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BUGS (2003)

( Trapard )

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BUGS

Réalisateur : Joseph Conti

Scénaristes : Robinson Young, Patrick Doody et Chris Valenziano, d’après une histoire de Patrick Doody, Chris Valenziano et Joseph Conti

Société de distribution : Image Entertainment

Pays : États-Unis

Année : 2003

Avec : Antonio Sabato Jr., Angie Everhart, R. H. Thomson.

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BUGS est un téléfilm diffusé en 2003 sur Sci Fi Channel. Personnellement, ne connaissant pas cette chaîne, j’ai découvert ce téléfilm en DVD. Pensant qu’il s’agissait d’un simple DTV, je me suis imaginé qu’il s’agissait d’une série Z, tout simplement parce que les combats et les morts ne sont jamais crédibles, et encore moins sanglantes. Ça pousse des cris à tout-va avant de mourir, puis flop… comme avec un pétard mouillé, les victimes tombent à terre, et on n’en parle plus. Du coup, je vais plutôt traiter du thème de ce téléfilm dont voici le résumé de Wikipédia :

« Alors qu’il poursuit un criminel, un policier fait une découverte effroyable dans un tunnel désaffecté du métro : un énorme insecte de trois mètres de long à l’apparence de scorpion. Au moyen de son énorme queue, l’abominable créature le détecte et le dévore. L’agent du FBI Matt Pollack est chargé de mener l’enquête. Quand les experts légistes dévoilent la source du problème, il demande de l’aide à son amie entomologiste Emily Foster et les résultats de ses analystes sont terrifiants. Matt et un commando d’élite partent explorer les galeries du métro pour exterminer ces prédateurs mais sont alors attaqués par une horde d’insectes géants et leur puissante riposte provoque l’effondrement de l’entrée du tunnel. Ils doivent faire vite s’ils ne veulent pas que les insectes ne provoquent chaos et dévastation dans la ville… ».

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Malgré le titre, on ne sait jamais vraiment s’il s’agit de scorpions mutants, de cafards mutants ou de moustiques mutants. Mais peut-être s’agit-il d’une mutation entre ces trois espèces. En tout cas, le titre BUGS pourrait désigner des sortes de punaises à la carapace épineuse.

La référence à MIMIC (1997) semble évidente. Mais à la différence du film de Guillermo del Toro, les scénaristes de BUGS se sont focalisés sur la nouvelle tendance des attaques de mégalodons dans les « Shark Movie ». Ainsi les « experts » dans le film nous parlent d’une très ancienne espèce d’insectes qui aurait disparu. Et en plus de réapparaître, nos insectes préhistoriques auraient muté dans les tunnels du métro new-yorkais et il leur aurait poussés des ailes (à prendre au sens propre comme au figuré). À partir de là, on commence à hésiter entre MIMIC, le PIRANHA 2 de 1980 et le récent PIRANHA 3D.

Le côté positif du film, en tout cas à mon goût, c’est que le spectateur semble être considéré comme quelqu’un qui connait bien le genre des films d’attaques animales. Du coup, on nous épargne les interminables introductions à base de découvertes d’indices, d’études d’ADN au microscope, de Machin et Bidule qui se chamaillent parce que chacun à sa version des origines du tueur ailé. Et il n’y a pas non plus de promoteur vénal qui refuse qu’on ferme son parc à touristes friqués. Mais comme il faut bien un méchant, on a tout de même droit à l’homme qui finance un projet révolutionnaire de métro à grande vitesse (le TGV new-yorkais ?). Et comme son projet est impliqué dans la résurrection des mutants et qu’il refuse de se salir publiquement les mains, il sera forcément l’élément perturbateur, empêchant désespérément nos héros de survivre face aux attaques. Il sera d’ailleurs la seule victime des cafards qui mourra dans d’horribles souffrances, tout en sabrant la bouteille de ketchup, ce qui prouve aussi aux plus endurcis que c’était bien lui la vérole de l’histoire.

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En tout cas, le téléfilm y va franco, avec une expédition punitive de SWAT semblant sortir d’ALIENS, LE RETOUR et dézinguant de la blatte mutante, parfois montré en images de synthèse, parfois en effet d’animatronique. Et même si les apparitions de sang humain se font timides, au moins les tripes liquides verdâtres des cafards jaillissent dans tous les sens…

Évidemment, on est ici à des années lumières de MIMIC 2, LE RETOUR (2001) et MIMIC 3 : SENTINEL (2003), ce dernier étant sûrement le plus sombre des trois, et ayant peut-être influencé une version télévisée pour un public moins influençable et n’ayant pas le droit d’accéder aux mimiques des hommes-cafards volants et cannibales. Puis les têtes blondes préfèrent les histoires simples de bébêtes préhistoriques à celles plus complexes des organismes vivants génétiquement modifiés.

À noter enfin que le rôle principal est joué par Antonio Sabàto Jr, dont la carrière se limite beaucoup à des séries télévisées pour adolescentes. Et dont le père, Antonio Sabàto, est l’acteur d’un grand nombre de bisseries italiennes, mais il a aussi baladé sa moustache dans quelques bons « giallo » et western spaghetti.

