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THE HEROIC TRIO 1 et 2

THE HEROIC TRIO 1 et 2

THE HEROIC TRIO 1 et 2 dans Cinéma 18011904300915263615477471

THE HEROIC TRIO 1

Titre original : Dung fong saam hap

Réalisateur : Johnnie To

Scénario : Sandy Shaw

Pays : Hong-Kong

Année : 1993

Interprètes : Michelle Yeoh, Anita Mui, Maggie Cheung et Anthony Wong…

EXECUTIONERS aka THE HEROIC TRIO 2

Titre original : Xian dai hao xia zhuan

Réalisateur : Johnnie To et Ching Siu-tung

Scénario : Susanne Chan

Pays : Hong-Kong

Année : 1993

Interprètes : Michelle Yeoh, Anita Mui, Maggie Cheung et Anthony Wong…

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Le trio héroïque, c’est la Femme Invisible (Michelle Yeoh), Wonder Woman (Anita Mui) et Thief Catcher (Maggie Cheung).

La base des super-héros hong-kongais c’est une dose de masques et de costumes, une dose de super-pouvoirs et beaucoup de kung-fu. Et évidemment beaucoup de charme dans les mouvements des comédiens, en particulier lorsqu’il s’agit de super-héroïnes. Et qui aime les chorégraphies des années 90-2000 à base de courroies et d’élévateurs mécaniques pour déplacer dans les airs les comédiens d’un point à un autre, frappant ou déplaçant des obstacles ou leurs adversaires dans leur élan, à la seconde près… ne peut qu’apprécier le HEROIC TRIO ou autres BLACK MASK (avec Jet Li). Stephen Chow montrait justement l’envers du décor de ce genres de tournages calibrés à la seconde près, dans son KING OF COMEDY sorti en 1999.

18011904325215263615477474 dans TrapardTHE HEROIC TRIO raconte l’histoire de trois de ces super-nanas, qui n’ont dès le départ aucune affinité entre elles et rien pour s’entendre, car trop individualistes. Et qui finalement, finissent par s’associer pour affronter un étrange kidnappeur d’enfants…

Et EXECUTIONERS réunit les trois super-nanas dans un futur apocalyptique, après une guerre nucléaire. Dans une ville isolée, où l’eau est devenue la ressource la plus rare, les trois héroïnes mènent maintenant des vies indépendantes. Tung (Wonder Woman) est devenue mère d’une petite fille ; Ching (la Femme Invisible) est maintenant au service du bien avec le bossu masqué, Kau ; et Chat est toujours chasseuse de primes. Des circonstances tragiques les contraignent à reformer leur association pour le salut de la ville…

EXECUTIONERS est entrecoupé d’intermèdes chantés comme beaucoup de films asiatiques comme par exemple le film post-apocalyptique taïwanais THE HOLE (1999, Dong), qui est connu en France car il a eu droit à une petite édition en DVD. Par contre, EXECUTIONERS n’a pas eu cet honneur et il a été exclusivement destiné à un public chinois et n’a pas été distribué en salles en Europe. Je pense qu’au début des années 90, l’effet Bollywood ne fonctionnait pas encore sur le public français, du coup le reste du cinéma asiatique « chanté » ne s’exportait pas encore. Mais on peut trouver EXECUTIONERS sur Internet, avec des sous-titres français créés par des fans.

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Pour en revenir à nos trois super-héroïnes, la carrière Michelle Yeoh a surtout explosé hors d’Asie au début des années 2000, avec TIGRE ET DRAGON de Ang Lee. Depuis, on croise de temps à autres son joli minois dans des films américains, en geisha dans MÉMOIRE D’UNE GEISHA (2005) ou en nonne post-apocalyptique dans BABYLONE A.D. (2008).

18011904370915263615477479Anita Mui a concentré sa carrière à Hong-Kong en tournant pour les plus grands réalisateurs hong-kongais et chinois, de Jackie Chan à Johnny To, en passant par Sammo Hung, Tsui Hark, décédant d’un cancer avant la fin du tournage du SECRET DES POIGNARDS VOLANTS de Zhang Yimou en 2003.

Ma petite préférée, qui n’est pas forcément la plus jolie des trois, mais qui en tout cas est la plus fascinante et la plus aventureuse, c’est Maggie Cheung. Alternant films de pure exploitation (comme POLICE STORY 1, 2 et 3 de Jackie Chan, L’AUBERGE DU DRAGON de Tsui Hark, ou HERO de Zhang Yimou), ou cinéma d’auteur (avec l’excellent CENTER STAGE de Stanley Kwan, ou encore NOS ANNÉES SAUVAGES, LES CENDRES DU TEMPS, IN THE MOOD FOR LOVE et 2046 de Wong Kar-wai), elle a aussi tourné quelques films costumés cultes comme GREEN SNAKE  ou les HEROIC TRIO. Et bien que je ne sois pas spécialement fasciné par le cinéma d’auteur du Français Olivier Assayas, j’ai néanmoins regardé son film français (IRMA VEP en 1996) et son film américain (CLEAN en 2004) qui ont servi de 18011904401415263615477482passerelle internationale à Maggie Cheung. Je trouve CLEAN plus captivant qu’IRMA VEP, mais ce dernier a le mérite de nous montrer Maggie Cheung dans son propre rôle, passant des entretiens devant un producteur avec des extraits des HEROIC TRIO et faisant des bouts d’essai pour le rôle d’Irma Vep, l’héroïne physique et masquée, pour un remake des VAMPIRES de Louis Feuillade.

