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Archive pour juin 2013

MAN OF STEEL : D’AUTRES CRITIQUES

MAN OF STEEL : D'AUTRES CRITIQUES dans Cinéma 13063009172615263611338908

J’ai beaucoup d’affection pour le personnage de Superman, c’est le premier « Super-héros » et il est aujourd’hui iconique. Tout le monde connaît son histoire, son costume et les valeurs qu’il véhicule (son symbole est le deuxième plus connu au monde). J’attendais donc impatiemment son retour au ciné avec MAN OF STEEL, d’autant plus que le premier film que j’ai vu sur grand écran fut SUPERMAN de Richard Donner en 1978. Je n’avais pas tout compris à l’époque (j’avais 4 ans) mais il m’avait profondément marqué.

Pour cette nouvelle adaptation, le choix de Christopher Nolan comme producteur ne me rassurait pas vraiment, sa trilogie sur BATMAN est très surestimée (à part le premier). Par contre le scénariste David Goyer est excellent et j’aime tous les films du réalisateur Zack Snyder (surtout WATCHMEN et GA’HOOLE). Les styles du producteur et du réalisateur étant diamétralement opposés, je craignais que cela nuise au film et que le résultat fait de compromis ne soit fade. Pourtant c’est Snyder qui a gardé la main et tant mieux , Man of Steel porte bien sa patte.

13063009190415263611338909 dans PublifanLes auteurs ont visiblement cherché à se démarquer du film de 78. C’est le meilleur choix qu’ils pouvaient faire afin d’éviter la comparaison et de permettre au film d’exister par lui-même. Choix qu’aurait dû faire Bryan Singer pour son SUPERMAN RETURNS en 2006, embourbé dans la nostalgie du film de Richard Donner .

Les deux films commencent sur Krypton mais MAN OF STEEL s’y attarde plus longuement, cette « Krypton cuvée 2013 » est visuellement grandiose, elle semble sortie d’un STAR WARS, on est en plein dans un délire SF comme j’aime. Russel Crowe campe un Jor El impérial, beaucoup plus développé et présent que ne l’était celui de Marlon Brando. Il en est de même pour le Genéral Zod de Michael Shannon par rapport à celui de Terence Stamp, on comprend mieux ses motivations, il est moins mégalo, plus humain et bien plus intéressant.

Cette Krypton est visiblement une société de castes rigides où les naissances sont artificielles et où les individus sont génétiquement programmés au rôle qu’ils auront dans la société. Ce à quoi s’oppose Zod et Jor El. Les dirigeants ont également surexploité les ressources de leur planète , ce qui aboutira à sa destruction . Les thèmes de l’eugénisme et de l’écologie sont brillamment abordés.

Toute l’intrigue prend racine dès le début et l’ensemble du film est plus « kryptonien » et SF que celui de 78, peut-être un peu moins « comics books » également.

La deuxième partie du film nous montre le jeune Clark Kent en quête de ses origines. Je reconnais que Henry Cavill est remarquable. S’il n’a pas la classe et le charisme de Christopher Reeve, son Superman paraît plus vulnérable, en proie au doute, ce qui le rend sympathique et peut-être plus humain que lors de ses précédentes incarnations. Tous les éléments du « mythe » du Kryptonien sont bien présents (Lois, la forteresse de solitude, le costume…) mais présentés différemment de ceux que l’on connaît, pourtant tout s’assemble parfaitement.

13063009213715263611338914 dans Science-fictionCe sont des flashbacks qui nous montrent l’enfance de Clark auprès de ses parents terriens (Kevin Costner et Diane Lane ). Cette partie du film est la plus réussie, elle prend le temps de mettre en place ses personnages et son intrigue, c’est rare dans un blockbuster actuel et c’est tout bénéfice pour l’implication émotionnelle du spectateur .

Comme dans le film de 78, il y a des sous-entendus à connotation religieuse. Certaines répliques de Jor El /Russel Crowe et Jor El / Marlon Brando en sont un bon exemple :
- en 78 : « Ils sont capables de grandeur, Kal-El, ils en ont la volonté. Il ne leur manque que la lumière pour leur montrer la voie. Pour cette raison d’abord, et pour leur aptitude au bien, c’est toi que je leur ai envoyé… toi, mon fils unique. »
- en 2013 : « Tu donneras aux hommes un idéal à atteindre. Ils se précipiteront derrière toi, ils trébucheront, ils tomberont. Mais le moment venu, ils te rejoindront dans le soleil. Le moment venu, tu les aideras à accomplir des miracles. »

Superman représenterait-il le messie ? L’allusion est claire en tout cas. Le réalisateur le dit lui- même « Superman est une figure christique, c’est comme ça ». Pourquoi pas ? Superman est un mythe moderne qui fait écho à des mythes et des croyances plus anciennes.

La dernière partie commence avec l’arrivée de Zod sur terre et à partir de là c’est du grand spectacle non-stop. Dans le genre destruction massive, explosions et bastons titanesques, c’est ce que j’ai vu de mieux. La concurrence est loin derrière, en comparaison AVENGERS c’est LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE. Il y en a peut-être un peu trop, c’est un des rares défauts du film, mais c’est extrêmement spectaculaire.

En tout cas le film est bon, voire très bon. Zack Snyder s’est presque hissé à la hauteur du classique de Richard Donner et ce n’est pas un mince exploit, son film est entièrement maîtrisé. Tous les amateurs du genre devraient y trouver leur compte et surtout l’homme d’acier a enfin compris qu’il fallait mettre son slip rouge dessous son pantalon.

- Ju Galliano -

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Man of steel ou Man off style…

Le voilà donc le reboot tant attendu de SUPERMAN… Le voilà donc ce scénario issu de l’imaginaire de celui qui a rendu ses lettres de noblesses à BATMAN, secondé pour la mise en image par celui qui a fait de Léonidas un demi-dieu aux yeux de tous.