- Trapard -

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PULSIONS PRIMAIRES (1996)

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PULSIONS PRIMAIRES (1996)

Titre original : Savage

Autre titre français : Sauvage

Réalisateur : Avi Nesher

Scénariste : Patrick Highsmith

Pays : États-Unis

Année : 1996

Avec : Olivier Gruner, Jennifer Grant, Kario Salem…

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Je ne suis pas certain d’aider le blog de Morbius en traitant du cinéma d’Olivier Gruner, cet acteur, réalisateur et producteur français aux faux airs de Jeffrey Combs, et particulièrement insignifiant sur les blogs francophones. Une erreur que nous allons essayer de réparer avec cet article.

Cet ancien jeune soldat d’une unité de commando de marines ayant exercé à Djibouti et en Somali, fut ensuite alpiniste et champion mondial de kickboxing avant de suivre la trace de l’Américain Steven Seagal et du Belge, Jean-Claude van Damme au début des années 90 en filant tout droit vers Hollywood. Ceux qui se demandent pourquoi le cinéma fantastique et de science-fiction a baissé d’un cran à la fin des années 80 n’ont qu’à comptabiliser le nombre de DTV de films de kickboxing sortis à la location à la suite de BLOODSPORT (1988), de BLACK EAGLE (1989) et de PIÈGE EN HAUTE MER 18081907373415263615853663 dans Fantastique(1990). Mais heureusement que des nanars de séries B comme CYBORG (1989) d’Albert Pyun aiguillaient vaguement le genre sur des rails fragiles et sinueux. Ainsi Olivier Gruner a beaucoup mouillé son tee-shirt à grands renforts de coups de tatanes dans des films de science-fiction à budgets minimalistes dont je citais déjà quelques titres dans ce dossier sur la SF des 90′s. C’est d’ailleurs Albert Pyun qui lui a proposé son premier rôle dans un film de SF juste après sa toute première apparition dans un film de baston entre gangs rivaux dans ANGEL TOWN (1990). Ainsi dans le nanar de Pyun, NEMESIS (1992), il joue un policier-cyborg du futur, un genre très en vogue depuis la fin des années 80, et film globuleux qui aura même une suite dans laquelle Olivier Gruner n’a pas joué. Mais apparemment, Pyun aurait (ou devrait… selon le peu d’informations lisibles sur ce film) tenir un rôle dans CYBORG NEMESIS : THE DARK RIFT à l’âge de 60 ans… En tout cas, ce film est annoncé depuis 2014 et semble ne pas encore avoir été tourné selon imdb.

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Après NEMESIS, Gruner a continué de donner des coups de pieds dans SAVATE (oui, oui) d’Isaac Fiorentine, aux côtés de Marc Singer (alors rescapé de DAR L’INVINCIBLE 3) pour la firme Nu Image…Avant de jouer un garde du corps androïde (histoire de varier les plaisirs) dans AUTOMATIC en 1995. A partir de 1996, il commence une collaboration avec le réalisateur Avi Nesher, pour la saga d’ 18081907435015263615853696« Actioners », MERCENARY, et il tient quelques premiers rôles dans des films de science-fiction très vite oubliables comme PIÈGE DANS L’ESPACE (1997) ou MARS 2056 (1998). Ce dernier film cité aurait d’ailleurs pu être bon avec un univers et des décors assez honnêtes, si les scénaristes n’avaient pas misés sur une psychologie mongoloïde pour leurs personnages. Ben oui, il faut soigner les fans de films de kickboxing dans le sens du poil… Puis pour ce qui est de la suite de la carrière d’Olivier Gruner dans les années 2000 et 2010, je ne la connais pas en dehors du film de guerre BROTHER’S WAR (2009) avec Michael Berryman qui est facilement trouvable en DVD en France. Et je ne pense pas que j’y risquerai un orteil non plus.

En tout cas, en 1996 Gruner est apparu dans un étrange film d’Avi Nesher : PULSIONS PRIMAIRES.

Résumé : Perturbé par l’assassinat de sa famille, Alex Verne est hospitalisé dans un asile psychiatrique d’où il finira par s’échapper. Bientôt des forces surnaturelles vont réveiller en lui de mortelles pulsions…

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Mais comme énoncée dans X-FILES : la vérité est ailleurs… Puis : « Il ne possède pas d’armes : il EST une arme », une phrase dite dans le film au sujet d’Alex Verne/Olivier Gruner qui donne assez bien le ton.

Mais au-delà des scènes d’action, PULSIONS PRIMAIRES suit surtout la voie de TOTAL RECALL et du second volet du COBAYE sorti aussi en 1996, en traitant des déviances psychologiques face aux réalités virtuelles. Le film d’Avi Nesher s’adresse aussi aux fans de Schwarzy en pompant ses influences, en plus de TOTAL RECALL, du côté de L’EFFACEUR (pour la scène d’ouverture) et de TERMINATOR 2 (lorsque Gruner rétame une bande de motards barbus et chevelus avant d’enfiler une paire de lunettes de soleil). Mais au final, la science-fiction n’est ici qu’un alibi à des prouesses chorégraphiques de kickboxing et j’avoue m’être pris au jeu devant les quelques scènes de combats plutôt bien amenées.