Néanmoins, elle est excellente avec ses deux comparses, en justicière masquée dans le diptyque du HEROIC TRIO : action, combat, humour et sensualité assurés.

Elles sont aussi accompagnées dans les deux films des acteurs Damien Lee (belle gueule du cinéma hong-kongais) et Anthony Wong que j’adore autant en flic (la trilogie des INFERNAL AFFAIRS), qu’en gangster (VENGEANCE) ou en tueur psychopathe (THE UNTOLD STORY et EBOLA SYNDROME).

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CHILDREN OF THE LIVING-DEAD (2001)

CHILDREN OF THE LIVING-DEAD

Attention : OFNI ! Quand John Russo et Bill Hinzman, successivement scénariste et acteur jouant le zombie du cimetière au début de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968)… et Tom Savini, acteur, maquilleur et cascadeur de ZOMBIE (1979) du même Romero, s’associent pour tourner une pseudo-suite hyper-fauchée de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, ça donne CHILDREN OF THE LIVING-DEAD sorti uniquement en vidéo en 2001.

CHILDREN OF THE LIVING-DEAD (2001) dans Cinéma bis 17110907415215263615360492L’intrigue : En 1987, le serial-killer et violeur Abbott Hayes disparait de la morgue. Peu après, une horde de zombies débarque et balaye la ville. Très peu d’habitants en ressortirons vivant. Quatorze ans plus tard, les rescapés du village tentent en vain d’effacer les traces du passé…

En dehors de la qualité ratée du film, filmé à l’arrache et avec un jeu d’acteurs plus que moyen, j’ai noté deux choses très intéressantes autours de sa conception. La première est son générique, fait de passionnés qui ont dû accepter de tourner ce film pour trois fois rien. Avant tout, je pense que l’on peut attribuer l’influence de CHILDREN OF THE DEAD à John Russo, à la production, et à Bill Hinzman, à la direction de la photographie. John Russo qui était le scénariste de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS en 1968, en proposa un re-montage avec quinze minutes additionnelles en 1999, pour le DVD de l’anniversaire des 30 ans du film de Romero. Le début du montage de John Russo de 1999, et l’histoire d’Abbott Hayes dans CHILDREN OF THE LIVING-DEAD sont assez similaires. 17110907443315263615360499 dans FantastiqueL’autre point commun est cette constante chez Russo et que l’on retrouve parfois chez Bill Hizman dans le choix des costumes mortuaires de ses personnages, c’est de créer comme source de zombification dans ses histoires, une forme de sorcellerie ancienne issue des vieilles racines chrétiennes des débuts de la colonisation américaine, ce qui est nettement moins présent chez Romero. Un genre qu’on retrouve pourtant dans le cinéma brésilien par exemple, et qui à mon goût, n’est ni du cinéma gothique, ni du cinéma trash américain né de la guerre du Vietnam, mais plutôt un cinéma d’épouvante destiné avant tout aux descendants de la colonisation américaine, et qui est surtout destiné aux diffusions télévisées.

LA NUIT DES MORTS-VIVANTS étant depuis toujours dans le domaine public, je pense que John Russo cherche moins à s’en attribuer une certaine paternité, qu’à en relancer une franchise très différente de la saga des films de zombies modernes de Romero. Après LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, Russo a d’ailleurs fait éditer en romans sa propre trilogie avec « La Nuit des morts vivants » (1974), « Le Réveil des morts vivants » (1978) et « Le Retour des morts vivants » (1978), ces trois romans sortiront en France, en 1985 dans la collection « Gore ». « Le Réveil des morts vivants » ne verra jamais le jour sous forme cinématographique à cause d’un différent entre les deux hommes, et de son côté, G.A. Romero tourne en 1978, ZOMBIE. Et lors de l’adaptation du RETOUR DES MORTS-VIVANTS (1985) par Dan O’Bannon, Russo et Romero se retrouvent indirectement de nouveau en conflit au moment de la sortie du JOUR DES MORTS-VIVANTS.

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Et Puis John Russo scénarisera encore le remake de 1990 tourné par Tom Savini et celui en 3-D réalisé par Jeff Broadstreet en 2006. Il adaptera aussi lui-même en 1982, son propre roman « Zéro Heure » avec MIDNIGHT et ses anciens rituels de démonologies. On retrouve un peu de cet univers satanique dans CHILDREN OF THE LIVING-DEAD, le tout, mêlé à une ambiance lovecraftienne et zombiesque.

