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Archive pour la catégorie « Trapard »

CHILDREN OF THE LIVING-DEAD (2001)

CHILDREN OF THE LIVING-DEAD

Attention : OFNI ! Quand John Russo et Bill Hinzman, successivement scénariste et acteur jouant le zombie du cimetière au début de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968)… et Tom Savini, acteur, maquilleur et cascadeur de ZOMBIE (1979) du même Romero, s’associent pour tourner une pseudo-suite hyper-fauchée de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, ça donne CHILDREN OF THE LIVING-DEAD sorti uniquement en vidéo en 2001.

CHILDREN OF THE LIVING-DEAD (2001) dans Cinéma bis 17110907415215263615360492L’intrigue : En 1987, le serial-killer et violeur Abbott Hayes disparait de la morgue. Peu après, une horde de zombies débarque et balaye la ville. Très peu d’habitants en ressortirons vivant. Quatorze ans plus tard, les rescapés du village tentent en vain d’effacer les traces du passé…

En dehors de la qualité ratée du film, filmé à l’arrache et avec un jeu d’acteurs plus que moyen, j’ai noté deux choses très intéressantes autours de sa conception. La première est son générique, fait de passionnés qui ont dû accepter de tourner ce film pour trois fois rien. Avant tout, je pense que l’on peut attribuer l’influence de CHILDREN OF THE DEAD à John Russo, à la production, et à Bill Hinzman, à la direction de la photographie. John Russo qui était le scénariste de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS en 1968, en proposa un re-montage avec quinze minutes additionnelles en 1999, pour le DVD de l’anniversaire des 30 ans du film de Romero. Le début du montage de John Russo de 1999, et l’histoire d’Abbott Hayes dans CHILDREN OF THE LIVING-DEAD sont assez similaires. 17110907443315263615360499 dans FantastiqueL’autre point commun est cette constante chez Russo et que l’on retrouve parfois chez Bill Hizman dans le choix des costumes mortuaires de ses personnages, c’est de créer comme source de zombification dans ses histoires, une forme de sorcellerie ancienne issue des vieilles racines chrétiennes des débuts de la colonisation américaine, ce qui est nettement moins présent chez Romero. Un genre qu’on retrouve pourtant dans le cinéma brésilien par exemple, et qui à mon goût, n’est ni du cinéma gothique, ni du cinéma trash américain né de la guerre du Vietnam, mais plutôt un cinéma d’épouvante destiné avant tout aux descendants de la colonisation américaine, et qui est surtout destiné aux diffusions télévisées.

LA NUIT DES MORTS-VIVANTS étant depuis toujours dans le domaine public, je pense que John Russo cherche moins à s’en attribuer une certaine paternité, qu’à en relancer une franchise très différente de la saga des films de zombies modernes de Romero. Après LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, Russo a d’ailleurs fait éditer en romans sa propre trilogie avec « La Nuit des morts vivants » (1974), « Le Réveil des morts vivants » (1978) et « Le Retour des morts vivants » (1978), ces trois romans sortiront en France, en 1985 dans la collection « Gore ». « Le Réveil des morts vivants » ne verra jamais le jour sous forme cinématographique à cause d’un différent entre les deux hommes, et de son côté, G.A. Romero tourne en 1978, ZOMBIE. Et lors de l’adaptation du RETOUR DES MORTS-VIVANTS (1985) par Dan O’Bannon, Russo et Romero se retrouvent indirectement de nouveau en conflit au moment de la sortie du JOUR DES MORTS-VIVANTS.

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Et Puis John Russo scénarisera encore le remake de 1990 tourné par Tom Savini et celui en 3-D réalisé par Jeff Broadstreet en 2006. Il adaptera aussi lui-même en 1982, son propre roman « Zéro Heure » avec MIDNIGHT et ses anciens rituels de démonologies. On retrouve un peu de cet univers satanique dans CHILDREN OF THE LIVING-DEAD, le tout, mêlé à une ambiance lovecraftienne et zombiesque.

17110907514815263615360501Et qui mieux que Bill Hinzman affichant régulièrement son costard terreux de croque-mort, dans plusieurs films comme FLESH EATER (1988), pourrait suivre Russo dans son entreprise de filmer du zomblard. À eux deux, on ajoute à CHILDREN OF THE LIVING-DEAD, un Tom Savini, de nouveau acteur et cascadeur comme dans ZOMBIE (1979) et qui a l’air de s’en donner cœur joie à jouer les gros bras, et à buter du zombie en faisant des galipettes. Un Samuel Nicotero dans un second rôle, et dont le tonton, Greg Nicotero, est un ancien élève de Tom Savini sur LE JOUR DES MORTS-VIVANTS, et qui est désormais célèbre pour ses maquillages sur la série THE WALKING DEAD. Une Heidi Hinzman (en jeune zombie blonde) qui n’est autre que la fille de Bill Hinzman. Un Robert Oppel qui avait déjà tourné dans un court-métrage amateur de zombies en 1999, REIGN OF THE DEAD. Et malgré le côté très nanar de CHILDREN OF THE LIVING-DEAD, c’est l’ancien complice des B.O. de John Carpenter, Alan Howarth (NEW-YORK 1997, CHRISTINE, JACK BURTON et la saga des HALLOWEEN) qui a composé la musique du film.

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LES DICTIONNAIRES DE JEAN TULARD

LES DICTIONNAIRES DE JEAN TULARD dans Littérature 14072703494415263612413227

J’ai soudainement envie de faire comme Morbius et de présenter sur les Échos d’Altaïr, un élément que j’affection de ma bibliothèque. Ou ce qu’il en reste, puisque je ne suis pas un cinéphile très soigneux, et j’ai tendance à gribouiller des notes sur mes bouquins.

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Et c’est le cas avec les dictionnaires du cinéma de Jean Tulard, dont j’ai acheté le premier tome dédié aux réalisateurs, en 1997. À cette époque, j’aimais beaucoup les classifications par ordre alphabétique pour trouver des infos sur un film ou sur un réalisateur, et je n’avais que le dictionnaire Larousse du cinéma et quelques encyclopédies liées au cinéma expérimental, de science-fiction et d’horreur. En 1997, je ne savais rien d’internet, et ni Wikipedia, ni IMDB ne devaientt alors exister, et je n’avais pas non plus acheté les Craignos Monsters de Jean-Pierre Putters. Du coup, le dictionnaire du cinéma de Jean Tulard a été une très belle découverte, dans le sens où cet ancien prof de la Sorbonne proposait déjà un répertoire pour les réalisateurs du cinéma bis, mêlé à ceux du cinéma indépendant, du cinéma porno ou du simple blockbuster.

