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Archive pour la catégorie « Trapard »

DARK PLANET (1997)

DARK PLANET (1997) dans Cinéma 18041912553815263615676140

DARK PLANET (1997)

Réalisation : Albert Magnoli

Scénario : S.O. Lee, J. Reifel et Buzz Dixon

Production : Barnet Bain

Musique : Marco Marinangeli

Pays : USA

Année : 1997

Exploitation en France : le film est sorti directement en DVD, en 2012 chez Keep Case.

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Attention : gros Z en vue ! En effet, DARK PLANET a tout du film de SF accrocheur : Michael York en tête d’affiche, Albert Magnoli à la réalisation (et même si ses titres de gloires comme PURPLE RAIN et TANGO & CASH datent un peu, on aurait pu encore croire en lui). Idem pour l’actrice Susan Jane Kozak, encore auréolée de l’aura de son rôle de mère dans le film d’horreur familial ARACHNOPHOBIE (1990) de Frank Marshall. Et même l’affiche de DARK PLANET nous laissait imaginer un film de science-fiction angoissant, avec cet astronaute dérivant dans l’immensité de l’espace…

18041912594315263615676150 dans TrapardEt puis ce synopsis qui rappelle tant GALACTICA : En 2638, la Terre est dévastée par la guerre et par une maladie génétique qui tue par milliers. Les hommes encore en bonne santé s’attellent à chercher un nouveau monde sur lequel trouver refuge. Dans l’espace, deux camps s’affrontent pour la conquête de la Planète Obscure: les Rebelles et les Alphas…

Eh non, rien de tout ça finalement. Effectivement, Michael York et Susan Jane Kozak sont présents dans le film, mais comme la plupart des comédiens ils sont filmés avec un cadrage très serré, ne laissant pas apparaître une once de décors futuristes derrière eux. La grosse partie du film se situant à l’intérieur d’un vaisseau qu’on a beaucoup de mal à percevoir. Seul l’uniforme du Capitaine Winter joué par Michael York se laisse entrevoir pour renforcer le côté SF old-school inspiré des séries des 60′s et 80′s comme STAR TREK ou GALACTICA. IMDB indique un détail du film en référence à la série STAR TREK de 1966 que Morbius saura mieux comprendre et expliquer que moi : « Le dossier de Brendan, jouée par Susan Jane Kozak, dresse la liste des formations dans « Trekkie Consule Referential ».

Et Albert Magnoli aurait même dû se limiter à filmer l’intérieur du vaisseau, puisque les scènes spatiales de combats ou de déplacements à l’intérieur d’un « trou noir » sont des ajouts numériques qui rappellent les graphismes de jeux vidéo très vite démodés.

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Par curiosité, j’ai aussi cherché sur IMDB pour voir si quelqu’un avait déposé un avis sur ce très mauvais DARK PLANET, et je suis tombé sur cette critique de Neohentaimaster, datant de juillet 2000 :

« This movie was a waste of Michael Yorks talent. I gave the movie 2 stars out of support for the graphics and action sequences. Many points in the movie were nonsensical and pointless at best ! I have no idea how York was tricked into signing on for this movie, but he should have refused.

–Ce film est un gâchis du talent de Michael York. J’ai donné comme note au film 2 étoiles sur 10 pour les séquences graphiques et d’action. Beaucoup de points dans le film sont absurdes, voire même inutiles ! Je ne sais pas comment York a été trompé pour qu’il signe pour ce film, mais il aurait dû refuser. »

Tout est dit.

- Trapard -

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MONSTRES SACRÉS : LE FÉTICHE DU GUERRIER ZUÑI

MONSTRES SACRÉS : LE FÉTICHE DU GUERRIER ZUÑI dans Fantastique 14050303003115263612199975

18032207293315263615625659 dans Monstres sacrés

Ce fétiche en bois apparaît dans le téléfilm culte de Dan Curtis, LA POUPÉE DE LA TERREUR (1975, Trilogy of Terror). Tout comme sa suite sortie en 1996 (TRILOGY OF TERROR 2), il s’agit d’une anthologie réunissant trois histoires à faire peur, écrites par Richard Matheson. La poupée Zuñi tueuse fait évidemment le lien entre les deux téléfilms, suite à son succès dans le premier opus.

