux ou Les Anges Gardiens, on comprend… il vaut mieux dans ce cas parler, il est vrai, de « comédie »… En fait, on pourrait dire que les soi-disant films fantastiques nouvelle génération, made in France, se rangent obligatoirement dans deux catégories : soit le « film-à-message-profond-et-impénétrable » ou soit le « filmkiférir ».

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Tant que nous nous obstinerons à poursuivre sans prendre de risques, sans jamais endosser complètement la panoplie du film fantastique ou de science-fiction, autrement dit tant que nous refuserons de fabriquer de purs produits du genre avec leurs qualités et leurs défauts, nous tournerons en rond. Peut-être qu’un jour enfin les choses changeront. Stargate n’a-t-il pas été produit par des capitaux français ? Alors pourquoi ne réalisons-nous pas de films fantastiques ou de SF en France ? Parce qu’ils n’auront pas de succès à l’étranger ? Où est le problème ? Est-ce que le but est de les faire pour les étrangers ou pour les Français ? Luc Besson a beau réaliser des films aux Etats-Unis, tournés avec des acteurs américains et en anglais : ils ne marchent absolument pas au box-office US (le premier qui me dit que le Cinquième Elément ou les Minimoys ont été des succès aux USA est un gros menteur !).  Par contre, ils font des millions d’entrées en France ! Alors ? Cherchez l’erreur…

- Morbius -

morbius @ 18:33
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La SF selon L. Sprague de Camp

Posté le Jeudi 7 janvier 2010

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L. Sprague de Camp :

 » Tel que je l’emploie, le terme de fiction imaginative comprend le groupe de récits qui, dans la littérature occidentale contemporaine, sont non réalistes, imaginatifs, fondés sur des suppositions contraires à l’expérience quotidienne, souvent franchement fantastiques, et fréquemment situés dans un cadre éloigné – dans le temps et dans l’espace – de celui de la vie courante. La fiction imaginative peut, à son tour, être divisée en fantastique, lequel comprend les récits fondés sur des hypothèses surnaturelles (esprits, magie, vie après la mort, etc.) et science-fiction, cette dernière groupant les récits qui se basent sur des suppositions scientifiques ou pseudo-scientifiques (voyages à travers l’espace ou le temps, vies extraterrestres, robots, etc.). Il existe des récits qui se classeraient entre ces deux groupes, ou qui combinent des attributs de l’un avec ceux de l’autre ; considéré dans sa totalité, le genre n’a pas de séparation très nette avec certaines oeuvres historiques (satires, utopies, etc.). »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyon_Sprague_de_Camp

morbius @ 11:53
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