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Les livres sur le cinéma bis n’existaient évidemment pas à cette époque. En tout cas, de Nouméa on n’avait pas accès à grand chose sur le sujet et il m’a fallu voyager jusqu’à Paris pour acheter les trois premiers tomes des Craignos Monsters. En attendant, les dictionnaires de Jean Tulard m’ont énormément servi entre 1998 ou 2000, pour écumer les vidéoclubs, pour en décortiquer chaque jaquette de VHS et faire le tri entre intox et infos réelles. Je me souviens par exemple avoir découvert LE BOSSU DE LA MORGUE (1973) avec Paul Naschy, caché derrière une jaquette incompréhensible. Disons que ce dictionnaire me servait à faire des choix de location extrêmement précis sans avoir à dépenser mon argent inutilement. Comme il était édité dans la collection « Bouquins » en format de Poche, je l’emmenais avec moi dans les vidéoclubs et je décortiquais un par un chaque rayon, en comptant que les vendeurs n’étaient pas des cinéphiles et qu’ils classaient un peu tout n’importe comment et dans n’importe quel rayon. Je me faisais souvent un peu remarquer avec mon dictionnaire dans une main, et un petit carnet et un stylo dans l’autre. Une vendeuse de « Jumbo Vidéo » un peu craintive est même venue me voir un jour, me demandant si j’étais un inspecteur des droits d’auteur…

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J’ai utilisé ce dictionnaire pendant quelques bonnes années, allant jusqu’à acheter le second tome dédié aux acteurs au début des années 2000, mais je l’ai toujours trouvé moins intéressant celui-ci. C’est sûrement pour ça qu’il est toujours propre en 2017, alors que celui sur les réalisateurs est marron de crasse. Mais comme j’aimais beaucoup la collection « Bouquins », j’avais aussi acheté le double dictionnaire du rock proposé par Michka Assayas qui, comme Tulard, explorait aussi beaucoup la face non-commerciale de cet art.

Je ne me suis abonné à Internet qu’au début de l’année 2005, et les années passant depuis 1997, je complétais moi-même le dictionnaire de Tulard au crayon de papier, avec mes propres découvertes pour éviter d’acheter les rééditions. Il faut dire qu’en ouvrant la voie vers le cinéma bis, le dictionnaire de Tulard devenait si passionnant que ses lacunes se faisaient aussi très vite ressentir.

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Puis vers juillet 2005, suite à la proposition d’un ami, j’ai créé le blog Le Caillou Magique, pour pouvoir continuer à répertorier mes découvertes en matière de cinéma de genre et de cinéma bis. Ensuite à partir de 2006, j’avais aussi commencé un long répertoire calédonien du rock et du cinéma éparpillé sur les blogs Zic & Zicos, Le Cri du Cagou, puis pour un gros projet d’archivage avec la Province Sud. Mais sans Jean Tulard, je pense que j’aurais exploré cette facette un peu cachée du cinéma que beaucoup plus tard, d’où ce petit hommage que je rends aujourd’hui à son dictionnaire.

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LES MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS (1999)

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LES MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS (1999)

Voilà bien l’une des séries Z qui fut l’une de mes meilleures surprises de ses dernières années, avec peut-être aussi PETRIFIED (2006) de Charles Band. Il faut dire qu’à force de faire les brocantes et les déstockages des vidéoclubs qui s’éteignaient un à un, je me suis retrouvé avec un lot incroyable de « merdes » sorties dans les années 2000, et qui envahissaient ma vidéothèque. Et franchement, moi qui ne supporte plus les productions Full Moon, sans saveurs ni intelligences, LES MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS (The Dead Hate the Living) m’a bien surpris. J’y ai senti comme une mise en abîme, avec un réalisateur (Dave Parker) et une équipe fauchée de passionnés tournant un film fauché de passionnés.

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L’intrigue : Une équipe tourne un film d’horreur fauché dans un hôpital désaffecté. Ils tombent sur un grand cercueil enfermant un corps humain et décident de l’utiliser pour le film. Ce cercueil, une fois activé ouvre les portes sur l’au-delà et transforme les morts en zombies…

17110308081115263615352364 dans TrapardJe n’ai toujours pas vu les co-réalisations précédentes de Dave Parker (BIMBO MOVIE BASH et KRAA !) mais elles m’ont l’air faites du même bois déjanté que celui des MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS. Ce dernier film semble avoir été un tremplin pour Parker, qui a ensuite réalisé avec THE HILLS RUN RED, un sujet plus trash et plus ambitieux, et sans la participation de Charles Band cette fois-ci.

LES MORTS HAÏSSENT LES VIVANTS a tout du bon film de zombies sans budget, mais captivant, avec quelques moments gores et angoissants et quelques clins d’œil à Lucio Fulci. J’ai pu lire dans certains forums des critiques d’internautes qui trouvent le film beaucoup trop long, et je pense que c’est l’atmosphère lente et pesante du film qui peut provoquer ce genre de réactions. Full Moon a d’ailleurs distribué un remontage plus court du film, sous forme de sketch mêlé à deux autres versions écourtées de films de la firme, pour le DVD HISTOIRES D’OUTRE-TOMBE (2003, Tales from the grave). Mais je reste un admirateur de la version longue, la courte éludant une partie de ce qui fait l’histoire et le développement des personnages.

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KILLDOZER ! (1974)

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KILLDOZER ! (1974)

Réalisation : Jerry London

Scénario : Ed MacKillop, d’après le roman de Theodore Sturgeon

Production : Herbert F. Solow pour Universal Television et ABC

Musique : Gil Mellé

Pays : États-Unis. Février 1974

Interprètes : Clint Walker, James Wainwright, Carl Betz, Neville Brand, James A. Watson, Jr., Robert Urich…

17102608563515263615339863 dans TrapardKILLDOZER est un téléfilm de science-fiction horrifique diffusé le 2 février 1974 sur les réseaux de Universal Television aux USA. Il est adapté d’un court roman de Theodore Sturgeon qui parut en 1944 dans le magazine « Astounding Stories », et traduit en France en 1971 au moment de la sortie en salles du téléfilm de Steven Spielberg, DUEL. La différence entre le téléfilm de Spielberg et celui de Jerry London se fait au niveau des origines des dysfonctions des deux bolides : dans KILLDOZER, le bulldozer est contrôlé par une force extraterrestre inconnue, tandis que le camion de DUEL et son pilote restent une énigme de bout en bout.