18032207323815263615625660 dans TrapardDu coup, qu’est-ce qu’un Zuñi ? Aux dires de Wikipedia, les actuels Zuñis vivant dans des réserves amérindiennes, seraient les descendants d’un peuple qui vivait au même endroit il y a plus de 1 000 ans, avant la venue des Européens. Ce peuple était une grande société qui détenait de larges territoires et de nombreuses richesses, et rassemblait des civilisations et des cultures distinctes. Les Zuñis seraient les descendants directs des Anasazis qui étaient des contemporains des Aztèques. Les textes fondateurs zuñis indiquent que l’humanité toute entière descendrait d’un petit groupe apparu dans un monde souterrain, une sorte d’univers matriciel confiné et sombre. S’apitoyant sur le sort de ces âmes égarées, le Soleil leur donnerait du maïs pour se sustenter avant de les disséminer un peu partout sur la Terre. Dans de telles conditions, la rencontre avec les conquistadors espagnols fait figure à leurs yeux de retrouvailles de cousins longtemps perdus de vue…

18032207345715263615625661Les guerriers Zuñis confectionnaient des fétiches guerriers appelés « Kachinas ». Encore selon Wikipedia, « les kachinas ou katchinas (parfois retranscrits Katsina ou Katsinam) sont des esprits dans la mythologie des Indiens Hopis et Zuñis du Nouveau-Mexique et de l’Arizona, au Sud Ouest des États-Unis. Esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants : une sorte d’inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l’occasion de fêtes rituelles, ces esprits s’incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l’issue des fêtes, pour qu’ils se familiarisent avec le monde des esprits. »

Le soucis est que seulement le second TRILOGY OF TERROR cite la civilisation zuni pour faire référence à la provenance de la statuette. Mais les dialogues indiquent que la statuette est la création d’une très ancienne civilisation africaine disparue : les Zuni. Et évidemment, cette civilisation est purement imaginaire et le principe codé du fétiche est une imitation de celui des kachinas des Zuñis d’Amérique.

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Néanmoins, dès le premier TRILOGY OF TERROR, il y a comme une mise en garde ancestrale, à la manière des momies égyptiennes ou aztèques ressuscitées. Une mise en garde qu’Amelia (Karen Black) ne prend pas tout à fait au sérieux. Elle ne suit pas les recommandations inscrites sur un parchemin livré avec le fétiche zuñi, et un sorte de malédiction s’abat immanquablement à coups de couteaux acéré sur la pauvre femme. Et à l’instar des CHUCKY ou des PUPPET MASTER, la taille de la poupée peut prêter à sourire, mais son aspect maléfique quand à lui, finit par être très envahissant. Et les deux sketchs de LA POUPÉE DE LA TERREUR sont finalement les plus angoissants de tous ceux que constituent les deux TRILOGY OF TERROR.

Et TRILOGY OF TERROR 2, en bonne séquelle qui se respecte, élargit le concept à la manière d’un Slasher moderne : la poupée s’attaque méthodiquement aux employés d’un laboratoire scientifique.

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ZONE 39 (1996)

ZONE 39 (1996) dans Cinéma bis 18030507122115263615595923

ZONE 39 (1996)

Réalisation : John Tatoulis

Production : Colin South

Scénario : Deborah Parsons

Musique : Burkhard von Dallwitz

Pays : Australie

Année : 1996

Interprétation : Carolyn Bock, Peter Phelps, William Zappa…

18030507133715263615595925 dans Science-fictionVoilà une bonne série B australienne d’anticipation dystopique qui change un peu des films post-apocalyptiques musclés et des nanars de l’espace sortis en DTV dans les années 90. Le budget est plutôt léger mais l’histoire est plutôt bonne.

L’intrigue : Au bout du monde, dans un désert qui semble infini, il y la zone 39, une frontière entre les Républiques Fédérées et l’Union des Nouveaux Territoires. Quarante ans après la Troisième Guerre mondiale, la paix règne, précaire. Le lieutenant Megaw est chargé de la surveillance de la Zone et de l’élimination des intrus…

Voici aussi une petite traduction d’une interview du réalisateur australien John Tatoulis, pour donner un peu le ton du film :

« Dans ZONE 39, j’ai exploré un certain nombre de thèmes. L’un d’eux était la façon dont une personne traite le chagrin, comme la perte d’un être aimé. Je crois que quelqu’un ne meurt vraiment que lorsqu’on arrête de penser à lui. Je pense qu’une fois que nous avons oublié cette personne, une fois que cette personne cesse de vivre dans nos souvenirs, alors cette personne est vraiment morte. Souvent, cela prend beaucoup de temps pour que cette personne meure vraiment dans le cœur des gens. Je voulais explorer ce thème dans un environnement vers lequel je pense que nous nous dirigeons, celui d’exister dans une société qui est particulièrement hostile à l’individu et qui le contrôle et l’isole totalement. »

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D’un côté, le film montre une forme de déshumanisation à travers une société qui laisse imaginer un monde libre au-delà d’une certaine zone 39. Mais une fois celle-ci transgressée, le héros n’y trouve finalement que solitude, isolement et démons intérieurs. Au final, cela donne un film très sombre, que seuls le manque de budgets et les défauts du film, arrivent à relativiser.

Vous pouvez le trouver sur YouTube, en version complète, mais uniquement en V.O.