17110907514815263615360501Et qui mieux que Bill Hinzman affichant régulièrement son costard terreux de croque-mort, dans plusieurs films comme FLESH EATER (1988), pourrait suivre Russo dans son entreprise de filmer du zomblard. À eux deux, on ajoute à CHILDREN OF THE LIVING-DEAD, un Tom Savini, de nouveau acteur et cascadeur comme dans ZOMBIE (1979) et qui a l’air de s’en donner cœur joie à jouer les gros bras, et à buter du zombie en faisant des galipettes. Un Samuel Nicotero dans un second rôle, et dont le tonton, Greg Nicotero, est un ancien élève de Tom Savini sur LE JOUR DES MORTS-VIVANTS, et qui est désormais célèbre pour ses maquillages sur la série THE WALKING DEAD. Une Heidi Hinzman (en jeune zombie blonde) qui n’est autre que la fille de Bill Hinzman. Un Robert Oppel qui avait déjà tourné dans un court-métrage amateur de zombies en 1999, REIGN OF THE DEAD. Et malgré le côté très nanar de CHILDREN OF THE LIVING-DEAD, c’est l’ancien complice des B.O. de John Carpenter, Alan Howarth (NEW-YORK 1997, CHRISTINE, JACK BURTON et la saga des HALLOWEEN) qui a composé la musique du film.

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LA BANDE-ANNONCE EN V.O. :

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LES DICTIONNAIRES DE JEAN TULARD

LES DICTIONNAIRES DE JEAN TULARD dans Littérature 14072703494415263612413227

J’ai soudainement envie de faire comme Morbius et de présenter sur les Échos d’Altaïr, un élément que j’affection de ma bibliothèque. Ou ce qu’il en reste, puisque je ne suis pas un cinéphile très soigneux, et j’ai tendance à gribouiller des notes sur mes bouquins.

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Et c’est le cas avec les dictionnaires du cinéma de Jean Tulard, dont j’ai acheté le premier tome dédié aux réalisateurs, en 1997. À cette époque, j’aimais beaucoup les classifications par ordre alphabétique pour trouver des infos sur un film ou sur un réalisateur, et je n’avais que le dictionnaire Larousse du cinéma et quelques encyclopédies liées au cinéma expérimental, de science-fiction et d’horreur. En 1997, je ne savais rien d’internet, et ni Wikipedia, ni IMDB ne devaientt alors exister, et je n’avais pas non plus acheté les Craignos Monsters de Jean-Pierre Putters. Du coup, le dictionnaire du cinéma de Jean Tulard a été une très belle découverte, dans le sens où cet ancien prof de la Sorbonne proposait déjà un répertoire pour les réalisateurs du cinéma bis, mêlé à ceux du cinéma indépendant, du cinéma porno ou du simple blockbuster.

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Les livres sur le cinéma bis n’existaient évidemment pas à cette époque. En tout cas, de Nouméa on n’avait pas accès à grand chose sur le sujet et il m’a fallu voyager jusqu’à Paris pour acheter les trois premiers tomes des Craignos Monsters. En attendant, les dictionnaires de Jean Tulard m’ont énormément servi entre 1998 ou 2000, pour écumer les vidéoclubs, pour en décortiquer chaque jaquette de VHS et faire le tri entre intox et infos réelles. Je me souviens par exemple avoir découvert LE BOSSU DE LA MORGUE (1973) avec Paul Naschy, caché derrière une jaquette incompréhensible. Disons que ce dictionnaire me servait à faire des choix de location extrêmement précis sans avoir à dépenser mon argent inutilement. Comme il était édité dans la collection « Bouquins » en format de Poche, je l’emmenais avec moi dans les vidéoclubs et je décortiquais un par un chaque rayon, en comptant que les vendeurs n’étaient pas des cinéphiles et qu’ils classaient un peu tout n’importe comment et dans n’importe quel rayon. Je me faisais souvent un peu remarquer avec mon dictionnaire dans une main, et un petit carnet et un stylo dans l’autre. Une vendeuse de « Jumbo Vidéo » un peu craintive est même venue me voir un jour, me demandant si j’étais un inspecteur des droits d’auteur…

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J’ai utilisé ce dictionnaire pendant quelques bonnes années, allant jusqu’à acheter le second tome dédié aux acteurs au début des années 2000, mais je l’ai toujours trouvé moins intéressant celui-ci. C’est sûrement pour ça qu’il est toujours propre en 2017, alors que celui sur les réalisateurs est marron de crasse. Mais comme j’aimais beaucoup la collection « Bouquins », j’avais aussi acheté le double dictionnaire du rock proposé par Michka Assayas qui, comme Tulard, explorait aussi beaucoup la face non-commerciale de cet art.

Je ne me suis abonné à Internet qu’au début de l’année 2005, et les années passant depuis 1997, je complétais moi-même le dictionnaire de Tulard au crayon de papier, avec mes propres découvertes pour éviter d’acheter les rééditions. Il faut dire qu’en ouvrant la voie vers le cinéma bis, le dictionnaire de Tulard devenait si passionnant que ses lacunes se faisaient aussi très vite ressentir.

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Puis vers juillet 2005, suite à la proposition d’un ami, j’ai créé le blog Le Caillou Magique, pour pouvoir continuer à répertorier mes découvertes en matière de cinéma de genre et de cinéma bis. Ensuite à partir de 2006, j’avais aussi commencé un long répertoire calédonien du rock et du cinéma éparpillé sur les blogs Zic & Zicos, Le Cri du Cagou, puis pour un gros projet d’archivage avec la Province Sud. Mais sans Jean Tulard, je pense que j’aurais exploré cette facette un peu cachée du cinéma que beaucoup plus tard, d’où ce petit hommage que je rends aujourd’hui à son dictionnaire.