Il se trouve qu’en juin 1973, Stephen King fait publier dans le magazine « Cavalier » (un journal pour adultes dans le style de « Playboy »), sa nouvelle « Trucks » (ou « Poids 17102609003315263615339864Lourds » en français, paru en 1980 en France dans le recueil « Danse Macabre ») qui décrit la peur des machines qui se rebellent contre les humains, et notamment les engins électriques, jusqu’aux camions, et même un bulldozer. Même si la nouvelle « Trucks » annonce un peu à l’avance, la philosophie des TERMINATOR, sans vraiment faire référence à une quelconque entité extraterrestre, Stephen King semble évidemment s’être inspiré du roman de Theodore Sturgeon. De toute façon, ce n’est pas une nouveauté que King se soit régulièrement inspiré des écrits et des thématiques des grands auteurs de pulps des années 40 et 50. Il a d’ailleurs adapté lui-même sa nouvelle avec MAXIMUM OVERDRIVE, qui semble un peu fade à côté de l’autre événement similaire de l’année 1986, PHANTOM (The Wraith) avec son bolide futuriste d’origine inconnue.

Pour en revenir à KILLDOZER, voici son intrigue : Une météorite s’écrase sur la surface de la Terre sur une île au large des côtes de 17102609021215263615339866l’Afrique. De nombreuses années plus tard, après que les forces de la nature l’aient ensevelie, des foreurs viennent construire une piste d’atterrissage pour une compagnie pétrolière sur ce site devenu une île inhabitée. Le contremaître Kelly et le conducteur du bulldozer Mack déterrent la météorite et celle-ci émet alors un son étrange. Lorsque le bulldozer (un Caterpillar D9 dans le film, un Caterpillar D7 dans le roman) est utilisé pour tenter de déplacer la météorite, celle-ci émet une lumière bleue aveuglante qui semble créer une grosse dysfonction inconnue au bulldozer. Mack, qui se trouve à proximité, tombe malade et meurt quelques heures plus tard, alors que Chub, le mécanicien de l’équipe, ne trouve rien d’anormal concernant le bulldozer inopérant, mais peut entendre le son étrange de la lame. Le contremaître Kelly ordonne que le bulldozer ne soit plus utilisé, mais l’ouvrier Beltran ignore l’interdiction. Le bulldozer, malveillant commence à se déchaîner et détruit la seule radio bidirectionnelle du camp et entreprend de tuer les ouvriers un par un…

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17102609055015263615339869KILLDOZER, malgré son scénario minimaliste, est un très bon téléfilm de « bolides assassins ». Au niveau des années 70, on aurait un peu tendance à l’oublier de la liste des bons films du genre comme DUEL ou ENFER MÉCANIQUE (1977, The Car), du fait qu’il soit inédit en France. Deux mois après sa diffusion sur les ondes américaines, le téléfilm engendra une adaptation en bande dessinée dans Marvel Comics « Worlds Unknown # 6 », en avril 1974. Il est d’ailleurs culte aux États-Unis au point qu’un groupe de punk hardcore, mais aussi un groupe lyonnais se fassent appeler KILLDOZER. Même Robert Rodriguez y fait référence dans PLANET TERROR (2007) pour une vieille dépanneuse incassable nommée «The Killdozer».

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LE TÉLÉFILM EN ENTIER ET EN V.O. :

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ROBOT-CRAIGNOS (108)

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Soaron et Terrasson (ou Blastarr, dans la version originale) sont deux biotrons (ou « Bio-Dreads ») issus de la série américano-canadienne CAPTAIN POWER ET LES SOLDATS DU FUTUR (1987-1988, Captain Power and the soldiers of the future). L’ensemble de la série rappelle les vieux serials de SF ou les vieilles séries TV des 50′s comme ROCKY JONES, TOM CORBETT ou CAPTAIN VIDEO. À cela on ajoute une touche moderne de Mecha japonais, un peu de M.A.S.K. et de STAR WARS, et un peu de la philosophie des TERMINATOR. Et cela donne une série commandée par l’entreprise de jouets Mattel. Voici ce qu’en dit un collectionneur sur le blog kaleïcollections : « Non seulement la série est une série avec de vrais acteurs, dont chaque épisode coûtait un million de dollars, mais en plus la série abordait des thèmes (très) adultes dans le cadre d’un conflit armé et désespéré.Une particularité de la série est d’inclure un segment interactif qui permet aux enfants de tirer directement sur l’écran de télévision avec un pistolet en forme d’avion futuriste pour toucher les cibles rouges apparaissant sur les protagonistes. »

CAPTAIN POWER ET LES SOLDATS DU FUTUR comptait 22 épisodes de 22 minutes et visait autant un public jeune ou joueur, que les adultes, développant des thèmes sombres et post-apocalyptiques. Gary Goddard, réalisateur d’un autre projet Mattel (la version cinéma des MAÎTRES DE L’UNIVERS avec Dolph Lundgren) est l’un des créateurs de la série. Il co-écrira en 1989 le téléfilm CAPTAIN POWER : THE BEGINNING. Mais la série ne dura pas car jugée trop violente pour les enfants, mais aussi trop coûteuse.

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L’intrigue : En 2147, la Terre a été dévastée par la Guerre des Métaux, qui a vu s’opposer humains et machines et s’est conclue par la victoire de ces dernières. Désormais maîtresses du monde, les machines appelées Biotrons, gouvernées par le Seigneur Biotron, traquent les derniers humains. Pour combattre cette oppression se crée une équipe de combattants dirigés par le capitaine Jonathan Power, fils du génial inventeur Stuart Power, inventeur de la bio-armure qui leur permet de résister aux machines. Aux côtés de la résistance humaine, ce groupe appelé « les soldats du futur » engage la lutte contre les Biotrons…

CAPTAIN POWER ET LES SOLDATS DU FUTUR mélangeait acteurs et effets numériques, et bien que la série soit innovatrice et révolutionnaire pour son époque, les Biotrons n’en restent pas moins très craignos dans leurs déplacements pour un spectateur contemporain. Néanmoins pour ne pas froisser les fans de l’époque, je vais présenter comme il se doit Soaron et Blastarr, pour leur rendre un hommage mérité.

Tout comme Golem 13 lançant régulièrement des kaïjus contre les héros de SAN KU KAÏ, le Seigneur Biotron commande régulièrement à Soaron et à Blastarr d’attaquer nos Soldats du Futur.