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LUNAR COP (1995)

LUNAR COP (1995) dans Cinéma bis 18021806114715263615564436

LUNAR COP (1995)

Réalisateur : Boaz Davidson

Producteur : Danny Lerner

Producteur délégué : Avi Lerner

Pays : États-Unis

Année : 1995

Avec Michael Paré, Billy Drago, Walker Brandt, Robin Smith, Gavin Van Der Berg…

L’intrigue : Au XXIème siècle, sur la Lune. Une catastrophe écologique a détruit la Terre, et quelques riches survivants sont venus s’installer dans une colonie lunaire totalement corrompue. L’agent Brody reçoit pour mission de retourner sur Terre, devenue un No Man’s Land, pour y chercher une substance chimique capable d’y ramener la vie. Mais la Terre que découvre Brody ne ressemble pas exactement à ce qu’on lui a raconté…

18021806134915263615564437 dans Science-fiction

La société NU IMAGE a été en quelque sorte la relève israelo-américaine de la CANNON GROUP au milieu des années 90. Créée en 1992 alors que la CANNON déposait les bilans en 1994, de nouvelles personnalités comme Boaz Davidson, Isaac Florentine, Avi & Danny Lerner sont apparues dans les génériques des films musclés ou de science-fiction sortis en DTV.

Après une petite série de films de SF à budgets serrés (CYBER COP 1, 2 & 3, LUNAR COP, CHASSE À L’HOMME…) ou de mockbusters d’action (DANGER ZONE, SANS ALTERNATIVE, LE DERNIER DES DRAGONS…) dans les années 90, NU IMAGE a lancé sa célèbre saga des SHARK ATTACK après le succès de PEUR BLEUE (1999, Deep Blue Sea). Mais là où NEW IMAGE semble avoir dépassé les 18021806154015263615564438 dans Trapardmaîtres Golan & Globus, c’est en produisant, sous le label Millennium Films, des séries B rivalisant avec les blockbusters comme le dernier RAMBO (2008) et le nouveau CONAN LE BARBARE (2011). Ainsi que la série à succès des EXPENDABLES, offrant même à quelques personnalités en vue de passer derrière la caméra, comme Sylvester Stallone (RAMBO, le premier EXPENDABLES), Marcus Nispel (CONAN), ainsi qu’aux deux Français, Julien Maury and Alexandre Bustillo pour LEATHERFACE (2017).

Pour en revenir à LUNAR COP, la science-fiction semble n’être qu’un argument de vente puisque très tôt déjà, l’équipe de NU IMAGE est passée maîtresse 18021806180015263615564440dans l’art de filmer les scènes d’action et de bastons. Le reste du film accumulant surtout des situations psychologiques éculées jusqu’à la sève. On y croise aussi cette éternelle impression de déjà vu, quand le gentil agent Brody doit affronter des méchants pas du tout gentils. La même année, STEEL FRONTIER ou WATERWORLD racontaient finalement exactement la même histoire, mais dans des décors différents.

Reste Michael Paré qui est assez crédible en cette sorte de Mad Max motard du futur, à la belle gueule et au grand cœur. Le méchant, lui, est incarné par un Billy Drago déjanté, et rescapé de la CANNON (INVASION USA, DELTA FORCE 2). Mais son indéniable charisme reste, comme souvent dans la série B, assez mal employé à l’écran.

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STEEL FRONTIER (1995)

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STEEL FRONTIER (1995)

Après les deux films post-apocalyptiques,  DUNE WARRIORS (1991) et  NEON CITY (1991) qui étaient librement adaptés des westerns, LES SEPT MERCENAIRES (1960) et LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE (1939), STEEL FRONTIER pousse le vice en plongeant ses racines dans la guerre de Sécession américaine.

L’intrigue : Après que la civilisation se soit effondrée, la terre ne ressemble plus qu’à un vaste champ de bataille. En dépit du règne de la violence, une poignée de survivants fondent NewHope, la ville de tous les espoirs. Une cité de paix menacée par le général Quantrell et son armée de tueurs. Personne n’est en mesure de lutter. Personne, sauf Yuma qui attaque l’ennemi de l’intérieur, qui gagne la confiance du vénéneux Quantrell pour mieux débarrasser la planète de sa présence…

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Pour le point d’Histoire, le général J.W. Quantrill serait un lointain descendant du hors-la-loi William Quantrill. Tout comme les gangs des frères James (Jesse et Frank) et Younger, le gang Quantrill du Missouri, dirigé par William Quantrill, semait la terreur entre les États du Missouri esclavagiste et le Kansas abolitionniste entre 1861 et 1865. Une époque lointaine qui devait sentir bon le bois et le fer qui chauffe, et qu’on retrouve pourtant dans STEEL FRONTIER (donc littéralement, « Frontière d’acier ») qui se voudrait une reconstruction post-apocalyptique lente de l’Amérique des cowboys solitaires, des shérifs, des barbiers et des éternels hors-la loi. En même temps, 2019, c’est l’année prochaine, mais passons…