Nolan & Snyder, les Batman & Robin du blockbuster d’action couillu mais intelligent…

On savait tous qu’il allait être très difficile de faire oublier le film de Donner avec Christopher Reeve, mais qu’il serait facile de prendre l’ascendant sur le film de Singer… On savait aussi que Nolan allait devoir trouver l’inspiration s’il voulait faire aussi bien que les derniers Marvel en date, surtout après AVENGERS… Fort de sa trilogie « Batmanesque » et ayant déjà la confiance des fans, des critiques et du public en général, Nolan se devait de réussir là où d’autres se serait vautrés lamentablement… L’intérêt d’un Nolan à ce stade était de retrouver un héros plus profond, en proie à ses démons, mais surtout de tempérer un Snyder doué (même après ses échecs précédents : WATCHMEN & SUCKER PUNCH) et qui a tendance à en faire un peu trop dans la démesure… Ménager l’action et la sensibilité, équilibrer le sensationnel et l’émotionnel.

13063009274815263611338926La réussite de l’entreprise est mitigée au premier abord. Avec une entrée en matière étonnamment typée SF, la découverte de Krypton se fait progressivement par des plans ressemblant parfois a ceux d’AVATAR. La première espèce kryptonienne faisant elle référence aux animaux de STARGATE. Avec cette caméra virevoltante nous emmenant assister à la naissance de KAL, Russel Crowe prend possession du personnage de Jor avec une aisance qui fait presque oublier la prestation de Marlon Brando dans le métrage de 78. D’une classe incroyable, on nous présente Jor comme un scientifique doublé d’un guerrier, ce qui lui permettra de sauver son enfant en l’envoyant vers la Terre. À part le traitement donc (exceptionnel tout de même), rien de nouveau dans l’histoire de SUPERMAN. Sauf peut être l’intervention du Général Zod, soldat dévoué à son peuple, aussi intègre que Jor mais peut être trop, qui sera par la suite l’élément qui va intensifier et précipiter le chaos sur la Terre.

En choisissant de reléguer l’enfance de Kal/Clark au second plan par flashbacks pour se concentrer sur la recherche de ses origines, Nolan prend le public a contre pied en évitant une énième relecture de la période Smallville. Il concentre justement ces flashbacks sur les vrais enjeux émotionnels de la famille Kent. Le relationnel entre son père adoptif (un Kevin Costner à l’humanité débordante) et Clark est abordé sous divers angles à plusieurs moments clefs d’une vie. L’amour, la haine, le rejet, l’acceptation, le manque, le regret… toute la palette d’émotion est passée en revue avec une maestria propre aux grands réalisateurs. Le point culminant étant cette scène où pour protéger le secret de son fils, Costner arrête les intentions salvatrices de ce dernier d’un geste de la main et, d’un regard, lui fait comprendre que c’est le meilleur choix qu’il puisse faire avant de disparaître dans le tourbillon du cyclone. Cette fragilité du personnage, du super-héros le plus puissant de la Terre, mais impuissant face au choix de son père, reste un moment d’intense sensibilité qui fait de lui quelqu’un de plus humain que les humains eux-mêmes.

13063009331115263611338933Henry Cavill incarne d’ailleurs le personnage aussi bien ado qu’adulte de façon déconcertante. Cette première scène de sauvetage sur une barge pétrolière est d’ailleurs un monument d’action par la seule présence de l’acteur. On est loin d’un Superman lisse et propre, on est en présence d’un homme à la virilité exacerbée (là c’est ma femme qui parle) et qui, lorsqu’il défonce une porte métallique, le corps couvert de flammes, se présente barbu et loin d’être imberbe pour plaire aux midinettes de 15 ans. Il s’approche d’ailleurs plus d’un Wolverine que d’un Justin Bieber, et heureusement… Tout comme lorsqu’il découvre ses origines, son histoire, le passé de ses ancêtres, et la combinaison avec les armoiries de sa famille sur la poitrine (le fameux « S » qui n’en est pas un, mais qui veut dire espoir), on est très loin de la combinaison kitch avec le « slip par dessus le pantalon »… De même on est en présence d’un héros qui en impose par sa présence physique mais aussi par SON physique, donnant par là-même une légitimité à sa puissance exceptionnelle.

Charismatique Henry Cavill l’est, tout comme son ennemi le général Zod qui, après des années de recherche dans l’espace, retrouve celui qui représente le but ultime de sa vie.

Quelle magnifique idée d’injecter dans le seul survivant d’une planète à l’agonie les codes génétiques de tout un peuple pour qu’il puisse revivre un jour. Le CODEX donc, étant l’objet de convoitise du général Zod qui voit en la Terre une nouvelle colonie kryptonienne quitte à éradiquer la race qui y est déjà présente, se trouve en fait dans le corps de Kal/Clark et celui-ci ne le sait pas.

13063009375715263611338940Zod, sans pitié, ne veut qu’une chose : récupérer ces codes génétiques. Les combats dantesques qui s’ensuivent sont impressionnants de puissance autant physique que visuelle. Que dire de ce mouvement de camera qui décadre à chaque coup les protagonistes pour mieux faire comprendre l’incroyable pouvoir de ces extraterrestres sous un soleil jaune. L’œil humain étant trop lent pour les suivre, les sensations procurées sont vertigineuses mais parfois un peu lourdes à digérer. On est donc entre le génie et l’overdose lorsque les combats durent trop longtemps, et la 3D n’arrange en rien la chose. Ceci dit, c’est la première fois que Superman rencontre des adversaires à la hauteur de sa puissance et c’est tout bonnement impressionnant. Là où AVENGERS avait fait très fort, MAN OF STEEL fait dans le démesuré. Cela plaira à certains, beaucoup même, cela en agacera d’autres, mais une chose est certaine : le film est réussi et la suite devrait être encore meilleure. Je me demande même si un spin-off sur Krypton ne pourrait pas être sérieusement envisagé pour approfondir encore plus l’héritage laissé par Jor-El a son fils Kal-El…

Définitivement, ce film, même s’il ne pourra pas faire oublier le côté poétique du film de Donner, est sans aucun doute une belle mise en bouche pour la suite des aventures de l’homme en bleu et rouge.