- Trapard -

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LA DERNIÈRE NUIT (1998)

LA DERNIÈRE NUIT (1998) dans Cinéma 18042907183015263615690216

LA DERNIÈRE NUIT (1998)

Évidemment, comme son titre l’indique il s’agit d’une histoire de fin du monde comme il en existe tant : d’APPEL D’URGENCE de Steve De Jarnatt en 1988, à 4H44, DERNIER JOUR SUR TERRE d’Abel Ferrara en 2011. Et à l’approche de chaque nouvelle fin du monde, on se remet en question , ou à l’inverse, on se défoule comme on peut, remettant à plus tard tous les préceptes bibliques pour certains, et sociétaux pour d’autres. Ou alors, c’est le moment des grandes décisions, celles d’agir vite au lieu de les repousser sans cesse. Et généralement ce type de film propose une vraie palette de tranches de vies, et c’est particulièrement le cas avec LA DERNIÈRE NUIT.

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L’intrigue : La fin du monde est annoncée pour le 31 décembre 1999 à minuit. Après la panique, les habitants de Toronto ont finalement accepté cette fatalité et quelques personnages vont se démener pour organiser une fin parfaite. Des complications de dernières minutes viennent brouiller leur programme. Mais le destin est là, qui bouleversera leurs prévisions et décidera seul de la meilleure manière d’en finir…

LA DERNIÈRE NUIT (Last Night) est un téléfilm réalisé par le Canadien Don McKellar, qui fut produit avec neuf autres films de nationalités différentes par la chaîne Arte en 1998 pour la collection « 2000 vu par… » avec le soutien de « la Mission pour la célébration de l’an 2000 ». Les autres titres sont CHEZ WALTER (Allemagne), LES SANGUINAIRES (France), LA VIE SUR TERRE (Mali), 18042907224415263615690218 dans TrapardMINUIT (Brésil), MA PREMIÈRE NUIT (Espagne), TAMAS ET JULI (Hongrie), LE MUR (Belgique), LE LIVRE DE LA VIE (USA) et LA DERNIÈRE DANSE (Taïwan). Ces dix films ayant apparemment été diffusés en Métropole, sur Arte en décembre 1998, bien qu’ils aient eu droit à des exploitations propres, en salles, en DVD, comme dans plusieurs festivals.

LA DERNIÈRE DANSE est le seul de ces films, avec LA DERNIÈRE NUIT, que j’ai pu apprécier, puisqu’il est sorti en DVD en France sous le titre THE HOLE. Plus énigmatique et surréaliste que le film canadien, THE HOLE est un beau film musical quasi-muet sur fond d’apocalypse.

Quant à LA DERNIÈRE NUIT, il a été tourné par son réalisateur, à la manière d’un film indépendant à l’américaine : humour léger et situations presque anodines et pourtant lourdes de sens ou à l’inverses, cocasses. D’anciens camarades de lycée de Toronto se croisent régulièrement et se découvrent à travers plusieurs situations : Patrick Wheeler qui dîne en famille se froisse avec sa mère car son dernier souhait est de retourner chez lui afin de vivre seul sa dernière soirée. Mais il croise Sandra qui a acquis deux pistolets afin de se suicider avant la fin avec son mari. Ils croisent finalement Craig, qui depuis deux mois a monté le projet de réaliser un grand nombre d’expérimentations sexuelles, avec différents types de femmes, dans différents endroits. Et c’est sans compter sur Menzies qui prépare son premier et dernier récital de piano en public pendant l’apocalypse. Tout le long du film, on croise et on recroise un peu les mêmes personnages, en mode crescendo, un peu comme si tous les chemins menaient à la fin, que ce soit celle du monde ou celle du film.

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Ce film passerait presque inaperçu, bien qu’il partage des moments intimes et bienveillants accompagnés par la voix off de Callum Keith Rennie (EXISTENZ, X-FILES, L’EFFET PAPILLON) incarnant un employé d’une compagnie de gaz qui annonce presque ironiquement par téléphone à chaque client, que le gaz sera servi jusqu’à la fin du monde…

Autre moment fort : la présence de David Cronenberg en patron de multinationale se montrant d’abord attentionné avec sa secrétaire puis suicidaire, ce qui m’a permis de découvrir une autre facette de Cronenberg, souvent habitué à de petits rôles dans des films trash (CABAL, RESURRECTION, JASON X). Geneviève Bujold nous fait aussi l’honneur de sa présence dans le film dans une courte scène amusante et touchante.

18042907264115263615690220Puis il y a une thématique récurrente tout le long du film, même si elle semble inconsciente pour les personnages qui s’y confrontent : qu’en est-il des différents délits mineurs, de la violence physique et morale, et même du meurtre dans un monde qui touche à sa fin et dont le principe de la justice a perdu de son sens et ses règles ?

Bien que le réalisateur Don McKellar soit crédité comme étant aussi le scénariste du film, et bien que LA DERNIÈRE NUIT et LA DERNIÈRE DANSE possèdent chacun un univers profondément différent, on sent néanmoins comme une ligne de conduite inhérente à ce projet qui fut supervisé par Pierre Chevalier, le directeur de l’unité Fictions de la chaîne Arte. Notamment dans le choix de voix off qui couvrent la bande-son des deux films. Et comme dans le film taïwanais, un humour léger écarte régulièrement l’épais brouillard anxiogène de la crainte de cette fin du monde tant médiatisée.