18020907144215263615545331 dans TrapardLa référence la plus évidente de STEEL FRONTIER au genre western ne se trouve finalement pas du côté du continent américain, mais plutôt en Europe. Le héros du film se nomme Yuma comme le Larry Yuma des bande-dessinées italiennes de poche, et il porte un long manteau cache-poussière dans le style de ceux des héros de MON NOM EST PERSONNE (1973). Puis ce personnage ténébreux, peu bavard mais méthodique se rapproche assez d’un autre cowboy italien, « L’homme sans nom », joué par Clint Eastwood dans UNE POIGNÉE DE DOLLARS (1966) de Sergio Leone.

Et de nombreuses situations dans le film sont inspirées des western italiens ou des classiques hollywoodiens, tandis que la réalisation et les éclairages rappellent assez un style de bande-dessinée. D’ailleurs, l’année de la sortie de STEEL FRONTIER est une grosse période de sorties d’adaptations de BD post-apocalyptiques comme TANK GIRL et JUDGE DREDD. L’ambiance de western sur fond de décors post-apocalyptique, donne aussi à STEEL FRONTIER une dimension vaguement steampunk qui doit sûrement beaucoup à la diffusion de la série BRISCO COUNTY (1993-1994).

18020907170115263615545332Pour en revenir au personnage de Yuma, il est interprété par Joe Lara, un acteur chevelu à la belle gueule et à la carrière ancrée dans les années 90. Il est comme une sorte de Jon Bon Jovi dont le temps qui passe laisse la silhouette s’oublier derrière lui. Il m’a surtout laissé une bonne impression en héros dur mais au grand cœur, secourant la dernière femme fertile dans le monde dévasté d’AMERICAN CYBORG, STEEL WARRIOR (1993). Depuis les années 2000, il semble ne plus tourner dans aucune production et se consacrer uniquement à son second métier : la musique.

Les deux autres fortes présences de STEEL FRONTIER sont Bo Svenson déjà plus très jeune (DELTA FORCE, LE MAÎTRE DE GUERRE) et Brion James (qui était surtout Léon, le réplicant à la fierté mal placée, qui n’appréciait pas les questions sordides sur les tortues retournées, au début de BLADE RUNNER). Avec son visage pincé, il incarne le général Quantrill.

Apparemment, STEEL FRONTIER serait sorti en DVD  mais on peut aussi visionner le film en V.O. sur YouTube.

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NEW EDEN (1994)

NEW EDEN (1994) dans Science-fiction 18012906020415263615514268

NEW EDEN (1994)

Réalisateur : Alan Metzger

Scénariste : Dan Gordon

Pays : États-Unis

Année : 1994

Interprètes : Stephen Baldwin, Lisa Bonet, Tobin Bell… 

En 2014, nous traitions du film de Martin Campbell avec Ray Liotta et Lance Henriksen, ABSOLOM 2022 (1994, No Escape ou Escape from Absolom) sur les Échos d’Altaïr dans un dossier dédié à la SF des années 90.

L’intrigue d’ABSOLOM 2022 : En 2022 donc, un ancien héros de guerre incarcéré pour assassinat arrive dans les quartiers de haute sécurité d’une prison, où règne en maître un directeur impitoyable. Le nouveau détenu lui tenant tête, il est immédiatement sanctionné : il sera banni, envoyé sur Absolom, une île-prison spécialement réservée aux récalcitrants. Cette île ne connaît qu’une seule règle : s’évader est interdit. Pour le reste, elle ne connaît pas d’autres lois que celle du plus fort…

Il se trouve que la même année, la chaîne Sci-Fi Channel produisait et diffusait NEW EDEN avec une intrigue quasi-similaire mais familiale : Deux compagnons de prison, Kyne et Adams, un renégat et un jeune ingénieur aux manières plus douces, sont envoyés sur une planète de sable nommé Terre 21-523 ou la plupart des nouveaux venus sont immédiatement tués par le peuple des sables, les survivant luttant pour leur survie. C’est jusqu’à ce qu’un nouveau prisonnier arrive avec des idées de fournir l’irrigation du désert. Mais d’abord il doit combattre le peuple des sables…