Je passerai volontairement sur le score de Zimmer qui ne peut être a la hauteur de celui de John Williams qui restera LE thème de SUPERMAN.

À consommer sans modération….

- Crôm’s Butcher -



DRIVE-IN : RODAN (1956)

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13062907521215263611336528 dans Drive-in

RODAN (Sora no Daikaijū Radon)
Année : 1956
Réalisateur : Ishiro Honda
Scénario : Ken Kuronuma, Takeshi Kimura & Takeo Murata
Production : Tomoyuki Tanaka, Frank King (USA)
Musique : Akira Ifukube
Pays : Japon
Durée : 82 min
Interprètes : Kenji Sahara, Yumi Shirakawa, Akihiko Hirata, Akio Kobori, Yasuko Nakata, Minosuke Yamada…

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RODAN est un Kaijù Eiga, autrement dit, un film japonais de monstres géants, des créatures étranges considérées comme des forces de la nature devant lesquelles l’homme est impuissant. Produit par Tomoyuki (Japon) et Frank King (USA) et distribué par la fameuse Toho, RODAN a été tourné par le réalisateur Ishiro Honda, réalisateur des premiers Godzilla (en 1954 et 1955), monstre climatique réveillé par la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki, à la différence, ici, qu’il s’agit de libellules préhistoriques géantes. Comme c’était souvent le cas à cette époque, à cause du blocus americano-japonais, RODAN fut tourné en deux versions, une japonaise et une autre exportable pour les États-Unis. Dans la version américaine RODAN THE FLYING MONSTER, des scènes montrant la bombe atomique ont été ajoutées et l’on insiste bien sur le nucléaire comme cause de l’apparition des monstres. Le film fut le premier Kaijù Eiga a être tourné en couleurs, et il engendra, d’ailleurs, un des plus gros succès du film de SF aux USA, cette année 1957 (l’année suivante de celle de la sortie japonaise).

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L’intrigue : Des mineurs sont attaqués dans un chantier près du Mont Aso; les policiers envoyés les chercher sont retrouvés déchiquetés. On identifie les coupables : des Meganulons, des larves de libellules préhistoriques géantes. Un des mineurs est retrouvé amnésique et en état de choc; il déclare avoir vu un œuf géant éclore dans les mines. Quelque temps plus tard des avions sont détruits par un mystérieux objet volant…

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Les effets montrant les larves géantes et visqueuses, renforcés par la couleur et la musique d’Akira Ifukube (déjà créateur de la memorable B.O. de GODZILLA), peuvent peut-être prêter à rire aujourd’hui, mais ce film se regarde contextuellement dans la logique d’un Kaijù Eiga et de sa continuité télévisuelle comme SPECTREMAN (un robot écolo, que je m’étais amusé à classer dans les robots-craignos de ce blog). GODZILLA annonçait d’ailleurs lui aussi quelques créatures issues de mère-nature que les dérèglements atomiques ont dangereusement (pour l’Homme) augmenté la croissance : DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE (Them ! 1954) de Gordon Douglas, THE DEADLY MANTIS (1957) de Nathan Juran, et j’en passe des moins glorieux…Puis bien avant la mante religieuse de THE DEADLY MANTIS et le vautour préhistorique de THE GIANT CLAW, et d’autres films encore, RODAN anticipait la future menace gigantesque et animale venue du ciel, bien que je serais incapable de classer cette créature volante dans une quelconque catégorie des premières créatures terrestres, la Toho ayant plutôt misé sur son étrangeté apparente. Elle n’est juste rien de moins que RODAN.

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MAN OF STEEL : LA CRITIQUE

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Si Zack Snyder est connu pour de belles réussites telles que L’ARMÉE DES MORTS, 300 ou WATCHMEN, il n’en demeure pas moins décrié pour plusieurs raisons, et même les œuvres précédemment citées n’y ont pas échappé. À force de privilégier la forme au fond et de se reposer sur ses lauriers, les critiques négatives sur les films de Snyder se sont fait écho, leur apogée venant avec l’expérimental SUCKER PUNCH, une fantaisie visuelle emprunt d’une certaine vulgarité. Ceci dit, le réalisateur américain peut compter sur un public avide d’effets spéciaux pour rentabiliser ses œuvres. Pour le reboot de SUPERMAN, on s’attendait donc à une débauche d’effets visuels digne de son réalisateur, mais aussi à une histoire maîtrisée, encore faut-il trouver le bon équilibre. Après un SUPERMAN RETURNS vivement critiqué notamment à cause du jeu d’acteur assez plat de Brandon Routh, le MAN OF STEEL de 2013 était réellement attendu au tournant, par moi le premier.

13062809104315263611333637 dans Di VinzExit le sempiternel Lex Luthor, la trame du film se concentre sur Kal-El et sur ses origines, basant son intrigue sur le SUPERMAN de 1978 et le SUPERMAN 2 de 1980. On retrouve Jor-El et Lara, les parents biologiques de Kal, contraints d’envoyer leur fils sur une lointaine planète pour qu’il échappe à la destruction de Krypton. Dans le même temps, le Général Zod et sa petite équipe de renégats sont condamnés pour haute trahison et envoyés dans la « zone fantôme » où ils sont destinés à croupir pour l’éternité. Notons que cette première partie annonce la couleur, avec un spectacle vraiment grandiose exploitant parfaitement le côté exotique de la planète Krypton. Peu après, Krypton explose et on retrouve Kal-El sur Terre, devenu adulte et disposant de pouvoirs extraordinaires. On suit notre héros dans le présent tout en revenant dans le passé à travers des flashbacks où l’on nous apprend comment Kal-El devient Clark, fils de Jonathan et Martha Kent. On nous montre aussi comment il a découvert ses pouvoirs et appris à vivre avec, jusqu’au jour où Jonathan lui révèle ses origines. Du grand classique. Plus tard, Kal-El accompagne une expédition en Arctique à laquelle fait fortuitement partie la reporter Loïs Lane. Là-bas il découvrira un vaisseau de reconnaissance de sa planète et apprendra tout ce qu’il doit savoir sur ses origines, ses pouvoirs et son destin. Loïs Lane va le découvrir tout de suite, ainsi leur relation débute très vite, si vite que c’en est presque déroutant. Pendant toute cette partie le film s’articule autour du problème identitaire de Kal-El, de son appartenance à un autre monde et de son choix de vivre dans le secret. Il était normal de traiter cet aspect, néanmoins cela est trop mis en avant et devient vite un peu pompeux. Fort heureusement cela va vite se décanter lorsque le Général Zod, qui a miraculeusement été libéré lors de l’annihilation de Krypton, retrouve Kal sur Terre et le somme devant la planète entière de se rendre sans quoi il détruira l’humanité. Kal-El est alors obligé de se dévoiler au monde.