Pour ce qui est de Soaron, voici quelques informations extraites du web et traduites de l’Anglais :

17102210345315263615333721« Soaron peut penser par lui-même et il est capable d’auto-régénération lorsqu’il est endommagé ou détruit. Il ressemble à un oiseau avec un corps humain. Il a un bec en guise de bouche et ses pieds ressemblent à ceux d’un oiseau, mais il a les mains et le torse humain. De temps en temps, on aperçoit une queue qui ondule autour de son dos. À l’origine, Soaron était le « fils favori » du Seigneur de l’Empire. Armé d’un Digitizer sur son avant-bras gauche, Soaron a survolé l’Empire, détruisant des colonies égarées. Il faisait régulièrement le sale boulot de l’Empereur, supervisant des unités et détruisant tout ce qui restait du monde. Parfois, il a l’étrange habitude de courir dans son « Jump-Ship » chaque fois qu’il est en vol, et l’Empereur l’emploie habituellement pour traquer les Soldats du Futur ou pour fournir un soutien aérien quand le Captain Power effectue des assauts au sol. Malheureusement, Soaron est souvent facilement dupé et il est régulièrement incapable de comprendre le concept de «piège». Soaron a finalement perdu son statut de fils favori quand L’Empereur a créé Blastarr. Bien que plus sophistiqué, Blastarr est également pris aux pièges, mais il est plus difficile à endommager. Pourtant, quand il s’agit de fiabilité, L’Empereur sait qu’il peut compter sur la loyauté de Soaron, car Blastarr apparaît parfois quelque peu rebelle. »

17102210361215263615333722Quand à Blastarr : « Conçu comme une unité terrestre pour pouvoir atteindre les zones inaccessibles à Soaron. Si les Soldats du Futur n’avaient pas ruiné la phase de Charon, Blastarr aurait eu des centaines de frères – en fait, il était le seul qui était «parfait». Un autre Biotron a également été créée en même temps que Blastarr, Lackki, cependant celui-ci était une « mutation » imparfaite. Blastarr est construit comme un char d’assaut et il a la puissance de feu nécessaire. Des explosions laser émanent du bout de ses doigts (tandis que les feux de Soaron sortent de ses yeux et des émetteurs de ses avant-bras) et il a aussi un bouclier qui se déploie sur son avant-bras droit pendant la bataille. Les pieds de Blastarr ont des chaînes de chenilles qui lui permettent de naviguer sur différents types de terrains sans difficulté et à grande vitesse. Il existe une rivalité quasi-fraternelle entre Blastarr et Soaron qui se battent pour être les favoris de l’Empereur. »

Moins présent, un troisième biotron, Xenon n’apparait que dans la deuxième saison de la série : « Le xénon possède un exosquelette d’énergie pure qui rend souvent indistincts sa forme, sa taille, ou son emplacement exact. Son énergie nucléaire est canalisée à travers l’exosquelette sous la forme d’explosions dévastatrices, capables de faire fondre tout ce qu’elles frappent. Xenon est un biotron véritablement monstrueux qui est dédié uniquement à la mort inévitable et à la destruction. »

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LE PREMIER ÉPISODE EN VERSION FRANÇAISE :

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RÉTROACTION (1997)

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RÉTROACTION (1997)

Titre original : Retroactive

Réalisation : Louis Morneau

Scénario : Michael Hamilton-Wright, Robert Strauss, Philip Badger.

Musique : Tim Truman

Production : Cohiba Pictures. Pays : Étays-Unis.

Interprètes : James Belushi, Kylie Travis, Shannon Whirry, Rayanne, Frank Whaley, Jesse Borrego, M. Emmet Walsh…

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Je ne sais pas du tout quel a été le sort réservé à ce film à sa sortie et s’il a été distribué à sa juste valeur à la fin des années 90, mais je l’ai trouvé en DVD en Zone 2 en langues anglaise et espagnole, et avec des sous-titres français. Cependant certains blogs indiquent qu’il existe une version française. Mais la version originale m’a assez plu, surtout pour le jeu et l’accent de James Belushi.

17101908524715263615328240 dans TrapardEn dehors de quelques belles têtes d’affiches comme Belushi, M. Emmet Walsh ou Frank Whaley, j’ai tout de même longtemps hésité à regarder le film de peur d’être déçu. Il faut dire que Louis Morneau à la réalisation, ce n’est pas une valeur ajoutée pour une bonne série B. De cet ancien réalisateur des « écuries de Roger Corman », j’avais découvert il y a une quinzaine d’années à la télévision, sa NUIT DES CHAUVE-SOURIS, qui n’est pas mauvais mais qui n’apporte pas grand chose au genre. Puis par la suite, j’ai aussi découvert ses nanars en DVD (CARNOSAUR 2, HITCHER 2, UNE NUIT EN ENFER 2). Bref, rien de très motivant d’autant que dès les premières minutes de RÉTROACTION, le manque de budget se fait déjà ressentir. Mais une fois l’intrigue installée, je me suis pris au jeu, pensant d’abord suivre un thriller avec une légère touche de SF. Puis le film bascule soudainement dans de la SF pure et dure, sur le thème du voyage dans le temps et avec un jeu incessant de boucles temporelles.

L’intrigue : Autour d’une route paumée en plein désert du Texas, 2 femmes et 4 hommes vivent et revivent différemment la même histoire grâce à une machine à remonter dans le temps. Leurs destins vont se croiser, à répétition, sans que personne n’échappe vraiment à son sort…

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Disons que ces histoires de courses-poursuites à travers les boucles temporelles n’ont rien de très originales et sont le lot d’un grand nombre de films et de téléfilms de SF. Généralement, au fur et à mesure de ces films, ça devient même souvent agaçant et répétitif. Mais RÉTROACTION a les qualités d’un film qui surprend sans cesse, les boucles temporelles s’accumulant tellement qu’on finit par en oublier quel personnage a conscience de quoi lors de ces retours incessants. Un peu comme ce jeu où l’on cache une pièce de monnaie sous un verre identique à deux autres et qu’on les mélange jusqu’à perdre de vue le verre qui cache la pièce. Et au final, même si RÉTROACTION n’a rien de très original comme sujet, ce jeu incessant de fausses vérités et de vrais mensonges finit par rendre le film passionnant.

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LA BANDE-ANNONCE EN V.O. :

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ROBOT-CRAIGNOS (105)

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Tel qu’il est présenté en photo, ce robot a vraiment l’air craignos. Eh bien, il l’est. Il pourrait vaguement faire penser au Shredder des TORTUES NINJA, mais dans sa version plastique ou jouet pour enfant. Il apparaît dans la série de nanars hong-kongais, MAD MISSION, sorte de dérivé asiatique des JAMES BOND et de CONDORMAN. Donc, kung-fu, gadgets-à-gogo et humour potache sont au rendez-vous.

17080109233815263615183785L’espion-cambrioleur Sam, alias Gant Blanc, ou alias King Kong (joué par le sympathique Sam Hui) affronte dans cette série de six films sortis entre 1982 et 1997 toute une mafia hong-kongaise hyper-modernisée à la manière des super-vilains des JAMES BOND. C’est dans MAD MISSION 2 d’Eric Tsang que Sam est confronté à ce robot assassin télécommandé à distance. C’est vraiment dommage que le budget alloué aux effets spéciaux ne suit pas, parce que tout le concept d’attaque et de défense du robot est plutôt bien vu.