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Moins brutal qu’ABSOLOM 2022, NEW EDEN a, avant tout, été destiné à une télédiffusion dans un cadre familial. Du coup, au-delà du côté « Survival post-apocalyptique» où la barbarie règne un peu partout sur la planète, on y trouve ce message récurrent au genre, de vouloir recréer des communautés basées sur la logique du bien contre le mal, de l’engagement et du mariage, de la revitalisation du sol pour reconstruire l’humanité. Des messages auxquels tout le monde adhère, mais qu’il n’est pas forcément nécessaire d’ajouter à un cinéma de divertissement qui est censé proposer avant tout de l’aventure et de la brutalité. Mais l’affiche de NEW EDEN laissait tout de même présager un téléfilm bourré de bons sentiments avec le couple Stephen Baldwin au regard azur comme le reste de la fratrie Baldwin, et la jolie Lisa Bonet (COSBY SHOH, ANGEL HEART…). Les oreilles rondes de Mickey Mouse ne semblent pas si loin…

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Au-delà de ça, le téléfilm est plutôt agréable et parfois drôle. Et surtout, les comédiens jouent très bien leurs personnages, ce qui fait un peu oublier les costumes assez ridicules, la caricature des dialogues et la psychologie minimaliste de certains personnages destinés à un public très jeune.

Le point fort du téléfilm, c’est sa B.O. composée à partir d’une musique électronique mi-world, mi-hip hop créée par le compositeur Blake Leyh pour augmenter l’ambiance des scènes d’action et de suspense.

En exemple, voici un extrait de la B.O. de la série THE WIRE (2002-2008) composée par Blake Leyh.

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THE HEROIC TRIO 1 et 2

THE HEROIC TRIO 1 et 2

THE HEROIC TRIO 1 et 2 dans Cinéma 18011904300915263615477471

THE HEROIC TRIO 1

Titre original : Dung fong saam hap

Réalisateur : Johnnie To

Scénario : Sandy Shaw

Pays : Hong-Kong

Année : 1993

Interprètes : Michelle Yeoh, Anita Mui, Maggie Cheung et Anthony Wong…

EXECUTIONERS aka THE HEROIC TRIO 2

Titre original : Xian dai hao xia zhuan

Réalisateur : Johnnie To et Ching Siu-tung

Scénario : Susanne Chan

Pays : Hong-Kong

Année : 1993

Interprètes : Michelle Yeoh, Anita Mui, Maggie Cheung et Anthony Wong…

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Le trio héroïque, c’est la Femme Invisible (Michelle Yeoh), Wonder Woman (Anita Mui) et Thief Catcher (Maggie Cheung).

La base des super-héros hong-kongais c’est une dose de masques et de costumes, une dose de super-pouvoirs et beaucoup de kung-fu. Et évidemment beaucoup de charme dans les mouvements des comédiens, en particulier lorsqu’il s’agit de super-héroïnes. Et qui aime les chorégraphies des années 90-2000 à base de courroies et d’élévateurs mécaniques pour déplacer dans les airs les comédiens d’un point à un autre, frappant ou déplaçant des obstacles ou leurs adversaires dans leur élan, à la seconde près… ne peut qu’apprécier le HEROIC TRIO ou autres BLACK MASK (avec Jet Li). Stephen Chow montrait justement l’envers du décor de ce genres de tournages calibrés à la seconde près, dans son KING OF COMEDY sorti en 1999.

18011904325215263615477474 dans TrapardTHE HEROIC TRIO raconte l’histoire de trois de ces super-nanas, qui n’ont dès le départ aucune affinité entre elles et rien pour s’entendre, car trop individualistes. Et qui finalement, finissent par s’associer pour affronter un étrange kidnappeur d’enfants…

Et EXECUTIONERS réunit les trois super-nanas dans un futur apocalyptique, après une guerre nucléaire. Dans une ville isolée, où l’eau est devenue la ressource la plus rare, les trois héroïnes mènent maintenant des vies indépendantes. Tung (Wonder Woman) est devenue mère d’une petite fille ; Ching (la Femme Invisible) est maintenant au service du bien avec le bossu masqué, Kau ; et Chat est toujours chasseuse de primes. Des circonstances tragiques les contraignent à reformer leur association pour le salut de la ville…

EXECUTIONERS est entrecoupé d’intermèdes chantés comme beaucoup de films asiatiques comme par exemple le film post-apocalyptique taïwanais THE HOLE (1999, Dong), qui est connu en France car il a eu droit à une petite édition en DVD. Par contre, EXECUTIONERS n’a pas eu cet honneur et il a été exclusivement destiné à un public chinois et n’a pas été distribué en salles en Europe. Je pense qu’au début des années 90, l’effet Bollywood ne fonctionnait pas encore sur le public français, du coup le reste du cinéma asiatique « chanté » ne s’exportait pas encore. Mais on peut trouver EXECUTIONERS sur Internet, avec des sous-titres français créés par des fans.

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Pour en revenir à nos trois super-héroïnes, la carrière Michelle Yeoh a surtout explosé hors d’Asie au début des années 2000, avec TIGRE ET DRAGON de Ang Lee. Depuis, on croise de temps à autres son joli minois dans des films américains, en geisha dans MÉMOIRE D’UNE GEISHA (2005) ou en nonne post-apocalyptique dans BABYLONE A.D. (2008).