- Trapard -

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DARK PLANET (1997)

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DARK PLANET (1997)

Réalisation : Albert Magnoli

Scénario : S.O. Lee, J. Reifel et Buzz Dixon

Production : Barnet Bain

Musique : Marco Marinangeli

Pays : USA

Année : 1997

Exploitation en France : le film est sorti directement en DVD, en 2012 chez Keep Case.

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Attention : gros Z en vue ! En effet, DARK PLANET a tout du film de SF accrocheur : Michael York en tête d’affiche, Albert Magnoli à la réalisation (et même si ses titres de gloires comme PURPLE RAIN et TANGO & CASH datent un peu, on aurait pu encore croire en lui). Idem pour l’actrice Susan Jane Kozak, encore auréolée de l’aura de son rôle de mère dans le film d’horreur familial ARACHNOPHOBIE (1990) de Frank Marshall. Et même l’affiche de DARK PLANET nous laissait imaginer un film de science-fiction angoissant, avec cet astronaute dérivant dans l’immensité de l’espace…

18041912594315263615676150 dans TrapardEt puis ce synopsis qui rappelle tant GALACTICA : En 2638, la Terre est dévastée par la guerre et par une maladie génétique qui tue par milliers. Les hommes encore en bonne santé s’attellent à chercher un nouveau monde sur lequel trouver refuge. Dans l’espace, deux camps s’affrontent pour la conquête de la Planète Obscure: les Rebelles et les Alphas…

Eh non, rien de tout ça finalement. Effectivement, Michael York et Susan Jane Kozak sont présents dans le film, mais comme la plupart des comédiens ils sont filmés avec un cadrage très serré, ne laissant pas apparaître une once de décors futuristes derrière eux. La grosse partie du film se situant à l’intérieur d’un vaisseau qu’on a beaucoup de mal à percevoir. Seul l’uniforme du Capitaine Winter joué par Michael York se laisse entrevoir pour renforcer le côté SF old-school inspiré des séries des 60′s et 80′s comme STAR TREK ou GALACTICA. IMDB indique un détail du film en référence à la série STAR TREK de 1966 que Morbius saura mieux comprendre et expliquer que moi : « Le dossier de Brendan, jouée par Susan Jane Kozak, dresse la liste des formations dans « Trekkie Consule Referential ».

Et Albert Magnoli aurait même dû se limiter à filmer l’intérieur du vaisseau, puisque les scènes spatiales de combats ou de déplacements à l’intérieur d’un « trou noir » sont des ajouts numériques qui rappellent les graphismes de jeux vidéo très vite démodés.

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Par curiosité, j’ai aussi cherché sur IMDB pour voir si quelqu’un avait déposé un avis sur ce très mauvais DARK PLANET, et je suis tombé sur cette critique de Neohentaimaster, datant de juillet 2000 :

« This movie was a waste of Michael Yorks talent. I gave the movie 2 stars out of support for the graphics and action sequences. Many points in the movie were nonsensical and pointless at best ! I have no idea how York was tricked into signing on for this movie, but he should have refused.

–Ce film est un gâchis du talent de Michael York. J’ai donné comme note au film 2 étoiles sur 10 pour les séquences graphiques et d’action. Beaucoup de points dans le film sont absurdes, voire même inutiles ! Je ne sais pas comment York a été trompé pour qu’il signe pour ce film, mais il aurait dû refuser. »

Tout est dit.

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MONSTRES SACRÉS : LE FÉTICHE DU GUERRIER ZUÑI

MONSTRES SACRÉS : LE FÉTICHE DU GUERRIER ZUÑI dans Fantastique 14050303003115263612199975

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Ce fétiche en bois apparaît dans le téléfilm culte de Dan Curtis, LA POUPÉE DE LA TERREUR (1975, Trilogy of Terror). Tout comme sa suite sortie en 1996 (TRILOGY OF TERROR 2), il s’agit d’une anthologie réunissant trois histoires à faire peur, écrites par Richard Matheson. La poupée Zuñi tueuse fait évidemment le lien entre les deux téléfilms, suite à son succès dans le premier opus.

18032207323815263615625660 dans TrapardDu coup, qu’est-ce qu’un Zuñi ? Aux dires de Wikipedia, les actuels Zuñis vivant dans des réserves amérindiennes, seraient les descendants d’un peuple qui vivait au même endroit il y a plus de 1 000 ans, avant la venue des Européens. Ce peuple était une grande société qui détenait de larges territoires et de nombreuses richesses, et rassemblait des civilisations et des cultures distinctes. Les Zuñis seraient les descendants directs des Anasazis qui étaient des contemporains des Aztèques. Les textes fondateurs zuñis indiquent que l’humanité toute entière descendrait d’un petit groupe apparu dans un monde souterrain, une sorte d’univers matriciel confiné et sombre. S’apitoyant sur le sort de ces âmes égarées, le Soleil leur donnerait du maïs pour se sustenter avant de les disséminer un peu partout sur la Terre. Dans de telles conditions, la rencontre avec les conquistadors espagnols fait figure à leurs yeux de retrouvailles de cousins longtemps perdus de vue…