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LES MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS (1999)

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LES MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS (1999)

Voilà bien l’une des séries Z qui fut l’une de mes meilleures surprises de ses dernières années, avec peut-être aussi PETRIFIED (2006) de Charles Band. Il faut dire qu’à force de faire les brocantes et les déstockages des vidéoclubs qui s’éteignaient un à un, je me suis retrouvé avec un lot incroyable de « merdes » sorties dans les années 2000, et qui envahissaient ma vidéothèque. Et franchement, moi qui ne supporte plus les productions Full Moon, sans saveurs ni intelligences, LES MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS (The Dead Hate the Living) m’a bien surpris. J’y ai senti comme une mise en abîme, avec un réalisateur (Dave Parker) et une équipe fauchée de passionnés tournant un film fauché de passionnés.

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L’intrigue : Une équipe tourne un film d’horreur fauché dans un hôpital désaffecté. Ils tombent sur un grand cercueil enfermant un corps humain et décident de l’utiliser pour le film. Ce cercueil, une fois activé ouvre les portes sur l’au-delà et transforme les morts en zombies…

17110308081115263615352364 dans TrapardJe n’ai toujours pas vu les co-réalisations précédentes de Dave Parker (BIMBO MOVIE BASH et KRAA !) mais elles m’ont l’air faites du même bois déjanté que celui des MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS. Ce dernier film semble avoir été un tremplin pour Parker, qui a ensuite réalisé avec THE HILLS RUN RED, un sujet plus trash et plus ambitieux, et sans la participation de Charles Band cette fois-ci.

LES MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS a tout du bon film de zombies sans budget, mais captivant, avec quelques moments gores et angoissants et quelques clins d’œil à Lucio Fulci. J’ai pu lire dans certains forums des critiques d’internautes qui trouvent le film beaucoup trop long, et je pense que c’est l’atmosphère lente et pesante du film qui peut provoquer ce genre de réactions. Full Moon a d’ailleurs distribué un remontage plus court du film, sous forme de sketch mêlé à deux autres versions écourtées de films de la firme, pour le DVD HISTOIRES D’OUTRE-TOMBE (2003, Tales from the grave). Mais je reste un admirateur de la version longue, la courte éludant une partie de ce qui fait l’histoire et le développement des personnages.

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KILLDOZER ! (1974)

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KILLDOZER ! (1974)

Réalisation : Jerry London

Scénario : Ed MacKillop, d’après le roman de Theodore Sturgeon

Production : Herbert F. Solow pour Universal Television et ABC

Musique : Gil Mellé

Pays : États-Unis. Février 1974

Interprètes : Clint Walker, James Wainwright, Carl Betz, Neville Brand, James A. Watson, Jr., Robert Urich…

17102608563515263615339863 dans TrapardKILLDOZER est un téléfilm de science-fiction horrifique diffusé le 2 février 1974 sur les réseaux de Universal Television aux USA. Il est adapté d’un court roman de Theodore Sturgeon qui parut en 1944 dans le magazine « Astounding Stories », et traduit en France en 1971 au moment de la sortie en salles du téléfilm de Steven Spielberg, DUEL. La différence entre le téléfilm de Spielberg et celui de Jerry London se fait au niveau des origines des dysfonctions des deux bolides : dans KILLDOZER, le bulldozer est contrôlé par une force extraterrestre inconnue, tandis que le camion de DUEL et son pilote restent une énigme de bout en bout.

Il se trouve qu’en juin 1973, Stephen King fait publier dans le magazine « Cavalier » (un journal pour adultes dans le style de « Playboy »), sa nouvelle « Trucks » (ou « Poids 17102609003315263615339864Lourds » en français, paru en 1980 en France dans le recueil « Danse Macabre ») qui décrit la peur des machines qui se rebellent contre les humains, et notamment les engins électriques, jusqu’aux camions, et même un bulldozer. Même si la nouvelle « Trucks » annonce un peu à l’avance, la philosophie des TERMINATOR, sans vraiment faire référence à une quelconque entité extraterrestre, Stephen King semble évidemment s’être inspiré du roman de Theodore Sturgeon. De toute façon, ce n’est pas une nouveauté que King se soit régulièrement inspiré des écrits et des thématiques des grands auteurs de pulps des années 40 et 50. Il a d’ailleurs adapté lui-même sa nouvelle avec MAXIMUM OVERDRIVE, qui semble un peu fade à côté de l’autre événement similaire de l’année 1986, PHANTOM (The Wraith) avec son bolide futuriste d’origine inconnue.

Pour en revenir à KILLDOZER, voici son intrigue : Une météorite s’écrase sur la surface de la Terre sur une île au large des côtes de 17102609021215263615339866l’Afrique. De nombreuses années plus tard, après que les forces de la nature l’aient ensevelie, des foreurs viennent construire une piste d’atterrissage pour une compagnie pétrolière sur ce site devenu une île inhabitée. Le contremaître Kelly et le conducteur du bulldozer Mack déterrent la météorite et celle-ci émet alors un son étrange. Lorsque le bulldozer (un Caterpillar D9 dans le film, un Caterpillar D7 dans le roman) est utilisé pour tenter de déplacer la météorite, celle-ci émet une lumière bleue aveuglante qui semble créer une grosse dysfonction inconnue au bulldozer. Mack, qui se trouve à proximité, tombe malade et meurt quelques heures plus tard, alors que Chub, le mécanicien de l’équipe, ne trouve rien d’anormal concernant le bulldozer inopérant, mais peut entendre le son étrange de la lame. Le contremaître Kelly ordonne que le bulldozer ne soit plus utilisé, mais l’ouvrier Beltran ignore l’interdiction. Le bulldozer, malveillant commence à se déchaîner et détruit la seule radio bidirectionnelle du camp et entreprend de tuer les ouvriers un par un…