18011904370915263615477479Anita Mui a concentré sa carrière à Hong-Kong en tournant pour les plus grands réalisateurs hong-kongais et chinois, de Jackie Chan à Johnny To, en passant par Sammo Hung, Tsui Hark, décédant d’un cancer avant la fin du tournage du SECRET DES POIGNARDS VOLANTS de Zhang Yimou en 2003.

Ma petite préférée, qui n’est pas forcément la plus jolie des trois, mais qui en tout cas est la plus fascinante et la plus aventureuse, c’est Maggie Cheung. Alternant films de pure exploitation (comme POLICE STORY 1, 2 et 3 de Jackie Chan, L’AUBERGE DU DRAGON de Tsui Hark, ou HERO de Zhang Yimou), ou cinéma d’auteur (avec l’excellent CENTER STAGE de Stanley Kwan, ou encore NOS ANNÉES SAUVAGES, LES CENDRES DU TEMPS, IN THE MOOD FOR LOVE et 2046 de Wong Kar-wai), elle a aussi tourné quelques films costumés cultes comme GREEN SNAKE  ou les HEROIC TRIO. Et bien que je ne sois pas spécialement fasciné par le cinéma d’auteur du Français Olivier Assayas, j’ai néanmoins regardé son film français (IRMA VEP en 1996) et son film américain (CLEAN en 2004) qui ont servi de 18011904401415263615477482passerelle internationale à Maggie Cheung. Je trouve CLEAN plus captivant qu’IRMA VEP, mais ce dernier a le mérite de nous montrer Maggie Cheung dans son propre rôle, passant des entretiens devant un producteur avec des extraits des HEROIC TRIO et faisant des bouts d’essai pour le rôle d’Irma Vep, l’héroïne physique et masquée, pour un remake des VAMPIRES de Louis Feuillade.

Néanmoins, elle est excellente avec ses deux comparses, en justicière masquée dans le diptyque du HEROIC TRIO : action, combat, humour et sensualité assurés.

Elles sont aussi accompagnées dans les deux films des acteurs Damien Lee (belle gueule du cinéma hong-kongais) et Anthony Wong que j’adore autant en flic (la trilogie des INFERNAL AFFAIRS), qu’en gangster (VENGEANCE) ou en tueur psychopathe (THE UNTOLD STORY et EBOLA SYNDROME).

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CHILDREN OF THE LIVING-DEAD (2001)

CHILDREN OF THE LIVING-DEAD

Attention : OFNI ! Quand John Russo et Bill Hinzman, successivement scénariste et acteur jouant le zombie du cimetière au début de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968)… et Tom Savini, acteur, maquilleur et cascadeur de ZOMBIE (1979) du même Romero, s’associent pour tourner une pseudo-suite hyper-fauchée de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, ça donne CHILDREN OF THE LIVING-DEAD sorti uniquement en vidéo en 2001.

CHILDREN OF THE LIVING-DEAD (2001) dans Cinéma bis 17110907415215263615360492L’intrigue : En 1987, le serial-killer et violeur Abbott Hayes disparait de la morgue. Peu après, une horde de zombies débarque et balaye la ville. Très peu d’habitants en ressortirons vivant. Quatorze ans plus tard, les rescapés du village tentent en vain d’effacer les traces du passé…

En dehors de la qualité ratée du film, filmé à l’arrache et avec un jeu d’acteurs plus que moyen, j’ai noté deux choses très intéressantes autours de sa conception. La première est son générique, fait de passionnés qui ont dû accepter de tourner ce film pour trois fois rien. Avant tout, je pense que l’on peut attribuer l’influence de CHILDREN OF THE DEAD à John Russo, à la production, et à Bill Hinzman, à la direction de la photographie. John Russo qui était le scénariste de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS en 1968, en proposa un re-montage avec quinze minutes additionnelles en 1999, pour le DVD de l’anniversaire des 30 ans du film de Romero. Le début du montage de John Russo de 1999, et l’histoire d’Abbott Hayes dans CHILDREN OF THE LIVING-DEAD sont assez similaires. 17110907443315263615360499 dans FantastiqueL’autre point commun est cette constante chez Russo et que l’on retrouve parfois chez Bill Hizman dans le choix des costumes mortuaires de ses personnages, c’est de créer comme source de zombification dans ses histoires, une forme de sorcellerie ancienne issue des vieilles racines chrétiennes des débuts de la colonisation américaine, ce qui est nettement moins présent chez Romero. Un genre qu’on retrouve pourtant dans le cinéma brésilien par exemple, et qui à mon goût, n’est ni du cinéma gothique, ni du cinéma trash américain né de la guerre du Vietnam, mais plutôt un cinéma d’épouvante destiné avant tout aux descendants de la colonisation américaine, et qui est surtout destiné aux diffusions télévisées.