18032207345715263615625661Les guerriers Zuñis confectionnaient des fétiches guerriers appelés « Kachinas ». Encore selon Wikipedia, « les kachinas ou katchinas (parfois retranscrits Katsina ou Katsinam) sont des esprits dans la mythologie des Indiens Hopis et Zuñis du Nouveau-Mexique et de l’Arizona, au Sud Ouest des États-Unis. Esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants : une sorte d’inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l’occasion de fêtes rituelles, ces esprits s’incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l’issue des fêtes, pour qu’ils se familiarisent avec le monde des esprits. »

Le soucis est que seulement le second TRILOGY OF TERROR cite la civilisation zuni pour faire référence à la provenance de la statuette. Mais les dialogues indiquent que la statuette est la création d’une très ancienne civilisation africaine disparue : les Zuni. Et évidemment, cette civilisation est purement imaginaire et le principe codé du fétiche est une imitation de celui des kachinas des Zuñis d’Amérique.

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Néanmoins, dès le premier TRILOGY OF TERROR, il y a comme une mise en garde ancestrale, à la manière des momies égyptiennes ou aztèques ressuscitées. Une mise en garde qu’Amelia (Karen Black) ne prend pas tout à fait au sérieux. Elle ne suit pas les recommandations inscrites sur un parchemin livré avec le fétiche zuñi, et un sorte de malédiction s’abat immanquablement à coups de couteaux acéré sur la pauvre femme. Et à l’instar des CHUCKY ou des PUPPET MASTER, la taille de la poupée peut prêter à sourire, mais son aspect maléfique quand à lui, finit par être très envahissant. Et les deux sketchs de LA POUPÉE DE LA TERREUR sont finalement les plus angoissants de tous ceux que constituent les deux TRILOGY OF TERROR.

Et TRILOGY OF TERROR 2, en bonne séquelle qui se respecte, élargit le concept à la manière d’un Slasher moderne : la poupée s’attaque méthodiquement aux employés d’un laboratoire scientifique.

- Trapard -

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ZONE 39 (1996)

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ZONE 39 (1996)

Réalisation : John Tatoulis

Production : Colin South

Scénario : Deborah Parsons

Musique : Burkhard von Dallwitz

Pays : Australie

Année : 1996

Interprétation : Carolyn Bock, Peter Phelps, William Zappa…

18030507133715263615595925 dans Science-fictionVoilà une bonne série B australienne d’anticipation dystopique qui change un peu des films post-apocalyptiques musclés et des nanars de l’espace sortis en DTV dans les années 90. Le budget est plutôt léger mais l’histoire est plutôt bonne.

L’intrigue : Au bout du monde, dans un désert qui semble infini, il y la zone 39, une frontière entre les Républiques Fédérées et l’Union des Nouveaux Territoires. Quarante ans après la Troisième Guerre mondiale, la paix règne, précaire. Le lieutenant Megaw est chargé de la surveillance de la Zone et de l’élimination des intrus…

Voici aussi une petite traduction d’une interview du réalisateur australien John Tatoulis, pour donner un peu le ton du film :

« Dans ZONE 39, j’ai exploré un certain nombre de thèmes. L’un d’eux était la façon dont une personne traite le chagrin, comme la perte d’un être aimé. Je crois que quelqu’un ne meurt vraiment que lorsqu’on arrête de penser à lui. Je pense qu’une fois que nous avons oublié cette personne, une fois que cette personne cesse de vivre dans nos souvenirs, alors cette personne est vraiment morte. Souvent, cela prend beaucoup de temps pour que cette personne meure vraiment dans le cœur des gens. Je voulais explorer ce thème dans un environnement vers lequel je pense que nous nous dirigeons, celui d’exister dans une société qui est particulièrement hostile à l’individu et qui le contrôle et l’isole totalement. »

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D’un côté, le film montre une forme de déshumanisation à travers une société qui laisse imaginer un monde libre au-delà d’une certaine zone 39. Mais une fois celle-ci transgressée, le héros n’y trouve finalement que solitude, isolement et démons intérieurs. Au final, cela donne un film très sombre, que seuls le manque de budgets et les défauts du film, arrivent à relativiser.

Vous pouvez le trouver sur YouTube, en version complète, mais uniquement en V.O.

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LUNAR COP (1995)

LUNAR COP (1995) dans Cinéma bis 18021806114715263615564436

LUNAR COP (1995)

Réalisateur : Boaz Davidson

Producteur : Danny Lerner

Producteur délégué : Avi Lerner

Pays : États-Unis

Année : 1995

Avec Michael Paré, Billy Drago, Walker Brandt, Robin Smith, Gavin Van Der Berg…

L’intrigue : Au XXIème siècle, sur la Lune. Une catastrophe écologique a détruit la Terre, et quelques riches survivants sont venus s’installer dans une colonie lunaire totalement corrompue. L’agent Brody reçoit pour mission de retourner sur Terre, devenue un No Man’s Land, pour y chercher une substance chimique capable d’y ramener la vie. Mais la Terre que découvre Brody ne ressemble pas exactement à ce qu’on lui a raconté…

18021806134915263615564437 dans Science-fiction

La société NU IMAGE a été en quelque sorte la relève israelo-américaine de la CANNON GROUP au milieu des années 90. Créée en 1992 alors que la CANNON déposait les bilans en 1994, de nouvelles personnalités comme Boaz Davidson, Isaac Florentine, Avi & Danny Lerner sont apparues dans les génériques des films musclés ou de science-fiction sortis en DTV.

