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DRIVE-IN : LES ENVAHISSEURS DE LA PLANETE ROUGE (1953)

Posté le 23 novembre 2013

 

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LES ENVAHISSEURS DE LA PLANÈTE ROUGE
Année : 1953
Réalisateur : William Cameron Menzies
Scénario : John Tucker Battle & Richard Blake
Production : Edward L. Alperson Jr & Edward L. Alperson
Musique : Raoul Kraushaar
Pays : USA
Durée : 77 min
Interprètes : Jimmy Hunt, Helena Carter, Arthur Franz, Morris Ankrum, Leif Erickson, Hillary Brooke…

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Et un film culte pour le Drive-in de ce soir ! LES ENVAHISSEURS DE LA PLANÈTE ROUGE, beaucoup plus connu sous son titre original, INVADERS FROM MARS, a été réalisé par William Cameron Menzies qui, à l’origine, était un décorateur de plateaux. Il a d’ailleurs alterné à Hollywood sous cette double casquette de décorateur (pour les décors historiques sur AUTANT EN EMPORTE LE VENT, en 1939, et sur un grand nombre de classiques), et de réalisateur (comme le film futuriste THINGS TO COME en 1936, et ces ENVAHISSEURS DE LA PLANÈTE ROUGE, dont il participait aussi aux effets visuels). À l’origine prévu en 3D, INVADERS FROM MARS n’a pas bénéficié du budget escompté. Menzies a donc tourné cette excellente série B à grands renforts d’astuces et de système D, comme les cadrages en très grands angles, pour renforcer l’impact dramatique et visuel de certaines scènes clés. De plus, certains des décors du réalisateur-décorateur ont été constitués de structures très allongées avec des murs sans fioritures, parfois beaucoup plus grands que nécessaire, pour ajouter des touches surréalistes, expressionnistes et, voire, cauchemardesques, pour un sujet paranoïaque, sorti en salles en pleine Guerre Froide (lire à ce sujet notre article des Monstres Sacrés sur les Body Snatchers).

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L’intrigue a été scénarisée par Richard Blake, et est basée sur une histoire de John Tucker Battle qui lui a été inspirée par un rêve que lui a raconté sa femme : un jeune garçon passionné d’astronomie aperçoit, alors que ses parents se sont endormis, une soucoupe-volante atterrissant sur un banc de sable à proximité de sa maison. Il prévient son père, qui est scientifique et qui travaille sur une mission secrète pour une fusée à propulsion atomique pour le gouvernement. Tenu de signaler tout fait suspect, le père part inspecter les lieux. Au petit matin, il n’est pas revenu et sa femme s’inquiète de son absence. Il revient bientôt, avec un regard vague et un caractère irascible…

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Les Étrangers (d’outre-espace) débarquent donc parmi les Américains moyens, le tout vu par un regard d’enfant. LES ENVAHISSEURS DE LA PLANÈTE ROUGE est comme un étrange cauchemar d’enfant, rythmé par une tonalité aléatoire chantée par un chœur de chorale assez fascinant.

Cette série B cumule les effets spéciaux comme celle où un Martien se met à bouillonner, par réverbération, sous l’effet de la chaleur des rayons émis par le vaisseau spatial. La fonte des parois des tunnels souterrains a été créé en coulant un grand bain avec de la farine d’avoine bouillante de couleur rouge, ceci grâce à un colorant alimentaire. Puis l’avoine bouillante a été jetée du haut des parois, le tout éclairé avec de puissantes lumières rouges.

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Toujours dans cette logique de système D, les séquences où le banc de sable ouvrant l’accès aux tunnels martiens se referme, ont été très simplement réalisées en inversant l’effet d’optique de la lentille sur l’objectif de la caméra. C’est ce même effet que la Metro-Goldwyn-Mayer réutilisera en 1956 pour les traces laissées au sol par le mouvement de la pensée invisible Krell, dans PLANÈTE INTERDITE.