LA NUIT DES MORTS-VIVANTS étant depuis toujours dans le domaine public, je pense que John Russo cherche moins à s’en attribuer une certaine paternité, qu’à en relancer une franchise très différente de la saga des films de zombies modernes de Romero. Après LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, Russo a d’ailleurs fait éditer en romans sa propre trilogie avec « La Nuit des morts vivants » (1974), « Le Réveil des morts vivants » (1978) et « Le Retour des morts vivants » (1978), ces trois romans sortiront en France, en 1985 dans la collection « Gore ». « Le Réveil des morts vivants » ne verra jamais le jour sous forme cinématographique à cause d’un différent entre les deux hommes, et de son côté, G.A. Romero tourne en 1978, ZOMBIE. Et lors de l’adaptation du RETOUR DES MORTS-VIVANTS (1985) par Dan O’Bannon, Russo et Romero se retrouvent indirectement de nouveau en conflit au moment de la sortie du JOUR DES MORTS-VIVANTS.

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Et Puis John Russo scénarisera encore le remake de 1990 tourné par Tom Savini et celui en 3-D réalisé par Jeff Broadstreet en 2006. Il adaptera aussi lui-même en 1982, son propre roman « Zéro Heure » avec MIDNIGHT et ses anciens rituels de démonologies. On retrouve un peu de cet univers satanique dans CHILDREN OF THE LIVING-DEAD, le tout, mêlé à une ambiance lovecraftienne et zombiesque.

17110907514815263615360501Et qui mieux que Bill Hinzman affichant régulièrement son costard terreux de croque-mort, dans plusieurs films comme FLESH EATER (1988), pourrait suivre Russo dans son entreprise de filmer du zomblard. À eux deux, on ajoute à CHILDREN OF THE LIVING-DEAD, un Tom Savini, de nouveau acteur et cascadeur comme dans ZOMBIE (1979) et qui a l’air de s’en donner cœur joie à jouer les gros bras, et à buter du zombie en faisant des galipettes. Un Samuel Nicotero dans un second rôle, et dont le tonton, Greg Nicotero, est un ancien élève de Tom Savini sur LE JOUR DES MORTS-VIVANTS, et qui est désormais célèbre pour ses maquillages sur la série THE WALKING DEAD. Une Heidi Hinzman (en jeune zombie blonde) qui n’est autre que la fille de Bill Hinzman. Un Robert Oppel qui avait déjà tourné dans un court-métrage amateur de zombies en 1999, REIGN OF THE DEAD. Et malgré le côté très nanar de CHILDREN OF THE LIVING-DEAD, c’est l’ancien complice des B.O. de John Carpenter, Alan Howarth (NEW-YORK 1997, CHRISTINE, JACK BURTON et la saga des HALLOWEEN) qui a composé la musique du film.

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LES DICTIONNAIRES DE JEAN TULARD

LES DICTIONNAIRES DE JEAN TULARD dans Littérature 14072703494415263612413227

J’ai soudainement envie de faire comme Morbius et de présenter sur les Échos d’Altaïr, un élément que j’affection de ma bibliothèque. Ou ce qu’il en reste, puisque je ne suis pas un cinéphile très soigneux, et j’ai tendance à gribouiller des notes sur mes bouquins.

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Et c’est le cas avec les dictionnaires du cinéma de Jean Tulard, dont j’ai acheté le premier tome dédié aux réalisateurs, en 1997. À cette époque, j’aimais beaucoup les classifications par ordre alphabétique pour trouver des infos sur un film ou sur un réalisateur, et je n’avais que le dictionnaire Larousse du cinéma et quelques encyclopédies liées au cinéma expérimental, de science-fiction et d’horreur. En 1997, je ne savais rien d’internet, et ni Wikipedia, ni IMDB ne devaientt alors exister, et je n’avais pas non plus acheté les Craignos Monsters de Jean-Pierre Putters. Du coup, le dictionnaire du cinéma de Jean Tulard a été une très belle découverte, dans le sens où cet ancien prof de la Sorbonne proposait déjà un répertoire pour les réalisateurs du cinéma bis, mêlé à ceux du cinéma indépendant, du cinéma porno ou du simple blockbuster.