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17102609055015263615339869KILLDOZER, malgré son scénario minimaliste, est un très bon téléfilm de « bolides assassins ». Au niveau des années 70, on aurait un peu tendance à l’oublier de la liste des bons films du genre comme DUEL ou ENFER MÉCANIQUE (1977, The Car), du fait qu’il soit inédit en France. Deux mois après sa diffusion sur les ondes américaines, le téléfilm engendra une adaptation en bande dessinée dans Marvel Comics « Worlds Unknown # 6 », en avril 1974. Il est d’ailleurs culte aux États-Unis au point qu’un groupe de punk hardcore, mais aussi un groupe lyonnais se fassent appeler KILLDOZER. Même Robert Rodriguez y fait référence dans PLANET TERROR (2007) pour une vieille dépanneuse incassable nommée «The Killdozer».

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LE TÉLÉFILM EN ENTIER ET EN V.O. :

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ROBOT-CRAIGNOS (108)

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Soaron et Terrasson (ou Blastarr, dans la version originale) sont deux biotrons (ou « Bio-Dreads ») issus de la série américano-canadienne CAPTAIN POWER ET LES SOLDATS DU FUTUR (1987-1988, Captain Power and the soldiers of the future). L’ensemble de la série rappelle les vieux serials de SF ou les vieilles séries TV des 50′s comme ROCKY JONES, TOM CORBETT ou CAPTAIN VIDEO. À cela on ajoute une touche moderne de Mecha japonais, un peu de M.A.S.K. et de STAR WARS, et un peu de la philosophie des TERMINATOR. Et cela donne une série commandée par l’entreprise de jouets Mattel. Voici ce qu’en dit un collectionneur sur le blog kaleïcollections : « Non seulement la série est une série avec de vrais acteurs, dont chaque épisode coûtait un million de dollars, mais en plus la série abordait des thèmes (très) adultes dans le cadre d’un conflit armé et désespéré.Une particularité de la série est d’inclure un segment interactif qui permet aux enfants de tirer directement sur l’écran de télévision avec un pistolet en forme d’avion futuriste pour toucher les cibles rouges apparaissant sur les protagonistes. »

CAPTAIN POWER ET LES SOLDATS DU FUTUR comptait 22 épisodes de 22 minutes et visait autant un public jeune ou joueur, que les adultes, développant des thèmes sombres et post-apocalyptiques. Gary Goddard, réalisateur d’un autre projet Mattel (la version cinéma des MAÎTRES DE L’UNIVERS avec Dolph Lundgren) est l’un des créateurs de la série. Il co-écrira en 1989 le téléfilm CAPTAIN POWER : THE BEGINNING. Mais la série ne dura pas car jugée trop violente pour les enfants, mais aussi trop coûteuse.

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L’intrigue : En 2147, la Terre a été dévastée par la Guerre des Métaux, qui a vu s’opposer humains et machines et s’est conclue par la victoire de ces dernières. Désormais maîtresses du monde, les machines appelées Biotrons, gouvernées par le Seigneur Biotron, traquent les derniers humains. Pour combattre cette oppression se crée une équipe de combattants dirigés par le capitaine Jonathan Power, fils du génial inventeur Stuart Power, inventeur de la bio-armure qui leur permet de résister aux machines. Aux côtés de la résistance humaine, ce groupe appelé « les soldats du futur » engage la lutte contre les Biotrons…

CAPTAIN POWER ET LES SOLDATS DU FUTUR mélangeait acteurs et effets numériques, et bien que la série soit innovatrice et révolutionnaire pour son époque, les Biotrons n’en restent pas moins très craignos dans leurs déplacements pour un spectateur contemporain. Néanmoins pour ne pas froisser les fans de l’époque, je vais présenter comme il se doit Soaron et Blastarr, pour leur rendre un hommage mérité.

Tout comme Golem 13 lançant régulièrement des kaïjus contre les héros de SAN KU KAÏ, le Seigneur Biotron commande régulièrement à Soaron et à Blastarr d’attaquer nos Soldats du Futur.

Pour ce qui est de Soaron, voici quelques informations extraites du web et traduites de l’Anglais :

17102210345315263615333721« Soaron peut penser par lui-même et il est capable d’auto-régénération lorsqu’il est endommagé ou détruit. Il ressemble à un oiseau avec un corps humain. Il a un bec en guise de bouche et ses pieds ressemblent à ceux d’un oiseau, mais il a les mains et le torse humain. De temps en temps, on aperçoit une queue qui ondule autour de son dos. À l’origine, Soaron était le « fils favori » du Seigneur de l’Empire. Armé d’un Digitizer sur son avant-bras gauche, Soaron a survolé l’Empire, détruisant des colonies égarées. Il faisait régulièrement le sale boulot de l’Empereur, supervisant des unités et détruisant tout ce qui restait du monde. Parfois, il a l’étrange habitude de courir dans son « Jump-Ship » chaque fois qu’il est en vol, et l’Empereur l’emploie habituellement pour traquer les Soldats du Futur ou pour fournir un soutien aérien quand le Captain Power effectue des assauts au sol. Malheureusement, Soaron est souvent facilement dupé et il est régulièrement incapable de comprendre le concept de «piège». Soaron a finalement perdu son statut de fils favori quand L’Empereur a créé Blastarr. Bien que plus sophistiqué, Blastarr est également pris aux pièges, mais il est plus difficile à endommager. Pourtant, quand il s’agit de fiabilité, L’Empereur sait qu’il peut compter sur la loyauté de Soaron, car Blastarr apparaît parfois quelque peu rebelle. »