Une série B très impressionnante, pour rebondir sur certains commentaires de Jean Beauvoir concernant la crédibilité et la réussite de certains films manquant d’un budget adéquat à la réalisation de blockbusters. Tobe Hooper en tournera un remake tout aussi étonnant, et se voulant proche de l’original, en 1986, avec L’INVASION VIENT DE MARS (Invaders from Mars), malgré l’interprétation du jeune comédien, qui fit polémique à la sortie du film.

- Trapard -

INVADERS FROM MARS : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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4 commentaires pour « DRIVE-IN : LES ENVAHISSEURS DE LA PLANETE ROUGE (1953) »

  1.  
    Jean Beauvoir
    27 novembre, 2013 | 8:39
     

    Un grand moment de la Sci-Fi américaine des années 50 (la meilleure qui soit ! « Selon moi », je m’empresse d’ajouter pour éviter des réactions courroucées).
    Le cinéma de genre tire souvent profit en emprunter au rêve ses formes narratives. Ce film en est un bon exemple.
    À mon avis, le remake de 1986 ne produit pas le même effet. C’est un bon film, mais qui a perdu en « magie » ce qu’il a gagné en moyen et en ambition.
    À propos des budgets, je ne suis pas fan des blockbusters. Au contraire, ma vidéothèque n’en contient quasiment pas. J’aime les séries B, produites par des petites compagnies. Mais ce que je n’aime pas trop, c’est la tentative de réaliser un film, ou même une scène, alors que l’on ne dispose pas des moyens minimum nécessaire pour certaines séquences, ou effets spéciaux en particulier. À mon sens, mieux vaut dans ce cas modifier un peu le scénario pour contourner cet obstacle. Pour rester dans le Sci-Fi américain de cette époque, je peux donner comme exemple le film Teenagers from outer space (1959). Cette petite production au budget très modeste n’est pas trop mal dans l’ensemble, jusqu’au moment où, vers la fin, il prend l’envie au réalisateur de filmer un gigantesque monstre extra-terrestre menaçant la terre. Avec quelques milliers de dollars en poche, c’est tout bonnement impossible. Mais il s’obstine. Et ça donne le résultat que chacun peut constater en tapant le titre de ce film sur Google Image : une écrevisse filmée en contre-jour, ajoutée dans le ciel en surimpression. Ça gâche tout. On peut en rigoler. Mais bon, ce n’est pas ce que j’attends principalement de ce type de film.

  2.  
    erwelyn
    27 novembre, 2013 | 18:13
     

    Un film pour moi ;-) . Malheureusement même si je comprends plus ou moins l’anglais, le manque de sous-titrages me pénalise quand même. J’attends de recevoir le DVD Destination Mars qui regroupe 4 films martiens dont celui-ci. Je ne sais pas s’il y aura des bonus ou non qui pourrait venir enrichir ta chronique ou la mienne. On verra.
    Par contre j’avais déjà chroniqué le remake de Hooper dans lequel d’ailleurs Jimmy Hunt devenu adulte apparait en hommage au film de Menzies dans le rôle d’un policier. Peux-tu nous en dire plus sur la polémique liée à l’enfant dans le remake ?
    En lire plus sur L’invasion vient de Mars ici :
    http://erwelyn.over-blog.com/article-l-invasion-vient-de-mars-1986-tobe-hooper-70170707.html

  3.  
    Trapard
    27 novembre, 2013 | 19:34
     

    En fait, ce n’était pas une grosse polémique générale, mais je l’ai lu dans Mad Movies à la sortie du film, et nous en débattions entre membres de notre association, le SCi-FI Club en 1986. J’en arrive à me demander aujourd’hui, si cette impression que nous avions que le jeune comédien jouait très mal, ne venait pas tout simplement de la VF, les doublages dénaturant souvent l’ambiance des films. Et les années 80 étaient particulièrement friandes de doublages français grotesques et ridicules.
    Peut-être que Morbius se souvient mieux que moi de ce débat (?)

  4.  
    27 novembre, 2013 | 19:53
     

    Non, justement, vous m’intriguez… Par contre, je n’ai pas du tout aimé le remake de Tobe Hooper.

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