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Les livres sur le cinéma bis n’existaient évidemment pas à cette époque. En tout cas, de Nouméa on n’avait pas accès à grand chose sur le sujet et il m’a fallu voyager jusqu’à Paris pour acheter les trois premiers tomes des Craignos Monsters. En attendant, les dictionnaires de Jean Tulard m’ont énormément servi entre 1998 ou 2000, pour écumer les vidéoclubs, pour en décortiquer chaque jaquette de VHS et faire le tri entre intox et infos réelles. Je me souviens par exemple avoir découvert LE BOSSU DE LA MORGUE (1973) avec Paul Naschy, caché derrière une jaquette incompréhensible. Disons que ce dictionnaire me servait à faire des choix de location extrêmement précis sans avoir à dépenser mon argent inutilement. Comme il était édité dans la collection « Bouquins » en format de Poche, je l’emmenais avec moi dans les vidéoclubs et je décortiquais un par un chaque rayon, en comptant que les vendeurs n’étaient pas des cinéphiles et qu’ils classaient un peu tout n’importe comment et dans n’importe quel rayon. Je me faisais souvent un peu remarquer avec mon dictionnaire dans une main, et un petit carnet et un stylo dans l’autre. Une vendeuse de « Jumbo Vidéo » un peu craintive est même venue me voir un jour, me demandant si j’étais un inspecteur des droits d’auteur…

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J’ai utilisé ce dictionnaire pendant quelques bonnes années, allant jusqu’à acheter le second tome dédié aux acteurs au début des années 2000, mais je l’ai toujours trouvé moins intéressant celui-ci. C’est sûrement pour ça qu’il est toujours propre en 2017, alors que celui sur les réalisateurs est marron de crasse. Mais comme j’aimais beaucoup la collection « Bouquins », j’avais aussi acheté le double dictionnaire du rock proposé par Michka Assayas qui, comme Tulard, explorait aussi beaucoup la face non-commerciale de cet art.

Je ne me suis abonné à Internet qu’au début de l’année 2005, et les années passant depuis 1997, je complétais moi-même le dictionnaire de Tulard au crayon de papier, avec mes propres découvertes pour éviter d’acheter les rééditions. Il faut dire qu’en ouvrant la voie vers le cinéma bis, le dictionnaire de Tulard devenait si passionnant que ses lacunes se faisaient aussi très vite ressentir.

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Puis vers juillet 2005, suite à la proposition d’un ami, j’ai créé le blog Le Caillou Magique, pour pouvoir continuer à répertorier mes découvertes en matière de cinéma de genre et de cinéma bis. Ensuite à partir de 2006, j’avais aussi commencé un long répertoire calédonien du rock et du cinéma éparpillé sur les blogs Zic & Zicos, Le Cri du Cagou, puis pour un gros projet d’archivage avec la Province Sud. Mais sans Jean Tulard, je pense que j’aurais exploré cette facette un peu cachée du cinéma que beaucoup plus tard, d’où ce petit hommage que je rends aujourd’hui à son dictionnaire.

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LES MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS (1999)

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LES MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS (1999)

Voilà bien l’une des séries Z qui fut l’une de mes meilleures surprises de ses dernières années, avec peut-être aussi PETRIFIED (2006) de Charles Band. Il faut dire qu’à force de faire les brocantes et les déstockages des vidéoclubs qui s’éteignaient un à un, je me suis retrouvé avec un lot incroyable de « merdes » sorties dans les années 2000, et qui envahissaient ma vidéothèque. Et franchement, moi qui ne supporte plus les productions Full Moon, sans saveurs ni intelligences, LES MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS (The Dead Hate the Living) m’a bien surpris. J’y ai senti comme une mise en abîme, avec un réalisateur (Dave Parker) et une équipe fauchée de passionnés tournant un film fauché de passionnés.

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L’intrigue : Une équipe tourne un film d’horreur fauché dans un hôpital désaffecté. Ils tombent sur un grand cercueil enfermant un corps humain et décident de l’utiliser pour le film. Ce cercueil, une fois activé ouvre les portes sur l’au-delà et transforme les morts en zombies…

17110308081115263615352364 dans TrapardJe n’ai toujours pas vu les co-réalisations précédentes de Dave Parker (BIMBO MOVIE BASH et KRAA !) mais elles m’ont l’air faites du même bois déjanté que celui des MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS. Ce dernier film semble avoir été un tremplin pour Parker, qui a ensuite réalisé avec THE HILLS RUN RED, un sujet plus trash et plus ambitieux, et sans la participation de Charles Band cette fois-ci.

LES MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS a tout du bon film de zombies sans budget, mais captivant, avec quelques moments gores et angoissants et quelques clins d’œil à Lucio Fulci. J’ai pu lire dans certains forums des critiques d’internautes qui trouvent le film beaucoup trop long, et je pense que c’est l’atmosphère lente et pesante du film qui peut provoquer ce genre de réactions. Full Moon a d’ailleurs distribué un remontage plus court du film, sous forme de sketch mêlé à deux autres versions écourtées de films de la firme, pour le DVD HISTOIRES D’OUTRE-TOMBE (2003, Tales from the grave). Mais je reste un admirateur de la version longue, la courte éludant une partie de ce qui fait l’histoire et le développement des personnages.

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