Après une petite série de films de SF à budgets serrés (CYBER COP 1, 2 & 3, LUNAR COP, CHASSE À L’HOMME…) ou de mockbusters d’action (DANGER ZONE, SANS ALTERNATIVE, LE DERNIER DES DRAGONS…) dans les années 90, NU IMAGE a lancé sa célèbre saga des SHARK ATTACK après le succès de PEUR BLEUE (1999, Deep Blue Sea). Mais là où NEW IMAGE semble avoir dépassé les 18021806154015263615564438 dans Trapardmaîtres Golan & Globus, c’est en produisant, sous le label Millennium Films, des séries B rivalisant avec les blockbusters comme le dernier RAMBO (2008) et le nouveau CONAN LE BARBARE (2011). Ainsi que la série à succès des EXPENDABLES, offrant même à quelques personnalités en vue de passer derrière la caméra, comme Sylvester Stallone (RAMBO, le premier EXPENDABLES), Marcus Nispel (CONAN), ainsi qu’aux deux Français, Julien Maury and Alexandre Bustillo pour LEATHERFACE (2017).

Pour en revenir à LUNAR COP, la science-fiction semble n’être qu’un argument de vente puisque très tôt déjà, l’équipe de NU IMAGE est passée maîtresse 18021806180015263615564440dans l’art de filmer les scènes d’action et de bastons. Le reste du film accumulant surtout des situations psychologiques éculées jusqu’à la sève. On y croise aussi cette éternelle impression de déjà vu, quand le gentil agent Brody doit affronter des méchants pas du tout gentils. La même année, STEEL FRONTIER ou WATERWORLD racontaient finalement exactement la même histoire, mais dans des décors différents.

Reste Michael Paré qui est assez crédible en cette sorte de Mad Max motard du futur, à la belle gueule et au grand cœur. Le méchant, lui, est incarné par un Billy Drago déjanté, et rescapé de la CANNON (INVASION USA, DELTA FORCE 2). Mais son indéniable charisme reste, comme souvent dans la série B, assez mal employé à l’écran.

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STEEL FRONTIER (1995)

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STEEL FRONTIER (1995)

Après les deux films post-apocalyptiques,  DUNE WARRIORS (1991) et  NEON CITY (1991) qui étaient librement adaptés des westerns, LES SEPT MERCENAIRES (1960) et LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE (1939), STEEL FRONTIER pousse le vice en plongeant ses racines dans la guerre de Sécession américaine.

L’intrigue : Après que la civilisation se soit effondrée, la terre ne ressemble plus qu’à un vaste champ de bataille. En dépit du règne de la violence, une poignée de survivants fondent NewHope, la ville de tous les espoirs. Une cité de paix menacée par le général Quantrell et son armée de tueurs. Personne n’est en mesure de lutter. Personne, sauf Yuma qui attaque l’ennemi de l’intérieur, qui gagne la confiance du vénéneux Quantrell pour mieux débarrasser la planète de sa présence…

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Pour le point d’Histoire, le général J.W. Quantrill serait un lointain descendant du hors-la-loi William Quantrill. Tout comme les gangs des frères James (Jesse et Frank) et Younger, le gang Quantrill du Missouri, dirigé par William Quantrill, semait la terreur entre les États du Missouri esclavagiste et le Kansas abolitionniste entre 1861 et 1865. Une époque lointaine qui devait sentir bon le bois et le fer qui chauffe, et qu’on retrouve pourtant dans STEEL FRONTIER (donc littéralement, « Frontière d’acier ») qui se voudrait une reconstruction post-apocalyptique lente de l’Amérique des cowboys solitaires, des shérifs, des barbiers et des éternels hors-la loi. En même temps, 2019, c’est l’année prochaine, mais passons…

18020907144215263615545331 dans TrapardLa référence la plus évidente de STEEL FRONTIER au genre western ne se trouve finalement pas du côté du continent américain, mais plutôt en Europe. Le héros du film se nomme Yuma comme le Larry Yuma des bande-dessinées italiennes de poche, et il porte un long manteau cache-poussière dans le style de ceux des héros de MON NOM EST PERSONNE (1973). Puis ce personnage ténébreux, peu bavard mais méthodique se rapproche assez d’un autre cowboy italien, « L’homme sans nom », joué par Clint Eastwood dans UNE POIGNÉE DE DOLLARS (1966) de Sergio Leone.

Et de nombreuses situations dans le film sont inspirées des western italiens ou des classiques hollywoodiens, tandis que la réalisation et les éclairages rappellent assez un style de bande-dessinée. D’ailleurs, l’année de la sortie de STEEL FRONTIER est une grosse période de sorties d’adaptations de BD post-apocalyptiques comme TANK GIRL et JUDGE DREDD. L’ambiance de western sur fond de décors post-apocalyptique, donne aussi à STEEL FRONTIER une dimension vaguement steampunk qui doit sûrement beaucoup à la diffusion de la série BRISCO COUNTY (1993-1994).