17102210361215263615333722Quand à Blastarr : « Conçu comme une unité terrestre pour pouvoir atteindre les zones inaccessibles à Soaron. Si les Soldats du Futur n’avaient pas ruiné la phase de Charon, Blastarr aurait eu des centaines de frères – en fait, il était le seul qui était «parfait». Un autre Biotron a également été créée en même temps que Blastarr, Lackki, cependant celui-ci était une « mutation » imparfaite. Blastarr est construit comme un char d’assaut et il a la puissance de feu nécessaire. Des explosions laser émanent du bout de ses doigts (tandis que les feux de Soaron sortent de ses yeux et des émetteurs de ses avant-bras) et il a aussi un bouclier qui se déploie sur son avant-bras droit pendant la bataille. Les pieds de Blastarr ont des chaînes de chenilles qui lui permettent de naviguer sur différents types de terrains sans difficulté et à grande vitesse. Il existe une rivalité quasi-fraternelle entre Blastarr et Soaron qui se battent pour être les favoris de l’Empereur. »

Moins présent, un troisième biotron, Xenon n’apparait que dans la deuxième saison de la série : « Le xénon possède un exosquelette d’énergie pure qui rend souvent indistincts sa forme, sa taille, ou son emplacement exact. Son énergie nucléaire est canalisée à travers l’exosquelette sous la forme d’explosions dévastatrices, capables de faire fondre tout ce qu’elles frappent. Xenon est un biotron véritablement monstrueux qui est dédié uniquement à la mort inévitable et à la destruction. »

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LE PREMIER ÉPISODE EN VERSION FRANÇAISE :

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RÉTROACTION (1997)

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RÉTROACTION (1997)

Titre original : Retroactive

Réalisation : Louis Morneau

Scénario : Michael Hamilton-Wright, Robert Strauss, Philip Badger.

Musique : Tim Truman

Production : Cohiba Pictures. Pays : Étays-Unis.

Interprètes : James Belushi, Kylie Travis, Shannon Whirry, Rayanne, Frank Whaley, Jesse Borrego, M. Emmet Walsh…

17101908495115263615328239 dans Science-fiction

Je ne sais pas du tout quel a été le sort réservé à ce film à sa sortie et s’il a été distribué à sa juste valeur à la fin des années 90, mais je l’ai trouvé en DVD en Zone 2 en langues anglaise et espagnole, et avec des sous-titres français. Cependant certains blogs indiquent qu’il existe une version française. Mais la version originale m’a assez plu, surtout pour le jeu et l’accent de James Belushi.

17101908524715263615328240 dans TrapardEn dehors de quelques belles têtes d’affiches comme Belushi, M. Emmet Walsh ou Frank Whaley, j’ai tout de même longtemps hésité à regarder le film de peur d’être déçu. Il faut dire que Louis Morneau à la réalisation, ce n’est pas une valeur ajoutée pour une bonne série B. De cet ancien réalisateur des « écuries de Roger Corman », j’avais découvert il y a une quinzaine d’années à la télévision, sa NUIT DES CHAUVE-SOURIS, qui n’est pas mauvais mais qui n’apporte pas grand chose au genre. Puis par la suite, j’ai aussi découvert ses nanars en DVD (CARNOSAUR 2, HITCHER 2, UNE NUIT EN ENFER 2). Bref, rien de très motivant d’autant que dès les premières minutes de RÉTROACTION, le manque de budget se fait déjà ressentir. Mais une fois l’intrigue installée, je me suis pris au jeu, pensant d’abord suivre un thriller avec une légère touche de SF. Puis le film bascule soudainement dans de la SF pure et dure, sur le thème du voyage dans le temps et avec un jeu incessant de boucles temporelles.

L’intrigue : Autour d’une route paumée en plein désert du Texas, 2 femmes et 4 hommes vivent et revivent différemment la même histoire grâce à une machine à remonter dans le temps. Leurs destins vont se croiser, à répétition, sans que personne n’échappe vraiment à son sort…

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Disons que ces histoires de courses-poursuites à travers les boucles temporelles n’ont rien de très originales et sont le lot d’un grand nombre de films et de téléfilms de SF. Généralement, au fur et à mesure de ces films, ça devient même souvent agaçant et répétitif. Mais RÉTROACTION a les qualités d’un film qui surprend sans cesse, les boucles temporelles s’accumulant tellement qu’on finit par en oublier quel personnage a conscience de quoi lors de ces retours incessants. Un peu comme ce jeu où l’on cache une pièce de monnaie sous un verre identique à deux autres et qu’on les mélange jusqu’à perdre de vue le verre qui cache la pièce. Et au final, même si RÉTROACTION n’a rien de très original comme sujet, ce jeu incessant de fausses vérités et de vrais mensonges finit par rendre le film passionnant.