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À partir de là c’est une succession de scènes de baston toutes plus impressionnantes les unes que les autres, avec de la destruction à outrance, des combats d’une violence incroyable qui ne sont pas sans rappeler ceux de certains mangas, avec ce petit côté DRAGON BALL, les ennemis de Superman disposant des mêmes facultés que lui, ce qui donne lieu à des combats réellement titanesques. La surenchère d’effets spéciaux pourra en rebuter plus d’un, cependant avouons qu’ils sont superbes et en mettent vraiment plein les yeux, ce qu’on avait espéré de Zack Snyder est donc bien au rendez-vous. Le scénario reste assez pauvre et très prévisible, bien que je m’attendais à ce dernier point. Le problème c’est que cela en devient limite cliché, là où on attendait un traitement un peu plus subtil à la DARK KNIGHT. On connait tous l’histoire de Superman et Snyder ne prendra aucun risque là-dessus, restant très conformiste, manquant de nous surprendre, ce qui provoque une légère déception. Une 13062809152215263611333642fois encore c’est l’aspect visuel qui prime, mais cela ne peut décemment pas tout faire dans un film. A titre d’exemple, je n’ai pas ressenti plus d’affinités avec le Superman joué par Henry Cavill qu’avec celui joué par Brandon Routh dans SUPERMAN RETURNS. A croire qu’on regrettera toujours Christopher Reeve. Seuls Jor-El et les adversaires de Kal-El ont un tant soit peu de charisme, mais cela tient beaucoup dans la performance des acteurs. De même, les deux seules scènes à connotation dramatique ne toucheront que les plus sensibles. C’est là le reproche qu’on peut faire au réalisateur sur ce MAN OF STEEL, comme on a pu lui faire au sujet de ses précédentes réalisations. Là où J.J Abrams joue la carte du drama à merveille dans le dernier STAR TREK, Zack Snyder manque complètement son coup sur ce point, et ce n’est pas une bande sonore immémorée qui va l’aider. En ce sens je dirais que c’est une erreur de croire que moderniser une œuvre signifie privilégier l’aspect graphique et l’action au détriment de l’implication émotionnelle.

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Ne boudons cependant pas notre plaisir, ce nouveau SUPERMAN a quand même de la gueule, on ne peut pas dire qu’il soit mauvais car l’esthétique est superbe, le casting est haut de gamme et l’ensemble demeure assez limpide malgré la profusion d’effets visuels. On sent que Zack Snyder est capable de s’attaquer à n’importe quel univers pour le rendre crédible visuellement, cependant il manque juste cette petite pointe d’émotion, cette implication du spectateur dans l’histoire et non dans le graphisme uniquement, pour que ses films passent à un niveau supérieur.

- Di Vinz -

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Autres critiques écrites par Di Vinz :

Critiques express / Oblivion / Upside Down / Cloud Atlas / Iron Man 3 / After Earth / Star Trek Into Darkness



ESCAMOTAGE

Dans le domaine des courts-métrages purement fantastiques ou inspirés par le fantastique, les Calédoniens ne sont pas en reste. Pour preuve cette catégorie qui leur est désormais entièrement consacrée et où Trapard nous présente régulièrement une œuvre de son choix. Suivez le guide !

ESCAMOTAGE (1999)

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Réalisation & Scénario : Sophie Canel, Jane Bechet, Kostia Deldo & Stéphanie Leducq (adaptation de la nouvelle « Escamotage » de Richard Matheson)

Interprètes : Stéphane Camerlynck, Barbara Lechard, Hélène Deldo, Stéphane Künh

Images : Kostia Deldo & Sophie Canel

Son : Stéphanie Leducq,  Jane Bechet, Sophie Canel, Kostia Deldo

Montage : Kostia Deldo , Sophie Canel, Jane Bechet & Stéphanie Leducq.

Musique : Angelo Badalamenti (B.O. De Lost Highway)

Intervenant : Michel Besse

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Pour cette rubrique de court-métrages fantastiques calédoniens, je m’étais donné comme limite de ne pas aborder les films d’étudiants, ou plus particulièrement de lycéens en option audiovisuelle (au Lycée Lapérouse), mais je vais déroger à ma règle car ESCAMOTAGE est particulièrement réussi. De plus, le film adapte une nouvelle de Richard Matheson qui vient tout juste de décéder, ce sera alors comme une manière détournée de rendre un hommage à ce grand monsieur de la Science-Fiction et du Fantastique. Son court texte adapté dans le court ESCAMOTAGE est lisible ici.

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Pour ceux qui ont l’œil et l’orientation à la calédonienne, l’intrigue du court-métrage se déroule dans une parcelle du Quartier Latin de Nouméa : entre le Tabac-Presse près du MacDo, et la rue qui part de l’ancien Zodiac et qui remonte vers le Trianon.