18020907170115263615545332Pour en revenir au personnage de Yuma, il est interprété par Joe Lara, un acteur chevelu à la belle gueule et à la carrière ancrée dans les années 90. Il est comme une sorte de Jon Bon Jovi dont le temps qui passe laisse la silhouette s’oublier derrière lui. Il m’a surtout laissé une bonne impression en héros dur mais au grand cœur, secourant la dernière femme fertile dans le monde dévasté d’AMERICAN CYBORG, STEEL WARRIOR (1993). Depuis les années 2000, il semble ne plus tourner dans aucune production et se consacrer uniquement à son second métier : la musique.

Les deux autres fortes présences de STEEL FRONTIER sont Bo Svenson déjà plus très jeune (DELTA FORCE, LE MAÎTRE DE GUERRE) et Brion James (qui était surtout Léon, le réplicant à la fierté mal placée, qui n’appréciait pas les questions sordides sur les tortues retournées, au début de BLADE RUNNER). Avec son visage pincé, il incarne le général Quantrill.

Apparemment, STEEL FRONTIER serait sorti en DVD  mais on peut aussi visionner le film en V.O. sur YouTube.

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NEW EDEN (1994)

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NEW EDEN (1994)

Réalisateur : Alan Metzger

Scénariste : Dan Gordon

Pays : États-Unis

Année : 1994

Interprètes : Stephen Baldwin, Lisa Bonet, Tobin Bell… 

En 2014, nous traitions du film de Martin Campbell avec Ray Liotta et Lance Henriksen, ABSOLOM 2022 (1994, No Escape ou Escape from Absolom) sur les Échos d’Altaïr dans un dossier dédié à la SF des années 90.

L’intrigue d’ABSOLOM 2022 : En 2022 donc, un ancien héros de guerre incarcéré pour assassinat arrive dans les quartiers de haute sécurité d’une prison, où règne en maître un directeur impitoyable. Le nouveau détenu lui tenant tête, il est immédiatement sanctionné : il sera banni, envoyé sur Absolom, une île-prison spécialement réservée aux récalcitrants. Cette île ne connaît qu’une seule règle : s’évader est interdit. Pour le reste, elle ne connaît pas d’autres lois que celle du plus fort…

Il se trouve que la même année, la chaîne Sci-Fi Channel produisait et diffusait NEW EDEN avec une intrigue quasi-similaire mais familiale : Deux compagnons de prison, Kyne et Adams, un renégat et un jeune ingénieur aux manières plus douces, sont envoyés sur une planète de sable nommé Terre 21-523 ou la plupart des nouveaux venus sont immédiatement tués par le peuple des sables, les survivant luttant pour leur survie. C’est jusqu’à ce qu’un nouveau prisonnier arrive avec des idées de fournir l’irrigation du désert. Mais d’abord il doit combattre le peuple des sables…

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Moins brutal qu’ABSOLOM 2022, NEW EDEN a, avant tout, été destiné à une télédiffusion dans un cadre familial. Du coup, au-delà du côté « Survival post-apocalyptique» où la barbarie règne un peu partout sur la planète, on y trouve ce message récurrent au genre, de vouloir recréer des communautés basées sur la logique du bien contre le mal, de l’engagement et du mariage, de la revitalisation du sol pour reconstruire l’humanité. Des messages auxquels tout le monde adhère, mais qu’il n’est pas forcément nécessaire d’ajouter à un cinéma de divertissement qui est censé proposer avant tout de l’aventure et de la brutalité. Mais l’affiche de NEW EDEN laissait tout de même présager un téléfilm bourré de bons sentiments avec le couple Stephen Baldwin au regard azur comme le reste de la fratrie Baldwin, et la jolie Lisa Bonet (COSBY SHOH, ANGEL HEART…). Les oreilles rondes de Mickey Mouse ne semblent pas si loin…

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Au-delà de ça, le téléfilm est plutôt agréable et parfois drôle. Et surtout, les comédiens jouent très bien leurs personnages, ce qui fait un peu oublier les costumes assez ridicules, la caricature des dialogues et la psychologie minimaliste de certains personnages destinés à un public très jeune.

Le point fort du téléfilm, c’est sa B.O. composée à partir d’une musique électronique mi-world, mi-hip hop créée par le compositeur Blake Leyh pour augmenter l’ambiance des scènes d’action et de suspense.

En exemple, voici un extrait de la B.O. de la série THE WIRE (2002-2008) composée par Blake Leyh.

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THE HEROIC TRIO 1 et 2

THE HEROIC TRIO 1 et 2

THE HEROIC TRIO 1 et 2 dans Cinéma 18011904300915263615477471

THE HEROIC TRIO 1

Titre original : Dung fong saam hap

Réalisateur : Johnnie To

Scénario : Sandy Shaw

Pays : Hong-Kong

Année : 1993

Interprètes : Michelle Yeoh, Anita Mui, Maggie Cheung et Anthony Wong…

EXECUTIONERS aka THE HEROIC TRIO 2

Titre original : Xian dai hao xia zhuan

Réalisateur : Johnnie To et Ching Siu-tung

Scénario : Susanne Chan

Pays : Hong-Kong

Année : 1993

Interprètes : Michelle Yeoh, Anita Mui, Maggie Cheung et Anthony Wong…

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Le trio héroïque, c’est la Femme Invisible (Michelle Yeoh), Wonder Woman (Anita Mui) et Thief Catcher (Maggie Cheung).