Je l’ai nommé « Samouraï Transformer » bien qu’il n’ai pas de nom, déjà à cause de son look. Mais aussi parce qu’il apparaît d’abord sous la forme d’hélicoptères miniatures qui s’assemblent, se déboîtent et finissent par former ce robot de plus de deux mètres de haut, dont le corps se désarticule en fonction des projectiles qu’on lui envoie. Un vrai transformer avant l’heure !

- Trapard -

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ROBOT-CRAIGNOS (104)

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Le Minotaure (ou A-73) est un robot issu de la série télévisée LE NOUVEL HOMME INVISIBLE (ou Gemini Man en Anglais). Gemini Man, c’est Sam Casey, un espion à la solde d’une entité d’action directe gouvernementale nommée INTERSECT.

LE NOUVEL HOMME INVISIBLE est une série créée par Harve Bennett, Steven Bochco et Leslie Stevens, et elle était composée d’un épisode-pilote de 90 minutes diffusé et de onze épisodes de 47 17072109054715263615159622minutes. Elle faisait suite à une autre série créée par Bennett et Bochco, mais sans Stevens : L’HOMME INVISIBLE (1975) avec David McCallum (il était aussi Illya Kuryakin dans les AGENTS TRÈS SPÉCIAUX). La série de 1975 et celle de 1976 ont été diffusées à la télévision française à la fin des années 70 et dans les années 80, ce qui inspirera sûrement la rediffusion de la vieille série de L’HOMME INVISIBLE de 1958, beaucoup plus rudimentaire, à la fin des années 80.

LE NOUVEL HOMME INVISIBLE était plus dans l’air du temps : « Guerre Froide », espionnage industriel, mais surtout la fameuse « montre à quartz » que porte Sam Casey, dont la commercialisation explosera dans le monde entier à la fin des années 70, mais surtout pendant toute la décennie des années 80.

L’intrigue : Victime de l’explosion sous-marine d’un satellite soviétique, un agent du gouvernement, Sam Casey, est soumis à des radiations au cours d’une plongée. Cet accident, qui aurait pu lui coûter la vie, a pour effet de le rendre invisible en modifiant sa structure moléculaire. Le docteur Abby Lawrence crée pour Sam une montre équipée d’un stabilisateur moléculaire : en appuyant sur le bouton-poussoir de la montre, Sam peut maîtriser son invisibilité pendant quinze minutes par jour au maximum, sous peine de disparaître définitivement. Cela lui permet de mener à bien des missions d’espionnage. Pour l’aider à ne pas dépasser le temps fatidique des quinze minutes, le docteur Lawrence et son patron, Leonard Driscoll, portent aussi à leur poignet une montre reliée à celle de Sam, qui chronomètre chaque changement de statut…

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Sam Casey était interprété par l’acteur Ben Murphy (l’un des deux espions de la série OPÉRATION DANGER). Il était un peu l’archétype du jeune débrouillard, un peu voyou mais dévoué à son pays, à la télévision américaine dans les années 70. Dans l’épisode 3 (Le Minotaure) du NOUVEL HOMME INVISIBLE, il doit affronter un robot-tueur armé d’un tir au laser à la puissance dévastatrice.

L’intrigue de l’épisode qu’on aurait pu aussi pu appeler INVISIBLE MAN Vs. KILLER ROBOT : Carl Victor est un scientifique d’INTERSECT qui utilise illégalement des fonds du gouvernement pour créer un robot-guerrier. Quand il est découvert, Victor est renvoyé de son travail, mais il parvient à s’enfuir avec le robot, avec l’intention d’utiliser sa puissance de feu destructeur dans le but de faire chanter le gouvernement et récupérer une lourde rançon qui lui permettra de continuer ses travaux en indépendant…

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Le Minotaure ou A-73 possède un ordinateur intelligent intégré dans son système, lui permettant ainsi d’analyser ses propres erreurs face à un danger. Ainsi, il arrivera à désamorcer le stabilisateur moléculaire de Sam Casey. Mais son plus gros inconvénient, surtout pour son créateur, c’est que le Minotaure, trop jusqu’au-boutiste lorsqu’il doit répondre aux ordres de son créateur, lui préfère les ordres de son propre ordinateur de bord. Ainsi, Sam Casey aura beaucoup de mal à se débarrasser de lui…

En dehors des idées excellentes de cet épisode, dont Robert Bloch est l’un des auteurs du scénario, l’aspect du A-73 est extrêmement rudimentaire : rectangulaire, avec deux petits bras articulés, et un petit écran vert et rouge qui change de couleur à l’approche d’un danger.

Quasi-indestructible, il finira pourtant pendu par les pieds et surélevé par un treuil mécanique.  

- Trapard -

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FURIE (1978)

FURIE (1978) dans Cinéma 17071809525815263615154298

FURIE (1978) de Brian De Palma

THE FURY est sûrement l’un des thrillers des années 70 de Brian De Palma les moins vus aujourd’hui. Même son CARRIE AU BAL DU DIABLE (1976) qui ne me semble être qu’un brouillon de FURIE, réalisé deux avant avant celui-ci, est pourtant culte aujourd’hui. Peut-être que l’ambiance de « film d’espionnage » de FURIE plait moins aux fans de cinéma fantastique, et que ce genre a trop vite disparu au milieu des années 80, et que beaucoup le considèrent désormais comme un peu désuet.

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Pourtant, il me semble que CARRIE et FURIE racontent un peu la même histoire, mais chaque film explore surtout un univers et un contexte socio-politique différents. FURIE revient plutôt sur ces légendes urbaines post-guerre-du-Vietnam et post-Watergate, qui sentaient bon les complots gouvernementaux, et qui traitaient d’expériences secrètes faîtes sur des Américains doués de pouvoirs ou de 17071810004015263615154301 dans Trapardperceptions extrasensoriels. Stephen King en fera même le sujet de son roman CHARLIE (FIRESTARTER) en 1980, et plus ou moins celui de DEAD ZONE en 1983. D’ailleurs, le film de DEAD ZONE réalisé par David Cronenberg a beaucoup de points communs avec FURIE de De Palma, ne serait-ce que par ses cadrages ou par l’ambiance anxiogène liée à un pouvoir politique omniprésent et dont on n’entrevoit que la partie immergée. David Cronenberg réutilisera même l’effet gore de la scène finale de FURIE pour une des scènes d’anthologie de son SCANNERS en 1981.

L’autre référence, volontaire ou non, on pourra la trouver avec les Comics de Stan Lee et Jack Kirby. On trouve dans l’univers des X-MEN la même animosité dans les discours anti-mutants que dans CARRIE, FURIE, CHARLIE ou DEAD ZONE : la peur de l’inconnu considéré comme une monstruosité de la nature à détruire ou à écarter.