- Trapard -

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ROBOT-CRAIGNOS (105)

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Tel qu’il est présenté en photo, ce robot a vraiment l’air craignos. Eh bien, il l’est. Il pourrait vaguement faire penser au Shredder des TORTUES NINJA, mais dans sa version plastique ou jouet pour enfant. Il apparaît dans la série de nanars hong-kongais, MAD MISSION, sorte de dérivé asiatique des JAMES BOND et de CONDORMAN. Donc, kung-fu, gadgets-à-gogo et humour potache sont au rendez-vous.

17080109233815263615183785L’espion-cambrioleur Sam, alias Gant Blanc, ou alias King Kong (joué par le sympathique Sam Hui) affronte dans cette série de six films sortis entre 1982 et 1997 toute une mafia hong-kongaise hyper-modernisée à la manière des super-vilains des JAMES BOND. C’est dans MAD MISSION 2 d’Eric Tsang que Sam est confronté à ce robot assassin télécommandé à distance. C’est vraiment dommage que le budget alloué aux effets spéciaux ne suit pas, parce que tout le concept d’attaque et de défense du robot est plutôt bien vu.

Je l’ai nommé « Samouraï Transformer » bien qu’il n’ai pas de nom, déjà à cause de son look. Mais aussi parce qu’il apparaît d’abord sous la forme d’hélicoptères miniatures qui s’assemblent, se déboîtent et finissent par former ce robot de plus de deux mètres de haut, dont le corps se désarticule en fonction des projectiles qu’on lui envoie. Un vrai transformer avant l’heure !

- Trapard -

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ROBOT-CRAIGNOS (104)

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Le Minotaure (ou A-73) est un robot issu de la série télévisée LE NOUVEL HOMME INVISIBLE (ou Gemini Man en Anglais). Gemini Man, c’est Sam Casey, un espion à la solde d’une entité d’action directe gouvernementale nommée INTERSECT.

LE NOUVEL HOMME INVISIBLE est une série créée par Harve Bennett, Steven Bochco et Leslie Stevens, et elle était composée d’un épisode-pilote de 90 minutes diffusé et de onze épisodes de 47 17072109054715263615159622minutes. Elle faisait suite à une autre série créée par Bennett et Bochco, mais sans Stevens : L’HOMME INVISIBLE (1975) avec David McCallum (il était aussi Illya Kuryakin dans les AGENTS TRÈS SPÉCIAUX). La série de 1975 et celle de 1976 ont été diffusées à la télévision française à la fin des années 70 et dans les années 80, ce qui inspirera sûrement la rediffusion de la vieille série de L’HOMME INVISIBLE de 1958, beaucoup plus rudimentaire, à la fin des années 80.

LE NOUVEL HOMME INVISIBLE était plus dans l’air du temps : « Guerre Froide », espionnage industriel, mais surtout la fameuse « montre à quartz » que porte Sam Casey, dont la commercialisation explosera dans le monde entier à la fin des années 70, mais surtout pendant toute la décennie des années 80.

L’intrigue : Victime de l’explosion sous-marine d’un satellite soviétique, un agent du gouvernement, Sam Casey, est soumis à des radiations au cours d’une plongée. Cet accident, qui aurait pu lui coûter la vie, a pour effet de le rendre invisible en modifiant sa structure moléculaire. Le docteur Abby Lawrence crée pour Sam une montre équipée d’un stabilisateur moléculaire : en appuyant sur le bouton-poussoir de la montre, Sam peut maîtriser son invisibilité pendant quinze minutes par jour au maximum, sous peine de disparaître définitivement. Cela lui permet de mener à bien des missions d’espionnage. Pour l’aider à ne pas dépasser le temps fatidique des quinze minutes, le docteur Lawrence et son patron, Leonard Driscoll, portent aussi à leur poignet une montre reliée à celle de Sam, qui chronomètre chaque changement de statut…

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Sam Casey était interprété par l’acteur Ben Murphy (l’un des deux espions de la série OPÉRATION DANGER). Il était un peu l’archétype du jeune débrouillard, un peu voyou mais dévoué à son pays, à la télévision américaine dans les années 70. Dans l’épisode 3 (Le Minotaure) du NOUVEL HOMME INVISIBLE, il doit affronter un robot-tueur armé d’un tir au laser à la puissance dévastatrice.

L’intrigue de l’épisode qu’on aurait pu aussi pu appeler INVISIBLE MAN Vs. KILLER ROBOT : Carl Victor est un scientifique d’INTERSECT qui utilise illégalement des fonds du gouvernement pour créer un robot-guerrier. Quand il est découvert, Victor est renvoyé de son travail, mais il parvient à s’enfuir avec le robot, avec l’intention d’utiliser sa puissance de feu destructeur dans le but de faire chanter le gouvernement et récupérer une lourde rançon qui lui permettra de continuer ses travaux en indépendant…

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Le Minotaure ou A-73 possède un ordinateur intelligent intégré dans son système, lui permettant ainsi d’analyser ses propres erreurs face à un danger. Ainsi, il arrivera à désamorcer le stabilisateur moléculaire de Sam Casey. Mais son plus gros inconvénient, surtout pour son créateur, c’est que le Minotaure, trop jusqu’au-boutiste lorsqu’il doit répondre aux ordres de son créateur, lui préfère les ordres de son propre ordinateur de bord. Ainsi, Sam Casey aura beaucoup de mal à se débarrasser de lui…

En dehors des idées excellentes de cet épisode, dont Robert Bloch est l’un des auteurs du scénario, l’aspect du A-73 est extrêmement rudimentaire : rectangulaire, avec deux petits bras articulés, et un petit écran vert et rouge qui change de couleur à l’approche d’un danger.