L’intrigue : Un homme rentre chez lui, et après avoir appris qu’on lui refusait la publication d’un de ses romans, il découvre peu à peu, son entourage, ses amis, sa fiancée et jusqu’à sa maison disparaître. Lui-même finit par disparaître et la pellicule se met à brûler, détruisant ainsi le film que nous venons de regarder…

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Si l’intérêt de ce court-métrage ne se limitait qu’à un exercice d’adaptation du texte de Matheson, je serai peut-être aussi passé outre sa publication dans les Échos d’Altaïr, mais la réalisation des quatre jeunes vidéastes que sont Sophie Canel, Jane Bechet, Kostia Deldo & Stéphanie Leducq, encadrés par l’intervenant Michel Besse (qui est lui-même un très bon réalisateur) est vraiment réussie et très maîtrisée. Jump-cut, hors-champ, ellipses, micro-zooms, montage haché et bande-sonore intrigante : un jeu astucieux de réalisation et de montage, sans effets spéciaux (ou presque…), qui sert tout le long du film la logique de son intrigue, en direction du spectateur qui se laisse vite prendre au jeu qu’on lui propose.

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Le comédien Stéphane Camerlynck qui, au premier abord, semble exagérer un peu son rôle, finit par se prendre lui-même au jeu de l’intrigue qu’on nous sert ici, et ce, jusqu’à la chute, si peut parler de chute ici, à moins de prendre le terme dans un sens de conclusion brutale. Son petit accent calédonien donne d’ailleurs une dimension agréable au film, et l’univers fantastique de cet ESCAMOTAGE s’impose alors plus rapidement, pour un spectateur calédonien.

Pour eux, comme pour les autres, il n’existe malheureusement aucune trace de ce film sur Youtube ou sur un autre hébergeur, mais il me semblait logique de tout de même l’intégrer dans cette rubrique du blog.

- Trapard -



MST3K OU MYSTERY SCIENCE THEATER 3000

MST3K est une série TV américaine créée par Joel Hodgson et diffusée entre 1988 et 1999 sur KTMA, puis The Comedy Channel, Comedy Central, et enfin sur Sci Fi Channel, jusqu’en 1999.

MST3K OU MYSTERY SCIENCE THEATER 3000 dans Science-fiction 13062610422615263611328017Morbius avait déjà abordé cette émission, pour son univers de science-fiction reconstitué, et destiné à un jeune public. Personnellement, j’en avais déjà découvert quelques épisodes sur Youtube, en recherchant des séries Z des 50′s, puisque le but de cette émission, après son introduction en forme de sketches de SF, est de refaire découvrir les vieux classiques de SF et d’horreur oubliés, et souvent tombés dans le domaine public. Et ceci dans les années 90, à une époque de perte d’engouement des cinéphiles pour cette catégorie de films. Après quelques visionnages de ces classiques intégrés dans cette émission avec des comédiens en silhouettes en premiers plans, qui commentent le film qui se déroule, je perdais souvent le fil de l’intrigue, du fait des bavardages des commentateurs en question. Et à plusieurs reprises, je m’étais vu m’énerver devant mon écran, hurlant « mais vous allez fermer vos putains de gueules !!! ».

Mais après réflexion, et puisque grâce à internet les classiques présentés dans cette émission se trouvent plus facilement accessibles, je me laisse prendre un peu de recul face au principe de MST3K. En effet, je trouve désormais intelligente cette émission américaine qui m’irritait tant, et ceci parce que je trouve qu’en matière d’émissions destinées aux enfants, donc à des jeunes qui ne connaissent pas forcément ni le cinéma d’horreur ou angoissant, ni ces classiques des 50′s et des 60′s, je n’ai pas vu mieux. En tout cas, pas en France.

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Je m’explique : l’émission s’adresse donc à des tous petits qu’on familiarise à des comédiens de télévision déguisés pour l’occasion et accompagnés de sympathiques robots un peu craignos, mais très sympathiques, puis on les guide vers des films qui ne leur sont pas du tout destinés, avec des scènes de violences et d’horreur, mais toujours de manière « encadrée ». Chacune des diffusions de ces films est présentée à l’écran, comme des séances en salles de cinéma, nos sympathiques comédiens et robots visibles en silhouettes au premier rang, et leur humour est à l’égal de celui de ces sympathiques moniteurs de colonies de vacances. Le cadre presque « familial » étant posé, nos bambins seront forcément rassurés, même lors des scènes les plus difficiles, l’humour de nos encadreurs de « vacances cinématographiques » aidant toujours à rendre la projection agréable. Une émission finalement très intelligente pour faire redécouvrir le patrimoine cinématographique aux petits, et un accompagnement lucide pour leur apprendre à dédramatiser le cinéma d’horreur, et les aider à prendre du recul sur la violence télévisuelle.

- Trapard -



RICHARD MATHESON, QUELQUE PART DANS LE TEMPS…

RICHARD MATHESON, QUELQUE PART DANS LE TEMPS... dans Fantastique 13062511583015263611325248Quelle triste nouvelle… C’est encore un géant qui nous quitte après Ray Harryhausen : l’écrivain et scénariste Richard Matheson, décédé à l’âge de 87 ans. Sa contribution aux genres de l’Imaginaire est inestimable. Le Fantastique et la Science-Fiction lui doivent énormément en littérature, au cinéma et à la télévision.

Richard Matheson, c’est, en littérature, Je suis une Légende, L’Homme qui rétrécit et des dizaines de nouvelles dont Le Journal d’un Monstre et La Troisième à partir du Soleil (adapté pour LA QUATRIÈME DIMENSION) pour ne citer qu’elles.

Au cinéma, on lui doit les scénarios de L’HOMME QUI RÉTRÉCIT (incontournable chef-d’œuvre de 1957 réalisé par Jack Arnold) et ceux de la série des Edgar Allan Poe version Roger Corman : LA CHUTE DE LA MAISON USHER (1960), LA CHAMBRE DES TORTURES (1961), L’EMPIRE DE LA TERREUR (1962) et LE CORBEAU (1963). Il a signé en 1968 le scénario d’un film de la légendaire Hammer, LES VIERGES DE SATAN (de Terence Fisher), sans compter en 1973 celui de LA MAISON DES DAMNÉS (adaptation de son roman éponyme souvent critiqué, et pourtant…) et en 1980 celui de QUELQUE PART DANS LE TEMPS (magnifique adaptation de son roman Le Jeune Homme, la Mort et le Temps par Jeannot Szwarc, avec Christopher Reeve dans le rôle principal).