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Beaucoup moins hitchcockien d’apparence que certains classiques de son réalisateur, comme SŒURS DE SANG, OBSESSION, PULSIONS ou BODY DOUBLE. FURIE est pourtant une continuité de ce cheminement de Brian De Palma sur les traces du maître : une histoire d’espionnage avec un mode narratif et une manière hitchcockienne de penser le suspense et l’action en images et en mouvements, et de cadrer l’intrigue, en jouant souvent de la profondeur de champs. Ceux qui critiquent la similitude de certains films de De Palma avec ceux d’Alfred Hitchcock, ne peuvent nier la rigueur et la qualité du 17071810040815263615154303résultat de films comme FURIE ou autre, un résultat toujours irréprochable.

Mais De Palma sait aussi flatter son audience, puisqu’il fait très souvent jouer dans ses films de grands comédiens confirmés (Kirk Douglas, John Cassavetes) avec de nouveaux jeunes talents comme Amy Irving et son beau regard clair (elle était déjà très présente dans CARRIE AU BAL DU DIABLE).

L’intrigue de FURIE : Robin Sandza assiste impuissant à une attaque qui frappe Peter, son père, lors de ce qui semble être une attaque terroriste sur une plage du Moyen-Orient. Cependant, alors que Robin a disparu, Peter échappe de justesse à la mort et comprend rapidement que l’attaque était une mise en scène organisée par une agence gouvernementale américaine. Son but : s’emparer de Robin, doué de perception extrasensorielle. Peter met tout en œuvre pour retrouver son fils et finit par croiser la route de Gillian, une jeune femme dotée du même pouvoir que Robin…

Je me souviens que FURIE avait été diffusé en 1986, l’année de mon adhésion au Sci-Fi Club, un vendredi ou un samedi soir, sur RFO-NC. Depuis, parfois je m’amuse à penser en revoyant LA CHÈVRE (1981) de Francis Veber, que cette comédie est une sorte de parodie « à la française », inavouée et simplifiée du film de De Palma. Si, si ! Mais si vous doutez de mon propos, relisez l’intrigue de FURIE au-dessus, puis lisez ensuite celle de LA CHÈVRE : La fille du grand PDG Bens, très malchanceuse, se fait enlever alors qu’elle est en vacances au Mexique. Pour la retrouver, son père, conseillé par son psychologue d’entreprise, utilise un de ses employés aussi malchanceux qu’elle, François Perrin, comptable, dans l’espoir qu’il lui arrive les mêmes malheurs qu’à sa fille et qu’il la retrouve…

- Trapard -

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FIN DU MONDE SPÉCIALE 14 JUILLET

FIN DU MONDE SPÉCIALE 14 JUILLET

FIN DU MONDE SPÉCIALE 14 JUILLET dans Dossier 17071406004215263615148222

Depuis 2015 déjà, je n’avais plus proposé d’article « Spécial 14 Juillet » destiné à présenter quelques films ou téléfilms français tombés un peu dans l’oubli. Voilà qui est réparé (si on veut) avec cette spéciale fin du monde à la française présentant de futurs mondes dévastés. Des mondes présents et futurs où les individus rêvent encore de familles et de maternités. Des maternités qui sont condamner à s’entretuer pour une bouchée de pain, ou à l’inverse, pour une simple pièce de monnaie. Un peu comme si on glissait directement les fœtus dans les broyeurs à viande du futur. Et quoique l’on puisse en dire ou en penser, les Français n’ont jamais été en reste en matière d’anticipation. Et seuls les budgets de leurs films restent à la traîne, ce qui les ampute généralement de la qualité et de la notoriété recherchées. Néanmoins, voici quelques films que j’ai pu voir ces dernières années et qui ne m’ont pas déplus, bien au contraire…

LE DERNIER HOMME (1970) de Charles L. Bitsch.

17071406041815263615148223 dans Science-fictionL’intrigue : Au retour d’une mission, trois spéléologues, Jean-Claude, sa femme Catherine et Eva, se retrouvent être les seules personnes encore vivantes sur la Terre. Une guerre chimique a provoqué la mort de la population et des animaux. Le trio s’organise afin de survivre. Jean-Claude et Eva meurent après avoir été en contact avec des cadavres. Catherine, enceinte, a échappé à la contamination, et donne naissance à un garçon…
Ce film co-produit par l’ORTF propose une fin du monde réécrite par le réalisateur/scénariste Charles L. Bitsch sous la forme d’une renaissance, proche de celle de la « Genèse » de l’Ancien Testament. Une version qui a d’ailleurs été énormément exploitée au cinéma, entre les potentiels « Adam » du futur ou les dernières femmes fertiles sur Terre. Généralement, pour pimenter l’intrigue, il suffit d’y ajouter deux femmes pour un seul homme, ou à l’inverse, et c’est ce qui engendre généralement des conflits plus violents : deux hommes pour une seule femme.

Mais pour rester sur ce sujet sous-entendu et pour laisser la parole à Jean-Claude Dusse, égaré en pleine montagne avec deux femmes dans LES BRONZÉS FONT DU SKI (1981), les deux femmes reconnaissant pour lui faire plaisir qu’en cas de force majeure elles accepteraient de coucher avec lui, Jean-Claude Dusse de s’écrier énergiquement « Dans dix minutes, je nous considère comme définitivement perdus !! ».

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LE DERNIER HOMME fait suite à quelques petites productions post-apocalyptiques italiennes comme ECCE HOMO, LES SURVIVANTS (1968) de Bruno Gaburro, ou LA SEMENCE DE L’HOMME (1969) de Marco Ferreri. LE DERNIER HOMME est très posé, avec une ambiance Fifties sous-jacente, bien que Charles L. Bitsch semble avoir tenté de gommer tout ce qui pouvait ancrer le film dans son époque de tournage, avec des décors minimalistes. Une volonté que, à l’inverse, le cinéma d’anticipation des dix années suivantes se refusera, dans une certaine généralité. Difficile choix que de vouloir ou ne pas vouloir faire un clin d’œil à son époque ou à l’actualité.

LE DERNIER HOMME fait néanmoins référence à la bombe à neutrons (ou bombe N) fabriquée et testée au cours des années 60. La bombe N est une arme nucléaire tactique de puissance explosive réduite, conçue pour libérer une grande partie de son énergie sous forme d’émissions neutroniques. Le rayonnement neutronique inflige des dégâts aux tissus organiques et aux composants électroniques, tout en ayant des retombées radioactives minimes. Ainsi, LE DERNIER HOMME place ses trois personnages dans un monde déshumanisé, mais loin d’être dévasté, ce qui ne nécessite pas un budget conséquent.

DEMAIN, LA FIN DU MONDE (1971) de Michel Polac.