Quasi-indestructible, il finira pourtant pendu par les pieds et surélevé par un treuil mécanique.  

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FURIE (1978)

FURIE (1978) dans Cinéma 17071809525815263615154298

FURIE (1978) de Brian De Palma

THE FURY est sûrement l’un des thrillers des années 70 de Brian De Palma les moins vus aujourd’hui. Même son CARRIE AU BAL DU DIABLE (1976) qui ne me semble être qu’un brouillon de FURIE, réalisé deux avant avant celui-ci, est pourtant culte aujourd’hui. Peut-être que l’ambiance de « film d’espionnage » de FURIE plait moins aux fans de cinéma fantastique, et que ce genre a trop vite disparu au milieu des années 80, et que beaucoup le considèrent désormais comme un peu désuet.

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Pourtant, il me semble que CARRIE et FURIE racontent un peu la même histoire, mais chaque film explore surtout un univers et un contexte socio-politique différents. FURIE revient plutôt sur ces légendes urbaines post-guerre-du-Vietnam et post-Watergate, qui sentaient bon les complots gouvernementaux, et qui traitaient d’expériences secrètes faîtes sur des Américains doués de pouvoirs ou de 17071810004015263615154301 dans Trapardperceptions extrasensoriels. Stephen King en fera même le sujet de son roman CHARLIE (FIRESTARTER) en 1980, et plus ou moins celui de DEAD ZONE en 1983. D’ailleurs, le film de DEAD ZONE réalisé par David Cronenberg a beaucoup de points communs avec FURIE de De Palma, ne serait-ce que par ses cadrages ou par l’ambiance anxiogène liée à un pouvoir politique omniprésent et dont on n’entrevoit que la partie immergée. David Cronenberg réutilisera même l’effet gore de la scène finale de FURIE pour une des scènes d’anthologie de son SCANNERS en 1981.

L’autre référence, volontaire ou non, on pourra la trouver avec les Comics de Stan Lee et Jack Kirby. On trouve dans l’univers des X-MEN la même animosité dans les discours anti-mutants que dans CARRIE, FURIE, CHARLIE ou DEAD ZONE : la peur de l’inconnu considéré comme une monstruosité de la nature à détruire ou à écarter.

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Beaucoup moins hitchcockien d’apparence que certains classiques de son réalisateur, comme SŒURS DE SANG, OBSESSION, PULSIONS ou BODY DOUBLE. FURIE est pourtant une continuité de ce cheminement de Brian De Palma sur les traces du maître : une histoire d’espionnage avec un mode narratif et une manière hitchcockienne de penser le suspense et l’action en images et en mouvements, et de cadrer l’intrigue, en jouant souvent de la profondeur de champs. Ceux qui critiquent la similitude de certains films de De Palma avec ceux d’Alfred Hitchcock, ne peuvent nier la rigueur et la qualité du 17071810040815263615154303résultat de films comme FURIE ou autre, un résultat toujours irréprochable.

Mais De Palma sait aussi flatter son audience, puisqu’il fait très souvent jouer dans ses films de grands comédiens confirmés (Kirk Douglas, John Cassavetes) avec de nouveaux jeunes talents comme Amy Irving et son beau regard clair (elle était déjà très présente dans CARRIE AU BAL DU DIABLE).

L’intrigue de FURIE : Robin Sandza assiste impuissant à une attaque qui frappe Peter, son père, lors de ce qui semble être une attaque terroriste sur une plage du Moyen-Orient. Cependant, alors que Robin a disparu, Peter échappe de justesse à la mort et comprend rapidement que l’attaque était une mise en scène organisée par une agence gouvernementale américaine. Son but : s’emparer de Robin, doué de perception extrasensorielle. Peter met tout en œuvre pour retrouver son fils et finit par croiser la route de Gillian, une jeune femme dotée du même pouvoir que Robin…

Je me souviens que FURIE avait été diffusé en 1986, l’année de mon adhésion au Sci-Fi Club, un vendredi ou un samedi soir, sur RFO-NC. Depuis, parfois je m’amuse à penser en revoyant LA CHÈVRE (1981) de Francis Veber, que cette comédie est une sorte de parodie « à la française », inavouée et simplifiée du film de De Palma. Si, si ! Mais si vous doutez de mon propos, relisez l’intrigue de FURIE au-dessus, puis lisez ensuite celle de LA CHÈVRE : La fille du grand PDG Bens, très malchanceuse, se fait enlever alors qu’elle est en vacances au Mexique. Pour la retrouver, son père, conseillé par son psychologue d’entreprise, utilise un de ses employés aussi malchanceux qu’elle, François Perrin, comptable, dans l’espoir qu’il lui arrive les mêmes malheurs qu’à sa fille et qu’il la retrouve…

- Trapard -

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