La télévision est loin d’être en reste avec ses merveilleux scénarios pour un grand nombre d’épisodes de la célèbre QUATRIÈME DIMENSION de Rod Serling (TWILIGHT ZONE) : Le Dernier Vol, Un Monde Différent, Un Monde à Soi, Les Prédictions (avec William Shatner), Les Envahisseurs, Il était une Fois, Petite Fille Perdue, Un Passé Infini… N’oublions pas STAR TREK sixties, série à laquelle il a également participé pour l’épisode L’Imposteur. Il écrira également pour THE NIGHT STALKER (1972), adaptera le roman de Ray Bradbury, Chroniques Martiennes, pour la télévision, et il écrira pour Steven Spielberg le téléfilm DUEL (1971) distribué en salles en Europe.

Une nouvelle étoile brille désormais dans cette constellation constituée de Ray Bradbury, Moebius, Ralph McQuarrie, Ray Harryhausen, Jack Vance, Gerry Anderson et tant d’autres que j’oublie…

- Morbius -



L’ENNEMI SANS VISAGE (1946)

L'ENNEMI SANS VISAGE (1946) dans Cinéma 13061310052715263611288458

L’ENNEMI SANS VISAGE (1946) de Robert-Paul Dagan et Maurice Cammage

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L’ENNEMI SANS VISAGE est un petit polar français mettant en scène l’inspecteur Wens, un personnage de roman policier créé par l’écrivain belge Stanislas-André Steeman en 1930. Une dizaine de comédiens se sont succédés dans ce rôle, des années 30 jusqu’à Jacques Perrin, en 1994, dans LE TRAJET DE LA FOUDRE. Mais Pierre Fresnay est sûrement celui qui immortalise le mieux, encore aujourd’hui, ce fameux Monsieur Wens, dans le film d’Henri-Georges Clouzot, L’ASSASSIN HABITE AU 21 (1942).

Dans L’ENNEMI SANS VISAGE, Franck Villard incarne un inspecteur plutôt jeune et assez « fun », et si ce film policier trouve sa place au sein du Grenier du Ciné SF, c’est que l’enquête policière sort du cadre traditionnel du genre pour vite tourner au vinaigre vers le pur film de Savant Fou, avec son petit lot de scènes fantastiques.

L’intrigue : le professeur Artus tente, avec la collaboration de la police, de transporter l’âme d’un condamné à mort (qui a accepté cette expérience à la place de la chaise électrique) directement au sein d’un automate en caoutchouc. L’expérience tourne mal et le professeur est retrouvé mort, tandis que l’automate a disparu. L’inspecteur Wens mène l’enquête…

13062508323815263611324969 dans Le grenier du ciné SFL’ENNEMI SANS VISAGE est un film assez inégal, ce qui semble s’expliquer par le fait que le tournage fut commencé, en février 1946, par Maurice Cammage qui tomba rapidement malade (il décéda, d’ailleurs, peu de temps après) et qui fût remplacé par Robert-Paul Dagan, lequel boucla le film en mars de la même année. Du coup, dans un certain nombre de scènes, les comédiens semblent être comme en « roues libres » et en pure improvisation, ce qui déroute assez, d’entrée de jeu. Puis, si on laisse prendre la sauce, en acceptant de suivre une double intrigue policière et fantastique assez farfelue avec des comédiens qui, dans certaines scènes, usent et abusent de cabotinages, et dans d’autres, jouent le plus sérieusement du monde, L’ENNEMI SANS VISAGE devient un film très curieux mais plutôt agréable.

Outre Franck Villard incarnant le fameux Wens, Roger Karl, un acteur de théâtre vieillissant, est quant à lui le savant Artus, chef autoritaire d’une famille dominée en attente d’héritage, mais persuadé du bon sens de ses inventions délirantes. Moins connu, on retrouve aussi Jean Temerson dans le rôle du valet de la résidence et ancien policier destitué de son ancienne fonction, ce même Temerson que l’on retrouve, trois ans plus tard, dans l’une des meilleures adaptations des romans policiers de Marcel Allain dans FANTÔMAS CONTRE FANTÔMAS (1949) de Robert Vernay.

Souvent critiqué, L’ENNEMI SANS VISAGE n’en reste pas moins une curiosité policière du cinéma français des années 40, bourré de rebondissements et de scènes surréalistes et fantastiques.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné SF :

Flash Gordon, de la BD aux serials / Croisières Sidérales / Aelita / Man Made Monster / Metropolis / Things to come / Docteur Cyclope

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CITATION CELEBRE : … COMME LES AUTRES NOUS VOIENT

CITATION CELEBRE : ... COMME LES AUTRES NOUS VOIENT dans Citation célèbre 13062412190015263611322228« Le grand soleil blanc-bleu de Donophan 1210 n’était qu’à huit cent mille kilomètres. Dans son champ gravitationnel monstrueux, le yacht de luxe Westphalia tanguait lourdement, comme un bateau ivre. La pression de la lumière et les tourbillons cycloniques de particules radioactives secouaient le vaisseau malgré les piles atomiques profondément enfouies dans sa coque élancée. »

(... Comme les Autres nous voient / Raymond F. Jones / Les Meilleurs Récits de Fantastic Adventures)



LOST GIRL

LOST GIRL dans Fantastique 13062307134015263611318069

Depuis trop longtemps, Bo est un succube qui s’ignore, aspirant l’énergie sexuelle de ses proies pour restaurer ses propres forces. Quand elle découvre sa vraie nature et l’existence d’une communauté secrète dont elle est issue, la jeune femme préfère garder son indépendance, refusant de se plier aux règles de ce monde composé de deux clans rivaux. Alors qu’elle apprend encore à maîtriser ses instincts meurtriers, Bo peut compter sur son amie Kenzi pour l’aider à s’adapter au mode de vie des humains. Ensemble, elles tentent de voler au secours de la veuve et de l’orphelin. Bo ne perd pas pour autant de vue son objectif : découvrir le secret de ses origines.