J’ouvre une courte parenthèse avec ce film qui n’a rien de futuriste. C’est simplement un constat désabusé sur l’existence, la politique, la course aux armements. On ressent dans ce téléfilm de l’ORTF, diffusé en 1971, le futur étendard du « No Futur » porté à la fin des années 70 et par les jeunes des années 80.

L’intrigue : De nos jours, à Paris, un homme est excédé par l’absurdité de la vie quotidienne. Il ne supporte plus que les jours se succèdent les uns aux autres, tous semblables. Par n’importe quel moyen, il décide que cela doit changer…

17071406092915263615148225À noter, la présence dans le film, de Léon Zitrone, de Bertrand Poirot-Delpech, et de toute la troupe du Magic Circus. Ou, toute une époque de la Télévision Française de grande écoute, sous Georges Pompidou et Giscard, concentrée en un téléfilm. Et mes souvenirs d’enfance aussi. Donc la Fin du Monde entre les interminables états d’âme de « La Noiraude » et les derniers mots expéditifs de Gros Nounours de « Bonne nuit les Petits  ». Mais DEMAIN, LA FIN DU MONDE de Michel Polac montre surtout une ambiance très parisienne d’hier (et d’aujourd’hui), ou des grandes mégapoles.

Enfin, ce thème sur l’absurdité de la vie quotidienne a touché une partie du cinéma européen des années 70. Et notamment le cinéma de Wim Wenders et de Peter Handke, qui feront naître le « road-movie » allemand. Mais en 1987, les mêmes Wenders et Handke prendront finalement ce thème à contre-pied avec LES AILES DU DÉSIR (1987) et avec son ange renonçant à la routine de l’immortalité afin de goûter aux plaisirs terrestres. Ah, ces belles et rassurantes années 80 !

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DEMAIN, LES MÔMES (1976) de Jean Pourtalé.

L’intrigue : Après un cataclysme qui a ravagé la planète à partir d’ondes sonores, Philippe cherche désespérément à rejoindre un groupe humain constitué majoritairement d’enfants, d’autant que sa compagne a été assassinée sous ses yeux par des rôdeurs. Son seul espoir est de localiser l’endroit d’ou proviennent les lointaines émissions radio qu’il arrive encore à capter. Et c’est au moment où il va se mettre en route que les enfants arrivent, mais ils s’avèrent être extrêmement indifférents au monde adulte qui les entoure…

17071406160315263615148228Un bon petit film post-apocalyptique qui traite différemment le thème des RESCAPÉS DE L’AN 2000. Nettement moins connu que le film espagnol de Narciso Ibáñez Serrador ou que « Les Enfants du Maïs » de Stephen King (édité en 1977 et adapté à plusieurs reprises au cinéma et à la télévision), DEMAIN LES MÔMES n’est pas un film d’enfants meurtriers, mais le résultat est peut-être plus dur encore. Le film montre une rupture entre deux mondes : l’ancien système et le monde dévasté. Silencieux et entourés d’adultes handicapés, les enfants reconstruisent un nouveau monde, le leur. Ceux qui, comme Philippe, cherchent à reconstituer l’ancien système pour s’y appuyer comme sur une béquille, ne trouveront aucune place parmi cette future génération. Ils finissent fatalement par s’exclure eux-mêmes pour devenir des rôdeurs. DEMAIN LES MÔMES est aussi une métaphore un peu cruelle sur le temps qui passe et sur le sentiment de vieillir.

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Philippe est joué par Niels Arestrup, alors tout jeune et excellent dans son rôle. Plus jeune encore, la bouille d’Emmanuelle Béart se mélange aux autres petites bouilles des enfants du futur.

LES RAISINS DE LA MORT (1978) de Jean Rollin.

L’intrigue : Une jeune femme découvre la présence d’un pesticide sur les vignes des propriétés environnantes. Elle apprend rapidement que le produit est très toxique : tous ceux qui goûtent au vin produit par les grappes contaminés deviennent de dangereux zombies tueurs…

17071406184515263615148229Un résumé trouvé sur Allociné qui ressemble assez à celui de TOXIC ZOMBIES (1980) et à sa communauté de paysans hippies intoxiqués par les pesticides déversés sur leur récolte de marijuana. À la différence tout de même que dans LES RAISINS DE LA MORT, il n’y a aucun zombies mais des humains infectés et aux pulsions meurtrières. Ce n’est donc pas un film post-apocalyptique, mais un film d’épidémie virale annonce forcément une dévastation qui va crescendo. Et depuis les années 2000, les films d’infectés sont devenus synonymes d’apocalypse.

Certains considèrent d’ailleurs que ce film de Jean Rollin anticipe à lui seul tout le sous-genre du « film d’infectés ». Mais après réflexion et quelques visionnages de films, j’en ai trouvé toute une série qui lui sont eux-mêmes antérieurs.

17071406222815263615148231Je peux déjà indiquer I DRINK YOUR BLOOD (1971) avec son gang de motards assassins et délirants, infectés par le virus de la rage. Puis DOOMWATCH (1972) de Pater Sasdy, dans lequel, une pseudo-marée noire camouflant des déchets chimiques néfastes, engendre des modifications sur la faune abyssale ainsi que l’acromégalie et des pulsions meurtrières sur les habitants d’un village côtier. Et évidemment, LA NUIT DES FOUS VIVANTS (1973) de George A. Romero, qui avec LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968) fait de son réalisateur, l’un des fondateurs des films de zombies et d’infectés modernes. Beaucoup plus poétique, LE MESSIE DU MAL (1973) annonce pourtant une épidémie qui engendre des meurtres en cascade. Je pense aussi au MÉTRO DE LA MORT (1973) de Gary Sherman, bien que ce film relève plutôt d’un autre sous-genre qui est finalement assez récent : le Survival suburbain. Et j’ajouterai la série télévisée anglaise THE CHANGES (1975) dont le virus meurtrier est symbolisé par le modernisme, les engins motorisés, la télévision, les ondes hertziennes ou téléphoniques, les citadins devant finalement fuir les villes et migrer vers des endroits inhabités plus reculés. Enfin, dans le film espagnol de León Klimovsky, ÚLTIMO DESEO (1976), une dévastation nucléaire réduit la race humaine à des hordes d’aveugles assassins. Sans oublier la diptyque FRISSONS (1975) et RAGE (1977) de David Cronenberg et ses parasites sexuels et meurtriers.