La base des super-héros hong-kongais c’est une dose de masques et de costumes, une dose de super-pouvoirs et beaucoup de kung-fu. Et évidemment beaucoup de charme dans les mouvements des comédiens, en particulier lorsqu’il s’agit de super-héroïnes. Et qui aime les chorégraphies des années 90-2000 à base de courroies et d’élévateurs mécaniques pour déplacer dans les airs les comédiens d’un point à un autre, frappant ou déplaçant des obstacles ou leurs adversaires dans leur élan, à la seconde près… ne peut qu’apprécier le HEROIC TRIO ou autres BLACK MASK (avec Jet Li). Stephen Chow montrait justement l’envers du décor de ce genres de tournages calibrés à la seconde près, dans son KING OF COMEDY sorti en 1999.

18011904325215263615477474 dans TrapardTHE HEROIC TRIO raconte l’histoire de trois de ces super-nanas, qui n’ont dès le départ aucune affinité entre elles et rien pour s’entendre, car trop individualistes. Et qui finalement, finissent par s’associer pour affronter un étrange kidnappeur d’enfants…

Et EXECUTIONERS réunit les trois super-nanas dans un futur apocalyptique, après une guerre nucléaire. Dans une ville isolée, où l’eau est devenue la ressource la plus rare, les trois héroïnes mènent maintenant des vies indépendantes. Tung (Wonder Woman) est devenue mère d’une petite fille ; Ching (la Femme Invisible) est maintenant au service du bien avec le bossu masqué, Kau ; et Chat est toujours chasseuse de primes. Des circonstances tragiques les contraignent à reformer leur association pour le salut de la ville…

EXECUTIONERS est entrecoupé d’intermèdes chantés comme beaucoup de films asiatiques comme par exemple le film post-apocalyptique taïwanais THE HOLE (1999, Dong), qui est connu en France car il a eu droit à une petite édition en DVD. Par contre, EXECUTIONERS n’a pas eu cet honneur et il a été exclusivement destiné à un public chinois et n’a pas été distribué en salles en Europe. Je pense qu’au début des années 90, l’effet Bollywood ne fonctionnait pas encore sur le public français, du coup le reste du cinéma asiatique « chanté » ne s’exportait pas encore. Mais on peut trouver EXECUTIONERS sur Internet, avec des sous-titres français créés par des fans.

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Pour en revenir à nos trois super-héroïnes, la carrière Michelle Yeoh a surtout explosé hors d’Asie au début des années 2000, avec TIGRE ET DRAGON de Ang Lee. Depuis, on croise de temps à autres son joli minois dans des films américains, en geisha dans MÉMOIRE D’UNE GEISHA (2005) ou en nonne post-apocalyptique dans BABYLONE A.D. (2008).

18011904370915263615477479Anita Mui a concentré sa carrière à Hong-Kong en tournant pour les plus grands réalisateurs hong-kongais et chinois, de Jackie Chan à Johnny To, en passant par Sammo Hung, Tsui Hark, décédant d’un cancer avant la fin du tournage du SECRET DES POIGNARDS VOLANTS de Zhang Yimou en 2003.

Ma petite préférée, qui n’est pas forcément la plus jolie des trois, mais qui en tout cas est la plus fascinante et la plus aventureuse, c’est Maggie Cheung. Alternant films de pure exploitation (comme POLICE STORY 1, 2 et 3 de Jackie Chan, L’AUBERGE DU DRAGON de Tsui Hark, ou HERO de Zhang Yimou), ou cinéma d’auteur (avec l’excellent CENTER STAGE de Stanley Kwan, ou encore NOS ANNÉES SAUVAGES, LES CENDRES DU TEMPS, IN THE MOOD FOR LOVE et 2046 de Wong Kar-wai), elle a aussi tourné quelques films costumés cultes comme GREEN SNAKE  ou les HEROIC TRIO. Et bien que je ne sois pas spécialement fasciné par le cinéma d’auteur du Français Olivier Assayas, j’ai néanmoins regardé son film français (IRMA VEP en 1996) et son film américain (CLEAN en 2004) qui ont servi de 18011904401415263615477482passerelle internationale à Maggie Cheung. Je trouve CLEAN plus captivant qu’IRMA VEP, mais ce dernier a le mérite de nous montrer Maggie Cheung dans son propre rôle, passant des entretiens devant un producteur avec des extraits des HEROIC TRIO et faisant des bouts d’essai pour le rôle d’Irma Vep, l’héroïne physique et masquée, pour un remake des VAMPIRES de Louis Feuillade.

Néanmoins, elle est excellente avec ses deux comparses, en justicière masquée dans le diptyque du HEROIC TRIO : action, combat, humour et sensualité assurés.

Elles sont aussi accompagnées dans les deux films des acteurs Damien Lee (belle gueule du cinéma hong-kongais) et Anthony Wong que j’adore autant en flic (la trilogie des INFERNAL AFFAIRS), qu’en gangster (VENGEANCE) ou en tueur psychopathe (THE UNTOLD STORY et EBOLA SYNDROME).

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