Une série qui met en vedette un démon et ses amis enquêtant sur des crimes paranormaux ? Voilà une idée pour le moins alléchante. Surtout si le démon en question est un succube.

13062307155115263611318070 dans Série TV

Une série à part
Dès le début, la série impose un constat : c’est canadien. Pas de gros effets spéciaux à l’américaine ni de vedettes au casting. On voit d’emblée que les moyens sont limités. Dans le rôle principal : Anna Silk, vue dans quelques épisodes de séries de seconde zone. Une plantureuse brune de 39, sexy au possible, qui incarne Bo le succube. Déjà, ça en impose : avec elle on tombe directement sous le charme. Ses collègues ne dérogent pas à la règle : Kristen Holden-Ried le loup (K-19, LES TUDORS, UNDERWORLD), charismatique à souhait, fera chavirer le cœur de la gent féminine. Ksenia Solo incarne habilement Kenzi l’humaine amusante et (pas si) stupide. Et j’en passe, de Zoie Palmer sacrée meilleur interprète de personnage Lesbien/Bi à Rick Howland, acteur de petite taille mais au talent immense… Car si les moyens financiers sont limités, cela force les acteurs à donner le meilleur d’eux-même, et sur le coup LOST GIRL est un véritable concentré de talent. Chaque personnage y est incarné avec finesse et conviction, des principaux aux secondaires. Tous évoluent de manière naturelle dans le monde créé pour leurs soins.

Un univers particulier
13062307172915263611318071 dans SkarnLOST GIRL présente pléthore de chimères dans son bestiaire : du succube et son penchant masculin, l’incube à la goule. Du lycanthrope au vampire. Du leprechaun à la sirène, rien ne vous sera épargné. Tous ces monstres se divisent en deux clans : les Fées de l’Ombre et de la Lumière. Seule Bo ne se soumet pas aux règles de cet univers et préfère garder son indépendance (bien que penchant fortement vers la Lumière il faut l’avouer). Ce petit monde est soumis à des lois et des hiérarchies dignes des royautés ou empires que les humains ont pu connaître par le passé, dirigés par le Frêne pour la Lumière et la Maurrigan pour leur adversaire. Tous ces membres évoluent au beau milieu des humains sans que ceux-ci ne s’en aperçoivent grâce à une organisation plutôt habile des Fées. Bien évidemment, il arrive parfois que ce mécanisme bien huilé déraille, pour notre plus grand plaisir. Bo et Kenzi évoluent en tant qu’Enquêteurs privés spécialisés dans les enquêtes impliquant les fées, et sont épaulées par un lycan et une sirène flics placés là pour masquer les affaires aux yeux des humains.

Un univers très particulier
En choisissant un succube en tant que personnage principal, les auteurs ont pris le parti de jouer sur la carte sexy du personnage. En effet, Bo se nourrit d’énergie sexuelle, c’est un besoin vital pour elle. Et pour cela, elle joue de ces charmes, exhibant des tenues plus affriolantes les unes que les autres, et traquant ses proies sans retenue aucune, qu’elles soient masculines ou féminines. Car oui, c’est là toute l’ambiguïté d’un succube. Si celui-ci ne peut se passer de sexe pour vivre, il n’est pas moins doté de sentiments. Et en ce qui la concerne, Bo est tiraillée entre son amour pour Dyson le lycan et Lauren l’humaine. Triangle amoureux et quiproquos sont de rigueur donc, mais ajoutez à cela la nécessité du succube de se nourrir alors que ses deux amours sont loin, et vous comprendrez aisément la situation délicate dans laquelle il peut se trouver parfois.

Un univers très préservé
13062307202315263611318072Une femme succube qui aime un homme loup et une humaine, tout en étant fidèle à ses sentiments et devant pour autant se nourrir : voilà de quoi attiser les pulsions de tout téléspectateur qui se respecte. Et pourtant, si les sentiments gay y sont très présents (peu sont capables de résister aux charmes du succube), et si les scènes de « repas » sont présentes, on est très loin ici des scènes de nu que l’on peut trouver dans certaines séries. Ici les tableaux sont plus érogènes qu’érotiques. Pas l’ombre d’un téton, même dans les rapports lesbiens. Pas un poil qui dépasse quand l’homme se fait loup. Tout est filmé habilement et délicatement, de manière à attiser nos sens sans les gaver. Bref, ça charme.

Une histoire efficace
Chaque saison est habilement menée sur une trame principale : recherche familiale pour Bo, combat contre un démon majeur… Tous les personnages y jouent un rôle important et sont très présents car peu nombreux. Comptez six personnages principaux et deux ou trois récurrents. Ce qui permet au final d’aller à l’essentiel sans perdre le spectateur dans un imbroglio indigeste. Le bestiaire y est pour autant très conséquent, permettant de réviser la mythologie sans pour autant s’y perdre. Au final, alors que le genre sombre dans l’extrême, cette série est très rafraichissante, rappelant au passage certains bon moments de BUFFY ou ANGEL dans la présentation, mais sans toutefois y intégrer le côté niais et futile de lycéenne blonde qui a tant fait parler.

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Quelques bonne raison d’apprécier LOST GIRL
1. Bo le succube : actrice à la plastique parfaite et au jeu magistralement interprété. Vous serez sous le charme.
2. Kenzi l’humaine amusante : son jeu d’acteur s’améliore au fur et à mesure des épisodes. Assez maladroite au départ, son personnage prend de l’ampleur pour devenir une pièce maîtresse.
3. Dyson le loup : charmant et bestial, il saura attirer l’attention de la gent féminine mais pas que.
4. Combats sérieux : Bo et son équipes se battent contre le mal, mais est-ce leur plus grand ennemi ?
5. Malicieusement sexy : des Corps qui s’enlacent, des femmes qui s’embrassent, des hommes qui se dévoilent. L’univers sexy est très présent, et très attirant, sans parti pris aucun.