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Très loin des ambiances poético-gothiques des films précédents de Jean Rollin, LES RAISINS DE LA MORT ne fait pourtant pas l’impasse sur certaines influences dans les décors et les accessoires. La scène où Brigitte Lahaie sort de l’obscurité, accompagnée de deux immenses dogues, fait forcément référence à l’apparition de la princesse Asa Vajda au début du MASQUE DU DÉMON (1960) de Mario Bava. Et la présence de l’actrice de films X, Marilyn Chambers, dans RAGE (1977) de David Cronenberg au sujet presque similaire, a sûrement influencé Rollin a faire tourner Brigitte Lahaie dans ces RAISINS DE LA MORT, puis dans FASCINATION, l’année suivante. En dehors de l’accidentel LAC DES MORTS-VIVANTS (1977), Jean Rollin exploitera de nouveau le sujet de la contamination en 1982 avec LA MORTE-VIVANTE. Et bien que ce soit un pur film de zombie, LA MORTE-VIVANTE n’en garde pas moins ce lyrisme et ces errances féminines chers à son réalisateur.

En attendant, LES RAISINS DE LA MORT est consultable en streaming sur YouTube.

AÉROPORT, CHARTER 2020 (1980) de Pierre Lary.

Voilà un titre qui ne paye pas de mine. Surtout après l’interminable série de films comme AIRPORT (1970), LES NAUFRAGÉS DU 747 (1977), AIRPORT 80 : CONCORDE (1979), SOS CONCORDE (1979) et la parodie du collectif ZAZ, AIRPLANE (1980, en Français :Y A-T-IL UN PILOTE DANS L’AVION?). On se devait de tomber dans le panneau planté au milieu de l’allée, en oubliant que certains films peuvent nous réserver des surprises. Et derrière ce téléfilm produit par Antenne 2 se cache une intrigue passionnante qui nous fait bourlinguer entre un sujet de film catastrophe, un autre d’espionnage, puis finalement, celui d’une dystopie mutante et divisée en plusieurs états en pleine guerre froide, et où les rapports physiques sont exclus. Et finalement, AÉROPORT, CHARTER 2020 commence là où un film catastrophe classique se serait conclu.

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L’intrigue : 2020. Un concorde dans un état déplorable traverse le ciel de France. À bord, des animaux et quelques passagers : le commandant aveugle, son fils, un vieux couple, Simone et Jacques, Nicole qui attend un bébé. La nuit tombe et il n’y a aucune lumière au sol, la radio reste muette et l’avion descend. Mais une autre réalité les attend…

Le monde futuriste présenté dans ce téléfilm est plutôt intéressant. Par exemple, les uniformes de cette nouvelle civilisation sont très élaborés. Les murs de détention sont parfois remplacés par des sortes de toiles d’araignée vivantes et absorbantes. Et un détail amusant : les humains communiquent à l’aide d’oreillettes, assez fidèles à celles utilisées de nos jours par les conducteurs d’automobiles.

Pour ceux qui se méfient des productions françaises des années 80, AÉROPORT, CHARTER 2020 est un téléfilm extrêmement sérieux, souvent sombre et sans aucun cabotinage.

GUEULE D’ATMOSPHÈRE (1980) de Maurice Château.

Avec son titre qui rappelle immanquablement la voix d’Arletty, GUEULE D’ATMOSPHÈRE est un court téléfilm régional de 52 minutes, produit par France 3 Alsace et tourné aux alentours de Strasbourg.

L’intrigue : Après la grande dépression, le monde est dévasté et l’humanité déstructurée, chaque groupe s’inventant ses nouvelles règles. Un père et son fils tentent d’atteindre la réserve où la vie serait meilleure, « Le Doux ». Mais les embûches et rencontres seront nombreuses…

Un scénario très stéréotypé, mais qui date du début des années 80, donc les imitations sont beaucoup plus nombreuses ultérieurement qu’antérieurement. Encore rares étaient les séries B qui utilisaient ce canevas dans les années 70 : la quête d’un Eldorado mythique en pleine apocalypse nucléaire et face à une dictature militaire. Au final, cette GUEULE D’ATMOSPHÈRE est plutôt bricolée, tournée dans des décors miniers ou dans des décharges et certains costumes sont assez craignos et rappellent un peu les futurs nanars italiens post-apocalyptiques. Mais la chute est plutôt surprenante et rehausse le niveau du téléfilm.

LA TENDRESSE DU MAUDIT (1980) et RÂ (1984).

Deux raretés que sont ces deux court-métrages d’animation édités avec deux autres courts, en VHS dans les années 80 chez Scherzo sous le titre BARBE BLEUE, HISTOIRES D’APOCALYPSE ET DE MAGIE.

17071406362415263615148233Les quatre films en question sont BARBE BLEUE (1979) d’Olivier Gillon et L’INVITÉ (1984) de Guy Jacques. Et pour les deux titres qui nous intéressent ici, ce sont LA TENDRESSE DU MAUDIT (1980) de Jean-Manuel Costa, qui a remporté plusieurs prix, dont un au Festival d’Avoriaz.

L’intrigue : Dans Paris dévasté après une guerre nucléaire, une gargouille de la cathédrale Notre-Dame reprend vie…

Jean-Manuel Costa est un réalisateur très humble de court-métrages d’animation en stop-motion inspirés des effets spéciaux de Ray Harryhausen. Vous pouvez visiter son site. Longtemps connu uniquement des festivaliers, le travail de Jean-Manuel Costa touche désormais un plus large public de cinéphiles puisque le double-DVD, DÉMONS ET MERVEILLES édité en octobre 2016 rend enfin à César ce qui appartient à César. Et à propose de César, voici une vidéo de remise d’un César en 1982 pour LA TENDRESSE DU MAUDIT, Costa s’y définissant ainsi : « Quand j’étais jeune, presque beau et plein de cheveux ».

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Enfin, RÂ (1984) de Thierry Barthes et Pierre Jamin. Le film est consultable sur Viméo ICI, et voici quelques indications trouvées sur le blog de Thierry Barthes :

« Court-métrage réalisé par Barthes & Jamin en 1984, en animation volume. Entièrement fait à deux ; il dure 17 minutes et a nécessité deux ans et demi de travail pour la fabrication des marionnettes, des décors, la création de la maison de production. 9 mois de tournage image par image…RÂ a remporté une dizaine de prix dans les festivals (Clermont Ferrand, Annecy), a été sélectionné à Berlin, à Tokyo, à Cannes dans le cadre d’ « Un certain regard », et a été nominé aux César. Acheté par TF1, FR3, Canal +. Il a aussi obtenu une subvention, une prime à la qualité du CNC et a fait l’objet d’une sortie vidéo ».

L’intrigue : Dans un monde où le soleil a tout brûlé, seule une autoroute suspendue n’a pas fondu. Quelques rescapés s’accrochent et pensent trouver refuge dans un immeuble encore debout. Mais pourquoi cet immeuble n’a pas été enseveli dans le sol en fusion comme tous les autres ? Ils le découvriront… trop tard.

BOUM !

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- Trapard -



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