Finalement, on tient là la relève tant attendue des série de Whedon en attendant une hypothétique adaptation de BUFFY au cinéma. Je conseille vivement cette série, très rafraichissante tout au long des trois saisons qui la compose, par le discours qu’elle distille et le côté « petit budget » qui fait plaisir à voir.

NotaSkarn : 17/20

- Skarn -



DRIVE-IN : LE PEUPLE DE L’ENFER (1956)

DRIVE-IN : LE PEUPLE DE L'ENFER (1956) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13062209112215263611315296 dans Drive-in

LE PEUPLE DE L’ENFER (THE MOLE PEOPLE)
Année : 1956
Réalisateur : Virgil W. Vogel
Scénario : László Görög
Production : William Alland (Universal Pictures Company)
Musique : ?
Pays : USA
Durée : 77 min
Interprètes : John Agar, Cynthia Patrick, Hugh Beaumont, Alan Napier, Nestor Paiva, Phil Chambers…

13062209133715263611315309 dans Fifties SF

Samedi dernier, nous avions rencontré un cadavre étrusque ressuscité avec CURSE OF THE FACELESS MAN (1958), et nous avons déjà exploré les univers de la Momie de l’Egypte Antique et celle de l’ancienne civilisation Aztèque. Aujourd’hui, dans notre Drive-in du samedi soir, ce sont les « Mole People » (ou Hommes-Taupes) qui sont nos héros, des créatures rescapées de la toute première civilisation humaine, celle des Sumériens. J’en entends déjà s’exclamer « comme Conan le Cimmérien !!! ». Bah non, aucun Dieu Crôm au programme ici, et les Hommes-Taupes de notre film n’ont rien à voir, non plus, avec les petites créatures extraterrestres du film SUPERMAN AND THE MOLE-MEN (1951) avec George Reeves. Non, souvenez-vous plutôt de vos très anciens cours d’Histoire sur la très antique Mésopotamie, et de Sumer, une civilisation considérée comme telle, grâce à son écriture qui fut la toute première à être référencée (et même décryptée). Souvenez-vous de sa capitale Akkad, de sa religion polythéiste, mais surtout, de sa légende (dont il reste des parcelles racontées par écrit) dans laquelle le héros Gilgamesh traverse un monde surnaturel en quête de sa propre immortalité.

13062209154915263611315311 dans Science-fiction

LE PEUPLE DE L’ENFER est présenté, en début de film, par le Dr Frank Baxter, professeur d’anglais à l’Université de Californie du Sud, qui explique le fondement dans la réalité du scénario, à partir d’une école de pensée florissante au XIXe et au début du XXe siècle, qui considérait que la Bible hébraïque et le judaïsme étaient directement dérivés de la Mésopotamie antique et de Babylone, autre civilisation quasi-contemporaine de celle de Sumer. Les scénaristes et les décorateurs s’en sont d’ailleurs donné à cœur joie, sous des alibis scientifiques, de mélanger, ou d’amalgamer, la culture sumérienne et la culture babylonienne, et même pour les spectateurs qui ont l’œil, ils remarqueront sûrement les grandes fresques égyptiennes antiques sur les murs de la vieille cité mésopotamienne…. Mais je vous rappelle que nous sommes dans la rubrique du Drive-in des Échos d’Altaïr, et non pas, dans une critique de documentaire historique diffusé sur Arté.

13062209174515263611315315 dans Trapard

L’intrigue : Le Professeur Roger Bentley et son collègue le Docteur Hugh Beaumont se trouvent en Asie où ils recherchent les traces de l’antique civilisation sumérienne. Un jour, ils découvrent l’existence d’une plaque où sont inscrits des caractères sumériens. Brusquement un léger tremblement de terre survient et effraye les porteurs qui pensent que la secousse tellurique vient de la montagne appartenant à la Déesse antique ISTAR-KUM-I-TARM. Un jeune garçon ramène une lampe à huile qu’il a trouvée à vingt cinq milles de l’épicentre du tremblement de terre. Cette lampe de l’époque sumérienne contient des inscriptions sur la dynastie du Roi SHARU-AD indiquant qu’il serait possible que ce peuple aurait survécu au déluge…

Connu en France sous le titre du PEUPLE DE L’ENFER, et parfois de celui de MENACES SOUS LA TERRE, THE MOLE-PEOPLE est une production de William Alland qui fut distribuée par la Universal Pictures, à la même enseigne que TARANTULA et L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR l’année précédente. Le réalisateur Virgil W. Vogel, qui a d’abord été monteur durant les années 50 pour des westerns ou des films de SF comme LES SURVIVANTS DE L’INFINI (1955), passera à la réalisation de quelques films du genre comme L’OASIS DES TEMPÈTES (1957) que Morbius nous avait présenté et ce MOLE-PEOPLE, avant de finir sa carrière comme réalisateur d’épisodes de séries télévisées.

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Enfin, en tête d’affiche, on retrouve John Agar, un habitué de la SF hollywoodienne des 50′s et des 60′s, que Morbius a dû voir passer dans de nombreuses diffusions, ici dans un film qui, malgré quelques défauts, n’en reste pas moins un bon classique du genre, bourré d’effets spéciaux, de scènes pleines d’imageries fantastiques et de rebondissements. Et comme il faut bien un peu de sensibilité et de charme féminins dans ce PEUPLE DE L’ENFER, bourré de la testostérone des archéologues et des guerriers sumériens, c’est la jeune et jolie Cynthia Patrick qui s’y colle pour interpréter la jeune et blonde sumérienne, Adad, bien droite dans son bustier et pas du tout insensible aux charmes de l’archéologue (« Adad ah ! Sur les genoux du vieux soldat… » lui susurrera sûrement, le séducteur John, devenu hagard, après le générique de happy-end)…

- Trapard -

LE PEUPLE DE L’ENFER : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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